Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les formations qui recrutent en Ile-de-France

Domaines : CAP / BEP ou équivalent, Formations, Seconde, Première, Bac ou équivalent, Bac + 2, Autres formations
Juillet 2012
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Présentation générale

Les CAP et les bacs pro, premiers concernés

En Ile-de-France, la voie professionnelle rassemble 235 000 places en formation initiale, dans plus de 500 lycées et 176 CFA publics et privés. Les formations de la voie professionnelle permettent d’apprendre un métier et ont pour objectif premier une entrée rapide dans le monde du travail.

La problématique des places vacantes concerne de très nombreux établissements, à des degrés divers. Parfois, il ne manque que quelques élèves pour remplir la section. Dans d’autres cas, c’est la moitié des places qui reste à pourvoir.

Quand le diplôme, à l’instar du bac pro maintenance des équipements industriels (MEI), est proposé par plus de 45 établissements en Ile-de-France, tous confrontés à la même problématique d’inscription, ce sont plus de 50 chaises qui restent vides à la rentrée !

A l’extrême, il arrive qu'une section soit fermée faute d'élèves en nombre suffisant. A la rentrée 2011 par exemple, ce fut le cas du BTS agroéquipement proposé par le Lycée des métiers Georges Cormier de Coulommiers (77).

Bon à savoir
Les formations en apprentissage ne sont pas l’apanage des CFA (centres de formation des apprentis) : plus de 8 000 apprentis franciliens suivent leur formation au sein d'un lycée professionnel.

Pour identifier les formations présentées dans ce dossier, nous avons travaillé à partir de données fournies par la Région Ile-de-France et par les 3 académies franciliennes (Paris, Créteil, Versailles). Nous nous sommes largement appuyés sur les 11e OCER, orientations conjointes Etat-Région, publiées en juin 2011.

Les OCER : un diagnostic, des préconisations
Elaborées annuellement par la Région Ile-de-France, les OCER (Orientations conjointes Etat/Région) visent à adapter l’offre de formation initiale à l’évolution des demandes sociale (demande des jeunes et de leurs familles) et économique (besoin des branches). Elles permettent d'établir, avec l’appui de l'OREF (Observatoire régional de l'emploi et de la formation), de l’Etat et des partenaires professionnels, un diagnostic par spécialités de formation. Elles sont fondées sur l’analyse de la situation actuelle et prévisible de l’emploi et de l’insertion et sur celle du fonctionnement du système de formation initiale (effectifs scolaire et en apprentissage, part des filles et des garçons, origine scolaire, taux d’attraction, taux de réussite aux examens, taux d’insertion, etc.).

Pour ce dossier, nous avons sélectionné les formations offrant le plus grand nombre de places vacantes, puis nous avons croisé les résultats avec différentes enquêtes d’insertion (IVA[1], etc.) pour ne retenir que les formations garantissant une très bonne insertion. Nous avons également interrogé des professionnels (Fédération française du bâtiment Grand Paris, Fédération des industries mécaniques, etc.) et contacté différents établissements concernés par cette problématique.

Au total, une trentaine de formations sont présentées dans ce dossier. Plus de 8 sur 10 concernent des CAP ou des bacs pro.

C’est dans la productique mécanique que se trouvent en plus grand nombre les formations « déficitaires ». Viennent ensuite le BTP, puis la maintenance des engins et des automobiles.

 


[1] Insertion dans la vie active

Un problème de représentation ou d’information

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer les faibles taux d’inscription dans certaines formations.

Bien souvent, c’est la représentation que les jeunes ont du métier ou de la filière qui pose problème. C’est le cas de la chaudronnerie industrielle, jugée vieillotte et peu innovante.

Dans d’autres cas, la formation fait les frais d’un manque d’information. Ainsi, le CAP entretien des articles textiles en entreprise, proposé dans un seul établissement francilien, est totalement  inconnu des collégiens. Résultat : la section n’accueille que 5 ou 6 élèves, pour une capacité totale de 12 places.

Le manque de lisibilité de l’offre de formation post 3e concerne aussi les bacs pro : des bacs pro, qui étaient très attractifs après le BEP (parcours en 2 ans), le sont moins depuis la réforme de la voie professionnelle faute d’information suffisante auprès des collégiens.

La réforme de la voie professionnelle a un autre effet négatif sur l’inscription en bac pro : une grande partie des établissements qui proposaient des BEP ont ouvert des sections de bac pro, créant un appel d’air qui a eu pour effet de « vider » les établissements voisins d’une partie de leurs effectifs.

Bon à savoir
En plus de leur manque d’attrait, certaines formations doivent composer avec un taux d’abandon élevé. Les causes de ces abandons sont multiples : désir de réorientation, difficultés financières, entrée dans l’emploi, etc.

Des inégalités géographiques

Dans ce dossier, la problématique des places vacantes est traitée à l’échelle régionale. Il existe cependant une grande diversité de situations selon les académies et les établissements.

Sur le terrain, on constate qu’une même formation peut être déficitaire dans un établissement, alors qu’à quelques kilomètres de là, la même section affiche complet. Renommée et accessibilité de l’établissement, campagnes d’information locales, sectorisation des élèves, bassin d’emplois associé… de très nombreux facteurs agissent sur le taux de remplissage des formations.

De même, l’attractivité d’une formation peut varier en fonction du statut de la formation (temps plein ou apprentissage). Ainsi, le CAP couvreur sous statut scolaire attire davantage les élèves qu'en CFA.

S’orienter en connaissance de cause

Lors de vos vœux d’orientation post 3e ou post bac, vous aurez d’autant plus de chances d’obtenir une place dès votre 1er vœu si vous optez pour une formation qui a du mal à faire le plein d’élèves. D’où l’intérêt de bien connaître les formations concernées et leurs débouchés.

Par ailleurs, si vous n’êtes pas satisfait de votre affectation et que vous repérez à la rentrée une formation offrant des places vacantes, sachez qu’il est toujours possible de négocier un changement de filière et d’établissement. Ce sont les chefs des 2 établissements concernés qui ont le pouvoir d’accepter ou non votre demande. Le rectorat se chargera ensuite de régulariser votre situation.

Des places à prendre dans les IUT
Les IUT aussi sont concernés par la problématique des places vacantes, au niveau du DUT comme de la licence pro, et plus spécifiquement dans les filières industrielles. Chaque année, à l’échelle nationale, ce sont plusieurs milliers de chaises qui restent vides dans ces établissements.
Cependant, cette situation ne résulte ni d’un défaut d’attractivité des diplômes, ni d’un manque d’information, mais plutôt d’un niveau d’exigence particulièrement élevé qui pousse les établissements à ne retenir que les meilleurs profils - majoritairement des bacheliers de l'enseignement général. Parmi les formations concernées, on peut citer le DUT GIM (génie industriel et maintenance), le DUT QLIO (qualité, logistique industrielle et organisation), le DUT SGM (science et génie des matériaux) ou encore la licence pro traitement des matériaux et alliages.