Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Marine S.

stagiaire en Allemagne durant son année de césure
Date de l'interview : 18/02/2014

Je suis actuellement en année de césure entre le master 1 et 2 afin d'avoir un pied dans le monde de l'entreprise, d'accroître mes connaissances et compétences, et surtout de partir à l'international.

Passionnée par le webmarketing, Marine a fait un break après son master 1 pour vivre sa première expérience pro.

Quel a été votre parcours de formation depuis le bac ?

Après un bac littéraire option mathématiques, j'ai poursuivi mes études à l'université en LEA (anglais/allemand). Après 2 ans de LEA, j'ai décidé de tenter le concours de l'école de commerce ISC Paris car ce qu'elle proposait était parfait pour moi ! J'ai donc eu la chance d'avoir la majorité de mes cours en anglais la 1re année, et d'avoir été Présidente de mon association étudiante en 2e année, et donc de suivre un parcours particulier, "Entrepreneurial Track".

Je suis actuellement en année de césure entre le master 1 et le master 2 afin d'avoir un pied dans le monde de l'entreprise, d'accroître mes connaissances et compétences, et surtout de partir à l'international. L'intitulé de mon poste chez Stylight est "Online Marketing/SEO Intern France" qui se traduirait en français par "stagiaire marketing digital/SEO France".

Pouvez-vous nous parler du parcours "Entrepreneurial Track" que vous aviez suivi ?

En master 1, j’ai eu la chance d’être Présidente de l’association ISC Gourmand, qui faisait la promotion de la gastronomie et l’œnologie auprès des étudiants.

A l’ISC Paris, "Entreprendre pour apprendre" résume toute la pédagogie de l’école. Parce que gérer un budget important et être manager n’est pas inné mais s’apprend, un parcours spécifique a été mis en place pour tous les présidents, trésoriers et vice-présidents des entreprises étudiantes : l’Entrepreneurial Track. J’ai été ainsi formée aux problématiques auxquels j’ai été confrontée durant l’année : création de business plan, management d’équipe, gestion de budget, etc.

Actuellement en année de césure, qu'est-ce qui vous a motivé à faire cette "pause" dans vos études ?

En comparaison avec les étudiants titulaires d’un BTS ou d’un DUT, ceux qui viennent de la fac ou de prépa n’ont généralement pas beaucoup d’expérience professionnelle. Et je ne me voyais pas, master en poche, à chercher un stage de fin d’études sans avoir eu d’expérience préalable dans le domaine qui m’intéressait (le marketing digital).

Mon âge est une autre raison. En poursuivant un parcours classique, c’est-à-dire sans effectuer une année de césure, j’aurais fini mes études à 21 ans. Ne souhaitant pas m’engager dans la vie pro aussi jeune, je voulais profiter de cette année comme une opportunité de gagner en maturité.

Pour finir, la dernière raison, et la plus importante : l’international. Je suis une passionnée de langues et de cultures étrangères. C’est pour cette raison que j’ai décidé de poursuivre en LEA après l’obtention de mon bac. Et je n’ai fait que « repousser » un départ à l’international. En 2e année de licence, j’ai préféré continuer en école de commerce plutôt qu’en double-diplôme en Allemagne, car il était important pour moi de débuter l’ISC en première année plutôt qu’en deuxième année. Et une fois à l’ISC et après une longue hésitation, j’ai là encore préféré prendre un poste dans mon association plutôt que de partir en échange à l’international. Tout cela parce que je savais que je pouvais partir à l’international en année de césure ou en master 2, alors que l’opportunité d’avoir un poste dans une entreprise étudiante ne se présente qu’une fois ! Et je ne le regrette pas. J’ai pu organiser la 1re édition d’un salon qui a très bien marché, le salon Entrepreneuriat et tendances culinaires, et aujourd’hui je suis en stage en Allemagne !

Comment avez-vous décroché votre stage actuel ?

Je voulais absolument effectuer ma 2e partie de césure en Allemagne. Que ce soit à Berlin, Stuttgart ou Cologne, je voulais renouer avec la langue allemande que j’avais un peu perdu de vue. J’ai donc envoyé des CV un peu partout, et puis je suis tombée sur une offre de stage "Online Marketing / SEO" chez Stylight, une entreprise dans le secteur de la mode. J’ai postulé et ai été contactée le lendemain pour un entretien sur Skype. En quelques jours, j’avais une réponse !

J’ai toujours été attirée par le monde des industries créatives, et l’opportunité de travailler dans la mode en Allemagne ne se refuse pas ! J’ai la chance de faire partie d’une équipe internationale, d’être au cœur d’une start-up en plein développement et d’avoir un nouveau regard sur le e-commerce.

Vous occupez un poste dans le domaine du marketing en ligne. A quoi ressemble une journée type pour vous ?

Ma principale mission est de faire connaître la société en France à travers l’optimisation du référencement naturel du site internet stylight.fr. Mais cela passe par différents moyens, comme l’écriture d’articles, la réalisation de campagnes marketing ou la traduction de communiqués de presse ou de description produits. Prenons l’exemple de la jupe longue : les pages produits servent à l’optimisation du site internet, ce qui est un facteur primordial dans le marketing digital. Les tâches sont variées et ne se ressemblent pas !

Qu'est-ce qui vous attire dans le SEO ?

Le SEO a toujours été pour moi une notion plus ou moins vague et abstraite, mais qui semblait très intéressante. C’est un travail sur le long terme : on ne voit pas tout de suite les effets de notre travail. Mais c’est très intéressant de voir et comprendre comment fonctionnent les moteurs de recherche et pourquoi telle ou telle page est en première ou dernière position dans les résultats de recherche.

Qui vous accompagne dans votre découverte du poste et dans votre montée en compétences ?

J'ai d'abord eu une première semaine de formation complète au marketing digital et au SEO. La formation est bien sûr continue et aura lieu tout au long du stage. Avec les nombreuses ressources qui sont mises à notre disposition, je découvre des nouveaux outils et le monde du marketing digital et du SEO.

Au quotidien, c’est mon maître de stage, Manager SEO France, qui m’accompagne. Mais il y a aussi les autres stagiaires et managers SEO des différents pays. Nous avons tous des formations et expériences différentes, et nous pouvons beaucoup apprendre les uns des autres. De plus, l’équipe est ouverte aux nouvelles idées et points de vue et fait toujours au mieux pour essayer de les intégrer.

Après cette expérience comptez-vous poursuivre en master 2 ou finalement vous lancer sur le marché du travail ?

Ma formation théorique n’est pas encore tout à fait finie, je compte poursuivre en master 2 dans la spécialisation e-business.

Propos recueillis par Sandrine Damie