Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

  • Actu
  • Chat
  • Les métiers de l'armée de terre

15/11/2005 à 17h00 - Les métiers de l'armée de terre

L'armée de terre recrute chaque année plus de 10 000 jeunes auxquels elle offre un choix de 400 métiers. Pour connaître les profils recherchés, les différents concours et les perspectives de carrière, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités.

Les invités

Maréchal des logis Cardin - Pilote d'hélicoptère Puma

Major de Muyncke - Responsable du CIRAT de Compiègne

Question :

Modérateur : Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Réponse :

Major de Muyncke : Bonjour à tous les internautes. Je me présente : je suis responsable du centre d'information et recrutement de l'armée de terre (CIRAT) pour le département de l'Oise. J'ai 30 ans de service. J'ai commencé comme mécanicien auto et je suis aujourd'hui orienteur, je recrute des jeunes pour l'armée de terre.

Question :

(...)

Réponse :

Maréchal des logis Cardin : Bonjour. Je suis pilote sur hélicoptères de manoeuvre au sein du 6e RHC. J'ai 4 ans et demi d'armée derrière moi.

Question :

(...)

Réponse :

Maréchal des logis Cardin : Bonjour. Je suis pilote sur hélicoptères de manoeuvre au sein du 6e RHC. J'ai 4 ans et demi d'armée derrière moi.

Question :

Christophe g : L'aéromobilité, c'est quoi ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : C'est utiliser la 3e dimension, dans l'espace qui est près du sol, pour effectuer des missions habituellement confiées à l'armée de terre. Cela peut être de la reconnaissance, du tir, du transport...

Question :

Antoine : Bonjour, j'aimerais savoir comment devenir pilote dans l'ALAT en ayant jamais volé, mais étant très intéressé ?

Réponse :

Major de Muyncke : L'ALAT, c'est l'aviation légère de l'armée de terre. Pour devenir pilote, il faut se présenter dans un centre d'information et de recrutement (CIRAT). On vous expliquera toute la procédure. Il faut au minimum être titulaire d'un bac, être assez bon en anglais, avoir une bonne condition physique, et avoir envie de devenir militaire. C'est plus qu'un métier ! Avant d'être pilote, on est soldat. Maréchal des logis Cardin : Personnellement, j'avais un bac général scientifique et j'étais à l'époque pompier volontaire. Je travaillais beaucoup avec d'anciens pilotes de l'ALAT, qui m'ont donné envie de ce métier. En plus, j'étais passionné d'aéronautique, je ne pensais pas qu'avec un bac on pouvait devenir pilote. J'ai donc sauté sur l'occasion et passé les tests de sélection : c'est un peu long quand on est pressé de piloter ! J'ai passé mes premiers tests de sélection dans mon département, à Rennes. A l'issue de ces tests positifs, j'ai passé 3 jours à Vincennes, avec notamment des tests de sélection en anglais. Puis j'ai été convoqué pour une sélection médicale. Là, c'est le médecin qui décide, on ne peut rien faire... Ensuite, il y a encore eu un petit test final, pour entrer à Saint-Maixent. A l'issue de touts ces tests, mon dossier a été envoyé au niveau de la DPMAT. Major de Muyncke : Aujourd'hui, cela a un peu changé, vous êtes recruté sur dossier. Précisons que les critères physiques sont importants : il ne faut pas porter de lunettes.

Question :

Colonna d'istria Isabelle : Est-ce qu'il y a un âge maximum pour entrer dans l'armée de terre ?

Réponse :

Major de Muyncke : Oui, il faut avoir moins de 29 ans. Mais cela dépend du niveau scolaire. Pour être engagé volontaire (pas de diplôme nécessaire), c'est entre 17 ans et demi et 29 ans. Pour être sous-officier (niveau bac), il faut avoir moins de 25 ans à la signature du contrat. Pour être officier (bac + 2 minimum), il faut avoir moins de 30 ans pour être officier sous contrat ou moins de 25 ans pour entrer dans les écoles directes, comme Saint-Cyr.

Question :

Inti Richard : Y a-t-il une taille minimale ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : Oui : 1m55 pour les filles, 1m60 pour les garçons. Et maximum 1m96, car la grande taille peut être un handicap dans les chars, par exemple.

