Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

  • Actu
  • Chat
  • Les métiers de la propreté et de l'hygiène

21/11/2007 à 17h00 - Les métiers de la propreté et de l'hygiène

Avec près de 2 500 nouvelles entreprises chaque année, le secteur de la propreté et de l’hygiène est largement créateur d’emplois. A travers les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités, découvrez les formations les mieux adaptées et l’éventail de métiers correspondants.

Les invités

Anne-Laure Lombart - Développeur de l'alternance au CFA propreté et hygiène des locaux (94)

Xavier Ruel - Responsable de la formation de Veolia propreté nettoyage et multiservices

Question :

Caribou : Pour vous 2, est-ce que c'est un secteur d'avenir ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Oui, bien sûr ! Il y a 19 000 emplois à pourvoir d'ici 18 mois. Xavier Ruel : Oui. Le marché va continuer à se développer. Il fait de plus en plus appel à l'externalisation. Avec en plus un développement sur des marchés de plus en plus complexes en termes de nettoyage, comme le contrôle d'empoussièrement, dans les laboratoires de recherche, des ateliers d'électronique. Et ce aussi bien du personnel oeuvrant, les ouvriers, que du personnel d'encadrement.

Question :

Juju : C'est quoi les métiers à bac + 5 dans ce secteur ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Les métiers à bac + 5 correspondent, après une certaine expérience professionnelle, à des postes d'encadrement, de responsable d'exploitation, et de recherche et développement. Le diplôme de bac + 5 a une grosse connotation sur le management, le commercial, le marketing et les services associés.

Question :

Xav : Est-ce que Véolia recrute dans les métiers de la propreté ? Plutôt quels types de métiers ?

Réponse :

Xavier Ruel : La propreté chez Véolia, c'est 30 000 personnes en France. Cela va de l'agent de service en nettoyage industriel, en passant par l'opérateur en assainissement, le conducteur de benne de déchets industriels, le conducteur d'une usine d'incinération... Depuis l'opérateur jusqu'au responsable d'agence, qui a sous sa responsabilité 400 à 500 personnes. Tous ces métiers sont en tension, quel que soit le niveau. Nous avons des demandes fortes pour les métiers d'agents de service, agents qualifiés, d'agents de maîtrise. Nous assurons la formation pour les gens qui viennent de secteurs différents.

Question :

Bisounours : Il y a combien d'élèves dans votre CFA ? Vous formez à quels métiers ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Nous avons 215 apprentis actuellement, nous sommes toujours en cours de recrutement. Nous pouvons signer jusqu'au 31 décembre des contrats d'apprentissage. Nous formons à des métiers allant d'agent qualifié de service à des postes de responsable, en passant par des postes de chefs d'équipe, inspecteurs, commerciaux et agents administratifs, etc.

Question :

Dédé : Est-ce qu'on fait ces métiers par vocation ou faute de mieux ?

Réponse :

Xavier Ruel : On vient souvent à ces métiers faute de mieux, mais on y reste par vocation. On y découvre le sens du service rendu au client, les relations humaines, avec ses collègues, ses supérieurs. On y perçoit le professionnalisme que requiert cette activité, et on est à l'écoute du client, on cherche à devancer ses demandes, on lui cherche des solutions. Cette activité nécessite de se mettre à sa place. Nous sommes de vrais professionnels de l'organisation. Nous sommes en mouvement, en perpétuelle amélioration. Anne-Laure Lombart : C'est un secteur où on vient souvent par hasard, mais où on peut se découvrir une véritable vocation et un intérêt pour les métiers exercés. En effet, nos métiers sont souvent mal connus et souffrent d'une mauvaise image. C'est dommage car ils sont vraiment porteurs d'avenir !

Question :

Roxy : Ça correspond à quels métiers, "la propreté" ? Il n'y a pas que balayeur, j'imagine...

Réponse :

Xavier Ruel : Nous travaillons sur des garanties de propreté. On définit avec le client ce qu'il désire, ses besoins. Nous travaillons dans des laboratoires agro-alimentaires, comme chez Evian. Nous travaillons sur les problèmes complexes comme la légionellose... Cela nous pousse à sortir de nos activités traditionnelles de nettoyage, pour arriver à des services de logistique interne de déchets, de remise en état de locaux.... On va aussi vers des activités de services quotidiens en entreprise, pour des compléments de contrat au nettoyage, comme le chargement des cartouches d'encre, etc. On appelle cela des services associés. Cela donne un champ plus important d'activités aux personnes que nous faisons travailler. Anne-Laure Lombart : Aujourd'hui, il n'y a plus de balayeurs ! Les métiers de la propreté sont des métiers techniques qui nécessitent de réelles connaissances, donc une formation. Par exemple, dans l'hospitalier ou l'agro-alimentaire, les personnes qui font l'entretien des locaux doivent répondre à des exigences très pointues, il en va de la santé des patients ! Aujourd'hui la propreté ne se limite plus au nettoyage et inclut des services associés. C'est le cas avec les agents de petite maintenance (distribution de courrier, changement d'ampoule, de joint, de serrure, etc.). Autre exemple : agent en espace vert ou laveur de vitre spécialisé en hauteur.

