Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

20/01/2010 à 17h00 - Les métiers du bâtiment

Du CAP au diplôme d'ingénieur, à temps plein ou en alternance, le choix de formations dans le secteur du bâtiment est aussi vaste que la palette de métiers ! Pour connaître les parcours possibles, les attentes des recruteurs et les perspectives de carrière, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités.

Les invités

Marie-Lyne Vandenbussche - Responsable de la gestion des ressources humaines de Eiffage

Philippe Caylar - Conseiller jeunes-entreprises au CFA du bâtiment de Saint-Denis (93)

Question :

Bonjour : En quoi consiste principalement votre métier ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Je supervise la gestion des ressources humaines dans sa globalité. Ce qui m'amène à procéder à des recrutements, d'ouvriers, de cadres, aussi bien que de techniciens. Philippe Caylar : J'exerce aussi le métier de recruteur. A une différence près : je ne représente pas directement l'employeur ; je joue un rôle d'intermédiaire entre les entreprises qui recrutent, et les personnes qui cherchent à trouver du travail via l'apprentissage. Mes interlocuteurs sont donc d'un coté les individus, les familles, les collèges, les CIO ou encore les missions locales... Et de l'autre, les employeurs, notamment le groupe Eiffage.

Question :

Bat-i-ment : Quelles sont les formations proposées par votre CFA ?

Réponse :

Philippe Caylar : Notre centre dispense huit formations. Nous sommes des spécialistes des métiers dits du "gros oeuvre" : CAP et BP maçonnerie, CAP coffrage. Nous formons également à des métiers du "second oeuvre", comme les CAP et les BP plomberie et carrelage, les CAP et BP électricité, chauffage, menuiserie, peinture et métallerie.

Question :

bat2 : Est-ce que Eiffage continue à recruter malgré la crise ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Nous continuons à recruter malgré la contraction de l'activité car nous ne voulons pas nous retrouver dans la même situation que lors de la précédente crise des années 90. A cette époque nous avons interrompu nos recrutements. Du coup, nous avons aujourd'hui un trou dans la pyramide des âges. Nous manquons de personnes âgées de 35 à 45 ans. Pour préserver une homogénéité de nos effectifs, nous maintenons donc notre volonté de continuer à recruter. Dans des proportions cependant moindres que les années précédentes.

Question :

Rémy : Pouvons-nous trouver un stage qui est loin de chez nous?

Réponse :

Philippe Caylar : En dehors de quelques sessions très courtes (trois jours), qui se déroulent au sein du CFA et sont destinés à permettre de préciser le projet professionnel, nous ne proposons pas des stages. Notre offre se compose de contrats de travail faisant alterner des périodes d'activité en entreprises avec des sessions de formation au sein du centre. C'est le principe des contrats d'apprentissage. Concernant le problème de l'éloignement, nous essayons de satisfaire tout à la fois les demandes des jeunes et des entreprises. Mais les métiers du bâtiment demandent de toute manière souvent des déplacements ! Même avec une entreprise située à proximité de chez vous, il vous faudra sans doute vous déplacer dans toute la région...

Question :

Dylan : Mr Caylar, votre CFA propose-t-il des formations qui touchent à l'écologie dans le bâtiment ? Comme la géothermie, le photovoltaïque, l'isolation... Je suis intéressé par ce secteur. On m'a dit que c'était l'avenir. Qu'en pensez-vous ?

Réponse :

Philippe Caylar : Clairement oui, c'est l'avenir ! Economiser l'énergie devient indispensable. Mais il y a toujours un temps de retard entre ce qui se fait en entreprise, les développements récents, et les formations. Pour l'instant, il n'existe que quelques formations, récentes, dans ces domaines. Pour avoir les coordonnées des centres qui les proposent, je vous conseille de vous adresser directement à la Fédération Française du Bâtiment, la F.F.B. Vous pouvez contacter Madame Drapier au 01 40 55 21 32. Pour notre part, nous n'avons pas encore intégré de formations spécifiques. Marie-Lyne Vandenbussche : Eiffage a intégré le développement durable dans ses projets de construction. Une direction scientifique existe et travaille sur ces sujets. Nous recrutons des ingénieurs énergéticiens thermiciens.

Question :

Alex : Est-ce que les métiers sont difficiles?

