Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

  • Actu
  • Chat
  • Les métiers de l'agroalimentaire

18/10/2006 à 17h00 - Les métiers de l'agroalimentaire

L’industrie agroalimentaire recrute et permet aux plus motivés d’évoluer rapidement. Pour connaître les formations les plus adaptées, les profils recherchés par les recruteurs et les perspectives d'emploi, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invitées.

Les invités

Anne Bindreiff - Chargée des relations entreprises et développeur de l'apprentissage à l'Ifria IdF

Sophie Ribreau-Stabile - Responsable des ressources humaines à William Saurin

Question :

Gégé : Quels sont les différents métiers de l'agroalimentaire ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Ce sont d'abord les métiers industriels : depuis les opérateurs de fabrication, jusqu'à l'ingénieur méthodes... en comprenant tous les managers. On trouve aussi la recherche et développement, le marketing, le commercial, la qualité, et bien sûr toutes les fonctions transversales qu'on trouve dans toutes les entreprises.

Question :

Gégé : L'agroalimentaire est-il un secteur porteur en terme d'emploi ?

Réponse :

Anne Bindreiff : C'est un des premiers secteurs qui embauche en France. La première région porteuse est la Bretagne. Les emplois sont souvent en région. Au niveau des postes, c'est le secteur de la production le plus demandeur.

Question :

fullman : C'est quoi l'agroalimentaire ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Ce sont toutes les entreprises qui transforment la matière première, afin de permettre aux gens de se nourrir : que ce soit en frais, en surgelé, en conserve... En gros, depuis l'agriculture jusqu'à l'assiette !

Question :

legars : Quels sont les évolutions de postes possibles dans l'agroalimentaire - pouvez-vous nous dresser un portrait type de quelqu'un qui commence en bas de l'échelle ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Il peut devenir opérateur de fabrication : c'est un poste très manuel, qui ne nécessite pas forcément de qualification. La formation continue peut lui permettre de progresser : via un CQP (Certificat de qualification professionnelle), reconnu par la branche professionnelle. Soit par le biais d'un congé individuel de formation ou d'une formation diplômante. Il peut évoluer vers les métiers de conducteur de machine, conducteur de ligne, vers la maintenance... Evoluer vers un métier d'encadrement, de chef d'équipe ou d'atelier, de responsable de département fabrication. Ou encore responsable de production, tout en haut de l'échelle. Des passerelles peuvent être possibles, vers des postes de gestion, comme le contrôle de gestion industriel. Si vous partez du bas de l'échelle, vous devrez faire des efforts en matière de formation tout au long de votre carrière (également avec la VAE).

Question :

marion : Cursus après une licence biochimie/biologie moléculaire, pour ingénieur agroalimentaire ou chercheur

Réponse :

Anne Bindreiff : C'est possible dans tous les cas, mais il faut savoir que le secteur qualité est plutôt saturé niveau emploi. Il faut continuer avec une école d'ingénieur de type ENSIA (Ecole nationale supérieure des industries alimentaires).

Question :

William Saurin recrute-t-il ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Oui. Actuellement, dans des postes d'opérateurs de fabrication, conducteurs de machine, conducteurs de ligne. Et dans des postes de logistique, comme magasinier-carriste. Les postes sont à pourvoir à Lagny sur Marne (77), où est situé le siège de William Saurin, ou à Château-Thierry (02).

Question :

Miki : quel type de poste recrutez-vous le plus ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Les profils recherchés sont : soit des jeunes diplômés CAP / BEP agro, ou Bac Pro (PSPA / BIT /IAA). Ou des profils confirmés de personnes ayant déjà exercé ces métiers. - PSPA : Pilotage des systèmes de production automatisée, - BIT : Bio industries de transformation, - IAA : Industrie agroalimentaire.

Question :

vally : Quelles sont les différentes formations dans l'agroalimentaire ?

Réponse :

Anne Bindreiff : Cela va du CAP à l'ingénieur. Par trois voies : l'apprentissage, le scolaire ou en formation continue. Il existe aussi de nombreuses formations pour les salariés (CQP). Vous pouvez vous rendre sur le www.metiers-industries-alimentaires.com Il existe aussi le site www.ifria.asso.fr qui concerne tout le réseau des Ifria en France et celui de l'Apecita www.apecita.com qui concerne l'emploi, les stages et l'orientation.

Question :

Jean : Bonjour aux deux invitées, pouvez vous nous raconter votre parcours ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Je suis entrée dans les RH par hasard, après le bac. J'ai fait un DUT RH en congé individuel de formation. Ensuite, j'ai exercé la fonction de consultante en reclassement professionnel. Puis une fonction de responsable relations humaines (RRH) dans une filiale de Bull, qui concevait des systèmes de cartes à puce. Ensuite, j'ai choisi d'exercer le métier de RRH dans un site industriel de découpage et d'emboutissage pour le secteur automobile. Puis j'ai exercé ce même métier pour un site industriel agroalimentaire. Ce type de parcours évite la monotonie !

