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Les docteurs sont l’avenir des entreprises

Les entreprises ont tout intérêt à s’engager encore davantage auprès des docteurs pour innover et se développer.


Le 05/06/2012


Organisée par l’ABG-Intelli’agence, la Conférence des présidents d’universités (CPU) et le Medef, le colloque « Les docteurs, l’atout gagnant des entreprises » du mardi 22 mai 2012 a réuni de nombreux institutionnels, des recruteurs et des docteurs (titre donné à une personne ayant soutenu une thèse doctorale, le plus haut grade universitaire) insérés en entreprise pour débattre de la place des docteurs au sein des entreprises.


Un peu plus de la moitié (52 %) des docteurs travaillent aujourd'hui dans le secteur public, contre 43 % dans une structure privée et 5 % au sein d'une association ou d'une ONG.


Les débats ont permis de mettre en avant des avancées dans la coopération entre le monde de l’entreprise et celui des docteurs.


Il s’agit d’en finir avec les incompréhensions et les représentations obsolètes, de modifier le regard des entreprises sur les titulaires d'un doctorat, et inversement...

Aujourd’hui, même si des progrès restent à faire, les docteurs ne sont plus perçus comme des universitaires déconnectés du réel et les recruteurs s’intéressent davantage à eux, conscients des compétences utiles, sinon indispensables, qu’ils peuvent apporter au développement de l'entreprise.
Les compétences transversales des docteurs sont de plus en plus valorisées. Dans un certain nombre d’entreprises, les docteurs sont désormais considérés comme de hauts potentiels, capables de travailler en réseau, de manière ouverte, et d’apporter ainsi une plus grande diversité dans l’approche des problèmes.


Les recruteurs reconnaissent plusieurs compétences aux docteurs : résistance au stress, respect des échéances, capacité à manager les projets, plus grande malléabilité que les ingénieurs, et enfin solides qualités de maturité et de créativité, favorables à l’innovation dont ont besoin des entreprises pour rester compétitives.


L’ABG-Intelli’agence, la CPU et le Medef travaillent actuellement sur les compétences des docteurs qui sont attendues par les entreprises. Il s’agit d’élaborer une cartographie des compétences. Intitulé «Docpro», ce référentiel comprendra  une centaine de compétences génériques.

 

De leurs côtés, les docteurs ne voient plus leur avenir uniquement au sein des grands laboratoires publics ou du monde académique : ils se tournent de plus en plus vers les entreprises. Et s'efforcent pour cela d'en comprendre le fonctionnement, les priorités et les codes.

 

A l'UPMC, à Paris, chaque doctorant suit un plan individuel de formation, avec séminaires ou ateliers qui peuvent ouvrir sur le management, la communication, la préparation à l'emploi... ou la création de start-up.

 

Les docteurs s’insèrent beaucoup mieux en entreprise où ils intègrent les fonctions Recherche et Développement (53 %), mais aussi Prospective, Veille technologique ou Stratégie, car ils sont en mesure de jouer un rôle déterminant pour la compétitivité de l'entreprise.


Une étude récente de Novancia et de l'ANRT montre aussi que 52 % des doctorants sont tentés par l’aventure entrepreneuriale.


En conclusion, les participants ont tous souligner que le titre de docteur est devenu la référence mondiale pour l'enseignement supérieur et qu’il est fondamental que la France produise davantage de docteurs, car c’est un élément clé de la compétitivité.


Annie Poullalié