Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Caroline Vattaire

Responsable de la filière infirmière-puéricultrice à l’IFSY-EDP, Versailles (78)
Date de l'interview : 05/01/2011

L’insertion professionnelle des puéricultrices est très facile car il y a une grande pénurie !

Caroline Vattaire organise la dynamique de formation, coordonne les interventions des professionnels à l’école, met sur pied et participe aux jurys d’admission du concours et des épreuves du diplôme d’Etat.

Quel a été votre parcours ?

Pendant ma formation à l’école d’infirmière, j’hésitais entre la spécialité d’anesthésiste et de puéricultrice. Après avoir exercé un an dans un service de réanimation pédiatrique néonatale, je me suis rendu compte que ma priorité était la meilleure prise en charge possible de l’enfant. J’ai donc choisi la formation de puéricultrice.

Une fois diplômée, j’ai travaillé comme directrice adjointe, directrice de crèche, formatrice en école d’auxiliaire de puériculture, puis puéricultrice en Protection maternelle et infantile (PMI). Je suis devenue formatrice à l’IFSY-EDP (1) en 2007 et responsable de la filière en janvier 2010, après avoir suivi pendant 2 ans, en discontinue, la formation de Cadre de santé.

Quelle est la différence entre une auxiliaire de puériculture et une puéricultrice ?

L’auxiliaire de puériculture s’occupe des soins quotidiens de l’enfant, sous la responsabilité d’une infirmière : toilette, repas, activités d’éveil.  La puéricultrice, quant à elle, est une infirmière spécialisée. Elle a un niveau de responsabilité supérieur à celui de l’auxiliaire de puériculture et réalise des actes dans le cadre de son rôle propre et sur prescription médicale.

Quelles qualités sont nécessaires pour entreprendre une formation de puéricultrice ?

La puéricultrice doit avoir de solides aptitudes relationnelles et de communication car elle travaille avec tous les professionnels qui entourent l’enfant : médecins, éducateurs, assistants de service social, psychologues, etc. Des qualités d’empathie, d’écoute et d’observation sont également nécessaires pour s’adapter à tous les publics. Enfin, de réelles capacités d’analyse sont indispensables pour assurer la conception et le suivi de projets de soin et d’éducation adaptés à l’enfant, sa famille et son environnement, grâce à son expertise clinique.

Que conseillez-vous pour préparer le concours d’entrée en Ecole de puériculture ? 

Le taux de réussite au concours d’entrée est d’environ 50 %. Une préparation ne me semble pas nécessaire pour les candidates qui sortent tout juste de l’IFSI, car l’écrit porte sur le programme de ces 3 ans de formation. En revanche, elle peut permettre aux infirmières qui travaillent depuis longtemps de réactiver leurs connaissances théoriques.

L’oral porte sur l’étude d’une situation de l’exercice professionnel infirmier, par exemple : « Vous êtes infirmiers dans une maternité. Un matin, votre collègue vous fait les transmissions et vous informe qu’un enfant est transfusé. Vous vous rendez compte qu’il ne l’est pas. Que faites-vous ? » Il faut alors être capable d’expliquer sa pratique professionnelle, ce qui implique d’avoir pris du recul par rapport à son métier.

Comment se déroule l'insertion des diplômées ?

L’insertion professionnelle des puéricultrices est très facile car il y a une grande pénurie ! Beaucoup de départs à la retraite, un renouvellement fréquent du personnel hospitalier et l’ouverture de nombreuses crèches ont créé d’énormes besoins, pas encore compensés par l’augmentation des effectifs des formations. Par conséquent, les puéricultrices sont très recherchées par les employeurs. Elles ont souvent l’opportunité de choisir le lieu et la spécialité où elles veulent exercer !

Propos recueillis par Solène L’Hénoret


(1) IFSY-EDP : Institut de formation sociale des Yvelines et l’Ecole départementale de puériculture