Anne Bindreiff : En 2000 j'ai obtenu un BTS IAA (Industrie Agro Alimentaire). Je suis passée par différentes industries où j'étais chef d'équipe, assistante qualité (Pierre Schmit, société de boucherie et charcuterie) puis en 2004 j'ai pris mes fonctions actuelles au sein du CFA des industries alimentaires d'Ile de France en tant que développeur de l'apprentissage, ce qui m'a fait prendre connaissance des différentes formations du secteur.

Question :

jean : Pour travailler dans les RH, faut-il obligatoirement avoir déjà travailler dans l'entreprise ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Pas du tout. Le DRH de William Saurin a été recruté suite à des expériences dans d'autres entreprises du secteur agroalimentaire. Il est important de connaître le secteur, mais ce n'est pas un critère absolu.

Question :

rom : Salut, à quoi sert exactement l'Ifria ? Peut-être avez-vous déjà répondu à cette question mais je viens d'arriver sur le chat..

Réponse :

Anne Bindreiff : L'Ifria a pour but de promouvoir l'apprentissage au sein des industries alimentaires. Nous proposons des formations adaptées aux besoins des industriels

Question :

kiko : Je voudrais connaître des métiers liés à l'agriculture Bio

Réponse :

Anne Bindreiff : Les métiers de syndicaliste agricole comme avec la Confédération paysanne, des métiers de technicien conseil comme pour la FNAB (Fédération nationale des agriculteurs bio) ou les groupements des producteurs. Ce sont principalement des métiers de terrain. Ou encore des auditeurs-qualité dans des organismes de certification.

Question :

Sloubi : Avec beaucoup d'ambition, jusqu'à quel poste pouvons-nous grimper sans diplôme ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Oui, sans diplôme, on peut pratiquer des métiers de l'agroalimentaire : le métier de manutentionnaire, par exemple, qui existe encore dans beaucoup d'industries agro. L'évolution dépendra de la capacité de chacun à s'investir et à donner de son temps personnel pour apprendre. La formation interne et continue permet de structurer et de développer cette connaissance.

Question :

Karim : Aidez-vous les apprentis à chercher une entreprise ?

Réponse :

Olivier Gloker, délégué à l'Apecita (qui vient de nous rejoindre) : On diffuse des offres d'emploi sous contrat d'apprentissage et nous mettons à disposition des annuaires professionnels type Kompass... En ce moment c'est une de mes principales missions et je présente aussi des candidatures aux industriels qui me font des demandes. Nous proposons aussi des offres de stages.

Question :

Monsieur : Parlons de vos concurrents. Quels sont vos principaux concurrents ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Tous les fabricants de plats cuisinés appertisés. Cela peut être des marques nationales, des MDD (marques de distributeurs), soit des premiers prix. Pour notre part, nous fabriquons aussi pour ces segments. Le secteur agroalimentaire en France est un secteur porteur : c'est le second secteur industriel dans notre pays. Et particulièrement la conserve, très étendu, parce que ce secteur touche à beaucoup de produits différents : plats cuisinés, légumes, fruits, desserts...

Question :

Carrie : Pensez-vous que trop peu de jeunes sont attirés par l'agroalimentaire, que l'agroalimentaire n'a pas une bonne image de marque ?

Réponse :

Anne Bindreiff : C'est un secteur mal connu mais qui comporte de nombreux avantages par rapport aux différents métiers qu'il propose.

Olivier Gloker, délégué à l'Apecita : Dans l'agroalimentaire nous sommes dans un milieu de PME donc nous sommes proches du patron. Nous sommes aussi polyvalents. Exemple, nous faisons de la qualité et de la production. Pour la recherche et le développement, nous sommes en contact avec la production et le marketing.

Question :

Calvin : Existe-t-il des partenariats entre écoles et grosses structures industrielles du secteur ? (voire les petites structures aussi ?)

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Nous travaillons de façon suivie et régulière avec des Centres de Formation d'Apprentis (CFA), pour former des opérateurs à nos métiers. Les grosses entreprises (type Danone, Nestlé...) entretiennent des relations de partenariat avec des écoles et des universités.

Question :

Luttor : C'est quoi les difficultés d'insertion spécifiques au secteur de l'agroalimentaire ?

Réponse :

Olivier Gloker, délégué à l'Apecita : C'est un secteur porteur mais les postes sont dispersés sur tout le territoire et non pas uniquement sur les grandes villes. Cela laisse le choix pour ceux qui sont mobiles géographiquement.

Question :

Miki : Recrutez-vous en ce moment, si oui pour quel type de poste ?

Réponse :

Sophie Ribreau-Stabile : Oui, nous recrutons des chefs de secteur, avec des profils commerciaux, pour travailler en Ile de France et dans les régions. Et bien sûr des opérateurs conducteurs de machine et conducteurs de ligne, pour les unités de fabrication.

Question :

claire : Bonjour. Les centres de formations principaux se situent-ils plus du côté de Paris et sa banlieue ou bien de la province ?

Réponse :

Anne Bindreiff : En Ile-de-France il n'existe que l'Ifria, et les écoles avec lesquelles nous travaillons sont situées dans l'Essonne.

Olivier Gloker, délégué à l'Apecita : Par la voie scolaire, il y a l'Ensia, et des BTS Qualité (un à Paris, l'autre en Seine Saint-Denis) et un DUT Logistique en agroalimentaire à Evry (91).
Page :12
Aller à la page suivante