Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Des formations initiales qui recrutent en Ile-de-France

Domaines : CAP ou équivalent, Formations, Seconde, Première, Bac ou équivalent, Bac + 2, Autres
Août 2014
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Présentation générale

Les CAP et les baccalauréats professionnels, premiers concernés

L'Ile-de-France abrite plus de 600 lycées et environ 160 CFA publics et privés sous contrat. En 2013 dans la région, près de 240 000 élèves étaient inscrits dans une formation initiale de la voie professionnelle, dont 81 500 apprentis. Les formations de la voie professionnelle permettent d’apprendre un métier et ont pour objectif premier une entrée rapide dans le monde du travail.

La problématique des places vacantes concerne de très nombreux établissements, à des degrés divers. Parfois, il ne manque que quelques élèves pour remplir la section. Dans d’autres cas, c’est la moitié des places qui reste à pourvoir.

A titre d'exemple, en 2013 pour l'ensemble de l'Ile-de-France seules 3/4 des places étaient occupées en CAP Constructeur d'ouvrages en aluminium, verre et matériaux de synthèse, ainsi qu'en CAP Charpentier bois.

Bon à savoir

Les formations en apprentissage ne sont pas l’apanage des CFA (centres de formation des apprentis) : 7 000 apprentis franciliens suivent leur formation au sein d'un lycée professionnel public.

Pour identifier les formations présentées dans ce dossier, nous avons travaillé à partir de données fournies par la Région Ile-de-France et par les 3 académies franciliennes (Paris, Créteil, Versailles). Nous nous sommes largement appuyés sur les préconisations des 14e OCER, orientations conjointes Etat-Région, publiées en juillet 2014.

Les OCER : des diagnostics, des préconisations

Elaborées annuellement par la Région Ile-de-France et les autorités académiques, les préconisations par diplôme des OCER (Orientations conjointes Etat/Région) visent à orienter les ouvertures et fermetures de formations professionnelles initiales, sous statut scolaire ou par apprentissage. Ces préconisations reposent sur des diagnostics initiés par la Région, avec l’appui de l'OREF (Observatoire régional de l'emploi et de la formation), de l’Etat et des partenaires professionnels. Les diagnostics sont fondés sur l’analyse de la situation actuelle et prévisible de l’emploi et de l’insertion et sur celle du fonctionnement du système de formation initiale (évolution des effectifs scolaire et en apprentissage, part des filles et des garçons, origine scolaire, taux d’attraction, taux de maintien, taux de réussite aux examens, taux d’insertion, etc.).

Pour ce dossier, nous avons sélectionné les formations offrant le plus grand nombre de places vacantes, puis nous avons croisé les résultats avec différentes enquêtes d’insertion pour ne retenir que les formations garantissant une très bonne insertion. Nous nous sommes notamment appuyés sur l’enquête IVA 2013 "Insertion dans la Vie Active" qui étudie  le devenir des lycéens franciliens, 7 mois après leur sortie d’une formation professionnelle du CAP au BTS. Concernant l’insertion professionnelle des jeunes apprentis en Ile-de-France, il existe une enquête spécifique : IPA. Nous avons également interrogé des professionnels (Fédération française du bâtiment Grand Paris, Fédération des industries mécaniques, etc.) et contacté différents établissements concernés par cette problématique.

Au total, une trentaine de formations sont présentées dans ce dossier. Plus de 8 sur 10 concernent des CAP ou des baccalauréats professionnels.

Bon à savoir

La rénovation de la voie professionnelle a été généralisée en 2009, réduisant le cursus menant au baccalauréat professionnel de 4 à 3 ans. Après une période de transition, la quasi-totalité des candidats à la session 2013 du bac pro avait suivi un cursus en 3 ans. Certains de ces diplômés font actuellement leur entrée dans la vie active, tandis que d'autres ont choisi de prolonger leur cursus par un BTS. Il sera nécessaire de poursuivre l'examen attentif des résultats d'insertion de ces diplômés dans les années à venir, afin de mesurer l'impact sur l'emploi de cette réforme de la formation.

Un problème de représentation ou d’information

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer les faibles taux d’inscription dans certaines formations.

Bien souvent, c’est la représentation que les jeunes ont du métier ou de la filière qui pose problème. C’est le cas de la chaudronnerie industrielle, jugée vieillotte et peu innovante. Dans d’autres cas, la formation fait les frais d’un déficit d’information. 

Enfin, en plus de leur manque d’attrait, certaines formations doivent composer avec un taux d’abandon élevé. Les causes de ces abandons sont multiples : désir de réorientation, difficultés financières, entrée dans l’emploi, rupture de contrat d'apprentissage, etc.

Bon à savoir

Des diplômes, qui manquent d'attractivité auprès des jeunes, permettent pourtant de travailler dans un large éventail de secteurs. Les titulaires du bac pro technicien en chaudronnerie industrielle peuvent par exemple travailler dans l'industrie automobile, chimique, aéronautique ou ferroviaire, mais également dans le bâtiment ou les travaux publics.

