Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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19/12/2007 à 17h00 - Les métiers de l'hôtellerie-restauration

L’hôtellerie-restauration offre de nombreux débouchés à tous les niveaux de qualification. Pour connaître les formations les plus adaptées, les profils recherchés par les recruteurs et les perspectives d'emploi, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités.

Les invités

Christian Navet - Président de l'UMIH Ile-de-France

Fatima Benmakroha - CFA Médéric

Question :

julie17 : Comment vous êtes passée d'études juridiques à la formation dans l'hôtellerie restauration ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Par un simple concours de circonstances. J'étais agent immobilier. Je vendais des fonds de commerce de bars et restaurants et me suis intéressée à ce secteur.

Question :

Sissi : Les salaires ont-ils augmenté ? Parce qu'on entend souvent dire qu'on travaille beaucoup pour pas grand chose dans ces métiers, etc.

Réponse :

Christian Navet : Bonjour. Pour les salaires, tout dépend de l'entreprise où l'on travaille. On ne peut pas faire de généralités. Certaines entreprises payent bien leurs salariés. Ce qui compte, c'est le turn- over : s'il n'y en a pas, c'est que le salarié y est bien et qu'il est bien payé.

Question :

moaa : Quelles sont les formations proposées dans votre CFA ? Comment choisissez-vous vos apprentis ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Les formations concernent tout ce qui touche à la restauration : en cuisine, en salle, en pâtisserie et tout ce qui est accueil, réception ainsi que l'organisation de réceptions. Chez Méderic, le recrutement se fait après une lettre de candidature et de motivation. Le candidat est reçu en entretien individuel au CFA, à Paris (au 20 rue Méderic 75017).

Question :

kevin : Quels sont les métiers qui recrutent le plus dans le secteur ? C'est vrai que ça recrute énormément ?

Réponse :

Christian Navet : Ce secteur recrute énormément. Le 1er secteur c'est la cuisine (commis, chef de cuisine, chef de partie), puis les métiers de salle, et les métiers d'étage (femmes de chambre). Ce sont des formations niveau V (CAP/BEP), ce qui regroupe l'essentiel des besoins.

Question :

Amel : Au CFA Méderic, vous formez à quels métiers ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : A tout ce qui touche à l'hôtellerie restauration : gérants d'hôtels, employés chefs de bars, pâtissiers, cuisiniers, traiteurs et beaucoup d'autres que l'on peut découvrir sur le site www.cfamederic.com

Question :

kika : Il y a beaucoup d'alternance dans ce secteur ? C'est la voie la plus conseillée ?

Réponse :

Christian Navet : Bien sûr, notre profession incite les jeunes à rentrer plutôt dans un CFA, via l'apprentissage. C'est la meilleure façon de connaître le travail de l'entreprise. Il est important pour rentrer en centre d'apprentissage d'être un jeune qui soit assez mûr psychologiquement, car on va faire face au monde de l'entreprise. L'apprentissage est la voie la plus conseillée.

Question :

Moktar : Faut-il absolument faire des stages avant d'être embauché ? Sont-ils payés ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Au CFA, les formations se font en alternance. Il s'agit d'apprentissage et de professionnalisation et non de stages. Mais pour entrer au CFA, il n'est pas obligatoire d'effectuer un stage.

Question :

Vally : Bonjour, je voudrais savoir si le temps de travail par semaine est fixé à 39 h ou alors c'est plus ?

Réponse :

Christian Navet : La profession est à 39 heures hebdo, soit 35 heures + 4 heures sup. C'est la convention collective. Les 4 heures sup sont payées 10 % supplémentaires, et au-delà de 39 heures, c'est 20 %. Au-delà de 43 heures, c'est 50 %. Ce sont les accords de branche.

Question :

marie : On est bien payé dans les cuisines ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : En apprentissage, les salaires varient en fonction de l'âge et de l'année de formation. Cela varie de 25 % et peut aller jusqu'à 76 % du SMIC. Bien entendu, dans ce secteur il y a une énorme demande et les salaires peuvent être très motivants. Il y a effectivement une énorme demande de personnels qualifiés, ce qui justifie très fréquemment les salaires proposés. Cela dépend vraiment de la qualification. D'où l'intérêt de faire une formation diplômante.

Question :

vally : Travailler dans un hôtel, ça implique quoi en termes d'horaires ?

Réponse :

Christian Navet : Dans l'hôtellerie, tout dépend dans quel service on travaille. Si vous êtes femme de chambre, vous commencez très tôt le matin, mais souvent avec des horaires sans coupure. Exemple : 7 h /14 h. La réception c'est pareil, il y a souvent 2 équipes, avec des horaires sans coupures. C'est un secteur où on a la chance d'avoir des entreprises très différentes, donc de toute façon vous pourrez trouver quelque chose qui vous convient. Il y a des brasseries dans les quartiers de bureaux qui ferment à 18 h le soir, et le samedi et le dimanche ! Notre secteur n'est pas le seul à avoir des horaires décalés, loin de là. Si le salarié accepte de venir travailler le week-end ou le soir, ça peut être pour des raisons financières, ou pour sa vie familiale... On peut toujours trouver l'entreprise qui convient car la diversité est grande. C'est aussi un secteur où le chômage n'existe pas ! Les perspectives de trouver un emploi sont garanties, en France comme à l'étranger, car nos formations sont reconnues. Si un jeune veut s'expatrier, il peut le faire facilement.

