Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Les formations du paramédical

Domaines : CAP / BEP ou équivalent, Formations, Bac ou équivalent, Bac + 2, Bac + 3, Bac + 4, Bac + 5
Mai 2013
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Panorama des formations

Des débouchés garantis

Aujourd’hui, près d’1 million de personnes exercent une profession paramédicale en France, dont plus de 200 000 en Ile-de-France.

Pour compenser les nombreux départs à la retraite des personnels de santé et du paramédical prévus d’ici 2015 et répondre à l’augmentation des besoins de soins liée au vieillissement de la population, un recrutement  massif de professionnels du paramédical est attendu dans les prochaines années.

Au cours de la période 2005-2015, on estime que les professions sociales et paramédicales devraient créer entre 58 000 et 93 000 emplois rien qu’en Ile-de-France, soit une croissance de 6 000 à 9 000 emplois (1).

Dans une conjoncture économique marquée par la morosité du marché de l’emploi, le dynamisme du secteur paramédical fait figure d’exception.

(1) Source : étude OREF (observatoire régional de l’emploi et de la formation) Ile-de-France

Des professions et cursus strictement réglementés

Secteur de la santé oblige, les métiers du paramédical sont très réglementés. Pour les exercer, il est indispensable de décrocher le diplôme qui y prépare explicitement.

Selon la spécialité qui vous intéresse, le précieux sésame est un diplôme d’Etat, un certificat de capacité, un baccalauréat professionnel, un BTS, un DUT, etc.

Si globalement à chaque métier correspond un diplôme spécifique, pour quelques rares professions, plusieurs voies d’accès coexistent. Le technicien en analyses biomédicales, par exemple, peut aussi bien être titulaire du DETAB (diplôme d’Etat de technicien en analyses biomédicales), du BTS analyses de biologie médicale que du DUT génie biologique option analyses biologiques et biochimiques.

La plupart des titres et diplômes du paramédical sont délivrés par le ministère de la Santé ou le ministère de l’Education nationale, qui en définissent précisément le contenu.

Depuis la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, ce sont les régions qui sont responsables de la formation des travailleurs sociaux, des sages-femmes et des professionnels du secteur paramédical. Leur rôle : définir et répartir l’offre de formation sur le territoire et financer les dépenses pédagogiques et administratives des organismes de formation. La région Ile-de-France consacre ainsi 150 millions d’euros par an à ces formations et elle accorde chaque année 6 000 bourses à des étudiants du secteur sanitaire et socia.

Des diplômes en pleine réorganisation

Une réorganisation des formations paramédicales est en cours.

Depuis 2010, la déclinaison du système européen LMD (licence-master-doctorat) a permis d’entamer la refonte de la formation initiale des professionnels paramédicaux en France et leur intégration progressive dans des filières universitaires.

Chaque institut de formation en soins infirmiers (IFSI) travaille désormais, par exemple, en lien avec une université et son conseil régional.

La grande majorité des étudiants paramédicaux peut déjà bénéficier de l’application du schéma LMD. Au terme de leur formation, ces étudiants obtiennent la reconnaissance du grade universitaire de licence, qui leur procure une meilleure reconnaissance sur le plan de l’exercice professionnel, mais aussi sur le plan de la rémunération.

D’ici 2015, l’ensemble des étudiants paramédicaux bénéficiera du dispositif LMD.

Soyez donc vigilants et informez-vous sur l’avancée des réformes du diplôme qui vous intéresse. Pour cela, consultez régulièrement les sites professionnels et institutionnels (voir la liste des liens et sites utiles du dossier).

Un secteur accessible à tous les niveaux de formation

Plusieurs formations paramédicales sont accessibles sans condition de niveau scolaire préalable et n’exigent donc pas d’être bachelier. Les élèves de niveau 3e ou CAP peuvent préparer plusieurs diplômes menant à des métiers des soins (aide-soignant, auxiliaire de puériculture) et à des métiers médico-techniques (prothésiste dentaire, orthoprothésiste).

L’accès à un grand nombre de filières paramédicales est cependant réservé aux titulaires du bac, notamment dans les métiers de la rééducation (diététicien, ergothérapeute, etc.). Il est même nécessaire d’avoir effectué une année d’études supérieures pour intégrer certaines formations, tels plusieurs instituts de formation en masso-kinésithérapie qui recrutent les étudiants après une PACES (première année commune aux études de santé).

A noter : les formations ouvertes aux titulaires du bac sont aussi ouvertes aux titulaires d’un titre admis en équivalence, ou d’une attestation de succès à un examen spécial d’entrée à l’université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU).

Les non-bacheliers peuvent aussi se présenter sous certaines conditions d'âge (avoir au moins 24 ans) ou d'expérience (avoir 20 ans et 24 d'activité professionnelle) à l'examen de niveau des Drass. La réussite à cet examen vous permet d'étudier au sein d'une formation supérieure paramédicale mais ne vous donne pas l'équivalence du bac .

L’offre de formation en Ile-de-France

Vivier d'emplois pour les professionnels du secteur, l’Ile-de-France est également riche en structures de formations aux métiers du paramédical.
Tous les niveaux de diplômes et presque toutes les spécialités sont proposés en Ile-de-France.
Plus de 150 établissements franciliens forment chaque année environ 23 000 étudiants aux métiers du paramédical.
Du fait des besoins croissants, le nombre de places ouvertes dans ces filières est en constante augmentation.

