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Lancement d’U-Multirank, le futur classement européen des universités

Elaboré par l'Union Européenne, ce nouveau classement des universités souhaite concurrencer les classements internationaux actuels, notamment celui de Shanghai, grâce à une meilleure prise en compte des spécificités de l'enseignement supérieur européen.


Le 15/02/2013

 

Fin janvier 2013 à Dublin, dans le cadre de la présidence irlandaise de l’Union européenne (UE), la création d’un classement des universités U-Multirank a été initiée.

 

Financé par les fonds européens, ce projet vise à concurrencer les classements mondiaux actuels des universités proposés par les magazines Times et le Guardian, et l’université de de Shanghaï,...

 

Le très influent classement chinois et ceux anglo-saxons sont en effet plutôt défavorables aux universités européennes.

 

A titre d’exemple, le classement de Shanghaï 2012 ne compte que 3 universités françaises dans le Top 100 et 20 dans le Top 500. L'université française la mieux classée Paris-Sud n'y occupe que le 37e rang, et Pierre et-Marie-Curie (UPMC) le 42e...  La prestigieuse école Polytechnique ne figure même pas dans le top 500 !

 

Ces classements étrangers accordent une grande importance à l’excellence de la recherche au sein des universités (nombre de prix Nobel obtenu), alors qu'en France, une grande partie de la recherche est financée et effectuée dans des instituts indépendants des universités dont les résultats ne sont pas pris en compte...

 

La diversité et la spécificité des universités européennes nécessitent des systèmes d'évaluation et de classement adaptés.

 

Contrairement à ces classements, U-Multirank donnera des informations plus précises et comparables dans des domaines plus larges que la réputation en matière de recherche :

- la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage dans toutes les disciplines (nombre d’étudiants accueillis, taux de réussite, etc.) ;
- l’ouverture sur l’international ;
- la réussite en matière de transfert de connaissances (partenariats avec des entreprises, applications dans l’industrie, participation à l'innovation et la création d'emplois) ;
- la contribution à la croissance régionale (liens des universités avec leurs territoires).

 

En se fondant sur des critères et des données mesurables et en adoptant cette approche multidimensionnelle, ce nouveau classement permettra aux établissements d’enseignement supérieur européen d’obtenir un feedback sur leurs performances.

 

Beaucoup plus complet et ambitieux, il permettra de prendre en compte leurs points forts et particuliers.

 

Près de 500 universités européennes et internationales seront présentes dans ce nouveau palmarès. Les universités sont invitées à s'inscrire au premier semestre 2013 pour participer au classement, dont les premiers résultats devraient être connus en 2014.

 

Dans le cadre de U-ranking, c'est une qualification complète des universités européennes et un aperçu clair de leurs performances dans toute une série de domaines clés qui seront ainsi proposés aux étudiant et aux universitaires mais aussi aux acteurs du monde économique et aux politiques qui pourront ainsi faire leur propre étude marché (benchmarking) sur les universités mondiales.

Le classement sera établi par un groupement indépendant placé sous la direction du Centrum für Hochschulentwicklung (CHE) (centre pour le développement de l’enseignement supérieur) en Allemagne et du Center for Higher Education Policy Studies (CHEPS) (centre d'études pour la politique en matière d'enseignement supérieur) aux Pays‑Bas. La France participe au projet par l'intermédiaire de l'Observatoire des sciences et des techniques (OST).

 

Enfin, grâce à son classement plus représentatif de la culture et de l'organisation des universités européennes, U-ranking vise surtout à faire remonter la cote des universités européennes à l’échelle mondiale.

 

Annie Poullalié