Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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14/09/2005 à 17h00 - Les métiers du paramédical

Le secteur paramédical regroupe de multiples métiers et façons d'exercer, tous d'une grande richesse relationnelle. Pour découvrir les meilleures formations et les perspectives d'emploi, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invitées.

Les invités

Claire Zacharias - Cadre manipulateur formateur

Hélène Archambault - Chargé de mission au centre de ressource et d'information sur les professions paramédicales

Question :

Bonjour, est-il possible d'envisager un BTS diététique après un bac ES ?

Réponse :

Hélène Archambault : Oui, absolument. Tous les bacs peuvent avoir accès à un BTS diététique. Le diplôme peut aussi se préparer dans un institut universitaire de technologie pour un DUT. Vous pouvez donc faire soit un BTS, soit un DUT. Claire Zacharias : Attention cependant cette voie est un peu "bouchée" en milieu hospitalier.

Question :

Christelle : Que faut-il au minimum pour devenir aide-soignante ?

Réponse :

Hélène Archambault : Au minimum : un BEP carrières sanitaires et sociales ou bien un BEPC en niveau scolaire. Aujourd'hui, le diplôme d'aide-soignante peut aussi s'obtenir par la VAE (validation des acquis de l'expérience) après une expérience professionnelle en milieu hospitalier ou en maison de retraite dans des activités proches de la fonction ''aide- soignante''. Pour les autres niveaux : fin de classe de première ou un CAP petite enfance. Le concours est également ouvert aux personnes justifiant, l'année des épreuves du concours, d'une activité professionnelle de deux ans dans le secteur hospitalier ou social, et trois ans dans n'importe quel autre secteur. Actuellement, la formation est en refonte. Le nouveau programme va sortir prochainement.

Question :

Balèze : En quoi ça consiste exactement, le métier de manipulateur en électroradiologie ?

Réponse :

Claire Zacharias : Le manipulateur en électroradiologie médicale travaille avec et sous la responsabilité d'un médecin. Il exerce dans les services d'imagerie, de radiothérapie ou de médecine nucléaire, il doit être titulaire d'un diplôme d'Etat et d'un diplôme de technicien supérieur. Ces diplômes se préparent en 3 ans après le bac.

Question :

Isabelle : Le métier d'infirmier(e) a une telle mauvaise image que les échecs de PCEM1 ne s'y réorientent plus. Des actions pour "redorer" ce métier sont-elles prévues ? Ou bien les pouvoirs publics (et autres) devront-ils s'adapter aux 35 h et accepter de meilleurs niveaux de rémunération ?

Réponse :

Hélène Archambault : Vous avez raison ! Notre centre a pour mission de revaloriser l'image de ce métier. La revalorisation salariale n'est pas d'actualité pour l'instant... peut-être un jour ! Par contre, la formation sera ré-envisagée dans le cadre de la VAE en 2007. Se pose aussi la question de "l'universitarisation" dans le cadre LMD pour les échanges étudiants européens. En revanche, ce métier offre des possibilités d'évolution de carrière qui le valorisent. Claire Zacharias : Ce métier d'infirmière souffre en effet d'une mauvaise image mais l'ensemble des métiers de la santé souffrent de ces mêmes images. Ces professions restent cependant passionnantes et méritent de voir leur image redorée. Le temps de travail légal reste de 35 h pour les professionnels salariés et les rémunérations peuvent être supérieures dans le secteur privé.

Question :

Izab : Etant infirmière, est-il facile de passer au statut de cadre de santé ?

Réponse :

Hélène Archambault : Oui, mais il faut faire une formation d'une année pour laquelle il y a un concours de sélection. Il y a actuellement des besoins de cadres de santé en Ile-de-France.

Question :

Didine : Sans le bac, on peut faire quels métiers dans un hôpital ?

Réponse :

Claire Zacharias : L'hôpital est une petite ville, il y a une représentation large de l'ensemble des métiers autour de la logistique, des services administratifs et toujours les agents services hospitaliers qui exercent des fonctions de brancardier, personnel de ménage, etc.

Question :

Milk24 : Dans quels secteurs recrute-t-on le plus ?

