Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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17/06/2009 à 17h00 - Les métiers de l'informatique

Premier recruteur de cadres en France, l'informatique est très ouvert aux jeunes. A travers les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités, découvrez les meilleures formations, les attentes des recruteurs et les perspectives de carrière.

Les invités

Laurent Trebulle - Directeur des relations entreprises à l'EPITA

Alain Ripeau - DSI du Groupe HELICE

Question :

Rick : Que fait le groupe Hélice exactement ? Est-ce que vous embauchez ?

Réponse :

Alain Ripeau : Le groupe Hélice est une société de services en ingénierie informatique. Nous réalisons des prestations de services informatiques pour nos clients grands comptes et PME sur le territoire français. Nous avons également un centre de formation et des centres de services. Nous sommes 700 collaborateurs et nous existons depuis 25 ans. Nous embauchons, cette année également. Nous effectuons ces embauches au rythme des besoins des projets de nos clients.

Question :

Bizness : Je suis en Terminale S, je voudrais entrer à l'Epita, comment faire ? Est-ce qu'il y a des notes minimales à avoir au bac ? Un concours ?

Réponse :

Laurent Trebulle : Pour rentrer à l'Epita, il faut effectivement un bac S, il n'y a pas de note minimale. On procède avec des entretiens en mathématiques, anglais, culture générale et culture informatique. Puis, on regarde la motivation des candidats, qui est le meilleur gage de réussite. L'Epita recrute au niveau du bac 80% de ses effectifs, les 20% restant intégrant l'école après des classes préparatoires classiques ou un premier cycle universitaire.

Question :

Kalou : Quels sont les principaux métiers du secteur ?

Réponse :

Alain Ripeau : On parle de domaines : le conseil, les études et développement mais également des métiers liés à l'infrastructure. C'est à dire système, réseaux, bases de données, sécurité. Dans ces domaines, les projets sont réalisés par des ingénieurs, des techniciens, des analystes, des administrateurs, des consultants, des chefs de projets, des coordinateurs, des chefs d'équipes, ainsi que d'autres métiers plus spécifiques. Laurent Trebulle : En dehors des SSII, les autres recruteurs sont les éditeurs de logiciels, les grands utilisateurs (banques, industries), les start -up... Les métiers sont souvent les mêmes qu'en société de service mais on va trouver également des typologies de métiers un peu différentes en informatique embarquée, en intelligence artificielle ou autour des dernières technologies internet.

Question :

Charlie : A quels métiers forme l'Epita ?

Réponse :

Laurent Trebulle : L'Epita forme à tous ces métiers avec des spécialisations en télécommunications, en multimédia, en sécurité, en temps réel embarqué en traitement d'image... Nos 4 700 anciens sont répartis à 50% en société de service, à 25% chez les éditeurs, le reste chez les grands utilisateurs.

Question :

Will : Les profils universitaires vous intéressent-ils chez Hélice ?

Réponse :

Alain Ripeau : Oui, les profils universitaires nous intéressent. Outre le niveau d'études, le degré de motivation et d'engagement du candidat est incontournable. On commence à Bac +2 (techniciens micro, etc.), puis Bac +4 (analystes, administrateurs...) puis Bac +5 (ingénieurs). Et parfois aussi, des doctorants sur certains sujets.

Question :

Amandine : Est-ce qu'on peut rentrer à l'Epita à différents niveaux ? En reconversion par exemple , ou bien il y a une limite d'âge ?

Réponse :

Laurent Trebulle : Il y a quelques entrées à bac +4 pour des gens ayant un profil universitaire (master 1) et souhaitant acquérir chez nous une option professionnelle directement utilisable en entreprise. On peut également préparer une VAE à Epita.

Question :

Crumble aux sardines : Il parait que c'est la crise... Est-ce le cas aussi dans le monde informatique ? Thomas : Est-ce que la crise touche beaucoup les métiers de l'informatique ?

Réponse :

Alain Ripeau : Oui, la crise touche aussi le secteur informatique. Mais pas d'une manière générale et certains secteurs nécessitent toujours des recrutements. Donc globalement oui, mais il y a des recrutements ! Laurent Trebulle : Pour notre promotion 2008 elle s'est excellemment bien placée sur le marché et pour la promotion 2009, qui sort en juillet prochain, on constate effectivement une baisse sensible de la transformation des stages en embauche. Néanmoins les premiers sondages réalisés sur les étudiants ne sont pas alarmants. Si au lieu de 10 offres par personne l'an dernier ils n'en ont que deux, ce ne sera pas si mal. Par ailleurs, les crises ont des vertus, les jeunes diplômés devenaient très exigeants en terme de rémunération, la crise actuelle comme celle de 2001, permet de rééquilibrer l'offre et la demande.

