Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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20/09/2006 à 17h00 - Les métiers autour des livres

Le secteur du livre attire les littéraires, mais il a aussi besoin de profils commerciaux. Pour connaître les formations les plus adaptées et les perspectives d’emploi, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invitées.

Les invités

Bénédicte Roux - Responsable éditoriale chez Flammarion

Florence Courtin - Développeur de l'apprentissage à l'INFL (Institut national de formation de la librairie)

Question :

Franou : Faut forcément un bac littéraire pour travailler dans les livres ?

Réponse :

Florence Courtin : Non. On recherche avant tout des personnes curieuses et dynamiques, car on travaille avant tout dans le commerce. Il peut y avoir des profils très différents. On reçoit des candidats aux profils très divers. Il faut avant tout aimer lire ! Et avoir envie de transmettre ses goûts, d'échanger avec les clients.

Bénédicte Roux : Pour ma part, j'étais plus attirée par les sciences au départ... Mais j'ai quand même passé un bac littéraire ! Etre éditeur, ce n'est pas être uniquement éditeur de littérature : on peut être éditeur de livres d'histoire, en médecine... Dans ce dernier cas, une formation médicale sera plus appropriée...

Question :

Alpha : Comment on devient libraire ? Est-ce qu'on peut le devenir sans faire d'études ?

Réponse :

Florence Courtin : Non... Nous formons les gens aux savoir-faire du métier, et c'est quand même une profession qui nécessite des connaissances sur la vente, l'assortiment de rayon, la gestion... Comme pour tous les autres métiers, il faut apprendre pour être plus performant.

Question :

Riri : Combien gagne un libraire, en moyenne ? Il faut mieux être indépendant ou salarié ?

Réponse :

Florence Courtin : Cela démarre au Smic. Cela peut monter assez haut, jusqu'à 3 000 euros voire plus pour les responsables de grandes librairies. Mais il faut savoir que ce n'est pas un métier où on va faire fortune. C'est surtout un métier de vocation. Avoir sa propre librairie, cela demande beaucoup d'investissements financiers, matériels, et personnels. Mais cela peut procurer beaucoup de bonheur, c'est un choix personnel, en fonction de ses envies et de ses ambitions. Etre salarié peut être un début, l'évolution est possible.

Question :

Cacheton : Les salaires sont bons dans l'édition ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Non... Mais l'édition, c'est un domaine très vaste : cela va du marketing, du commercial, jusqu'à la fabrication des ouvrages... Les salaires des techniciens ou des commerciaux sont meilleurs que ceux des éditeurs généralistes. Cependant, un commercial sera sans doute mieux payé ailleurs : l'édition n'est pas un secteur qui est connu pour être bien rémunérateur !

Question :

Matty : Responsable éditoriale, ça consiste en quoi exactement ? C'est quoi les tâches au quotidien ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Cela consiste à publier des ouvrages. Faire un choix, parmi tous les projets qui nous sont proposés. Inciter les auteurs à nous proposer des projets, des thèmes, ou même leur passer des commandes directement. C'est aussi créer des collections, et trouver les auteurs adéquats. C'est être à l'écoute du marché, et connaître les attentes du public. Voilà pour la partie "noble" du métier. Derrière, il y a énormément de tâches de gestion : chaque projet doit aussi être rentable. Nous gérons aussi les stocks, travaillons avec la presse, le marketing...

Question :

Sarah : Dans ce milieu, faut-il être prêt à accepter des stages pas payés ?

Réponse :

Florence Courtin : Comme partout ailleurs ! C'est à chaque personne de voir ce qu'elle accepte de donner. Mais c'est toujours un bon point pour les jeunes d'aller donner un coup de main au libraire en bas de chez lui, le weekend ou pendant les vacances, cela peut lui ouvrir des portes. C'est une première expérience, pour voir s'ils aiment ce milieu. Beaucoup commencent comme ça, même avant de venir en formation, ils ont déjà eu une petite expérience en librairie.

Bénédicte Roux : Les stages sont en général indemnisés parce qu'ils font partie d'un cursus. Ensuite, c'est un choix personnel, selon l'intérêt du stage aussi.

Question :

Lol : En fait, quels métiers regroupent les métiers du livre ?

Réponse :

Florence Courtin : Les métiers du livre, cela regroupe les éditeurs, les diffuseurs, les distributeurs, les libraires, les bibliothécaires, les documentalistes... C'est sans doute dans l'édition qu'il y a le plus de variantes de fonctions et de postes. La librairie peut regrouper plusieurs réseaux de vente : le neuf ou l'occasion, par exemple.

Question :

Emma82 : Qui décide si un livre est publié ou non ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Nous ne sommes jamais seuls pour le décider. Il y a un comité de lecture qui varie selon les maisons d'édition : éditeurs, directeurs de département... Les débats sont assez passionnés. Il y a beaucoup d'étapes pour chaque manuscrit. La rentabilité du projet est aussi à prendre en compte : un projet très intéressant peut être refusé si celui-ci apparaît trop coûteux.

