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Ce que les jeunes attendent des entreprises

Le cabinet Deloitte a réalisé près de 7 800 entretiens en ligne dans 28 pays pour tirer quelques enseignements sur les aspirations de la "génération Y".


Le 21/03/2014

 

De quelle vie professionnelle rêve la génération née depuis 1983 ? Pour tenter de le savoir, le cabinet Deloitte a mené plus de 7 800 entretiens en ligne en novembre dernier, en collaboration avec Millward Brown, une société de droit anglais.

 

Près de 300 entrevues ont été menées dans chacun des 28 pays auprès de jeunes nés à partir de janvier 1983, diplômés et occupant actuellement un emploi à temps complet. Les entretiens duraient environ 15 minutes.

 

Un regard sans concession sur leurs aînés

 

A travers le monde, 70 % des dirigeants de demain souhaiteraient travailler de façon autonome en exploitant les outils numériques.

 

S'imposant déjà dans plusieurs secteurs, dont celui de la technologie, cette génération aspire à travailler pour des entreprises qui encouragent l'esprit d'innovation, développent leurs compétences et souhaitent les voir jouer un rôle positif dans la société. Selon l'étude, les membres de la Génération Y estiment qu'à l'heure actuelle, les entreprises ne mettent pas tout en œuvre pour développer leurs compétences en matière de leadership.

 

Si 74 % estiment que les entreprises ont un impact positif sur la société en créant des emplois et en générant de la croissance, ils considèrent que ces dernières peuvent mieux faire pour relever les plus grands défis de la société : la pénurie des ressources (68 %), le changement climatique (65 %) et l'égalité des revenus (64 %).

 

En outre, 50 % des sondés aspirent à travailler dans une entreprise aux pratiques éthiques. Les jeunes interrogés sont également enclins à mener des actions caritatives et à œuvrer dans la "vie publique" : 63 % font des dons aux œuvres de bienfaisance, 43 % sont des bénévoles assidus ou des membres d'une organisation communautaire et 52 % ont signé des pétitions.

 

Selon la moitié des jeunes interrogés, les gouvernements gèrent avec difficulté les thématiques les plus problématiques : le chômage (47 %), la pénurie des ressources (43 %) et l'inégalité des revenus (56 %).

 

Promouvoir l'esprit d'innovation

 

La Génération Y ambitionne de travailler pour des entreprises qui encouragent l'innovation. En réalité, si pour 78 % d'entre eux, l'innovation est un critère important à l'heure de choisir leur entreprise, la plupart affirme que leur employeur actuel ne les incite pas activement à faire preuve de créativité.

 

Ils estiment que les principaux obstacles à l'innovation sont l'attitude de la direction (63 %), les structures et procédures opérationnelles (61 %), ainsi que les compétences, les attitudes et l'absence de diversité du personnel (39 %).

 

Par ailleurs, les entreprises doivent cultiver le potentiel des dirigeants de demain. Plus d'un sondé sur quatre demande à ce qu'on lui offre l'opportunité de démontrer ses compétences en matière de leadership.

 

En France : créer des emploi doit être le 1er objectif, selon les jeunes

 

Les jeunes français interrogés sont moins convaincus que la moyenne mondiale de l'impact positif des entreprises sur la société (65 % contre 74 %). Ils sont nettement plus nombreux à penser que créer des emplois doit être le premier objectif, à la fois du monde des affaires (55 % soit + 14 % que la moyenne), et des pouvoirs publics (43 % soit 11% de plus que la moyenne).

 

Globalement, les jeunes français sont plus sévères que leurs homologues lorsqu'ils évaluent le comportement des entreprises : 36 % seulement (contre 54 %) estiment qu'elles ont un comportement éthique et durable et 44 % (contre 56 %) pensent que les leaders sont véritablement impliqués dans la recherche d'une société meilleure.

 

Ils ont également une vision moins positive sur les dirigeants actuels quant à leur capacité à développer les compétences des jeunes en matière de leadership (37 % contre 49 %) et la créativité de leurs collaborateurs (32 % contre 45 %). Pour autant, ils ne sont que 52 % à envisager de travailler de façon autonome et quitter l'environnement de travail proposé par les entreprises aujourd'hui (contre 70 % en moyenne dans le monde).

 

Sandrine Damie

 

Pour télécharger l'intégralité du rapport (en anglais uniquement) :

http://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/global/Documents/About-Deloitte/gx-dttl-2014-millennial-survey-report.pdf