Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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11/02/2009 à 17h00 - Les métiers de l'horticulture et du paysage

Le secteur du paysage, très dynamique, offre un large choix de métiers au grand air. Pour connaître les formations les plus adaptées, les profils recherchés par les recruteurs et les perspectives d'emploi ou d’évolution professionnelle, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invitées.

Les invités

Odile Isch-Wall - Déléguée IDF de l'Union nationale des entrepreneurs du paysage

Hélène Dhaussy - Directrice du CFA Horticulture et Cheval de Maisons-Laffitte (78)

Question :

Dave : Pouvez-vous nous raconter vos parcours ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Je suis directrice du CFA depuis 2001. Je n'ai pas de formation agricole, mais j'ai un parcours dans la formation. Auparavant je dirigeais un centre d'insertion en région Centre, qui formait dans les secteurs de l'hôtellerie restauration et de la vente. Niveau études, j'ai une formation universitaire : un bac + 5 de gestion formation en Europe. Odile Isch-Wall : Je suis déléguée régionale de l'UNEP. Une formation initiale littéraire, complétée par une école de gestion, avec une spécialité gestion financière, gestion du personnel et droit du travail. Durant 2/3 de ma carrière, j'ai été responsable du personnel. Puis après avoir travaillé pour des entreprises, je travaille maintenant pour un métier, le promouvoir et le défendre.

Question :

Lulu : Hélène, quel métier apprend-on au sein de votre CFA ? Qu'est-ce que l'horticulture exactement?

Réponse :

Hélène Dhaussy : On apprend le métier de jardinier et paysagiste pour ce qui relève du paysage, mais nous formons aussi dans 2 autres secteurs : le cheval et la fleuristerie, qui permettront aux jeune de s'insérer dans des centres équestres en tant que palefrenier, et dans des boutiques en tant que fleuristes. L'horticulture, c'est la connaissance des plantes, il y a un cursus spécifique de formation qui va du CAP au BTS en production horticole.

Question :

Rose : L'UNEP ça sert à quoi ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : L'UNEP est la seule union représentative des métiers du paysage. Le but de l'Union est de défendre et promouvoir un métier. Plus particulièrement de par mon poste, je crée une animation entre les entrepreneurs et je leur permets d'être informés de toute l'actualité du métier.

Question :

Babos : Odile, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : Aujourd'hui notre Union régionale comprend 420 entreprises adhérentes. Mon travail consiste à les fidéliser, à augmenter le nombre d'adhérents, à les fédérer. Pour les fidéliser, il faut les connaître, les rencontrer, être à leur écoute. Il s'agit d'organiser des réunions thématiques pour les tenir informés de toute actualité du métier, tout en privilégiant la convivialité. Je leur propose les formations qui sont nécessaires à la bonne exécution de leur métier. Il s'agit également de faire connaitre l'UNEP dans les établissements d'enseignement agricole, d'intervenir dans les classes pour préparer les futurs salariés à leur métier.

Question :

Zora : A part paysagiste, il y a quoi comme métiers dans le secteur ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Il existe les métiers de jardinier, accessibles avec un CAP. Ensuite après un bac pro, on peut prétendre à être encadrant d'équipe de jardiniers, et avec un BTS, être conducteur de travaux. Il y a des spécialités telles que l'élagage, l'arrosage, la maçonnerie paysagère, la botanique, etc. Qui complètent le cursus initial et qui sont très recherchés sur le marché de l'emploi.

Question :

Fafa : Bonjour Odile, vous faites partie de l'UNEP, mais je n'arrive pas bien a percevoir les métiers qu'il existe dans cette branche. Pouvez-vous en citer quelques-uns ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : Le métier d'entrepreneur du paysage a de multiples facettes et fait appel à des techniques très diverses. Nous pouvons citer l'applicateur de produits phyto-sanitaires, même si nous sommes dans un contexte de développement durable ; le spécialiste de l'arrosage intégré ; l'élagueur ; le technicien de bureau d'études ; le concepteur de paysages ; le spécialiste de terrains de sport ; le gestionnaire de patrimoine arboré ; l'ouvrier qualifié en maçonnerie paysagère ; le technicien de piscines biologiques pour de l'entretien ou de la création... sans compter aujourd'hui toutes les tendances nouvelles : murs végétalisés, toitures végétalisées, etc.

