Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Des formations initiales qui recrutent en Ile-de-France

Domaines : CAP ou équivalent, Formations, Seconde, Première, Bac ou équivalent, Bac + 2, Autres
Octobre 2015
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Présentation générale

Les CAP et les baccalauréats professionnels, premiers concernés

L'Ile-de-France abrite plus de 500 lycées et environ 160 CFA publics et privés sous contrat. En 2014 dans la région, près de 155 000 élèves étaient inscrits dans une formation initiale de la voie professionnelle, dont 79 300 apprentis.Celles-ci permettent d’apprendre un métier et ont pour objectif premier une entrée rapide dans le monde du travail.

La problématique des places vacantes concerne de très nombreux établissements, à des degrés divers. Parfois, il ne manque que quelques élèves pour remplir la section. Dans d’autres cas, c’est la moitié des places qui reste à pourvoir.

A titre d'exemple, en 2014 pour l'ensemble de l'Ile-de-France seules 3/4 des places étaient occupées en CAP menuisier aluminium-verre, ainsi qu'en CAP Charpentier bois.

Bon à savoir

Les formations en apprentissage ne sont pas l’apanage des CFA (centres de formation des apprentis) : 7 000 apprentis franciliens suivent leur formation au sein d'un lycée professionnel public.

Pour identifier les formations présentées dans ce dossier, nous avons travaillé à partir de données fournies par la Région Ile-de-France et par les 3 académies franciliennes (Paris, Créteil, Versailles). Nous nous sommes largement appuyés sur les préconisations des 15e OCER (Orientations conjointes État-Région), publiées en juillet 2015.

Les OCER : des diagnostics, des préconisations

Elaborées annuellement par la Région Île-de-France et les autorités académiques, les préconisations par diplôme des OCER visent à orienter les ouvertures et fermetures de formations professionnelles initiales, sous statut scolaire ou par apprentissage. Ces préconisations reposent sur des diagnostics construits avec l’appui de l'OREF (Observatoire régional de l'emploi et de la formation), de l’État et des partenaires professionnels. Les diagnostics sont fondés sur l’analyse de la situation actuelle et prévisible de l’emploi et de l’insertion et sur celle du fonctionnement du système de formation initiale (évolution des effectifs scolaire et en apprentissage, part des filles et des garçons, origine scolaire, taux d’attraction, taux de maintien en formation, taux de réussite aux examens, taux d’insertion, etc.).

Les préconisations par diplômes, initiées dès 2007, indiquent, à l’échelle régionale, les formations professionnelles initiales qui, en priorité, pourraient être ouvertes, stabilisées ou fermées, compte tenu des projets déjà programmés. Ces préconisations informent ainsi sur le niveau de développement attendu pour chacun des diplômes au niveau régional : il s’agit d’un cadrage pour le territoire francilien.

Chaque année, deux types de présentation des préconisations sont mis à disposition des partenaires et responsables de la formation professionnelle initiale.

Il y a les préconisations détaillées qui portent annuellement sur deux à trois filières de formation et reposent sur des diagnostics approfondis qui ont fait l’objet d’une large concertation. Pour ces dernières, un programme de travail est proposé par la Région et arrêté avec les académies.

L’autre type de présentation concerne les préconisations abrégées par diplômes pour l’ensemble des filières. Elles sont issues soit des préconisations détaillées de l’année, soit d’une analyse rapide à partir d’un faisceau d’indicateurs qui permet l’actualisation des préconisations établies lors des campagnes précédentes.

Dans le cadre des préconisations détaillées, la Région procède à l’analyse des débouchés des jeunes formés dans une spécialité de formation et à un niveau de formation pour établir un diagnostic « débouchés ». Il s’agit d’examiner la situation des jeunes sortant de formation (scolaires ou apprentis) sur le marché de l’emploi, les métiers d’insertion et les perspectives d’embauche qui s’offrent à eux dans les métiers considérés. Les informations traitées pour les diagnostics « débouchés » proviennent de différentes enquêtes portant sur l’insertion et l’emploi, ainsi que des recensements de la population.

Au total, une cinquantaine de formations sont présentées dans ce dossier. Plus de huit sur dix concernent des CAP ou des baccalauréats professionnels.

Bon à savoir

La rénovation de la voie professionnelle a été généralisée en 2009, réduisant le cursus menant au baccalauréat professionnel de 4 à 3 ans. Aujourd’hui tous les baccalauréats professionnels se préparent en 3 ans après la troisième. Certains diplômés entrent directement dans la vie active, tandis que d'autres choisissent de prolonger leur cursus par un BTS, d’autant plus s’ils ont eu leur bac pro avec mention, ils ne pourront se voir refuser un BTS.

Un problème de représentation ou d’information

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer les faibles taux d’inscription dans certaines formations.

Bien souvent, le problème vient  de la représentation qu’ont les jeunes du métier ou de la filière. C’est le cas de la chaudronnerie industrielle, jugée vieillotte et peu innovante. Dans d’autres cas, la formation fait les frais d’un déficit d’information.

Enfin, en plus de leur manque d’attrait, certaines formations doivent composer avec un taux d’abandon élevé. Les causes de ces abandons sont multiples : désir de réorientation, difficultés financières, entrée dans l’emploi, rupture de contrat d'apprentissage, etc.

Bon à savoir

Des diplômes, qui manquent d'attractivité auprès des jeunes, permettent pourtant de travailler dans un large éventail de secteurs. Les titulaires du bac pro technicien en chaudronnerie industrielle peuvent par exemple travailler dans l'industrie automobile, chimique, aéronautique ou ferroviaire, mais également dans le bâtiment ou les travaux publics.