Réponse :

Hélène Archambault : Les filières paramédicales les plus déficitaires en Ile-de-France (et ailleurs) sont les filières soignantes, dont infirmière et manipulateur radio. Claire Zacharias : Le métier de manipulateur souffre d'un déficit important. Les instituts de formation ont encore du mal (de moins en moins) à remplir leurs écoles ! Il y a de la place. Hélène Archambault : Radio pour médico-technique bien sûr.

Question :

Drine : Combien gagne une infirmière en débutant ? Elle a le choix de son poste ? Ca se passe comment une fois qu'on est reçu pour avoir un poste ?

Réponse :

Hélène Archambault : Dans la fonction publique : 1363,32 euros nets en début de carrière. Si elle n'a pas de contrat pendant ses études, elle a le choix de son poste et de l'établissement dans lequel elle souhaite travailler, soit public, soit privé. Actuellement, en Ile-de-France, tous les choix de discipline sont possibles à la sortie du diplôme d'Etat. Claire Zacharias : Compte-tenu du déficit de professionnels, le choix est possible lorsque l'on n'a pas de contrat, un poste se recherche auprès des hôpitaux ou dans le secteur privé. Mais rassurez-vous, les employeurs se font connaître avant que vous n'ayez terminé vos études.

Question :

Karl : Je suis intéressé par la profession de pharmacien. Pourriez-vous m'indiquer la rémunération approximativement ? Merci.

Réponse :

Hélène Archambault : Attention, la pharmacie est une profession médicale qui se prépare en faculté de pharmacie. Le traitement brut annuel en hospitalier va de 46 000 euros au premier échelon à 83 000 euros au dernier échelon. Par contre, le préparateur en pharmacie est une profession paramédicale. Les professions paramédicales se distinguent en professions de soins, professions médico-techniques, professions de rééducation. Préparateur en pharmacie est une profession médico-technique. Claire Zacharias : La rémunération dépend également de votre mode d'exercice, soit vous êtes salarié ou bien installé à votre compte en officine.

Question :

Président : Est-il vrai que dans les hôpitaux, ils préfèrent recruter des jeunes plutôt que des personnes expérimentées à cause du salaire ?

Réponse :

Claire Zacharias : Cela peut exister mais jeunes ou plus âgés, chacun à sa place.

Question :

Isabelle : Connaissez-vous le taux de réussite des infirmiers(es) au concours de PCEM1, pour entreprendre des études de médecine ? Merci d'avance pour vos réponses.

Réponse :

Hélène Archambault : Non, je ne connais pas les taux. Mais ça existe et c'est encouragé.

Question :

Minouchette : Professeur des écoles depuis 7 ans, je souhaite entreprendre un changement professionnel pour devenir infirmière, mais plusieurs années d'études sans rémunération me semblent difficiles à gérer avec une famille. Quelles seraient mes possibilités ? Cela vous semble faisable ?

Réponse :

Hélène Archambault : Pour l'instant, il n'existe aucune possibilité de prise en charge dans le cadre d'une réorientation. La régionalisation des financements des instituts en soins infirmiers et la restructuration des formations dans un futur proche ouvriront peut-être plus facilement les réorientations professionnelles. Claire Zacharias : Avec de la volonté et de la motivation, rien n'est impossible !

Question :

Yina : Bonjour, je voudrais savoir s'il est préférable de suivre une préparation pour réussir le concours d'entrée à l'école d'infirmière. Merci.

Réponse :

Hélène Archambault : Cela dépend de la formation qui précède. A ce jour, beaucoup de candidats font une année préparatoire. Avec un bac, de bonnes motivations et une connaissance du métier ainsi que la curiosité pour les événements concernant le secteur sanitaire et social... et les ouvrages dans les librairies doivent vous permettre de préparer le concours ! Cependant, les lycées ont développé des sections préparatoires gratuites.

Question :

Soleilla : Quels sont les financements possibles en cours de formation d'infirmier ? De manipulateur radio ?

