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Enseignement supérieur : du PRES au Comue

Les pôles de recherche et d'enseignement supérieur cèdent leur place aux communautés d’universités et établissements. Ces regroupements visent à renforcer encore davantage l'attractivité des universités françaises à l'étranger.


Le 29/06/2015

 

Instaurés par la loi Recherche en 2006, les PRES, pôles de recherche et d'enseignement supérieur, souhaitaient s'offrir une plus grande visibilité sur la scène de la recherche internationale en procédant à des regroupements d'universités, d'écoles et d'organismes de recherche.

 

Avec la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche de juillet 2013, une étape supplémentaire est franchie avec la mise en commun des financements via la signature d'un contrat de site avec l'Etat : chaque université engagée dans une Comue a l'obligation de suivre l'ensemble des clauses du contrat. Ce contrat explicite ce que les établissements vont faire ensemble et comment ils financent chaque projet. En contrepartie, l'Etat s'est engagé à augmenter les moyens de ces Comue en créant de nouveaux postes. L’objectif visé par le Gouvernement est de "favoriser la mise en commun de compétences".

 

En juillet 2013, ce sont donc 20 Comue qui ont vu le jour sur le territoire français dont 8 en Ile-de-France :

 

  • Sorbonne Paris Cité (Sciences po, Inalco, Sorbonne Nouvelle Paris 3, Paris Descartes, Paris Diderot, Paris 13…) avec 120 000 étudiants ;
  • Paris Saclay (Paris-Sud et Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, AgroParisTech, Centrale Paris, HEC, Polytechnique, ENS Cachan, ENSTA ParisTech, Supélec, Institut Mines-Télécom, Institut d’optique Graduate School, le CNRS, le CEA, l’IHES, l’Inria, l’Onera et l’Inserm ) avec 70 000 étudiants ;
  • Sorbonne universités (Paris-Sorbonne, Pierre et Marie Curie, UTC, Insead, CNRS, Inserm, IRD…) avec 57 800 étudiants ;
  • Paris Lumières (Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Paris Ouest Nanterre La Défense…) avec 55 000 étudiants ;
  • Hesam (Paris 1 Panthéon Sorbonne, le Cnam, l’EHESS, l’EPHE, l’ENA...) avec 55 000 étudiants ;
  • Paris Est (l'Upec et Marne-la-Vallée, l’Ecole des Ponts ParisTech, l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, l’Esiee Paris, l’Ifsttar, etc.) avec 50 000 étudiants ;
  • Paris Seine (l’Essec, l’Ecole de biologie industrielle, l’Ecole d'électricité, de production et management industriel, Istom, l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles, l’Ecole nationale supérieure d’arts Paris-Cergy, l’Isipca, etc.) avec 35 000 étudiants ;
  • Paris Sciences et Lettres (l’ENS, Chimie ParisTech, l’ESPCI ParisTech, les Mines ParisTech, l’Observatoire de Paris, l’Institut Curie, l’Inserm, l’Inria, le CNRS, l’École nationale supérieure des beaux-arts, l’École nationale supérieure des arts décoratifs, le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, la Fémis...) avec 14 000 étudiants.

 

Ces pôles deviennent des EPSCP, établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel et sont régis par le livre VII du code de l’éducation.

 

En mutualisant les compétences et les moyens, le ministère espère ainsi apporter plus de visibilité aux établissements, notamment dans les classements internationaux.

 

Sandrine Damie