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L’apprentissage dans le supérieur constitue une voie d’insertion efficace et durable

Particulièrement développé en Ile-de-France, l’apprentissage dans le supérieur offre aux jeunes de réelles perspectives d’insertion et d’emploi durable.


Le 08/07/2011

 

Au cours des 10 dernières années, les effectifs des apprentis du supérieur ont plus que doublé, tant au niveau national que régional. Au nombre de 97 521, les apprentis du supérieur représentaient, en 2009, 4 % des effectifs de l’enseignement supérieur.

 

L’apprentissage n’est plus l’apanage des formations CAP ou bac pro mais s’est considérablement étendu à l’enseignement supérieur en proposant de nombreux diplômes allant du BTS au master professionnel en passant par la licence professionnelle, le diplôme d’Etat en soins infirmiers et de nombreux titres certifiés, moins connus des jeunes...

 

L’apprentissage dans le supérieur apporte aux jeunes une vraie plus-value en termes d’employabilité, d’insertion sociale et professionnelle, sans oublier un complément de revenus, une protection sociale et la gratuité de la formation.

 

Il offre aux étudiants la possibilité de poursuivre des études professionnalisées courtes (BTS, DUT...) ou longues (licence et master pro, diplôme d’ingénieur) et surtout d’acquérir en parallèle une connaissance de l’entreprise et une expérience professionnelle qui facilitent leur entrée dans le monde du travail et leur insertion rapide dans un emploi durable.

 

En 2009, 7 mois après la fin de leur formation, 76,8 % des apprentis du supérieur se déclaraient en emploi, 18,3 % en recherche d’un emploi, 4,9 % en stage ou inactifs.

 

L’Etat s’est fixé l’objectif ambitieux de plus de 800 000 apprentis d’ici 2015 contre moins de 500 000 actuellement.

 

De son côté, la région Ile-de-France (IDF) génère le plus grand nombre de contrats en apprentissage, notamment dans le supérieur. Pour cela, elle déploie d’importants moyens matériels et financiers (293 millions d’euros en 2009) et vise 100 000 apprentis !

 

En 2009-2010, la région IDF comptait 76 760 apprentis (57 % dans les services et 41 % dans la production) dont 40 % dans le supérieur, 1 667 pré-apprentis et 14 500 jeunes dans les dispositifs d’accès à l’apprentissage.

 

Bon à savoir : 3 diplômes concentrent près de 60 % des apprentis du supérieur : les BTS (30,4 %), les masters pro (14,2 %) et les licences pro (13,9 %). Les ingénieurs ne représentent en revanche que 10 % des apprentis du supérieur et les DUT 6 %. Le poids des niveaux II et I (licences et masters pro) est plus important en Ile-de-France qu’au niveau national.

 

Le récent rapport du CESER Ile-de-France (Conseil économique, social et environnemental régional d’Ile-de-France), qui a pour mission d’éclairer les choix des élus régionaux, dresse un état des lieux de la situation de l’apprentissage dans le supérieur en Ile-de-France et fait un certain nombre de propositions.

 

Le constat est globalement positif puisqu’un tiers des apprentis du supérieur (soit 34 239 jeunes) est francilien.

 

Cette forte dynamique francilienne en faveur de l’apprentissage dans le supérieur est liée à l’évolution du statut de l’apprenti, aux mesures fiscales incitatives pour les employeurs et au subventionnement régional.

 

En dépit de ces efforts importants, le CESER considère qu’il existe encore des marges de progression et souhaite que le Conseil régional renforce ses efforts en matière d’accompagnement et de financement de l’apprentissage dans le supérieur, qui favorise la démocratisation de l’accès aux études supérieures et représente un des leviers de la politique d’emploi en faveur des jeunes.

 

Le CESER préconise que tous les acteurs de la formation (Etat, Région, branches professionnelles, entreprises, organismes consulaires...) unissent leurs efforts et surmontent leurs cloisonnements afin de construire des parcours de formation adaptés au marché du travail.

 

Les formations de niveaux III de l’industrie (BTS, DUT, titres certifiés), cibles d’emplois les plus recherchées des PME-TPE., doivent en particulier être valorisées. Il s’agit aussi d’accompagner l’accès au BTS pour les jeunes issus de bac pro.

 

L’articulation entre les entreprises et les établissements d’enseignement supérieur (université, grandes écoles) doit être développée et s’appuyer sur l’innovation pédagogique. Il faut également que la Région et la commission des titres d’ingénieurs (CTI) autorisent les formations en apprentissage en dernière année d’école d’ingénieur. Enfin, lorsqu’un CFA établit une convention avec un établissement d’enseignement supérieur (universités, écoles et lycées pour les BTS), la Région devrait s’assurer de la qualité du travail en amont avec les entreprises, de l’ingénierie de formation, du rythme d’alternance, de l’accompagnement et du suivi des jeunes.

 

En conclusion, le développement de l’apprentissage dans le supérieur, grâce à son effet d’entraînement, a fortement contribué à valoriser cette voie de formation.

 

Annie Poullalie