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Un tiers des entreprises a du mal à recruter des jeunes en contrats d’alternance post bac

Selon une enquête de l’AFIJ, 32 % des entreprises connaissent des difficultés de recrutement de jeunes post bac pour des contrats en alternance.


03/04/2012


Contre toute attente, une enquête révèle que les entreprises peinent à recruter des alternants post-bac.


Cette enquête sur l’alternance menée en 2011-2012 par l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés) auprès d’une centaine de ses entreprises partenaires précise la situation du recrutement des jeunes en contrats en alternance dans le supérieur.


Parmi les entreprises participantes, 39 % ont de plus de 250 salariés, 25 % sont des PME (de 20 à 250 salariés) et 36 % des TPE (moins de 20 salariés).


Des branches professionnelles entières, compte tenu de la spécificité de leurs métiers, recrutent en alternance essentiellement des jeunes post bac pour les amener à des diplômes ou qualifications du supérieur. Ces contrats en alternance offrent une solution adaptée vers l'emploi et la professionnalisation pour des jeunes en décrochage universitaire ou titulaires de diplômes généralistes.

 

Le recrutement en alternance par niveau de formation est de 28 % au niveau bac, 42 % à bac + 2, 16 % à bac + 3 et 14 % à bac +4.


L'enquête montre qu’en moyenne 32 % des entreprises affichent des difficultés de recrutement et que 41 % d’entre elles connaissent même des pénuries de candidatures pour certains postes.

 

Les entreprises de plus de 250 salariés sont parmi celles qui rencontrent le plus de difficultés de recrutement, d’autant qu’elles sont soumises à un quota d’alternants de 4 % et, bientôt, de 5 % (sous peine de sanctions financières). Ces grandes entreprises proposent 34 % de contrats post licence (contre 27 % pour les TPE). Or 70 % des entrants en alternance ont un niveau inférieur à la licence et 30 % possèdent un niveau licence ou plus...


Il existe donc un problème d’adéquation entre les profils des candidats et les postes proposés.
Actuellement la proportion du nombre des alternants par rapport aux effectifs de l’entreprise se situe entre 2 et 3 %. Il existe néamoins une grande diversité de situation selon les entreprises qui se montrent plus ou moins frileuses vis-à-vis de l’alternance.


Près de 85 % des entreprises indiquent des taux d’abandon de contrats d’alternance nuls ou peu nombreux. Mais là encore, il existe une grande diversité des taux d'abandons selon les postes et les secteurs.


La part des diplômes obtenus en alternance reste encore faible par rapport à l’ensemble des diplômes délivrés. Le développement de l’alternance dans le supérieur dépend des demandes des branches professionnelles et des mesures publiques incitatives.


Les métiers qui recrutent en alternance sont souvent peu connus des jeunes et sont parfois insuffisamment attractifs.


Actuellement la grande majorité des entreprises ne participent pas à des événement de promotion des contrats d’alternance qui leur donneraient pourtant une meilleure visibilité.


Des action à la fois de la sensibilisation et de recrutement des jeunes sur les contrats d’alternance dans le supérieur s’avèrent donc nécessaires afin de lever des freins persistants auprès des entreprises mais aussi des étudiants. Ceux qui visent un master craignent souvent que la formation dispensée en alternance ne soit pas suffisamment reconnue...


Annie Poullalié