Question :

Peter Johanna : J'aimerais m'engager mais je ne suis pas très forte en sport, est-ce un grand problème ?

Réponse :

Major de Muyncke : Il faut un minimum de condition physique au départ. Savoir courir deux à trois par semaine 20 minutes, avoir un peu de force musculaire, avoir un peu de souplesse et de coordination, mais pour une jeune fille qui s'entretient normalement, si elle se prépare, c'est très abordable.

Question :

Anonymous : Bonjour, que peut-on faire avec un bac STI génie mécanique ? Merci d'avance pour votre réponse.

Réponse :

Major de Muyncke : Il pourra servir dans tous les domaines de la maintenance. On recherche dans la maintenance des bacs STI, électronique, électrotechnique, électromécanique... Il y a des débouchés !

Question :

Julien : Bonjour, je voudrais connaître les différents métiers proposés par l'armée de terre liés à l'aviation, ainsi que la filière pour pouvoir accéder à ces postes. Merci d'avance...

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : Le premier métier auquel on pense, c'est pilote. Mais il y a aussi mécanicien. Il y a des contrôleurs aériens, des météorologues qui servent à savoir si on va pouvoir voler ou pas. Et puis il y a la restauration, tous les métiers de bouche, tout ce qui touche à la vie d'un régiment, la comptabilité, etc. Il y a des métiers spécifiquement aéronautiques, et aussi la SSIS, ceux qui assurent la sécurité incendie. Le reste, ce sont les métiers d'environnement d'un régiment normal. La filière pour y accéder, cela dépend. Pour être pilote, il faut être sous-officier ou officier. Si on s'engage comme soldat, on ne peut pas être pilote. Major de Muyncke : Tout dépend de son niveau scolaire et de la filière qu'elle choisira. Si elle n'est pas titulaire d'un niveau bac, il faut entre quatre et six mois pour être engagée. Pour être sous-officier (niveau bac), cela peut être entre un an et un an et demi. Pour être officier, il y a un concours. Il faut s'y prendre six mois à l'avance. Pour les intégrations sur dossier, pour la filière officier, cela peut varier entre six mois et an. Il faut qu'elle s'y prenne relativement tôt de façon à bien appréhender toute la chronologie de souscription d'un contrat. Elle doit se renseigner à l'avance.

Question :

Gary M : Peut-on devenir pilote si l'on n'y connaît rien en aéronautique/mécanique ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : La réponse est oui, j'en suis la preuve vivante. En mécanique, je suis à peu près nul. Je n'avais jamais volé avant de venir dans l'aviation légère de l'armée de terre. Il y a un certain nombre d'étapes à franchir, mais on ne peut pas vraiment se préparer. Pour être apte médicalement, on ne peut pas se préparer non plus, on n'y peut rien. Maréchal des logis Cardin : Comme le colonel, je n'ai pas eu cette chance d'avoir une culture mécanique. J'étais un peu curieux en ouvrant le capot de ma voiture, mais ça s'arrêtait là ! Il peut devenir pilote, même s'il n'y connait rien. Lieutenant-colonel Beckrich : Il y a une formation mécanique à Dax.

Question :

Emeline : Quelles occupations avez-vous lorsque vous êtes en service ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : L'occupation dépend du poste qu'on occupe et du niveau de responsabilité que l'on a. Globalement, il faut savoir qu'on doit toujours faire du sport pendant les heures de service. Pour le pilote, il prépare son vol, il exécute son vol et fait ce qu'il doit faire après son vol. Le mécanicien fait les réparations qu'il doit faire. Il s'instruit, il monte des gardes de temps en temps. Major de Muyncke : Ma mission est un peu particulière, il s'agit d'aller recruter les jeunes dans tout le département, dans les écoles, les lycées, les missions locales... Une journée type, pour moi, c'est 30 % d'administration, remplir les dossiers, prendre des rendez-vous... Et les 7 0% restants : aller sur le terrain au contact des jeunes pour leur présenter les métiers de l'armée de terre.

Question :

Joe : Bonjour, je voudrais savoir si c'est nous qui choisissons notre régiment ou si l'on est intégré dans un régiment en fonction de nos capacités ?