L'industrie : un secteur attractif

L'industrie souffre d'un manque d'attractivité auprès des jeunes. Si le secteur a perdu de nombreux emplois depuis les années 80, il s'est néanmoins profondément restructuré, notamment en Ile-de-France, en délaissant les activités de production les moins compétitives pour se recentrer autour d'activités innovantes et à forte valeur ajoutée.

Contrairement aux idées reçues, l'industrie est aujourd'hui à la recherche de nombreux profils qualifiés et offre des opportunités de recrutement aux jeunes diplômés. Elle peut garantir une bonne insertion professionnelle (recrutements en CDI) et proposer des salaires attractifs, souvent supérieurs à d'autres secteurs.

Le défi de la mixité professionnelle

En matière d'orientation scolaire, les représentations ont la vie dure. Certains secteurs, réputés peu féminins, peinent ainsi à attirer des filles dans leurs formations alors mêmes que désormais l'ensemble de leurs métiers, grâce à la mécanisation et à la modernisation des équipements, sont absolument ouverts à la mixité.

En Ile-de-France, comme ailleurs, les cursus menant aux métiers de la construction, des travaux publics ou de l'industrie, notamment sur les premiers niveaux de qualification, sont confrontés à une sur-représentation d'élèves masculins. Ainsi, aucune fille n'était inscrite à la rentrée 2013 en 1ère année de CAP couvreur, de bac pro interventions sur le patrimoine bâti, de bac pro travaux publics, ou encore de bac pro technicien d'usinage. Ces filières sont pourtant grandes ouvertes aux filles, et celles-ci y réussissent très bien.

Des inégalités géographiques

Dans ce dossier, la problématique des places vacantes est traitée à l’échelle régionale. Il existe cependant une grande diversité de situations selon les académies d'Ile-de-France et les établissements.

Sur le terrain, on constate qu’une même formation peut être déficitaire dans un établissement, alors qu’à quelques kilomètres de là, la même section affiche complet. Renommée et accessibilité de l’établissement, campagnes d’information locales, sectorisation des élèves, bassin d’emplois associé… de très nombreux facteurs agissent sur le taux de remplissage des formations.

De même, l’attractivité d’une formation peut varier en fonction du statut de la formation (temps plein ou apprentissage). Ainsi, le CAP couvreur regroupe une majorité d'élèves en apprentissage (85 % à la rentrée 2013), et les jeunes ne sont pas nombreux à désirer suivre cette formation sous statut scolaire.

Le diplôme reste déterminant pour l'insertion professionnelle

La situation économique actuelle affecte l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. En 2013, la situation de l'emploi des jeunes sortants de formation professionnelle ou technologique en lycée s'est détériorée*. Sept mois après leur sortie de formation, ils sont 43 % à avoir un emploi, contre 48 % en 2012 (en Ile-de-France*, 42 % ont un emploi, contre 47 % en 2012), les autres étant au chômage ou inactifs. Les jeunes sortant d'une formation en apprentissage en CFA* subissent également la crise : ils sont 65 % à avoir un emploi sept mois après leur sortie de formation (contre 69 % en 2012).

Le niveau de diplôme est déterminant pour l'entrée sur le marché du travail : 7 mois après leur sortie de formation, 32 % des sortants de lycées avec un CAP ont un emploi (27 % en Ile-de-France), contre 46,5 % des titulaires d'un baccalauréat professionnel (46 % en Ile-de-France) et 61 % des titulaires d'un BTS (63 % en Ile-de-France). Les sortants de formation en apprentissage titulaires d'un CAP sont 53 % à avoir un emploi, pour 73 % des titulaires d'un bac pro. Il y a aussi de fortes différences d'insertion selon les spécialités préparées, et au sein d'une même spécialité, selon le niveau et le diplôme préparé.

C'est en tenant compte de ces critères d'insertion, et en privilégiant les certifications de niveaux IV et V, qu'ont été sélectionnés les diplômes de ce dossier. Au sein de chaque spécialité, ces qualifications sont recherchées par les professionnels et susceptibles d'offrir des débouchés en Ile-de-France. Malgré la mauvaise situation économique, les entreprises continuent en effet de manquer de certains profils, et les titulaires de ces diplômes peuvent espérer une entrée facilitée sur le marché du travail. 

*Sources : enquêtes IVA et IPA 2013 et enquête IVA en Ile-de-France 2013

S’orienter en connaissance de cause

Lors de vos vœux d’orientation post 3e (procédure  d’affectation automatisée Affelnet) ou post bac (Admission Post Bac), vous aurez d’autant plus de chances d’obtenir une place dès votre 1er vœu si vous optez pour une formation qui a du mal à faire le plein d’élèves. D’où l’intérêt de bien connaître les formations concernées et leurs débouchés.

Par ailleurs, si vous n’êtes pas satisfait de votre affectation et que vous repérez à la rentrée une formation offrant des places vacantes, sachez qu’il est toujours possible de négocier un changement de filière et d’établissement. Ce sont les chefs des 2 établissements concernés qui ont le pouvoir d’accepter ou non votre demande. Le rectorat se chargera ensuite de régulariser votre situation.