Question :

Nathalie : Quelles sont les qualités nécessaires pour être paysagiste ? Combien peut espérer gagner un paysagiste au début de sa carrière ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Les qualités demandées pour être paysagiste sont à la fois physiques (bonne résistance aux intempéries, bonne condition physique) et manuelles (il y a des techniques spécifiques de plantation, de taille, d'organisation de jardin à acquérir) C'est un métier passion mais la connaissance des plantes et des qualités artistiques sont nécessaires. Odile Isch-Wall : Pour aborder toute question sur ce métier, il faut rappeler que c'est un métier passion, un métier qui fait du beau, et un métier très technique. Si 65 % des salariés ont un diplôme spécialisé en aménagement paysager, certains salariés autodidactes sans diplôme ont aussi leur chance car c'est un métier qui permet un parcours très évolutif. L'ouvrier paysagiste peut devenir chef d'équipe puis chef de chantier, puis conducteur de travaux. Et s'il a le goût d'entreprendre, créer sa propre entreprise et devenir entrepreneur du paysage. Ce qui explique une grande latitude dans les salaires : si le premier niveau de salaire est au SMIC ou proche du SMIC, le chef d'équipe doit gagner au minimum 10,31 euros de l'heure. Un chef de chantier, autour de 2 000 euros mensuels. Un conducteur de travaux peut gagner plus de 2600 mensuels.

Question :

lol : Pour trouver un apprentissage dans le secteur, que me conseillez-vous ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Pour entrer dans un CFA, il faut avoir signé un contrat d'apprentissage. Dans mon CFA, je demande à ce que le jeune trouve lui-même son contrat. Bien sûr, s'il est en difficulté, nous l'aiderons avec des entreprises qui nous sollicitent directement via des offres de contrat d'apprentissage, que nous mettons à disposition à partir de la journée portes ouvertes (pour cette année, ce sera le 28 mars). L'apprentissage peut se passer chez un artisan, dans une collectivité locale qui dispose d'un service espaces verts, dans une grosse structure ou une PME. Généralement nous conseillons aux jeunes de trouver l'entreprise à proximité de leur résidence afin de limiter les temps de transport, car le secteur requiert de démarrer tôt (7 h) pour se rendre sur les chantiers.

Question :

Laurent : Bonjour, pouvez-vous me citer des exemples concrets d'action menées par des gens spécialisés dans l'horticulture au sein de la région ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : Nos entreprises créent et entretiennent vos espaces verts. 30 % de leur activité répond à des demandes publiques, 28 % à des demandes d'entreprises privées, de syndics de copropriété, et 42 % des particuliers pour leurs jardins. Pour citer une réalisation concrète, je pense tout de suite au mur végétalisé du Quai Branly ; les jardins à thèmes comme les jardins André Citröen ; l'entretien des jardins historiques comme Vaux-le-Vicomte, Versailles, etc.

Question :

Michel : Entreprendre, créer sa boite dans le domaine du paysage, est-il porteur ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : Nous avons la chance de travailler pour un métier qui recrute. 3000 emplois nets sont créés chaque année. Et 87 % de nos entreprises envisagent de maintenir le nombre de leurs salariés voire d'embaucher. Etant donnée toute la gamme des métiers déjà cités, il y a de la place pour tous, donc pourquoi pas se lancer comme entrepreneur. D'autant que dans les 5 années qui viennent, 10 % des entreprises seront à céder.

Question :

Chabal : Il existe des CAP cheval ? ça consiste en quoi exactement ? pour quel métier au final ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : En dehors du paysage, nous proposons des formations dans le secteur du cheval et du commerce horticole. Avec un CAP soigneur d'équidés, on peut travailler comme palefrenier dans un centre équestre ou choisir de poursuivre une formation complémentaire pour devenir moniteur d'équitation ou entraineur de jeunes chevaux. Avec un CAP fleuriste, on peut également travailler à l'issue de son diplôme dans une boutique, une jardinerie ou chez un grossiste. On peut aussi poursuivre en préparant un brevet professionnel qui permettra de se mettre à son compte.

Question :

Jacques : Que veut dire BTSA ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Le BTSA est un BTS délivré par le ministère de l'Agriculture.