Réponse :

Claire Zacharias : Certains hôpitaux proposent des contrats : ils versent une allocation d'études et vous vous engagez à travailler pour une durée déterminée proportionnelle à la rémunération mensuelle. Pour exemple, pour environ 450 euros par mois pendant un an, vous signerez un contrat vous engageant pour une année à l'issue de la formation. Hélène Archambault : Chez les infirmières, pour les moins de 26 ans, il existe le contrat d'apprentissage. Pendant les études, les étudiants sont indemnisés pour leur stage (c'est peu élevé). Il existe également des bourses attribuées en fonction des ressources. Si la personne est en recherche d'emploi, il peut y avoir des contrats de professionnalisation. Si la personne est en promotion professionnelle, elle peut être prise en charge dans le cadre d'un congé individuel de formation. A ce jour, en seconde année et en Ile-de-France, certains établissements peuvent proposer une allocation d'étude de pré-recrutement.

Question :

Justine : Bonjour. Pouvez-vous me renseigner sur le métier de diététicien ?

Réponse :

Hélène Archambault : Le métier de diététicien fait partie des professions de rééducation. Il exerce en milieu hospitalier auprès de la restauration et auprès de patients particuliers qui ont besoin de conseils diététiques pour le respect de régimes. Hélène Archambault : C'est un métier qui devrait se développer en libéral pour la santé publique (obésité).

Question :

Cécilia : Quelles qualités sont attendues d'une infirmière ? Ca peut s'apprendre en formation ?

Réponse :

Hélène Archambault : Il faut une bonne santé physique et psychique ! Apprendre à avoir de la distance face aux événements. La fonction se prépare pendant la formation qui dure 37 mois et demi. Claire Zacharias : Pour exercer une profession de santé (paramédicale), il faut bien sur des qualités mais peut-on les apprendre ? Les stages permettent de développer les connaissances et les compétences indispensables à l'exercice de ces professions. Il faut bien sûr aimer les autres et être capable d'affronter la souffrance. Hélène Archambault : Il y a 2 380 heures de stage obligatoire dans les disciplines de pédiatrie, psychiatrie, médecine chirurgie, gérontologie.

Question :

Tinotte : J'ai effectué depuis l'année 2003 une formation de préparation pour le concours d'entrée en soins infirmiers. Depuis, j'ai passé plusieurs concours mais sans succès malgré une nette amélioration de mes notes ! Dois-je refaire une formation ou persévérer dans cette voie ?

Réponse :

Claire Zacharias : Je pense qu'il est sage de cesser les préparations (coûteuses). Par contre, n'hésitez pas à multiplier les concours, pensez aux autres professions, comme manipulateur d'électroradiologie médicale par exemple, mais il y en a d'autres. Bon courage !

Question :

Milk24 : A quel âge peut-on entrer dans une école paramédicale ?

Réponse :

Hélène Archambault : 17 ans au 31 décembre de l'année des épreuves du concours.

Question :

Léa : Bonjour, j'aimerais avoir plus de renseignements sur l'art-thérapie. En effet, j'ai obtenu mon diplôme national d'arts plastiques. Je me pose pas mal de questions à ce sujet. Ne vaut-il pas mieux rentrer à l'IFSI puis se spécialiser ? Les hôpitaux et les centres de rééducation ont-ils vraiment besoin de ce service ?

Réponse :

Hélène Archambault : Ce n'est pas du paramédical. Cependant la fonction existe et se développe en gérontologie. Elle existe également en psychiatrie. Il est vrai que les postes sont encore rares. A partir d'une formation en arts graphiques et arts plastiques, les personnes complètent par une formation en psychologie et en art thérapie. L'hôpital de Sainte-Anne (Paris) le développe. Mais je n'en sais pas plus.

Question :

Soleilla : Quels sont les bons côtés des métiers du paramédical qui pourraient donner envie aux jeunes de se lancer dans la voie ?

Réponse :

Claire Zacharias : Le contact avec les autres, les évolutions technologiques exceptionnelles, les possibilités d'évolution de carrière et l'absence de monotonie. Hélène Archambault : Les gratifications sont surtout liées à la relation aux autres dans une mission de soins. Et la filière soignante offre de bonnes évolutions de carrière. La santé publique est aussi un domaine intéressant.
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