Réponse :

Major de Muyncke : Cela dépend dans quelle filière se situe le candidat. Mais c'est lui qui choisit soit son domaine d'emploi, soit son régiment. Tout va dépendre de ses aptitudes à l'emploi. S'il est trop grand, s'il fait 2 mètres, et qu'il veut être pilote de chasse, malheureusement, cela ne sera pas possible. On prend en compte à la visite médicale toutes les aptitudes et les inaptitudes et on essaie de trouver le métier qui correspond le mieux. Il choisira son emploi en fonction de cela. Lieutenant-colonel Beckrich : Pour un soldat, il est possible de s'engager dans un régiment. Pour un officier ou un sous-officier, ce n'est pas possible, il choisit son régiment en fonction de ses aptitudes à la sortie d'école.

Question :

Guillaume59 : En quoi consistent les tests de sélection ?

Réponse :

Major de Muyncke : Ils durent trois jours. Tout d'abord, le candidat va passer une visite médicale pour voir s'il est apte physiquement. Puis il va passer des tests physiques. D'abord un test de résistance à l'effort, avec de la course. Puis un petit parcours d'obstacles, où on teste l'agililité. Puis des tractions à une barre fixe pour les garçons (on leur en demande 10), et pour les filles, c'est une suspension à la barre pendant environ 30 secondes. Ensuite il y a des tests de personnalité, de gestion de stress, psychotechniques.... Ce n'est pas irréalisable, mais il faut prendre cela au sérieux. Derrière cela, c'est la motivation profonde du candidat que l'on teste, la volonté de vouloir faire ce métier. Et l'évaluateur le percevra bien.

Question :

Didou : Combien y a-t-il de pilotes d'hélico dans l'armée de terre ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : Environ 600 (sans garantie). Pour toute la France. Il y a un régiment à Pau, un autre à Etain dans la Meuse, un à Falsbourg en Moselle. Le 6e RHC de Compiègne, le nôtre, devrait disparaitre en 2007 car l'aviation légère de l'armée de terre a décidé de recentrer son dispositif sur trois sites, plutôt que quatre.

Question :

Patrick : L'ALAT va-t-elle souvent en opérations extérieures ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : L'ALAT va très souvent en opération extérieure. Pratiquement à chaque fois qu'on envoie des militaires français sur un théâtre d'opération, on envoie des hélicoptères, donc l'aviation légère. Maréchal des logis Cardin : J'ai une toute petite expérience en matière d'opération extérieure. Je ne suis parti qu'une fois, au Tchad, pendant deux mois. On peut tout faire en opération extérieure : renseignement, maintien de l'ordre, surveillance du territoire... C'est varié. J'y suis allé surtout pour faire du renseignement et aider la population locale à mieux vivre. C'était une excellente expérience pour moi. Le théâtre africain est une bonne expérience pour apprendre à voler. Je suis prêt à recommencer. C'est probablement ce qui va se passer d'ailleurs. La plupart du temps, les officiers supérieurs gèrent les possibilités de départ des escadrilles et des personnels.

Question :

LOUIS : Combien d'heures faites-vous par semaine ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : Par an, un pilote fait environ entre 150 et 180 heures de vol. Pour ce qui est des heures de travail, c'est extrêmement variable. Les 35 heures ne sont pas une notion qui a beaucoup de sens pour un militaire. Les horaires de travail théoriques ? Dans l'aviation légère, on est à la journée continue. Du matin 8 heures jusqu'à 17 h 15 avec une heure de pause le midi. On fait des vols de nuit en plus. C'est souvent après 17 h 15, forcément. Ensuite, on est amené à prendre des services : les services de garde, de permanence. Quand il y a un vol de nuit, il n'y a pas que l'équipage de vol, il y a les pompiers et les contrôleurs. Maréchal des logis Cardin : Comme disait le colonel, c'est difficile de parler de régularité. On table sur une échelle à l'année. Les heures de vol, c'est entre 150 et 180 heures de vol, dont environ 10 % de vols de nuit. Pour ceux qui aiment vraiment cela, c'est 20 %. Cela peut faire 30 à 40 heures de vols de nuit par an. Moi, j'aime bien le vol de nuit sous jumelles de vision nocturne. C'est un vol qui demande une attention plus importante que de jour, qui est plus dangereux que le vol de jour. Dangereux, tout est relatif, mais il faut être en forme. Cela fatigue beaucoup plus vite. Un vol de nuit peut se terminer vers 23 heures l'hiver, mais la nuit arrivant tardivement l'été, on peut décoller à 23 heures finir à 3 heures du matin. Deux fois la semaine, c'est fatigant. C'est passionnant, j'aime beaucoup, mais cela demande une hygiène de vie assez ''réglo''. Il faut compter ses heures de sommeil. Il faut être concentré à 100 % pendant le vol. Donc c'est difficile.

