Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Quelle insertion après Sciences Po ?

L'enquête menée auprès de la promotion 2012 quinze mois après sa fin d'études montre une insertion de qualité malgré une conjoncture économique toujours au plus bas.


Le 04/08/2014

 

L'édition 2014 de l'enquête d'insertion professionnelle des jeunes diplômés de Sciences Po, qui porte sur la situation des diplômés 2012 quinze mois après l'obtention de leur diplôme, a été réalisée par le Centre d'études européennes et le Centre des données socio-politiques de Sciences Po. La participation de la promotion (1650 élèves) a été très satisfaisante puisque le taux de réponse s'élève à 70 %.

 

Une insertion favorable aux diplômés de Sciences Po

 

Malgré une économie morose, les diplômés de Sciences Po sont restés confiants et n'ont pas retardé leur entrée sur le marché du travail. Bien au contraire, ils ont été plus nombreux que l'année passée à rechercher une activité professionnelle avec 78 % des répondants ayant décidé d'entrer dans la vie active contre 73 % en 2012.

 

Le placement des élèves de Sciences Po reste satisfaisant : 87 % des diplômés ayant décidé d'entrer dans la vie active se déclarent en emploi ou en stage.

 

A titre de comparaison, le taux net d'emploi des élèves de Sciences Po est de 82,3 % contre 81,5 % pour l'ensemble des diplômés de la CGE (78,4 % si l'on prend comme point de comparaison la seule catégorie des managers). 

 

Les délais d'accès à l'emploi se sont quelque peu rallongés par rapport à l'année précédente : 80  %  des diplômés ont trouvé un emploi en moins de 6 mois contre 87 %  en 2012.

 

L'expérience acquise en entreprise apparaît comme un élément facilitateur. Les diplômés ayant effectué une année de césure décrochent un emploi plus rapidement que la moyenne des diplômés : ils sont 86 % contre 80 % en moyenne à avoir trouvé un premier emploi en moins de 6 mois.

 

Plus des 3/4 des diplômés satisfaits du poste occupé

 

Alors que 15 % des bac + 5 estiment occuper un emploi alimentaire et 33 % pensent être surqualifiés par rapport à l'emploi occupé, la qualité des emplois obtenus par les diplômés de Sciences Po s'améliore : 70 % d'entre eux obtiennent des emplois stables et 81 % des diplômés en emploi déclarent occuper un poste qui correspond à leurs attentes.

 

Des salaires en augmentation

 

La rémunération brute annuelle moyenne, 15 mois après l'obtention du diplôme, passe de 40,7 K euros en 2012 à 43,9 K euros en 2013. A titre de comparaison, elle est de 37 K euros primes incluses pour les diplômés relevant de la Conférence des Grandes Ecoles (celle de leurs managers est de 37,9 K euros).

 

Plusieurs facteurs permettent d'expliquer cette hausse. Les jeunes diplômés ayant choisi de travailler en France voient le niveau de leur rémunération augmenter. Le salaire moyen annuel passe de 35,3K euros en 2012 à 41,4K euros en 2013. La proportion de diplômés de Sciences Po occupant un premier poste à l'étranger, où les salaires sont plus élevés (47,3K euros en 2013), étant  par ailleurs plus importante, le salaire annuel moyen pour la promotion 2012 augmente de facto.

 

A noter :  le salaire moyen annuel des femmes s'élève à 40,6K euros contre 48,1K euros pour les hommes.

 

 

Un large panel d'emplois

 

La répartition des emplois est similaire à  celle de 2012 :

65 % des diplômés travaillent dans le secteur privé ;

7 % dans les organisations internationales ou au sein des institutions européennes ;

28 % dans le secteur public national.

 

Quel que soit le programme suivi par les élèves, les fonctions exercées sont variées au sein des secteurs Audit/Conseil, Administration publique, Industrie/Energie/Transport, Banque/Finance/Assurance et Commerce/Distribution qui assurent 60 % des débouchés.

 

Une ouverture à l'international

 

Les diplômés sont plus nombreux à trouver un premier emploi à l'étranger : 39% des diplômés contre 35 % en 2012 travaillent hors de France. Ce taux varie  selon les masters. Les programmes les plus internationalisés comme ceux de l'Ecole des Affaires internationales, le master Affaires européennes et le master Governing the Large Metropolis sont logiquement ceux qui connaissent les indicateurs les plus élevés.

 

La répartition géographique des diplômés fait apparaître que la part des emplois obtenus en Europe (France exclue) diminue (44 % contre 54 % en 2012) au profit de la zone Asie/Océanie (20 % contre 13 % en 2012) et de l'Amérique du Nord (13 % contre 10 % en 2012).

 

L'ouverture internationale étant une composante essentielle du projet pédagogique de Sciences Po, avec notamment la troisième année obligatoire à l'étranger, ces chiffres montrent que ces formations sont adaptées à une carrière à l'international.

 

 

Sandrine Damie