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Concours de prof des écoles : les candidats franciliens assurent !

Pour la session 2010 du concours externe de recrutement de professeurs des écoles, les académies de Paris, Créteil, Versailles affichent des taux de réussite supérieurs à la moyenne nationale.


La session 2010 du concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) a réuni, à l’échelle nationale, 34 757 candidats pour 6 577 postes, soit un taux de sélectivité de 18.8 %.

 

Trois des quatre académies ayant eu le meilleur taux de réussite sont franciliennes. Parmi celles-ci, Créteil arrive en tête (31,7 % des candidats admis), suivie par Versailles (23,1 %) puis Paris (20,8 %, ex-aequo avec Reims). Seule l’académie de Guyane surpasse tout ce petit monde, avec 38,6 % de réussite.

 

Comment expliquer ces très bons résultats, en particulier sur l’académie de Créteil ? Par une conjonction inédite d’événements :

 

- Plus de postes. Sur l’Académie de Créteil, le nombre de postes offerts au CRPE est passé de 777 en 2009 à 871 en 2010. Dans un contexte global de réduction des effectifs au sein de l’Education nationale, cette hausse est tout à fait inattendue.

 

- Moins de candidats. A Créteil, ils n’étaient que 5 390 inscrits, contre environ 6 000 habituellement. Plus étonnant encore : sur ces 5 390 inscrits, la moitié n’ont même pas tenté leur chance à l’écrit.

 

Pour Jean-Louis Auduc, directeur adjoint de l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) de Créteil, c’est du jamais vu. « La médiatisation des difficultés rencontrées par les nouveaux stagiaires a dû jouer. Tout ce qu’on entend décourage des étudiants qui voulaient se tourner vers l’enseignement », analyse-t-il dans une interview accordée au site Educpros le 14 octobre dernier.

 

- Des épreuves plus faciles. Avec la mastérisation du recrutement des enseignants, qui a fait passer de la licence au master le niveau requis pour s’inscrire aux concours de l’enseignement, tout le monde s’attendait à une hausse du niveau de difficulté des épreuves. A Créteil, cela n’a pas été le cas. « Les écrits du concours n’auront jamais été aussi peu sélectifs », reconnaît sans peine Jean-Louis Auduc.

 

Voici comment, dans un contexte de concours peu favorable, on obtient un excellent cru. Bonne classe à tous les lauréats…