Réponse :

Philippe Caylar : Pour répondre à Alex : Il faut résoudre des problèmes techniques, cela peut être stressant. Les clients peuvent aussi avoir des exigences qui changent fréquemment, ce qui demande de bonnes capacités d'adaptation, tout en tenant les délais et les coûts. Marie-Lyne Vandenbussche : Il y a des moments faciles et d'autres plus difficiles, comme dans tous les métiers. Il est vrai que les métiers de la construction sont souvent des métiers physiques. Un des attraits du bâtiment, c'est que c'est physique et souvent en extérieur. Il y a aussi un perpétuel mouvement. C'est fait pour les personnes qui n'aiment pas être toujours au même endroit. Mais, certains emplois sont plus durs que d'autres. Un décorateur va moins souffrir qu'un terrassier par exemple. Par ailleurs, aujourd'hui il y a de gros efforts de mécanisation du travail pour ménager la pénibilité. Des progrès notables ont aussi été enregistrés dans les domaines de l'hygiène et de la sécurité.

Question :

Polo : Est-il vrai qu'il est difficile de trouver de bons compagnons maçons ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Tout dépend de ce que l'on entend par "bon maçon" : maçonnerie traditionnelle ou maçonnerie béton armé ? Suivant l'un ou l'autre, ce n'est pas la même chose. Parle-t-on d'un compagnon maçon qui a fait son tour de France ou d'un ouvrier compétent dans le bâtiment ? Il est certain qu'il est difficile de trouver de bons maçons traditionnels.

Question :

Geborth : Mr Caylar, votre CFA travaille t-il avec des entreprises hors région parisienne ?

Réponse :

Philippe Caylar : Oui. Nous travaillons avec des entreprises de taille nationale, qui ont souvent des agences en Ile-de-France. Mais notre objectif est que les jeunes trouvent en priorité une entreprise en région parisienne pour faciliter le suivi de leur formation.

Question :

STEPH : Est-ce qu'il y a des filles dans votre école, Mr Caylar ?

Réponse :

Philippe Caylar : Oui ! Dans tous les métiers, même ceux qu'on imagine très masculins, comme la maçonnerie. Mais le nombre reste faible en proportion (2-3%), car nous sommes un CFA qui forme du personnel de chantier. Dans les CFA qui forment du personnel d'encadrement, la proportion est plus importante, de l'ordre de 25 %.

Question :

Lino : Quel salaire touche un maçon qui débute chez Eiffage ? Et un chef d'équipe ? Magnus : Combien gagne environ un maçon chez Eiffage ? Au début de sa carrière, et ensuite ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Un maçon débutant touche environ 1500 euros bruts par mois. Il faut ajouter à cela les indemnités de trajet, les primes de rendement, les indemnités de repas. Le tout représente plusieurs centaines d'euros supplémentaires par mois. Pour un chef d'équipe, il n'y a pas de chef d'équipe débutant. Ce sont en général des ouvriers qui ont évolué et qui possèdent une expérience significative de leur métier. Le salaire moyen est alors d'environ 2200 euros bruts par mois avec en plus les mêmes indemnités que celles citées précédemment. Chez Eiffage, les salariés bénéficient d'un 13ème mois et d'une prime de vacances pouvant atteindre 30% du brut mensuel, ainsi que d'une épargne salariale constituée d'une prime de participation aux résultats de l'entreprise et d'une prime d'intéressement.

Question :

Jimmy : Combien sont rémunérés les apprentis en formation dans votre CFA ?

Réponse :

Philippe Caylar : C'est l'entreprise qui paye, pas le CFA. Le versement des rémunérations en apprentissage est encadré par la loi et les conventions collectives. Il y a un minimum, mais pas de plafond. La rémunération est fonction de l'âge, de l'année de formation et du diplôme. Par exemple, pour un jeune de 16 ans en 1ère année d'apprentissage, le salaire, quel que soit le métier est au minimum de 528,35 euros mensuels nets, sans compter les avantages en nature tels que le remboursement des frais de transport et les primes de repas.

Question :

Gratien : Est ce que l'on peut être formé en alternance chez Eiffage? Qui faut-il contacter ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Eiffage Construction recrute bien évidemment des apprentis, aussi bien comme ouvriers, que comme techniciens et cadres. Notre groupe fait appel au CFA de Saint-Denis ainsi qu'à d'autres centres de formation pour, par exemple, la formation initiale des compagnons qui débouchent généralement sur un diplôme de type CAP ou Bac Pro.