Question :

Miguelmigs : Une fois dans la caserne peut-on sortir après nos heures de travail ?

Réponse :

Lieutenant-colonel Beckrich : Oui, bien sûr. Sans aucun problème. Il y a la période de l'instruction initiale où les permissions de sortie sont accordées un peu moins largement, mais une fois cela passé, il n'y a pas de restrictions de sortie. Ici, les soldats logent sur base, mais ils peuvent être logés à l'extérieur s'ils le désirent. Sur base, cela signifie que c'est pris en charge par le régiment. Je parlais pour les soldats, parce que les sous-officiers célibataires peuvent loger dans le régiment, et ceux mariés logent à l'extérieur. Je loge à l'extérieur. Maréchal des logis Cardin : Je loge sur la base, parce que j'ai aussi décidé de partir régulièrement. Je vis accessoirement chez ma petite amie, la pauvre...! Cela a un coté plus pratique, je suis disponible à 100 % pour mon travail, et je passe les week-ends avec mon amie à l'extérieur.

Question :

Festina : Quel est le salaire en début de carrière ?

Réponse :

Major de Muyncke : Cela dépend de la filière. Un jeune militaire du rang va commencer à 1 098 euros nets. Un sous officier à 1 100 euros. Un officier à 1 500 euros. En début de carrière. Lieutenant-colonel Beckrich : En opération extérieure, on peut considérer qu'il est augmenté. Cela compense l'absence. C'est une compensation de l'absence consentie. Elle est d'environ 50 % de plus, entre 50 et 100 %. Pour un célibataire, ce sera moins net que pour quelqu'un qui est marié.

Question :

Richard : Quels sont les moments les plus sympas dans l'armée ?

Réponse :

Major de Muyncke : Il y en a beaucoup. C'est souvent dans l'effort qu'on arrive à rigoler. L'esprit de camaraderie est très fort. Quand on vit dans cet esprit, il y a des moments forts, soit dans la caserne, soit sur le terrain, soit dans des missions diverses. Une fois que la mission est terminée, on sait se détendre, et même rigoler de soi-même. Lieutenant-colonel Beckrich : Ce que je trouve le plus sympa, c'est le fait qu'on ne fasse pas du tout un métier routinier. On fait rarement deux fois la même chose. On doit à chaque fois se remettre en question et faire des efforts. Maréchal des logis Cardin : C'est un peu particulier puisque j'exerce le métier de pilote, donc j'ai la chance tous les matins de me lever pour aller contempler le ciel. Quand la météo le permet. Cela fait partie pour moi des meilleurs moments. Pouvoir voler au-dessus des nuages, dans le ciel, c'est une chose merveilleuse. Puis, c'est pouvoir avoir une franche camaraderie avec les gens avec qui je travaille, cela permet de s'éclater. Il n'y a pas mieux pour pouvoir parler de son métier. On s'éclate, en essayant d'avoir les meilleures compétences possibles. J'ai toujours voulu faire cela depuis tout petit. J'ai eu la chance de naître plus ou moins dans la génération Top Gun, qui reste un mythe. J'ai toujours vécu plus ou moins dans ce petit mythe. Je réalise quelque part mon rêve, même si on ne vole pas à 500 noeuds. On vole quand même assez régulièrement à 135 noeuds, c'est déjà pas mal, cela permet de se faire des belles frayeurs, et aussi de profiter de la vie à 135 noeuds.
Page :12
Aller à la page suivante

Lettre d'info

Inscrivez-vous à la lettre d’info lesmetiers.net

titre-portlet-push chat-video

chat video les formations qui recrutent

Alerte Actualité du site!

Inscrivez-vous gratuitement à notre service d’alerte pour être prévenu par SMS des actualités du site lesmetiers.net (nouveau dossier, nouveau guide pratique…)