Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Patrick Touati

Fondateur et directeur d’AMOS business school, Paris (75)
Date de l'interview : 07/09/2012

Le sport s’appuie sur des lois et des réglementations spécifiques qui nécessitent des compétences spécifiques.

Première école de commerce spécialisée dans le Sport business en France, AMOS forme en 5 ans des étudiants de bac à bac + 5 pour des postes de managers, gestionnaires, commerciaux, entrepreneurs dans toutes les branches liées au sport. Patrick Touati évoque l’évolution des métiers du management sportif et les attentes nouvelles des entreprises.

Pourquoi  avoir fondé une école de commerce spécialisée dans le sport ?

Depuis 20 ans, le sport se professionnalise et ses métiers se diversifient. Les managers des organisations sportives doivent gérer de plus en plus d’argent et de plus en plus de personnes. Auparavant, ces métiers cadres étaient occupés par des bénévoles ou d’anciens sportifs. Aujourd’hui, le secteur s’appuie sur des lois et des réglementations spécifiques qui nécessitent des compétences spécifiques que seuls une école spécialisée et des intervenants pointus sont en mesure d’apporter.

Quelles formations proposez-vous ?

Nous formons principalement des managers des organisations sportives (titre enregistré au RNCP) à travers un cursus en 2 cycles : bachelor en 3 ans, puis master of business in sport en 2 ans. Nous proposons aussi une préparation à l’examen d’Agent de sportif des fédérations, pour lequel nous avons eu 100% de réussite en mars 2012.

Aujourd’hui, qui recrute des managers du sport ?

Les spécialistes du sport business peuvent exercer tous les métiers de l’entreprise, en particulier dans le domaine de la gestion, du droit, du marketing ou encore de l’organisation d’événements. Ils sont recrutés principalement par les équipementiers, la grande distribution spécialisée dans le sport, les agences de marketing sportif, les fédérations sportives et, bien entendu, par les équipes.

Faut-il être sportif pour réussir dans le management du sport ?

Chez AMOS, nous sommes attentifs à 3 critères lors de la sélection des étudiants. Tout d’abord, nous voulons voir, dans le parcours du candidat, une cohérence avec le sport. Nous ne recherchons pas des sportifs de haut niveau mais à la lecture du CV, nous voulons comprendre pourquoi le jeune veut faire AMOS. Nous attendons également un projet professionnel assez abouti, que la personne sache vers quoi elle va. Enfin, nous devons sentir la capacité du candidat à devenir un bon collaborateur, à être employable, notamment parce que chaque dernière année de cycle se déroule en apprentissage.

Les métiers du sport sont-ils concernés par la mondialisation ?

Bien sûr. Nous sommes dans un monde global et le sport n’échappe pas à cette règle. Le Tour de France, les Jeux olympiques et le Superbowl sont les événements les plus regardés à travers le Monde. Les managers du sport doivent non seulement maîtriser les langues étrangères, mais aussi comprendre comment fonctionne l’organisation du sport dans les autres pays. C’est pourquoi nos étudiants participent à des stages linguistiques associant cours de langues le matin et conférences ou rencontres avec des professionnels l’après-midi. A la fin de l’année 2011, nous avons également fait notre entrée dans le dispositif Erasmus. Nous développons  un programme international qui permet aux étudiants, au cours de leurs cursus, d’aller à Londres, aux Etats-Unis et en Espagne, et de finir leur formation par un séjour de 8 mois dans une université étrangère.

Le e-marketing est-il programme de vos enseignements ?

Nous sommes proches des entreprises qui nous font remonter leurs besoins. C’est à la demande des professionnels que nous avons intégré, il y a 2 ans, des modules de e-marketing. Ces enseignements permettent aux diplômés d’exercer par la suite des fonctions de community manager pour une marque d’équipement sportif ou encore de faire du rédactionnel sur des sites spécialisés dans le sport.

Patricia Holl