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Quelle insertion pour les jeunes diplômés ?

La Conférence des Grandes Ecoles présente les résultats de sa 22e enquête sur l'insertion des jeunes diplômés.


Le 07/07/2014

La CGE, Conférence des grandes écoles, présente les résultats de sa 22e enquête sur l'insertion des jeunes diplômés. Le nombre de participants à l'enquête appartenant aux 2 dernières promotions continue de croître avec 6 nouveaux diplômés sur 10 qui participent.

 

Chaque année, cette enquête s'intéresse à la valorisation sur le marché du travail des formations dispensées par les grandes écoles françaises au travers de l'insertion des diplômés.

 

Une bonne insertion mais dans des délais plus longs

 

Le taux net d'emploi (c'est-à-dire la proportion d'actifs en activité rapportée à la population active) s'établit à 80,5 % pour la dernière promotion contre 81,5 % l'an passé. Ce taux s'inscrit toutefois dans la moyenne des 10 dernières années qui ont vu le taux d'emploi osciller entre 75 % et 90 % au gré des fluctuations du marché de l'emploi.

 

Le taux d'insertion de l'avant dernière promotion (12 à 18 mois après la sortie de

l'école) se maintient quant à lui à un niveau excellent de 93 % : les diplômés des grandes écoles s'insèrent donc toujours aussi bien dans la vie professionnelle mais le délai est un peu plus long.

 

Bon à savoir : 39 % des jeunes diplômés ont décroché leur emploi avant la fin de leurs études.

 

Une entrée dans la vie active retardée pour les ingénieurs

 

La proportion de diplômés sortant des écoles n'ayant pas trouvé d'emploi au moment de l'enquête passe de 15,4 % à 16 % entre 2013 et 2014. Cette augmentation ne concerne que les nouveaux ingénieurs : 11,5 % en 2012, 13,3 % en 2013 et 15,9 % en 2014. Les nouveaux managers, quant à eux, enregistrent une diminution de 3 points.

 

La proportion de managers en activité dépasse ainsi celle des ingénieurs, cela ne signifie pas que leur accès à l'emploi est plus aisé. En effet, une plus grande proportion d'ingénieurs poursuit des études et retarde de ce fait son entrée sur le marché du travail : 7 % des ingénieurs s'inscrivent en thèse, près de 9 % poursuivent d'autres études. Les femmes-ingénieurs s'engagent plus souvent dans des études post-diplômes que leurs condisciples masculins (17 % contre 15 %).

 

Les 3/4 signent un CDI

 

La part des CDI reste stable à hauteur de 75 % contre 76 % l'an passé. Après un pic en 2012, ce taux est revenu à son  niveau de  2011. Toutefois, il est possible d'observer sur 10 ans une légère divergence entre l'évolution de la proportion de CDI et l'évolution du taux net d'emploi, ce dernier tendant à se stabiliser alors que la proportion de CDI décroît légèrement. 

 

Plus souvent en recherche d’emploi que les hommes, les femmes bénéficient également moins souvent de CDI, surtout chez les ingénieurs. Plus d’un ingénieur-femme sur quatre est en CDD au début de sa carrière (2 fois plus souvent que les hommes).

 

Le statut cadre majoritaire

 

La proportion de cadres diplômés de la dernière promotion se maintient à un haut niveau, autour de 85 % contre 87 % l'an dernier. Il est à noter que la part de cadres travaillant en France varie au cours des 10 dernières années entre 85 et 91. Ce  statut a une influence majeure sur la rémunération :  à diplôme équivalent, les diplômés non cadres déclarent des rémunérations inférieures à leurs homologues cadres. La proportion de managers ayant le statut cadre est inférieure à celle des ingénieurs, celle des femmes à celle des hommes. Les effets cumulés du  genre et du  type d'école indiquent que 91 % des ingénieurs hommes ont un statut de cadre contre 81 % des managers hommes ; c'est le cas pour 82 % des femmes ingénieurs et 74 % des femmes managers.

 

Une insertion dans des secteurs variés

Les  secteurs  d'emploi  des  diplômés  ne connaissent  pas  d'évolutions majeures.  L'industrie  des  transports demeure le premier secteur d'emploi des ingénieurs (15% des ingénieurs ont un premier emploi dans ce secteur).  Les  bureaux  d'études  et  sociétés  de  conseil  demeurent  le  premier  secteur  d'activités.  Les managers  connaissent  une  plus  grande  diversité  sectorielle,  le  secteur  de  la  banque  et  de  l'assurance restant leur premier secteur d'emploi. 

 

Le stage, un tremplin vers l'emploi

Les stages de fin d’études fournissent le meilleur moyen d’accéder à un emploi, principalement pour les ingénieurs.

La contribution des écoles par l’addition des stages, des actions du service Emploi des écoles, du réseau des anciens et de l’organisation de forums "Ecole-Entreprise" concourt à la moitié des recrutements.   

 

L'international

 

65 % des étudiants de nationalité étrangère étudiant en France y trouvent leur premier emploi tandis que 11,7 % des français débutent à l'étranger. Il y a toujours, proportionnellement aux effectifs, deux fois plus de managers qui trouvent leur premier emploi à l'étranger que d'ingénieurs. L'Europe est, de loin, la première destination des diplômés des grandes écoles s'expatriant à l'international pour leur premier emploi.

 

Sandrine Damie