Question :

Jules : Quelles sont les conditions pour entrer dans votre CFA avec un niveau bac ? C'est sur dossier, sur entretien ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Pour entrer dans notre CFA, un dossier d'inscription est à télécharger sur notre site Internet (http://www.cfahorticheval.com), ou à demander directement au CFA. A sa réception, il sera étudié par les coordonnateurs de la formation (bac p ro ou BTSA). Un entretien sera proposé à chaque candidat retenu. Je précise que les résultats scolaires ne sont pas les seuls critères que nous retenons, la motivation pour le secteur professionnel, les différentes expériences même bénévoles, sont prises en compte. SI le candidat a satisfait aux tests passés lors de l'entretien, l'inscription au CFA sera validée à la signature du contrat d'apprentissage, puisque on ne peut entrer dans un CFA sans contrat.

Question :

Mirabelle : Quelles sont vos actions de lobbying ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : Notre Union a participé au Grenelle de l'Environnement, en obtenant des amendements car le végétal était absent. Nous avons aussi participé au Grenelle de l'Insertion car nos métiers permettent d'insérer des personnes en difficultés. Des actions sont menées auprès des maires pour qu'ils privilégient les espaces verts dans leur commune. En Ile-de-France, nous avons des actions de lobby pour améliorer le quotidien de nos entreprises, par exemple, leur permettre de faciliter leur stationnement pendant leurs interventions dans les jardins.

Question :

Michel : Quels profils retiennent le plus votre attention, si vous aviez des conseils à me donner pour un entretien - quelles sont les qualités que vous recherchez ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Lors de l'entretien, le candidat présentera les différentes expériences qu'il a eues. Elles peuvent être professionnelles, si par exemple, il a déjà réalisé un apprentissage dans ce secteur. Elles peuvent être liées à des stages de découverte du métier. Elles peuvent être simplement de l'entretien du jardin familial et de créations qu'il a réalisées. L'important est qu'il démontre son intérêt pour ce secteur professionnel et sa passion pour le végétal.

Question :

Laura : Pouvez-vous me décrire en quoi consiste le métier de paysagiste, au quotidien ?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Les métiers du paysage peuvent revêtir différentes formes : on peut travailler comme jardinier (travail d'exécutant), comme paysagiste (soit en bureau d'études pour concevoir des plans d'aménagement de jardin, soit sur le terrain en encadrant des équipes en charge de l'entretien ou de la création). Certains exercent des spécialités comme les élagueurs qui traitent les arbres malades, les spécialistes de l'arrosage automatique, les maçons paysagers qui construisent des murets et des bassins dans des jardins d'agrément. Les conditions de travail sont difficiles dans la mesure où les horaires sont fonction des temps de trajet pour aller sur le chantier, et que l'activité se déroule été comme hiver sous la pluie comme sous le soleil.

Question :

Antony : En région parisienne, il y a beaucoup de boulot dans le paysage ou l'horticulture ? Ou c'est plutôt en province ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : L'Ile-de-France est la région qui compte le plus d'entreprises du paysage. Elle fait partie des 3 grandes régions viviers d'emploi, avec la région Rhône-Alpes et la région Poitou-Charentes. Il suffit de se promener pour le vérifier, nous avons en Ile-de-France un grand patrimoine d'espaces verts !

Question :

pierreppauljacques : Je souhaite être jardinier, quel diplôme faut-il au minimum pour exercer ce métier?

Réponse :

Hélène Dhaussy : Un CAP peut suffire pour être embauché. De nombreuses entreprises déposent régulièrement des offres d'emploi dans mon CFA pour recruter des jeunes avec un CAP. On peut donc travailler directement après deux ans d'études ou poursuivre avec un bac pro, un BTS, une licence professionnelle.

Question :

Didier : Faut-il être passionné pour travailler dans le secteur ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : Il faut être passionné, avoir une grande sensibilité artistique, et aimer le travail de chantier. 85 % des effectifs ont un poste de chantier, c'est-à-dire à l'extérieur, quelle que soit la météo. Et le départ sur chantier se fait tôt le matin. Hélène Dhaussy : La passion est nécessaire compte tenu des contraintes du métier. Le goût du végétal et de la nature en général sont indispensables.

Question :

Mag : C'est un domaine où il y a beaucoup de femmes ? tib75 : Est-ce très masculin comme milieu ?

Réponse :

Odile Isch-Wall : Aujourd'hui le taux de féminisation s'est légèrement amélioré. Ces 2 dernières années nous sommes passés de 11 à 12 %. Il faut rappeler qu'il s'agit d'un métier physique, mais les femmes ont leur place. C'est un métier qui requiert du raffinement, de la conscience professionnelle, de la créativité, de la patience, et une bonne relation avec le client.
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