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Deux nouvelles dispositions devraient favoriser l’insertion des élèves handicapés

Une convention-cadre signée le 1er juin dernier par le ministre de l’Education, Luc Châtel, vise à assurer une meilleure continuité dans l’accompagnement des élèves handicapés.


Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Education nationale, environ 187 500 enfants et adolescents handicapés étaient scolarisés en milieu ordinaire en 2009. Un peu moins d’un quart d’entre eux bénéficiaient d’un accompagnement individuel ou collectif assuré par un auxiliaire de vie scolaire (AVS).

 

Les AVS sont employés par l’Education nationale. Ils ont le statut d’assistant d’éducation, au même titre que les surveillants des collèges et des lycées. Ils sont recrutés pour une durée maximale de 3 ans, renouvelables dans la limite d’un engagement maximal de 6 ans. Ils reçoivent un salaire d’environ 1 000 euros nets/mois pour un temps complet (cependant, rares sont les AVS bénéficiant d’un contrat à temps complet).

 

Pour les parents d’enfants handicapés, l’obtention d’un auxiliaire de vie scolaire, accompagnant sans lequel la scolarisation de l’enfant est parfois impossible, relève souvent du parcours du combattant. Le jour de la rentrée scolaire, il n’est pas rare qu’aucun professionnel ne soit présent aux côtés de l’élève. Et lorsqu’un AVS est nommé, il n’a en général aucune connaissance du handicap de l’enfant. Aucune formation n’est prévue : l’AVS doit tout apprendre au contact de l’enfant et de ses parents.

 

Jusqu’à présent, pour des raisons liées à l’organisation des établissements scolaires et aux contraintes des AVS (fin de contrat, déménagement, etc.), il arrivait que l’enfant « perde » son AVS du jour au lendemain. Il devait alors attendre plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, avant qu’un nouvel AVS ne soit nommé. Par ailleurs, aucune continuité n’était assurée d’une année sur l’autre : le lien entre l’enfant et son accompagnant était rompu, il fallait à chaque fois tout reprendre à zéro avec un nouvel intervenant.

 

Pour garantir une meilleure prise en charge des enfants et adolescents handicapés, mais aussi offrir de réelles perspectives de carrière aux AVS, Luc Châtel a mis en place un nouveau dispositif.


Ce dispositif doit permettre aux associations signataires de recruter sous statut d'assistant d'éducation 600 AVS dont le contrat arrive à terme. En retour, ces associations percevront une indemnisation constituée de la prise en charge totale des frais inhérents aux salaires ainsi que d'un pourcentage des frais de gestion des associations.

 

Par ailleurs, pour assurer une continuité de la prise en charge entre le domicile de l’élève et son établissement scolaire, les associations de service d’aide et d’accompagnement à domicile auront la possibilité, elles aussi, de recruter des AVS.

 

Pour les familles et les associations, cette convention est un premier pas vers une meilleure prise en compte des besoins des élèves handicapés. Cependant, le chemin à parcourir est encore long. En outre, ce nouveau dispositif ne règle pas le problème de la formation des AVS, pas plus qu’il n’apporte à ces accompagnants le véritable statut professionnel auquel ils aspirent légitimement.

 

Patricia Holl, le 18/11/2010