Question :

Marion : Quelles sont les conditions d'accès à l'INFL ?

Réponse :

Florence Courtin : Il faut nous contacter à partir de mars pour prendre rendez-vous et rencontrer des personnes qui veulent s'inscrire au CAP ou au BP. Il y a un entretien collectif et un entretien individuel. Le CAP s'adresse à des jeunes entre la 3e et la Terminale. Le Brevet Professionnel s'adresse à des jeunes qui ont un bac, n'importe lequel. Ces 2 formations se suivent en contrat d'apprentissage, qui est réservé aux moins de 26 ans. Pour les personnes de plus de 26 ans, il faut nous appeler, on examinera au cas par cas.

Question :

J'aime_lire : Est-ce vous qui allez vers les auteurs ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Les deux. Dans le département jeunesse illustrée de la maison Flammarion, nous recevons en moyenne 1000 manuscrits spontanés par an. Par ailleurs, je contacte aussi des auteurs que je connais, que j'apprécie, afin de leur présenter notre catalogue et de leur proposer de travailler ensemble.

Question :

Bruno : Est-ce qu'il faut mieux aller jusqu'à bac +5 pour travailler dans l'édition ? ou un niveau bac +2 ou 3 peut suffire ?

Réponse :

Florence Courtin : Pour les questions de formation à l'édition, mieux vaut s'adresser à l'ASFORED, et leur demander leurs conditions d'accès et leurs exigences pour les incriptions. Il y a aussi des IUT métiers du livre qui préparent aux métiers de l'édition, à Paris X, Paris V et Paris XIII.

Question :

non-merci-je-ne-fume-pas : c'est quoi un Brevet professionnel, Florence ?

Réponse :

Florence Courtin : C'est un diplôme d'Etat, reconnu par l'Education nationale, qui équivaut à un bac. L'intérêt, c'est qu'il est validé avec une expérience professionnelle.

Question :

Take_me_Five : Est-ce que vous lisez vraiment tous les livres que vous recevez ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Nous sommes plusieurs à effectuer le travail : je réalise une première sélection parmi les 1 000 ouvrages reçus, selon le thème, selon l'auteur... Ensuite, tous les manuscrits sont lus par mon équipe. Ceux qui sont jugés intéressants sont lus par plusieurs personnes. A la fin de la sélection, sur les 1 000 manuscrits envoyés chaque année, 10 seront publiés.

Question :

Chewby-Chewba : Pour travailler dans un CDI, quelles études il faut faire ?

Réponse :

Florence Courtin : Il faut passer le concours de documentaliste. Il faut se renseigner auprès de l'Education nationale. Il est accessible à bac +4, je crois.

Question :

Wouah : Ça embauche comme secteur ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Pas énormément... Il existe de plus en plus de formations, de plus en plus de demandes. Mais le nombre de postes offerts ne suit pas forcément la même croissance.

Question :

Nadia : J'aimerais devenir bibliothécaire, est-ce que c'est difficile et est-ce qu'il y a beaucoup de postes ?

Réponse :

Florence Courtin : Ce n'est pas facile, car il y a assez peu de places en France, il faut automatiquement passer par des concours. Le nombre de places est restreint.

Question :

Salut : Quelle est l'évolution classique quand on commence comme assistante d'édition ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Une (ou un) assistant(e) d'édition (c'est quand même un secteur assez féminin...) a pour vocation de devenir éditeur. C'est relativement long, mais classiquement on devient responsable d'édition, puis parfois, directeur littéraire.

Question :

Moi : On peut avoir des contrats en alternance dans ce secteur ?

Réponse :

Florence Courtin : Bien sûr ! Nous, les formations que nous proposons se font en alternance, que ce soit le CAP ou le BP. Ce sont les élèves qui cherchent leur entreprise, avec notre aide. Le rythme de l'alternance pour ces formations est d'une semaine de cours par mois et 3 semaines en entreprise, sur les deux années de formation.

Question :

Victor-Hugo : Faut-il beaucoup d'études pour devenir libraire ?

Réponse :

Florence Courtin : Pas forcément. On accueille en formation des jeunes dès la sortie de 3e. Ils peuvent très bien se lancer dans cette formation professionnelle en commençant par le CAP, et travailler tout de suite, ou poursuivre avec BP, avant d'entrer en librairie. Cela ne demande pas forcément de hauts niveaux d'études.

Question :

Bernard_F.: Comment on devient écrivain ?

Réponse :

Bénédicte Roux : Je suis persuadée qu'être auteur ne s'apprend pas. Cela s'apprend sur le tas, après tous les manuscrits refusés. Un écrivain doit avoir des idées. Je reçois tellement de textes qui se ressemblent, qui suivent des modes... En ce moment, nous avons beaucoup de fantasy, dans la lignée Harry Potter. Nous recherchons avant tout de la sincérité dans l'écriture.
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