Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Expatriation = insertion ?

Plusieurs sondages dévoilent les envies des jeunes en formation en termes d'insertion pro : l'expatriation est largement plébiscitée !


Le 24/10/2014

 

L’enquête menée par le Liepp, laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques, de Sciences Po, publiée début mars, montre que les jeunes les plus diplômés sont ceux qui quittent le plus la France.

 

Dans une enquête d’avril 2014 de l’institut Ifop pour le Figaro Etudiant auprès de 1 000 étudiants et lycéens, 73 % des 1 000 lycéens et étudiants interrogés se disent plutôt (62 %) et très (11 %) optimistes quant à leur avenir. En revanche, le pessimisme est de mise concernant l’avenir de la France. Plus de la moitié des sondés se déclarent plutôt pessimiste en pensant à l’avenir du pays et 11 % sont même "très pessimistes". Dans cette optique, Plus de 2/3 de ces jeunes envisagent d’étudier à l’étranger et 78 % de s’expatrier pour travailler en dehors de nos frontières.

 

Bon à savoir : pour choisir leur formation post bac, les élèves français choisissent à 48 % en fonction de leur passion, centre d’intérêt et projet professionnel.... et non selon les débouchés potentiels.

 

Qui s'expatrie ?

 

L’expatriation des Français augmente depuis 10 ans (+ 3 à 4 % par an, selon le Quai d’Orsay) et concerne davantage les jeunes et les profils qualifiés. Ainsi, plus de la moitié des 1,5 à 2 millions de Français installés à l’étranger possède un niveau master ou doctorat.

 

En 2013, la Conférence des grandes écoles mettait l’accent sur une augmentation des diplômés débutant leur carrière hors de France : 16 %, soit + 3 points de plus qu'en 2012. La Conférence évoquait ces départs faute de débouchés et de salaires suffisamment attractifs en France.

 

Par ailleurs, si le nombre de personnes envoyées à l’étranger par leur entreprise, sous le statut confortable d’expatriés, diminue d’année en année (de 36 à 19 % entre 2003 et 2013), celui des créateurs d’entreprise augmente de manière significative (de 10 à 18 %).

 

Enfin 27 % des jeunes diplômés, en recherche d’emploi, imaginent leur avenir à l’étranger, d’après le baromètre Ifop pour le cabinet Deloitte sur l’humeur des jeunes diplômés.

 

Sandrine Damie