Question :

Calou : Bonjour, expliquez-nous ce que fait Véolia svp ?

Réponse :

Xavier Ruel : Véolia fait de la délégation de services, dans 4 grandes activités : la production et la distribution d'eau ; le transport de voyageurs : essentiellement par bus. Nous nous développons aussi sur les trams et le fret. L'énergie : production de chaleur et/ou de froid. Et bien sûr la propreté : nettoyage industriel, collecte des déchets et maintenance des réseaux d'assainissement, collecte de déchets toxiques, de déchets solides (ordures ménagères, déchets infectieux...). Cela comprend aussi les centres d'enfouissement, la gestion des déchets électroniques et électriques. Nous sommes 300 000 collaborateurs dans le groupe.

Question :

Rrrrr : Les entreprises ont-elles du mal à trouver des jeunes intéressés par ces métiers ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Effectivement, les entreprises peuvent avoir du mal à trouver des candidats, car le travail est parfois difficile par ses horaires (tôt le matin ou tard le soir). Et du fait que le candidat doit être mobile, car les chantiers se déroulent sur divers sites chez le client. Xavier Ruel : Oui. Elles ont des difficultés à trouver, surtout à cause de la méconnaissance des métiers et des parcours professionnels. On peut démarrer par la base, un CAP, puis terminer avec la responsabilité d'un site de 150 personnes. Il y a un véritable accompagnement à la formation professionnelle qui est réalisée entre autres par la formation.

Question :

Laura : Est-ce qu'il y a des diplômes ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Oui, il y a des diplômes du CAP au bac + 5. CAP maintenance et hygiène des locaux en 2 ans, BEP métiers de l'hygiène de la propreté et de l'environnement en 2 ans, bac pro hygiène et environnement en 2 ans, BTS hygiène propreté environnement en 2 ans, BTS négociation relation client orienté propreté en 2 ans, BTS assistant de gestion PME PMI spécialisation propreté, et un TCN2 responsable de service en hygiène et propreté. Enfin il y a un bac + 5 avec une orientation multiservices, à Lyon, en un an. Le TCN2 est en un an aussi.

Question :

Anne : Vous prenez combien d'apprentis par an ? Est-ce que l'alternance est la meilleure solution pour trouver un job ?

Réponse :

Xavier Ruel : Cette année, pour la branche propreté, nous allons intégrer entre 50 et 60 jeunes, du CAP jusqu'au master professionnel. L'alternance est la meilleure façon de se professionnaliser rapidement : on dit souvent que c'est un accélérateur d'expérience. Les 2 ans passés en alternance équivalent à 5 ans d'expérience métier. Anne-Laure Lombart : C'est une des solutions ! 80 % de nos apprentis sont embauchés par la société dans laquelle ils ont réalisé leur apprentissage.

Question :

Didine : Pourquoi proposer des postes à temps partiel et pas à temps plein aux femmes de ménage ?

Réponse :

Xavier Ruel : C'est toute la problématique de nos clients : ils ne souhaitent pas que nos opérateurs interviennent pendant que leurs salariés travaillent. Les "femmes de ménage" doivent souvent intervenir avant ou après l'ouverture des bureaux. Mais cela concerne surtout le service. Dans l'agro-alimentaire, nous intervenons plus souvent la nuit. Nous préférerions avoir des salariés à temps plein. Nous sommes en contact avec le pouvoir politique afin de les alerter sur ce problème du temps partiel. Anne-Laure Lombart : On ne dit plus femme de ménage, c'est un terme utilisé pour les particuliers. Une entreprise de propreté recrute des agents de service. Aujourd'hui, les agents de service sont souvent multiemployeurs, ce qui leur permet d'avoir un temps plein.

Question :

Ratatouille : Y a-t-il des primes si on travaille tard le soir ?

Réponse :

Xavier Ruel : Nous respectons les obligations conventionnelles : les horaires de nuit sont très encadrés et prévoient des primes.

Question :

Gildas : Je suis en 3e, je voudrais rentrer en CAP propreté, c'est quoi les conditions ?

Réponse :

Xavier Ruel : Nous prenons des apprentis seulement à partir de 18 ans. Les jeunes sont hébergés au centre de formation : nous ne pouvons accueillir de mineurs. Mais sinon, le niveau 3e est indiqué pour commencer un CAP. Anne-Laure Lombart : Les conditions, c'est d'être motivé et d'avoir envie de travailler ! Il faut trouver un établissement près de chez toi qui propose cette formation. Tu peux le faire en apprentissage quel que soit ton âge, si tu es allé jusqu'en fin de 3e. Tu peux aussi le faire en lycée professionnel. Pour plus d'infos connecte-toi au site www.inhni.com et sur le site www.itineraire-proprete.com, pour trouver des infos sur les métiers et les établissements.

Question :

Zack : Chez Véolia, vous prenez les gens à partir de quel niveau d'études ?

