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Une nouvelle licence à la rentrée 2012

Les universités bénéficient d’une année pour s’adapter à la réforme de la licence qui concerne 850 000 étudiants.


Le 01/09/2011


Le projet de nouvelle licence initié par Valérie Pécresse et finalisé par son successeur Laurent Wauquiez au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche verra le jour à la rentrée 2012.


Après avoir été adopté au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) grâce notamment au vote des organisations étudiantes, le texte de l’arrêté a été publié au journal officiel le 12 août 2011.


Environ 850 000 étudiants suivent actuellement un parcours de licence (3 ans). Le taux d’échec à l’issue d’une 1re année a longtemps été de 50 %, et il reste de 20 % en dernière année. Un tiers des licences compte ainsi moins de 50 étudiants inscrits en 3e année !

 

Cette situation désastreuse a motivé, il y a 3 ans, la mise en place du plan Réussir en licence, qui a été l’occasion pour de nombreuses universités d’expérimenter de nouveaux dispositifs (enseignant référent, semaine d’intégration, tests d’orientation, réorientation en cours d’année...) avec certains résultats encourageants.

 

La réforme de la licence s’appuie notamment sur la généralisation des dispositifs qui ont fait leurs preuves.

 

Radiographie de la nouvelle licence


En 2012, la licence supposera un socle minimum de 1 500 heures de cours sur les 3 années du cursus. Cette disposition permettra d’harmoniser l’hétérogénéité actuelle des licences : 1 432 heures en moyenne dans la filière lettres et sciences humaines, contre 1 745 heures en sciences et STAPS !

 

Une baisse des heures de cours magistraux et davantage de cours en petits groupes avec une généralisation du contrôle continu sont également préconisés. Si les contenus et les parcours de chaque licence peuvent différer d’un établissement à l’autre (en raison de l’autonomie des universités), il s’agit néanmoins de garantir à tous les étudiants une qualité et un niveau minimal de connaissances.

 

Les parcours seront davantage personnalisés afin de rendre l’orientation  progressive et réversible. Les dispositifs de soutien et de réorientation, les bi-licences, les préparations aux concours et les passerelles seront développées.

 

Point important : l’arrêté prévoit la mise en place de référentiels de compétences par discipline. Il s’agit d’assurer une meilleure visibilité des compétences acquises lors de la formation et leur reconnaissance par les employeurs.

 

Quelle que soit la discipline, la licence devra aussi offrir la possibilité d’un stage en entreprise, qui sera validé dans le cursus.

 

Ce premier diplôme universitaire national devra représenter un vrai passeport pour l’emploi.

 

Laurent Wauquiez, qui s’est rapproché du MEDEF (Mouvement des entreprises de France), souhaite notamment que les entreprises diversifient leurs recrutements et s’intéressent davantage aux licenciés de toutes disciplines.

 

Il est à souligner que l’ensemble des organisations étudiantes représentées au CNESER apporte son soutien à cette réforme.

 

Annie Poullalié