Question :

Zen : Alain, quels sont vos principaux clients, grands comptes ?

Réponse :

Alain Ripeau : Nos principaux clients sont France Télécom, BNP Paribas, SNCF, SFR, PSA, Pôle Emploi, Crédit Agricole...

Question :

Charline : C'est quoi une VAE ?

Réponse :

Laurent Trebulle : La VAE (validation des acquis de l'expérience) est un dispositif national qui permet à un salarié ayant par exemple un BTS ou un DUT et un minimum de trois années d'expérience de faire reconnaître son expérience professionnelle et de prétendre ainsi à un diplôme de type bac +5.

Question :

Geek92 : DSI, ça consiste en quoi exactement ? Quelles sont vos tâches au quotidien ?

Réponse :

Alain Ripeau : La direction des systèmes d'information doit garantir la mise à disposition des applications et des systèmes selon des indicateurs définis. Mes responsabilités consistent à animer les équipes de développement et d'infrastructure, de coordonner l'avancement des projets, de négocier avec les fournisseurs, de réaliser la veille technologique. Dans mon cas, je suis en charge également des partenariats technologiques : IBM, Microsoft, Oracle...

Question :

Crumble aux sardines : Vous avez une fourchette du salaire moyen d'un étudiant sortant de l'Epita ?

Réponse :

Laurent Trebulle : Oui mais les fourchettes sont toujours faussées... En Ile de France, un étudiant sorti en 2008 gagnait en moyenne 38 000 euros brut annuels, en province on est plutôt à 33 000. Et si on partait en Californie, le salaire moyen était de l'ordre de 75 000 dollars. Le salaire dépend également des secteurs d'activité. Par exemple les sociétés de service qui comportent 80% d'ingénieurs payent un peu moins bien qu'un éditeur de logiciels ou une grande banque.

Question :

Fille : y a-t-il des femmes dans les métiers de l'informatique ?

Réponse :

Laurent Trebulle : Pas assez ! A l'Epita nous n'avons que 5% de femmes. A l'université, on arrive à 25%. Les femmes sont très recherchées dans nos métiers. Elles réussissent très bien en général. L'informatique correspond très bien au mode de raisonnement féminin et ce n'est pas un métier où il y a une quelconque barrière à l'entrée. Donc mesdemoiselles venez dans nos écoles ! Alain Ripeau : Et dans nos entreprises ! Les femmes sont plus présentes dans les métiers de la maîtrise d'ouvrage et de la maîtrise d'?uvre où elles excellent généralement. Une proportion moindre travaille dans le domaine de l'infrastructure. Mais elles sont les bienvenues !

Question :

Azur : Est-ce qu'on évolue plus facilement avec un profil technique ou généraliste ?

Réponse :

Alain Ripeau : On évolue autant dans la technique qu'ailleurs. Chacun doit trouver sa voie en fonction de ses aspirations, de ses goûts, de ses capacités et on peut passer de l'un à l'autre. Il y a beaucoup de managers ou de chefs de projets qui sont des techniciens. Il n'y a pas de barrières définitives entre un profil technique et un profil généraliste. Laurent Trebulle : Parmi les anciens de l'Epita (école réputée pour sa technicité) ils évoluent aussi bien en restant dans la technique qu'en prenant des responsabilités manageuriales, commerciales ou en s'orientant vers le métier de leur entreprise. La "base technique" est une sorte de sésame pour rentrer dans l'entreprise, l'évolution reste un choix personnel en fonction des opportunités qui se présentent.

Question :

Maya : Combien coûtent les frais d'inscription ou de scolarité dans votre école ?

Réponse :

Laurent Trebulle : Les classes préparatoires doivent être autour de 7 000 euros l'année et le cycle ingénieur autour de 8 000 euros. Néanmoins, je ne suis pas très concerné par les inscriptions et je vous invite à consulter l'école pour plus de précisions.

Question :

Sweb : Vos critères d'embauche chez Helice?

Réponse :

Alain Ripeau : Il y a un certain nombre de critères d'embauche. Les principaux sont définis par la DRH mais chaque manager a ses propres critères dans le cadre strict du respect de la loi. Au-delà, le premier critère sera la qualité relationnelle et la motivation.

Question :

pp93 : Sous quels OS formez-vous principalement vos élèves ? A-t-on le choix ? Y-a-t-il un large panel de distributions ?

