Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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16/01/2008 à 17h00 - Les métiers de l'électricité-électronique

Le secteur de l’électricité-électronique recrute à tous les niveaux. Fortement soumis aux évolutions technologiques, ses métiers sont toutefois en pleine évolution. Pour connaître les formations les plus adaptées et les perspectives d'emploi, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités.

Les invités

Jean-Emmanuel Boulissière - Directeur adjoint du CFAEE (centre de formation d'apprentis de l'équipement électrique)

Xavier Hornung - Représentant 3 organismes professionnels du secteur

Question :

boomties : Bonjour, l'électronique n'est pas un secteur qui fait beaucoup parler de lui. Pourquoi ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Aujourd'hui on peut dire que l'électronique n'est plus un secteur porteur. L'ensemble des cartes est fourni clefs en mains. L'électronicien n'a plus à intervenir. Le marché de l'emploi n'est plus favorable pour cette spécialité. Aujourd'hui c'est l'électrotechnique, c'est-à-dire le métier d'électricien, qui est en plein développement.

Question :

Ludo : L'électrotechnique et l'électrique c'est pas pareil ?

Réponse :

Xavier Hornung : Il n'y a pas de définition d'un "secteur électrique". On préfère parler des "métiers de l'électricité". C'est une filière qui va de la production d'électricité, jusqu'à sa distribution par des énergéticiens, puis ensuite jusqu'aux électriciens du bâtiment. Il y a aussi des métiers au sein de l'industrie du matériel électrique, très développée en France (Schneider Electric, Legrand). Enfin, il y a des électriciens partout : dans les immeubles de bureau, dans toutes les industries, dans la maintenance, les transports, etc.

Question :

Fafa : Vous proposez quelles formations dans votre CFA ? A partir de quel niveau d'études ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : On propose des formations à partir du niveau 4e, pour les CAP préparation et réalisation des ouvrages électriques. Il existe également des formations en BEP des métiers de l'électrotechnique, des bacs professionnels "électrotechnique énergie équipements communicants" (ELEEC), Mais aussi des brevets professionnels (BP IEE) que nous sommes les seuls à proposer sur Paris. Vous pouvez aller sur notre site www.cfaee.fr pour plus d'informations sur les autres formations. Et nous sommes au salon de l'apprentissage, porte de Versailles, les 18, 19 et 20 janvier 2008.

Question :

Mali : Quels sont les métiers qui recrutent le plus dans votre secteur ?

Réponse :

Xavier Hornung : Ce sont clairement les métiers d'électriciens du bâtiment. A partir d'une compétence générale d'électricien, il y a de multiples spécialités, dont certaines sont très porteuses : les courants faibles (ce qui touche à la distribution de l'information dans les bâtiments, les réseaux informatiques, les contrôles d'accès, la sécurité incendie), ce qui est lié à l'efficacité énergétique (bâtiments qui doivent de moins en moins consommer, voire produire leur propre énergie), et enfin tout ce qui est sécurité (exemple : le parc de logements parisien a un grand besoin de rénovation de ses installations électriques). D'une manière générale, chacun voit que les réseaux se développent énormément. Les compétences de l'électricien lui permettent de s'adapter à toutes ces évolutions.

Question :

Didine : Y'a-t-il des filles en formation ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Oui. Des efforts sont réalisés pour valoriser la profession auprès des femmes et pour la féminiser. Bien sûr toutes nos formations sont ouvertes aux femmes.

Question :

Zouad : Est-ce que ce sont des métiers où on trouve des filles aussi ?

Réponse :

Xavier Hornung : Pas assez. On en connaît quelques-unes unes qui font de très belles carrières. Mais il est vrai que ce n'est pas évident pour elles de s'adapter à cet environnement masculin et de chantier. Les aspects physiques ne sont pas en cause car mises à part certaines fonctions, le métier n'est pas d'une grande pénibilité physique.

Question :

Jean-Baptiste : C'est quoi l'électrique dans la Marine ? Vous proposez des postes ? Où puis-je me renseigner ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Dans la Marine, l'électrotechnique est une formation de base indispensable qui ouvre la voie à différentes spécialités sous-marines ou de surface. Vous pouvez vous renseigner au SICM (service d'information des carrières de la Marine), qui se trouve à Paris, 15 rue Laborde dans le 15e arrondissement.

Question :

Kolik : On dit aujourd'hui qu'un électricien doit avoir une activité très hétérogène. Y'a-t-il tout de même de grands secteurs d'activité ?

Réponse :

Xavier Hornung : Ce qui est important, c'est d'avoir une solide formation générale d'électricien. Ensuite, par la formation continue, il devient possible de se spécialiser rapidement, dans les secteurs cités précédemment. Nous avons un organisme de formation continue, l'AFORELEC, qui est en croissance d'activité constante, car les entreprises cherchent beaucoup à diversifier les compétences. Par exemple les réseaux VDI, le photovoltaïque, les travaux sous tension, etc.

Question :

namman : Je suis en bac pro maintenance équipements industriels, je voudrais aller en BTS électrotech. Est-ce que l'anglais est prioritaire ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Sans être prioritaire, c'est une matière indispensable aujourd'hui, étant donnée l'évolution du métier et sa diversité. Il faut savoir qu'en BTS, les candidats sont nombreux et donc ce sera toujours un plus de maîtriser l'anglais. Comme toutes les notes de votre dossier, celles de l'anglais seront étudiées de près.

Question :

Medhi : C'est quoi le rôle de la CSEEE ? Et c'est quoi une chambre syndicale ?