Un accès sélectif

Des métiers centrés sur l’humain et un marché de l’emploi garantissant de bons débouchés rendent les filières paramédicales attractives.

De nombreux candidats se pressent à l’entrée de ces formations, dont le nombre de places est limité. Il existe des formations sans quota (orthoptiste, ergothérapeute, audioprothésiste, etc.) où les pouvoirs publics ne restreignent pas le nombre d’étudiants à former. Seules les capacités de formation limitent alors les places disponibles.

Cependant plusieurs diplômes, comme dans le domaines des études médicales sont régis par un numerus clausus, décret qui fixe chaque année le nombre de places ouvertes au concours en fonction des besoins de professionnels sur le marché du travail.

Résultat : quel que soit le niveau d’accès à ces formations, l’entrée y est sélective. Elle s’effectue sur dossier (bulletins scolaires, lettre de motivation) ou sur concours (épreuves écrites et orales). Si certaines écoles se regroupent pour organiser des épreuves communes, la plupart organisent leur propre sélection. Vous devez vous inscrire directement au concours des établissements qui vous intéressent.

Conseils pratiques :
Vous inscrire au concours de plusieurs écoles
vous permet de multiplier vos chances de réussite.
Contactez les établissements de formation pour connaître précisément leurs modalités de recrutement et la date de leur concours. 

 La sélectivité varie beaucoup d’une formation à l’autre. D’après une étude conjointe de l’IAURIF et de l’OREF (1), il y aurait en IFSI (Instituts de formation en soins infirmier) 1 place pour 2 candidats. Ce chiffre s’abaisserait à 1 place pour 4 à 5 postulants pour les formations d’aide-soignant et d’auxiliaire de puériculture et à moins d’1 place pour 10 candidats dans les filières de rééducation. La concurrence est donc rude !

Sachez également que la réalité du recrutement diffère parfois des conditions minimales indiquées dans le règlement. Ainsi, dans beaucoup de concours en théorie accessibles avec le bac, les admis ont en réalité effectué une ou plusieurs années d’études supérieures ou de préparation avant de réussir le concours.

De même, les concours d’entrée en formation de rééducation, en théorie ouverts à tous les bacheliers, portent souvent sur le programme de maths, biologie ou physique-chimie de première et terminale S. Les  bacheliers scientifiques ont donc un net avantage et représentent la quasi-totalité des effectifs en formation de kinésithérapeute, ergothérapie ou orthoptie.

(1) Regards croisés sur les métiers et formations du secteur sanitaire et social en Ile-de-France, IAURIF (Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Ile-de-France) et OREF (observatoire régional de l’emploi et de la formation), février 2007.

Suivre une prépa ?

La sélectivité à l’entrée des formations conduit de nombreux candidats à s’inscrire dans des classes préparatoires aux concours. Ce phénomène est particulièrement répandu dans les professions de rééducation, où la concurrence est sévère.
Les formules proposées varient en termes de durée, d’organisation, mais aussi de tarifs.
Certains organismes proposent des révisions intensives de septembre jusqu’au concours, d’autres des formules allégées en cours du soir ou concentrées sur 2 ou 3 mois.
Des préparations par correspondance sont également proposées.  Renseignez-vous avant d’opter pour l’une d’entre elles.

Des formations professionnalisantes

Une fois la barrière de la sélection à l’entrée passée, les formations paramédicales se déroulent, selon le métier choisi, dans des écoles spécialisées, des lycées, des facultés de médecine, etc.

La durée de la préparation du diplôme varie. Si le diplôme d’Etat d’ambulancier se prépare en 1 an, 4 ans de formation sont nécessaires pour décrocher le certificat de capacité d’orthophonie. De  nombreux cursus paramédicaux durent 2 ou 3 ans.

Toutes ces formations font alterner cours théoriques et ateliers pratiques, et comportent de nombreux stages en milieu professionnel. Le rythme y est intense.

Plusieurs diplômes paramédicaux peuvent être préparés par la voie de l’apprentissage en Ile-de-France.

L’obtention du diplôme repose souvent sur des évaluations en contrôle continu et des épreuves diplômantes finales.

Durée des études et niveau de reconnaissance : 2 notions à ne pas confondre !

Ne confondez pas nombre d’années d’études et niveau de diplôme. L’enregistrement au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) attribue à un diplôme un niveau d’études et d’aptitude professionnelle.Le niveau I correspond au niveau master, le niveau V à celui d’un CAP.

Certains diplômes du paramédical nécessitent 3 années d’études après le bac mais ne sont reconnus que de niveau III (bac + 2). Un BTS, même préparé en 3 ans, est un diplôme de niveau bac + 2.
Avec l'application en France du schéma LMD (licence-master-doctorat) aux formations paramédicales, cette disparité entre durée des études et niveau de formation tend à disparaître.

Dans chaque intitulé de fiche diplôme, nous précisons la durée de la formation et son niveau de reconnaissance.

Pour en savoir plus, consultez le site du RNCP.

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