L'industrie : un secteur attractif

L'industrie souffre d'un manque d'attractivité auprès des jeunes. Si le secteur a perdu de nombreux emplois depuis les années 80, il s'est néanmoins profondément restructuré, notamment en Ile-de-France, en délaissant les activités de production les moins compétitives pour se recentrer autour d'activités innovantes et à forte valeur ajoutée.

Contrairement aux idées reçues, l'industrie est aujourd'hui à la recherche de nombreux profils qualifiés et offre des opportunités de recrutement aux jeunes diplômés. Elle peut garantir une bonne insertion professionnelle (recrutements en CDI) et proposer des salaires attractifs, souvent supérieurs à d'autres secteurs.

Avantage aux filles dans l’accès à l’emploi

Depuis 2012, la différence s’accentue entre filles et garçons concernant l’accès à l’emploi sept mois après avoir quitté leur formation initiale. Celles-ci sont 47 % quand leurs homologues masculins plafonnent à 38 %. Deux facteurs permettent d’expliquer un tel écart. Tout d’abord les garçons sont plus fréquemment issus de formations du domaine de production, dont le taux d’emploi est plus faible en moyenne, contrairement aux filles qui se dirigent d’avantage vers le domaine du service.

Autre facteur,  les filles sont représentées davantage dans des niveaux de diplômes plus élevés. On constate ainsi que 27 % des filles sortantes sont issues d’une formation de niveau BTS, contre 20 % chez les garçons. Et c’est justement aux niveaux les plus élevés que les taux d’emploi sont les plus forts.

Notons tout de même que, malgré cet avantage dans l’accès à l’emploi, les filles sont seulement 37 % à détenir un contrat stable, quand les garçons sont 41 %.

Des inégalités géographiques

Dans ce dossier, la problématique des places vacantes est traitée à l’échelle régionale. Il existe cependant une grande diversité de situations selon les académies d'Île-de-France et les établissements.

Sur le terrain, on constate qu’une même formation peut être déficitaire dans un établissement, alors qu’à quelques kilomètres de là, la même section affiche complet. Renommée et accessibilité de l’établissement, campagnes d’information locales, sectorisation des élèves, bassin d’emplois associé… de très nombreux facteurs agissent sur le taux de remplissage des formations.

De même, l’attractivité d’une formation peut varier en fonction de son statut (temps plein ou apprentissage).

Le diplôme reste déterminant pour l'insertion professionnelle

Après avoir constaté une forte dégradation de concernant l'emploi des jeunes sortants de formation professionnelle ou technologique en 2013, la situation s’est stabilisée en 2014. Sept mois après leur sortie de formation, ils sont 44 %* à avoir un emploi, contre 43 % en 2013 (42 % en Île-de-France**), les autres étant soit au chômage, soit inactifs. Les jeunes sortant d'une formation en apprentissage en CFA étaient, en 2013, 65 % à avoir un emploi sept mois après leur sortie de formation.***

Le niveau de diplôme est déterminant pour l'entrée sur le marché du travail : sept mois après leur sortie de formation, 30,5 %* des sortants de lycées avec un CAP ont un emploi (25 % en Île-de-France**), contre 44 %* des titulaires d'un baccalauréat professionnel (41 % en Île-de-France**) et 61 %* des titulaires d'un BTS (62 % en Île-de-France**). Les sortants de formation en apprentissage titulaires d'un CAP sont 53 % à avoir un emploi, pour 73 % des titulaires d'un bac pro.***

Il y a aussi de fortes différences d'insertion selon les spécialités préparées, et au sein d'une même spécialité, selon le niveau et le diplôme préparé. On constate également que le taux moyen d’emploi est plus favorable quand les jeunes sortent l’une formation de service (48 %) que de celles de la production (41 %). Les taux d’emplois sont également très différents au sein d’un groupe de spécialité. Pour exemple, dans le domaine des services il peut varier de 41 %, pour les spécialités « Transport, manutention, magasinage » ou « Secrétariat bureautique », à 71 %, pour la spécialité « Finance, banque, assurance ». Un constat que l’on fait également dans la production, allant de 23 % pour la spécialité « Bâtiment : finition », à 53 % pour les « Transformations chimiques et apparentées ».

Précisons que ce taux est en corrélation avec la part des sortants des niveaux post-baccalauréat, ces derniers bénéficiant d’une meilleure insertion professionnelle.

C'est en tenant compte de ces critères d'insertion, et en privilégiant les certifications de niveaux IV et V, qu'ont été sélectionnés les diplômes de ce dossier. Au sein de chaque spécialité, ces qualifications sont recherchées par les professionnels et susceptibles d'offrir des débouchés en Île-de-France. Malgré la mauvaise situation économique, les entreprises continuent en effet de manquer de certains profils, et les titulaires de ces diplômes peuvent espérer une entrée facilitée sur le marché du travail.

Sources : *enquête DEPP 2014 - **enquête IVA 2014 - ***enquête IPA 2013

S’orienter en connaissance de cause

Lors de vos vœux d’orientation post 3e (procédure  d’affectation automatisée Affelnet) ou post bac (Admission Post Bac), vous aurez d’autant plus de chances d’obtenir une place dès votre 1er vœu si vous optez pour une formation qui a du mal à faire le plein d’élèves. D’où l’intérêt de bien connaître les formations concernées et leurs débouchés.

Par ailleurs, si vous n’êtes pas satisfait de votre affectation et que vous repérez à la rentrée une formation offrant des places vacantes, sachez qu’il est toujours possible de négocier un changement de filière et d’établissement. Ce sont les chefs des 2 établissements concernés qui ont le pouvoir d’accepter ou non votre demande. Le rectorat se chargera ensuite de régulariser votre situation.