Réponse :

Xavier Hornung : La CSEEE est la chambre syndicale du secteur : nous sommes une organisation professionnelle qui représente les entreprises du secteur, et qui leur apporte de nombreux services de proximité, notamment tout ce qui concerne l'emploi, la formation, la gestion de l'entreprise, le marché.

Question :

SAFA : Je cherche une formation comme électrotechnicien car on m'a dit qu'il n'y avait pas de chômage, c'est vrai ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Oui, c'est vrai dans le secteur du bâtiment. Ainsi au CFA Delepine, 90 % des apprentis trouvent un employeur dans les 3 mois qui suivent l'obtention du diplôme. La forte demande des entreprises explique aussi le bon niveau des salaires.

Question :

Karim : Est-ce que ce sont des métiers bien payés ou pas ?

Réponse :

Xavier Hornung : Les salaires dans le secteur ont augmenté de 33 % en six ans. Comme les compétences sont très recherchées, il y a de vraies possibilités d'évolution rapide.

Question :

ManiOk : Quelle est l'évolution normale dans les métiers de l'installation ? On débute en tant qu'installateur, mais après ?

Réponse :

Xavier Hornung : Dans le jargon du métier, on parle plus de "monteur" que d'installateur. Ce mot est plus utilisé pour désigner l'entreprise qui réalise les prestations. On peut progresser, soit en devenant de plus en plus pointu dans sa spécialité, soit en prenant des responsabilités dans l'animation d'équipe, puis la gestion du chantier et la conduite de travaux. Il est possible, selon ses goûts et sa personnalité, d'aller aussi vers la maintenance, avec des aspects plus importants de relation client. Les entreprises sont très attentives au développement des compétences de chacun.

Question :

juju : Est-ce qu'on peut faire carrière dans l'électricité ? La taille des entreprises est plutôt petite non ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Oui, bien sûr on peut faire carrière dans l'électricité BTP. Les évolutions en interne sont possibles. Il y a notamment un effort important réalisé par les entreprises pour la formation du personnel, ce qui permet de faire évoluer les carrières. On trouve toutes tailles d'entreprises, de l'entreprise individuelle au grand groupe. Le marché de l'emploi est suffisamment fluide pour qu'une personne compétente puisse profiter de l'effet de turn-over.

Question :

Michel : Le secteur de l'électrique est-il toujours dépendant du marché de la construction ?

Réponse :

Xavier Hornung : Oui, il y a clairement un facteur conjoncturel. Aujourd'hui il y a une très forte activité, autour de la construction de logements, de bureaux, tant en neuf qu'en rénovation. Il y a un tel besoin d'adaptation des bâtiments sur les années à venir que le secteur de l'électricité est protégé des éventuelles baisses de régime du secteur du bâtiment. L'électricité a d'ailleurs été le secteur le moins touché par la crise du bâtiment entre 1993 et 1998.

Question :

Kolik : Le fait que les 2/3 des entreprises soient de petites entreprises est-il un facteur d'instabilité ou de stabilité du marché ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Il n'y a pas de règles quant à la taille de l'entreprise et la carrière. On peut faire une belle carrière dans une petite entreprise ou dans un grand groupe. Dans tous les cas, l'activité tourne à plein régime et il n'y a pas d'instabilité particulière puisque toute petite entreprise est amenée à évoluer. Il faut savoir qu'en Ile-de-France, 65 % des salariés de l'électrotechnique en BTP sont dans des entreprises de plus de 500 salariés.

Question :

ELO : Bonjour, je suis actuellement électricien, je fais beaucoup d'intervention en entreprise et j'aide une société d'automatisme. Pensez-vous que le secteur de l'automatisme pourrait me permettre de monter mon entreprise ?

Réponse :

Xavier Hornung : C'est un secteur porteur, oui, à condition d'avoir une clientèle suffisamment variée pour se lancer, et ne pas être à la merci d'un client unique.

Question :

Michel : Quand vous dite que l'électronicien n'est plus à la mode, est ce que l'électricien l'est, lui ?

Réponse :

Jean-Emmanuel Boulissière : Le métier est devenu très attractif. Le succès croissant de nos portes ouvertes, auxquelles je vous invite le 15 mars et le 17 mai (au CFA Delépine) en est l'une des preuves.

Question :

b.H : Bonjour, je suis diplômé en BTS électrotechnique et j'aimerai connaître les différents métiers possibles après ce BTS !

Réponse :

Xavier Hornung : Vous avez une palette de choix très vaste. Nous pouvons vous conseiller de faire une année supplémentaire en alternance pour vous lancer. Dans ce cadre, vous pouvez obtenir une licence pro électrotechnique. Votre profil pourra alors intéresser un bureau d'études ou une grande entreprise du secteur, notamment dans la sécurité ou la maintenance. Jean-Emmanuel Boulissière : Effectivement, de nombreuses possibilités vous sont ouvertes. Tout dépend de vos expériences précédentes dans le BTP, qui sont à mon avis un pré-requis essentiel pour débuter en bureau d'études.

Question :

houuuuu : Entre un candidat qui a fait une formation en alternance et l'autre par la voie classique et qui obtiennent leurs diplômes, quel profil préférez-vous ?

Réponse :

Xavier Hornung : Clairement, les entreprises ont une préférence très marquée pour des diplômés par la voie de l'alternance. Il est souvent difficile au départ d'être recruté sans expérience. C'est la rançon de la forte activité des entreprises.
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