Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Salima B.

Téléconseillère au service des formations sanitaires et sociales de la région Ile-de-France
Date de l'interview : 05/01/2011

Sur 8 000 demandes de bourse reçues chaque année, environ 6 000 bénéficient d'une réponse favorable.

Salima B. est téléconseillère sur Infobourse, la plateforme téléphonique d’information sur les bourses du service des formations sanitaires et sociales de la région Ile-de-France.

En quoi consiste la bourse du conseil régional d’Ile-de-France ?

Depuis 2005, la région Ile-de-France attribue une bourse aux étudiants des formations paramédicales, sociales et de sage-femme dont les ressources financières sont insuffisantes. A l’échelon 0, ils sont exonérés des frais d’inscription et des droits de sécurité sociale. A l’échelon 6, ils perçoivent 3900 euros pour l’année, répartis en 10 versements. Sur quelque 8 000 demandes reçues chaque année, environ 6 000 reçoivent une réponse favorable.

Sur quels critères est-elle attribuée ?

La bourse ne peut être attribuée qu’à des étudiants en formation initiale dans une école agréée par le conseil régional d’Ile-de-France, soit 105 établissements de formations paramédicales franciliens. Elle est allouée sur critères sociaux, en fonction des revenus du foyer et des charges qu’il doit supporter. Attention, elle n’est octroyée qu’à des étudiants qui suivent l’intégralité du cursus : ceux qui bénéficient de passerelles et de dispenses de modules ne peuvent donc pas y prétendre, tout comme les allocataires du RSA socle ou des ASSEDIC.

Quelle procédure suivre pour effectuer une demande de bourse du conseil régional d’Ile-de-France ?

Sur le site https://fss.iledefrance.fr, l’étudiant crée un compte personnel et complète un formulaire sur sa situation personnelle et financière. Quand il enregistre son dossier, apparaît la liste des pièces à apporter à son école : livret de famille, avis d’imposition, etc. L’école valide alors le dossier et les pièces fournies, qu’elle envoie au service des formations sanitaires et sociales. Une fois que son dossier a été traité, l’étudiant reçoit une notification. Pour une inscription en septembre, il obtiendra une réponse par courrier entre novembre et décembre.

Comment fonctionne Infobourse, le centre d’appel du service des formations sanitaires et sociales ?

Deux conseillers sont présents toute l’année pour répondre par téléphone aux questions des étudiants sur la bourse du conseil régional d’Ile-de-France. Nous sommes 2 conseillers à les rejoindre pendant les périodes d’activité intense que sont les inscriptions et les réponses par courrier. Nous traitons alors jusqu’à 300 appels par jour, contre une centaine en temps normal.  

A quels types de questions répondez-vous sur Infobourse ?

Nous renseignons aussi bien les étudiants que les écoles de formation et les travailleurs sociaux (Pôle Emploi, missions locales, assistantes de service social etc..) sur le dispositif des bourses allouées par le Conseil régional.

L’entretien téléphonique permet au conseiller d’apporter des renseignements sur le dispositif, de définir la situation sociale du demandeur et de l’aider à saisir son dossier en ligne lors des périodes d’inscriptions. Un suivi sur chaque dossier est assuré tout au long de l’année.

Nous réorientons également les étudiants vers d’autres dispositifs d’aide sociale quand cela est nécessaire.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite faire une demande de bourse auprès du service des formations sanitaires et sociales de la région Ile-de-France ?

Je lui recommande de vérifier qu’il remplit bien les critères d’allocation de la bourse. Statut, établissement : tous les critères sont détaillés dans la note d’information présente dans la FAQ. Surtout, je lui conseille de réfléchir au coût et aux possibilités de financement de sa formation avant même de s’inscrire au concours. Certains élèves sont contraints d’abandonner la formation après avoir réussi le concours, parce qu’ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas la financer. C’est dommage !

 

Propos recueillis par Solène L’Hénoret, novembre 2010