Question :

RadjOune : Bonjour, je voudrais savoir si je fais un Bac STG, ce que je pourrais faire avec ? Quelle sont les portes qui s'ouvrent ?

Réponse :

Philippe Caylar : Pour plus d'informations, contactez Mme Drapier au Point Jeunes Rencontres Bâtiment de la FFB, au 01 40 55 11 32.

Question :

Geborth : Vos contrats d'apprentissage (en alternance) sont-ils signés avec des entreprises basées en régions ?

Réponse :

Philippe Caylar : Oui, comme je l'ai déjà dit en début de chat.

Question :

Gino : Quels métiers, quels profils, recherchez-vous chez Eiffage ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Nous recherchons des ouvriers maçons et coffreurs confirmés, des ingénieurs études de prix, des ingénieurs méthode, des ingénieurs énergéticiens et des chefs de projet, ainsi que des plombiers.

Question :

Manu : Faut-il forcément passer par l'apprentissage pour travailler dans le bâtiment ?

Réponse :

Philippe Caylar : C'est préférable si l'on a envie d'évoluer. Cependant, on peut travailler pour de très petites entreprises et démarrer sur le tas, sans formation. Mais l'évolution sera compromise, ou beaucoup plus lente. Sans savoir lire un plan, faire des calculs, rédiger des comptes-rendus d'interventions, on sera condamné à être manoeuvre à vie. Marie-Lyne Vandenbussche : Non, ce n'est pas obligatoire, mais c'est mieux parce qu'on acquiert les bases du métier rapidement et on apprend les fondamentaux. Dans nos métiers, on fait beaucoup de formation continue, aussi bien en interne qu'en centre de formation. Chez nous, une personne qui rentre dans le bâtiment est sûre d'avoir une formation.

Question :

klo : Eiffage... c'est vous qui avez fait le viaduc de Millau ?! Quels métiers travaillaient sur ce projet ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Oui ! Eiffage a réalisé le viaduc de Millau et toutes les branches du groupe Eiffage ont participé à sa construction : terrassier, géomètre, génie civil, conducteur d'engins, applicateurs d'enrobés, électriciens, grutiers, échafaudeurs, signalétique, métallerie, charpentiers métalliques (Eiffel)... geborth : bravo !

Question :

Teddy : Bonjour. Je voudrai savoir si beaucoup d'élèves qui sortent de votre CFA trouvent du travail ? Et quelles sont les spécialités les plus demandées ?

Réponse :

Philippe Caylar : Pour la moitié des jeunes diplômés, la recherche est très facilitée dans le sens où c'est l'entreprise qui les a formés qui les embauche. Par ailleurs, un tiers des diplômés cherchent à poursuivre leur formation en se tournant vers des bacs pros, ainsi que d'autres types de formations complémentaires pour élargir leurs compétences. Seuls deux diplômés sur dix se déclarent sans emploi, ou s'orientent vers d'autres métiers.

Question :

David (Stains) : Je veux devenir maçon et j'aimerais travailler dans la restauration de maisons anciennes ou même de châteaux... Quelle formation faut-il suivre? Pensez-vous que je devrais démarrer par un passage dans le "secteur normal ", par exemple chez vous Madame, à Eiffage ? Je suis très motivé. Merci de me répondre.

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Vous aurez plus de chances en contactant les compagnons du tour de France si vous voulez faire du bel ouvrage dans des chantiers anciens !

Question :

Geborth : Avez-vous chez Eiffage mené des enquêtes pour comprendre le "manque d'attractivité" prêté aux métiers du bâtiment ou, à l'inverse, comprendre les motivations de ceux qui au contraire s'y investissent ?

Réponse :

Marie-Lyne Vandenbussche : Selon vous quels sont les freins et quels sont les avantages de ce métier ? Nous aimerions avoir votre sentiment sur le sujet afin de mieux vous répondre. Philippe Caylar : Pour notre part, nous avons effectivement du mal à trouver des jeunes intéressés par certains métiers, notamment dans le gros oeuvre, alors que c'est là quœil y a énormément de besoins. Il y a moins de problèmes dans le second oeuvre. Il faudrait que les jeunes sortent des sentiers battus s'ils veulent s'insérer dans nos métiers, en ne se positionnant pas tous sur les mêmes métiers.
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