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Les jeunes et les réseaux pro

Appartenir à un réseau va de soi pour les jeunes diplômés. Mais quels sont ceux qui ont leur faveur ? Comment les utilisent-ils ?


Le 18/08/2014

L'Apec a interrogé, au printemps 2013, un échantillon d'environ 3 000 diplômés de la promotion 2008, cinq ans après la fin de leurs études supérieures. Lesmetiers.net vous propose de découvrir une synthèse de cette étude intitulée "Les jeunes professionnels et les réseaux, appartenance et utilité perçue".


La présence dans les réseaux varie peu quelle que soit la situation professionnelle des  répondants. La différence entre les diplômés sans emploi et en poste n'est pas significative, l'appartenance à un réseau étant à peine plus fréquente chez ces derniers (+ 3 points). Ainsi, appartenir à un ou plusieurs réseaux va de soi pour les jeunes professionnels.


Quels réseaux ?


Ayant été diplômés peu après l'apparition de Viadeo, LinkedIn ou Facebook, les jeunes de la promotion 2008 sont près des 3/4 à déclarer réseauter sur internet. Parmi les jeunes en emploi, ceux qui recherchent un autre poste s'impliquent davantage – vraisemblablement pour les besoins de cette recherche – dans les réseaux sociaux professionnels en ligne.


Mais le réseautage va bien au delà des réseaux en ligne. Associations d'anciens élèves, syndicats, réseaux sociaux, associations professionnelles, sociétés savantes, groupes informels… en majorité ces jeunes pros déclarent appartenir à un ou plusieurs de ces types de réseaux :  1/3 fait partie d'un groupe informel de camarades de promotion et 1/4 adhère à une association d'anciens élèves. Les autres types de réseau sont peu investis par ces jeunes.


Bon à savoir : alors que près d'1/3 des jeunes professionnels de niveau bac + 3 n'appartiennent à aucun réseau, les diplômés de bac + 4 et plus sont plus de 80 % à déclarer en faire partie.


Par ailleurs, les pros issus de parcours universitaires sont moins présents dans les réseaux que les diplômés des écoles d'ingénieurs ou de commerce : 1/4 des universitaires déclarent ne faire partie d'aucun réseau.


Une implication différente selon les secteurs d'activités


Les jeunes de la promotion 2008 qui travaillent dans le secteur public sont moins investis dans la pratique du réseautage que ceux du secteur privé. De même 38 % de ceux du secteur de la santé et du social indiquent ne pas faire partie de réseau alors que seulement 2 % de ces jeunes évoluant dans la communication et la création disent ne pas s'appuyer sur des réseaux.


Quelle utilisation de ces réseaux ?

 

Ceux qui ont décroché leur 1er emploi dès leur diplôme et qui occupent toujours ce même poste ne voient pas encore l'utilité d'activer leur réseau. Ainsi faire partie d'un réseau ne signifie pas forcément qu'on le juge utile, que ce soit pour trouver un emploi ou pour progresser professionnellement.

 

Les groupes informels de camarades de promotion sont vus comme étant le moyen le plus efficace et plus particulièrement pour trouver un emploi. La cooptation est un levier non négligeable dans les pratiques des entreprises !


A noter : les jeunes travaillant dans la fonction études-recherche-développement sont les moins convaincus de l'efficacité de l'aide de leur association d'anciens élèves pour accéder à un poste ou pour progresser. Ce sont les jeunes de la fonction ressources humaines qui estiment le plus que les groupements informels d'anciens élèves sont le type de réseau le plus efficace pour accéder à un poste.


Sandrine Damie

 

Retrouvez tous les services offerts par l'Apec aux jeunes diplômés sur le site www.jd.apec.fr.