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Les jeunes désertent les secteurs scientifiques et techniques, pourtant créateurs d’emploi !

Les résultats de la 4e étude de Repérages réalisée par Global Contact à partir de données de Pôle emploi dévoilent un paradoxe : les besoins de recrutements dans 35 métiers scientifiques et techniques augmentent tandis que les jeunes s’orientent moins vers ces filières...


Le 5/07/2013

 

La 4e étude de Repérages réalisée par Global contact pour Orange s’est appuyée sur des données issues de Pôle emploi (enquête en besoin de main d’œuvre 2013) et de l’IESF (Ingénieurs et scientifiques de France).

Elle montre que les filières scientifiques et techniques attirent de moins en moins les jeunes français poursuivant leurs études après le bac, malgré un taux d'emploi supérieur à la moyenne des diplômés et des besoins croissants de recrutement.

En 10 ans la proportion de diplômés dans les sciences et technologies a en effet diminué de 3,5 %.

 

Il s’agit d’un véritable paradoxe de la génération Y (personnes nées entre 1980 et 2000) : alors que 60 % des jeunes lycéens se déclarent intéressés par les domaines scientifiques et techniques, à peine un quart d’entre eux s’oriente vers ces filières de formation dans l'enseignement supérieur !

Selon Claudine Schmuck, auteure de l'étude Repérages, «Moins de jeunes s'orientent vers les métiers scientifiques et techniques alors même que c'est là que le taux d'emploi des diplômés est l'un des meilleurs et qu'il résiste le mieux à la crise ! C'est un paradoxe symptomatique d'un certain désenchantement, révélateur d'insuffisances dans l'orientation."

L’explication du « manque d'appétence des jeunes pour ces filières » vient aussi sans doute du fait que les jeunes ressentent comme « menaçants » le « progrès et ses conséquences potentielles » et de leur sentiment qu'il s'agit d'études « exigeantes », avec « une probabilité d'obtention du diplôme aléatoire ».

 

Environ 150 000 jeunes ont été diplômés en sciences et technologies en 2010, mais ils ne représentent plus que 27 % du total d'élèves diplômés, contre 30,5 % il y a dix ans.

 

Pourtant les besoins de recrutement, concernant 35 métiers scientifiques et techniques ont augmenté de 13 % depuis 2010, notamment dans le numérique et l’environnement.
En 2013, plus de 130 000 projets de recrutements ont ainsi été identifiés dans ces 35 métiers. En outre, les salaires sont en général un peu plus élevés dans ces filières.

 

Les besoins de techniciens dans l'environnement ou encore ceux d'employés dans l'informatique ont augmenté de plus de 50 % de 2010 à 2013. Certains secteurs, notamment celui du numérique, parviennent même à pourvoir difficilement certains postes. A tel point que le taux de difficulté est évalué à plus de 70 % pour les cadres informatiques, et 63%, pour les ingénieurs et cadres télécommunications.

 

Les diplômés issus des formations scientifiques et techniques ont un taux d'emploi qui reste élevé malgré la crise. A titre d'exemple, alors que le taux d'emploi de l'ensemble des élèves du supérieur est de 82 %, ce taux est de 88 % pour les diplômés de BTS industriel, et atteint même 92 % pour les étudiants dotés de licences industrielles.
Ce taux d'emploi est presqu’aussi élevé que celui de 94 % des diplômés des écoles d'ingénieurs, deux ans après leur sortie de l'école.

 

Annie Poullalié

 

Télécharger gratuitement l’intégralité de l’étude Repérages 2013.