Réponse :

Laurent Trebulle : On ne forme pas à un OS en particulier même si l'image d'Epita reste attachée à Unix, nous avions la semaine dernière une journée spéciale organisée par Microsoft avec la présentation de Windows Seven, nous sommes également engagés auprès d'Apple et nous essayons de donner la culture informatique la plus large à nos jeunes.

Question :

Jess : Il parait qu'il y a beaucoup de turn over dans les SSII, est-ce que c'est vrai ?

Réponse :

Alain Ripeau : Oui, il y a du turn over dans les SSII mais c'est très variable selon les entreprises. Certaines de celles-ci attachent une importance à la culture d'entreprise, d'autres s'organisent sans s'appuyer sur un lien fort avec ses collaborateurs. Généralement, le turn over moyen se situe en 5% et 10%. Ces chiffres varient également en fonction de la conjoncture. Il est plus fort lorsque nos clients engagent des projets importants.

Question :

Charline : Vous avez des partenariats avec des grosses boites, genre Microsoft, Google, Oracle ?

Réponse :

Laurent Trebulle : Oui, c'est l'une de nos forces. Nous avons plus de 50 conférences réalisées par des entreprises à l'école chaque année. L'an dernier Google US a pris 8 de nos stagiaires, Apple 2 et nombre d'entre eux restent ensuite dans l'entreprise mais pas forcément aux USA compte tenu des problèmes de visas. Siemens à Princeton (US) prend chaque année une dizaine d'étudiants de l'Epita pour des stages en recherche et développement. La semaine dernière nous organisions une vidéo-conférence avec l'un de nos anciens qui travaille pour Microsoft à Redmond (US), il a décrit aux étudiants son parcours international, son intégration chez Microsoft et son travail quotidien. Alain Ripeau : Nous sommes partenaires avec Microsoft (Gold certified partner), IBM depuis plus de quinze ans, avec Oracle, avec SAP Business Object. Nous sommes membre de l'ITSMF (Information technologie service management forum).

Question :

Amine : Quels sont d'après vous les métiers d'avenir en informatique ? Quel poste conseillez-vous à un nouveau diplômé pour bien commencer et évoluer dans sa carrière ? Amine : Un ingénieur en Télécommunication a t-il accès à tous les métiers de l'informatique ? Est-ce mieux d'être ingénieur informaticien qu'un ingénieur en Télécommunications pour accéder à certain postes ?

Réponse :

Laurent Trebulle : C'est difficile de répondre sans connaître la personne. Je pense que notre secteur comme les autres connaît la délocalisation et la sous-traitance off shore donc certains métiers seront moins valorisés demain. Néanmoins pour le secteur des télécoms par exemple il est difficile de délocaliser l'architecture et la maintenance des réseaux... Un ingénieur télécom a aujourd'hui de nombreuses possibilités de métiers mais pour ceux que je connais ce ne sont pas les meilleurs en programmation :-) Alain Ripeau : Toutes les technologies liées au Web en général nécessiteront beaucoup de compétences. Mais certains métiers n'existent pas encore. Il y a 20 ans, webmaster n'existait pas encore. Mais le Web crée des métiers tous les jours. L'innovation est permanente et il faut suivre ces évolutions pour rester intéressant pour les employeurs. Laurent Trebulle : L'informatique est un secteur extraordinaire car il est présent dans tous les domaines d'activités. Un ingénieur mécanicien va pouvoir travailler dans deux ou trois secteurs d'activité, quand la crise frappe ces secteurs c'est difficile de trouver un autre emploi. L'informatique est le seul domaine transversal et le socle de connaissances peut s'utiliser aussi bien dans la construction automobile que dans l'aéronautique ou dans la banque...

Question :

Vivivi : Vous avez des opportunités à l'étranger ? stage ? CDI ? Hadopir-to-pir : Offrez-vous des opportunités à l'étranger, pour vos élèves (Epita) ou vos employés (Hélice) ?

Réponse :

Laurent Trebulle : Le passage à l'étranger est obligatoire au cours de la scolarité. Il peut se faire par un échange Erasmus, un échange avec une université d'un autre pays hors UE mais bien sûr également par le biais des stages. Sur la dernière session de stages (septembre 2008-janvier 2009) 22% de nos étudiants ont réalisé leur stage à l'étranger? Attention toutefois. Trouver un stage à l'étranger reste plus difficile et demande un investissement personnel plus important à l'étudiant. Alain Ripeau : Nous avons peu d'opportunités à l'étranger mais nous réalisons des projets pour des clients internationaux qui nécessitent des déplacements à l'étranger. Actuellement, nous avons des collaborateurs en Angleterre, en Afrique, en Indonésie... Mais cela reste peu fréquent.
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