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Vers une pénurie de médecins en Ile-de-France ?

Un rapport publié le 21 octobre 2010 par le Conseil économique et social régional d’Ile-de-France (CESR) révèle le risque de pénurie de professionnels de santé en région parisienne dans les prochaines années.


« L’Ile-de-France sera l’une des régions les plus concernées par la baisse des effectifs médicaux : 10 % au cours des 10 prochaines années, voire 20 % en 2030 ». Tel est le constat dressé par le rapport « Territorialité et offre de soins » préparé par le Docteur Olivier Aynaud, membre de la Commission de la santé, de la solidarité et des affaires sociales et par ailleurs Président de l’UNAPL (1) Paris.

 

A l’origine de cette baisse des effectifs, des départs massifs à la retraite, que les numerus clausus actuels ne permettront pas de compenser. Dans 15 ans, les 17 000 médecins libéraux franciliens de plus de 50 ans (généralistes et spécialistes confondus) auront atteint l’âge de la retraite. Ils représentent 70 % de la profession en exercice actuellement.

 

Autre explication avancée : la  baisse de l’attractivité de la région Ile-de-France délaissée pour des régions proposant une qualité de vie supérieure. Ainsi, seuls 65,8 % des médecins ayant obtenu leur diplôme en Ile-de-France exercent dans la région.

 

En conséquence, la densité de médecins (nombre de professionnels exerçant sur un territoire par rapport à la population de ce territoire) pourrait chuter de 25,8 % en Ile-de-France d’ici 2030, alors que sur la même période, la population des plus de 60 ans devrait doubler et, avec elle, les besoins en soins médicaux.

 

Les professionnels de pharmacie et les auxiliaires médicaux (masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes…) sont également concernés par le risque de pénurie, infirmiers en tête. D’après le rapport du CESR (2), il faudrait recruter au moins 4 000 infirmiers pour compenser les prochains départs à la retraite, et 1 600 de plus pour que l’Ile-de-France rattrape la densité nationale, aujourd’hui 2 fois supérieure.

 

Afin d’endiguer cette baisse prévisible des effectifs, le CESR (2) propose de renforcer la communication et l’information auprès des jeunes et des étudiants sur les métiers et les formations de la santé, pour accroître leur attractivité.

 

La nécessité d’une adaptation de l’offre de formation « aux nouveaux besoins de santé de proximité » est également soulignée.

 

Autre proposition du rapport : le développement de la télémédecine, autorisée par le décret du 19 octobre 2010 qui la définit comme « les actes médicaux, réalisés à distance, au moyen d'un dispositif utilisant les technologies de l'information et de la communication ».

 

La téléconsultation, qui permet à un professionnel médical de donner une consultation à distance à un patient (notamment par Internet) pourrait ainsi constituer un élément de réponse aux problèmes de pénurie de professionnels de santé rencontrés par certains territoires.

 

 


(1) Union nationale des professions libérales

(2) Conseil économique et social régional