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Quelle place pour les femmes dans les filières scientifiques ?

Comme chaque année, le rapport MutationnElles décrypte la place des femmes dans les métiers scientifiques et techniques : si les jeunes filles semblent s'orienter un peu plus dans ces voies, une fois sur le marché du travail, elles sont encore rares !


Le 15/10/2014

 

Le rapport Mutationnelles décrypte les tendances sur la formation et l’emploi des femmes dans les métiers scientifiques et techniques. Il permet de découvrir les résultats de l'enquête menée sur la féminisation des filières scientifiques et technologiques. Il analyse également les effets des dispositions favorables à l’égalité professionnelle en entreprises et tout particulièrement celles qui s’appuient sur des évolutions technologiques propices aux transformations managériales et aux évolutions des comportements au travail.

 

Ce rapport est soutenue par l’Association des managers de la diversité, l’Association Women in leadership et Vox Femina. Il est parrainée par Orange.

 

Le constat de départ

 

Selon ce rapport, la proportion de femmes dans les sciences et technologies reste minoritaire en France. Cela résulte d’un processus continu qui, dès le secondaire se traduit par le fait que malgré leurs bons résultats les filles qui représentent 45 % des élèves en terminale S ne représentent plus que 34 % des étudiants dans les études scientifiques.

 

Cette diminution se poursuit après l’entrée dans la vie active. En 2014, les femmes représentent 21 % des ingénieurs.

 

Les raisons de ce "blocage" tiennent au poids persistant des stéréotypes et à la difficulté de s'insérer dans un secteur professionnel "non mixte". Les femmes dans les métiers scientifiques et techniques, vivent la même expérience que dans d’autres secteurs : elles se heurtent au  "plafond de verre".

 

Par ailleurs, les femmes représentent 26 % des ingénieurs de moins de 30 ans, mais après 45 ans cette proportion diminue de plus de la moitié et elles ne représentent que 10 % de l’ensemble des seniors actifs.

 

Des choix d'orientation encore très clivés

 

Dès le lycée, dans des filières professionnelles, elles ne sont que 10 à 15 % à s'orienter vers les options sciences de l'ingénieur, tandis qu'elles représentent 90 % des effectifs des options santé, social et biotechnologies.

 

Le même constat est observé chez les terminales généralistes et technologiques, où les filles choisissent les options de sciences et vie de la terre, santé et social au détriment des filières scientifiques classiques qui restent accaparées par les jeunes hommes.


Au niveau CAP, le clivage est encore plus fort : 90 % des jeunes filles choisissent l'habillement dans les filières de production tandis que dans les filières de services, elles sont 95 % à étudier le travail social, la coiffure et l'esthétique.

 

Bon à savoir : quand une jeune femme décide de s'orienter vers les "sciences dures", elle a souvent conscience d'avoir fait un choix audacieux mais sans avoir de réelles visions des débouchés possibles, selon les témoignages de l'enquête.

 

Un peu plus de filles dans les filières scientifiques et techniques

 

Globalement sur les 3 dernières années, 2,5 % d'élèves et d'étudiantes supplémentaires ont néanmoins été enregistrées dans les formations scientifiques et techniques.

 

Un signe encourageant : entre 2008 et 2012, on dénombre + 11 % de filles en seconde option scientifique et + 2 % en première S ce qui laisse entrevoir une féminisation de ces filières dans les années à venir.

 

Toutefois, alors qu'elles représentent près de la moitié des terminales scientifiques et techniques, elles ne sont plus qu'un tiers à poursuivre des études dans cette voie une fois leur bac en poche.

 

Par ailleurs, 2 700 filles de plus se sont orientées vers les filières de production en apprentissage... mais elles représentent au final moins de 10 % de l’effectif total.

 

De meilleures conditions de travail en 2014 ?

 

L’enquête 2014 met en évidence un taux de satisfaction en nette progression. Chez les femmes et les hommes dans le secteur : plus de 70 % déclarent être satisfaits par l’assouplissement de l’organisation du travail. Désormais pratiqué par plus de la moitié des salariés cadres (70 % dans le domaine du numérique), le travail à distance est plébiscité par une majorité de répondants (gain de temps, meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle).

 

En parallèle, 40 % des salariés déclarent également bénéficier des avantages de l’encadrement des horaires de réunion (meilleure compatibilité avec les contraintes de la vie familiale), et 20 % de la possibilité d’aménager leurs horaires.

 

Sandrine Damie

 

Enquête à télécharger : http://www.global-contact.net/wordpress/wp-content/uploads/2014/09/Mutationnelles-2014_VF.pdf?