Question :

Vally : Et sinon, combien peuvent représenter les pourboires dans le salaire ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Dans les métiers de la cuisine, c'est très variable d'un établissement à un autre. Dans certains d'entre eux, les pourboires peuvent représenter l'équivalent d'un salaire. Cela dépend du lieu de travail. Il n'y a pas de règles. Dans certains cas, les pourboires sont partagés à part égale, entre la salle et la cuisine, par exemple. Dans d'autres cas, chacun garde ses propres pourboires. Cela est très aléatoire.

Question :

Paul : Les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration rencontrent-ils des problèmes de recrutements, si oui pourquoi ?

Réponse :

Christian Navet : Le secteur rencontre en effet des problèmes de recrutement. Notre plus grosse problématique, ce sont les coupures. Si vous travaillez dans Paris mais que vous habitez en banlieue, et que vous avez 3 h de coupure, vous ne pouvez pas rentrer chez vous. Seules les grosses structures peuvent se permettre d'avoir 2 brigades (équipes). Dans certaines entreprises, il peut aussi y avoir le problème du salaire, mais ce n'est pas une généralité. C'est aussi un métier qui peut faire peur aux jeunes, car on leur raconte des choses pas toujours justes. Alors qu'on peut y gravir les échelons rapidement.

Question :

Lilou : Quelles sont les qualités nécessaires pour travailler dans l'hôtellerie ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Il faut de la motivation, avoir le sens du service et aimer la cuisine, pour ceux qui se destinent à la cuisine. Ne pas avoir peur des horaires décalés et du nombre d'heures à effectuer. Le contact humain est plus que nécessaire.

Question :

lilou : Quel est selon vous le métier le plus difficile dans l'hôtellerie ?

Réponse :

Christian Navet : Il n'y a pas de métier difficile si on le fait avec passion ! Il faut des qualités différentes dans chaque métier. A chacun de savoir ce qui lui correspond le mieux. Si on n'a pas de mémoire et qu'on est pas rapide, il ne faut pas travailler dans un café ! Le sens du contact, ça c'est pour tous les métiers du secteur. En discothèque, il faut avoir le goût de l'animation et de l'ambiance festive. Si on travaille en réception, il faut être organisé, réactif face aux demandes de la clientèle, maitriser une langue étrangère... Pour les métiers d'étage, il faut des qualités d'hygiène, de propreté, savoir être discret.

Question :

buddy : J'ai 43 ans et je suis sans expérience dans ce domaine. Quelles sont mes chances de trouver un emploi dans ce secteur ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Il suffit pour cela de suivre une formation et je n'ai personnellement aucune inquiétude pour votre avenir si vous aimez le contact et la cuisine. Un contrat de professionnalisation vous permettrait de déboucher sur un emploi sans aucun problème. Et vous pourrez bénéficier d'une formation rémunérée. Le contrat de professionnalisation permet de bénéficier d'une formation rémunérée à partir de 55 % du SMIC pendant la durée de la formation. Mais là encore cela dépend de l'âge et de l'année.

Question :

viktor : Hormis l'hôtellerie de luxe, où peut-on encore trouver des débouchés au métier de concierge ?

Réponse :

Christian Navet : Des concierges, il y en a dans les 3-4 étoiles surtout, dans toute l'hôtellerie de luxe. On peut en trouver aussi dans les chaines hotelières, les compagnies de transports, les centres d'affaires, les croisières, les casinos... Ils jouent un rôle important dans le service à la clientèle. Il doit savoir répondre à tout ! Il parle au moins une langue étrangère couramment.

Question :

lilou : Quels diplômes faut-il pour être chef réceptionniste ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Le métier de chef-réceptionniste se prépare par une formation en alternance, au sein du CFA, soit à partir de la 3e collège, soit à partir d'un bac, en accédant à ce que l'on appelle une mention complémentaire "accueil réception".

Question :

lilou : Quels métiers avez-vous assurés dans l'hôtellerie ?

Réponse :

Christian Navet : J'ai assuré plusieurs métiers. J'ai commencé par des stages dans plusieurs grands hôtels comme le Lutetia, où j'étais en salle. Au George V en réception. Et au Français Choiseul en cuisine. J'ai continué par 3 ans de réception au Westminster, un hôtel de luxe aussi. Ensuite j'ai ouvert mon entreprise, un café-bar-tabac-restaurant-brasserie, à Paris.

Question :

aziz : On voit beaucoup de gens "colorés" en cuisine, mais peu dans le service... à quand la fin des discriminations ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Difficile de répondre à ce type de question. Hélas ce sont les propriétaires d'établissements qui font la part des choses. Et dans ce cas, il est impossible de répondre à leur place. Malgré tout, comme dans toutes les professions, il y a des contrôles. Christian Navet : Il y a quelques années, il y en avait. Aujourd'hui, ça n'est plus le cas. Pour être présent dans les lycées pros et les CFA, il y a de plus en plus de gens de toutes les origines ! Certains viennent même de l'étranger pour se former en France.

Question :

lilou : Est-il plus avantageux de travailler dans un 4 étoiles ou dans un hôtel sans ou avec deux étoiles au niveau du salaire et des conditions de travail ?

Réponse :

Fatima Benmakroha : Tout dépend de la branche. S'il s'agit d'hôtellerie ou de restauration. Christian Navet : Tout dépend du caractère de la personne. On n'est pas traité de la même manière et on ne fait pas le même travail dans un 2, 3 ou 4 étoiles. Dans un 2, le contact avec la direction est "familial". Il faut savoir faire plusieurs choses. Dans un 3 ou 4 étoiles, la sectorisation des métiers est plus définie. C'est plus hiérarchisé. Fatima Benmakroha : En hôtellerie, on va être plus exigeant dans un 4 étoiles que dans un autre. Et le salaire en dépendra. En cuisine, il faut savoir accepter la hiérarchie si on travaille dans une grande brigade.
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