Réponse :

Xavier Ruel : Nous prenons des personnes à partir du niveau 3e, jusqu'au niveau ingénieur. Nous avons des jeunes qui ont réalisé de beaux parcours en apprentissage : ils sont rentrés pour un CAP, et continuent ensuite vers bac et BTS. Avec un niveau BTS, ils ont la gestion complète d'une équipe et de la relation client. Ils pourront ensuite, s'ils ont le niveau et la motivation, évoluer vers la gestion de centre.

Question :

Jade : Anne-Laure, ça consiste en quoi votre métier ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Ça consiste à faire découvrir aux jeunes les métiers de la propreté, par le biais de salons, forums, réunions d'information collectives dans les établissements scolaires.... 2e point : je recense les candidats intéressés par ce secteur et je les oriente vers la formation appropriée. 3e point : je communique auprès des entreprises sur le contrat d'apprentissage, et je recense leurs besoins, les profils recherchés... 4e point : j'essaye de faire correspondre le profil recherché par l'entreprise avec les profils des jeunes présélectionnés, en vue de signer des contrats d'apprentissage. Je suis issue du secteur, j'ai un BTS hygiène propreté environnement, obtenu par alternance au CFA de Villejuif ! J'ai aussi une licence qualité obtenue en alternance. Puis une expérience de formatrice technique au CFA. Xavier Ruel : Pour ma part, mon métier consiste à intégrer des jeunes par l'apprentissage, à tous les niveaux de l'entreprise. Cela comprend un important volet d'information de ces jeunes, je les accompagne aussi lors de leur formation. Je conçois et j'anime aussi la politique de formation professionnelle pour les salariés en poste. Ceci afin de les maintenir à un haut niveau de technicité dans leur métier, ou de les aider dans une mobilité professionnelle ou géographique au sein de Véolia. Ainsi, un cariste pourrait devenir conducteur de bus. Dernier volet de mon activité : imaginer les besoins que nous aurons besoin à l'avenir. De quelles compétences aurons-nous besoin demain pour répondre à de nouvelles activités ? Quelles techniques sont nécessaires pour cela ?

Question :

X : Quel est le lien entre l'environnement et l'hygiène ? Est-ce que ce n'est pas porteur de nouveaux métiers ? de nouvelles compétences ?

Réponse :

Xavier Ruel : Oui ! Il y a un important enjeu de maîtrise des ressources naturelles : utiliser moins d'eau, la récupérer quand c'est possible pour la retraiter. Utiliser des produits non toxiques ou biodégradables. Mais cela consiste aussi à accompagner nos clients dans la mise en place de système de réduction de déchets, d'optimisation de leur tri, de réutilisation de certains produits comme les palettes par exemple. Les clients sont d'une manière générale de plus en plus sensibles aux problématiques de développement durable. Si en plus cela lui permet de réaliser des économies, ils sont preneurs ! Cela consiste enfin pour nos opérateurs à garantir l'hygiène, sans utiliser trop de produits ou de matériels jetables.

Question :

Titi : Pourquoi les métiers de ce secteur ont une sale image ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Parce qu'ils sont mal connus ! On a encore l'image de la femme de ménage, alors que maintenant on utilise des techniques nouvelles, du matériel, des procédures techniques... Les jeunes aujourd'hui n'imaginent pas que pour faire du nettoyage, il faut une formation. Et je ne suis pas sûre qu'une personne non-formée soit capable de faire une remise en état d'un parquet, d'un marbre ou d'un thermo-plastique, etc.

Question :

M. Propre: Quelles sont les grandes entreprises du secteur ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Véolia, Onet, ISS, GSF, TFN, Derichbourg, Samsic, Sin&stes, Eurotep, La Providence, etc.

Question :

Zegfezg : Quelle est la valeur ajoutée de Véolia par rapport au secteur public ?

Réponse :

Xavier Ruel : Je pense que nous valorisons mieux l'initiative individuelle : il y a une plus grande autonomie, liée aux résultats, aux bonnes idées. Nous restons bien sûr dans un cadre légal, aussi bien sur le plan du droit du travail que sur le droit du commerce. Enfin, nous reconnaissons les compétences acquises par les gens : pas besoin de réussir un concours pour avancer dans son poste ou sa carrière. Nous sommes dans une logique de compétence, pas dans une logique de concours.

Question :

M. Propre : Est-ce que les outils des métiers de la propreté ont évolué ?

Réponse :

Anne-Laure Lombart : Oui ! Il y a justement une exposition au CFA sur l'évolution du matériel de propreté, où l'on peut voir du matériel lourd, volumineux, peu ergonomique, pour arriver jusqu'à des outils "design" et nettement plus efficaces. L'expo est ouverte et gratuite ! Vous êtes les bienvenus.
Page :12
Aller à la page suivante

Lettre d'info

Inscrivez-vous à la lettre d’info lesmetiers.net

titre-portlet-push chat-video

chat video les formations qui recrutent

Alerte Actualité du site!

Inscrivez-vous gratuitement à notre service d’alerte pour être prévenu par SMS des actualités du site lesmetiers.net (nouveau dossier, nouveau guide pratique…)