Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

25/05/2005 à 17h00 - Les métiers du cinéma

Attractif, mais offrant peu de débouchés, le cinéma regroupe des métiers diversifiés, artistiques ou techniques. Pour connaître les professions phares, les formations renommées et les différents modes d’exercice, retrouvez les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités.

Les invités

Anna Katia Vincent - Première assistante opérateur

Jean-Marc Vernier - Directeur adjoint des études à La Fémis

Question :

Enileda77 : Quel bac faut-il envisager pour faire un métier dans le domaine du cinéma ? Quelles sont les études par la suite ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Je n'en ai aucune idée, pour le bac du moins. Pour la suite, il existe deux grandes écoles à ma connaissance : la FEMIS et l'école Louis Lumière à Paris. Mais moi par exemple, je me suis formée sur le tas. Jean-Marc Vernier : Tous les bacs sont possibles. On peut aussi se former sur le tas. Après le bac, il y a des écoles privées ou des BTS, voire une université option Arts et spectacles, mais qui est plus théorique.

Question :

Caméra1 : Quelle différence entre les 2 écoles ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : Pour entrer dans les deux écoles, il faut un bac +2. On y rentre sur concours. La FEMIS est spécialisée sur le cinéma, avec davantage de métiers enseignés. Lumière enseigne aussi la photo et c'est une école un peu plus technique.

Question :

Caméra1 : Qu'apprend-on à la FEMIS ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : On y apprend dix métiers différents : production, scénario, réalisation, image, son, décors, montage, script, distribution et exploitation. La FEMIS dure quatre ans, avec une première année de tronc commun. Suivent deux années de spécialisation et une année de préparation en vue du travail de fin d'études qui permet d'obtenir le diplôme.

Question :

Vojka : Devenir technicien de maintenance de matériel audiovisuel me plairait, mais comment faire après un bac général ? Existe-t-il des possibilités en alternance ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Il faut, je crois, démarcher les loueurs de matériels. Ils sont nombreux à Paris et recherchent sans doute du personnel. A ma connaissance, je ne crois pas qu'il existe une formation spécifique pour ce métier... Il faut sans doute s'orienter vers un BTS audiovisuel où vous apprendrez à manipuler le matériel technique son et image.

Question :

FunnyFace : Doit-on obligatoirement faire des études pour devenir réalisateur et que doit on faire pour devenir monteuse de cinéma ? Merci... Vamos : Bonjour, il faut obligatoirement passer par la FEMIS ou par Louis lumière pour devenir réalisateur ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Pas d'obligation d'études... Je pense qu'il faut aimer écrire des histoires et surtout aimer en raconter ! Pour l'écriture il existe des scénaristes car les réalisateurs n'écrivent pas tous leur scénario. Jean-Marc Vernier : Pour ce qui est du métier de monteur, il est préférable de faire une école, même si on peut apprendre sur le tas. Le BTS audiovisuel option montage peut conduire à ce métier. Pour viser des postes de chef monteur, la FEMIS est un bon tremplin.

Question :

Vamos : Sinon c'est quoi assistante caméra ? Dans combien de temps vous vous attendez à devenir opérateur ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Assistante caméra consiste en gros à s'occuper du matériel technique concernant l'image et à assister le chef opérateur. L'assistant est responsable de la netteté de l'image quand il est au poste de premier assistant. Difficile de répondre à la deuxième question... Je connais des assistants qui restent assistants toute leur vie. C'est un métier à part entière. Devenir opérateur demande beaucoup d'expérience. Je crois qu'il me faudra encore trois ou quatre ans avant que l'on me confie un tel poste sur un film.

Question :

Cecilia : La FEMIS est une école prestigieuse, pouvez-vous nous parler plus précisément des formations ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : Il y a un principe d'enseignement fondé sur des exercices pratiques qui conduisent à participer à la réalisation de plusieurs films au cours de la scolarité. La première année, chaque élève, en occupant tous les postes, participe à trois exercices en vidéo d'une durée de 3 minutes, un documentaire en vidéo d'une dizaine de minutes et une fiction d'une dizaine de minutes en 16 mm. Les années suivantes sont conçues sur le même principe, ce qui permet d'approfondir les cours théoriques.

Question :

Polo : Bonjour Anna Katia. Vous avez travaillé avec quels réalisateurs ? Sur quels films ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : J'ai travaillé par exemple avec Thomas Gilou, le réalisateur de La Vérité Si je Mens, avec Jacques Perrin pour le film Le peuple Migrateur. Il était producteur, mais venait sur les différents tournages. J'ai également fait Albert est Méchant avec Michel Serrault et Christian Clavier. J'ai aussi participé à quelques téléfilms, pubs et courts métrages.

Question :

Cecilia : Combien coûte une année d'études à la FEMIS ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : La FEMIS est une école publique qui dépend du ministère de la Culture. Le coût annuel de la scolarité est de 290 euros.

Question :

Gégé : Vous trouvez facilement du travail où alors ce sont les réalisateurs qui viennent vous voir ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Moi, ce ne sont pas les réalisateurs qui m'appellent, mais les chefs opérateurs. Ensuite, seulement je rentre en contact avec la production et bien souvent je ne vois le réalisateur que le premier jour de tournage.

Question :

Maria : J'aimerais faire un stage dans le cinéma. A qui je dois m'adresser ? Pas facile quand on n'a pas de relations...

Réponse :

Jean-Marc Vernier : Il n'est effectivement pas facile de trouver un stage quand on n'a pas de relations : il y a beaucoup de demandes. Il faut consulter les journaux professionnels (le Film Français par exemple) qui diffusent les projets de tournage et contacter les sociétés de production.

Question :

Bob75 : Pour Anna : le côté précaire du métier, ce n'est pas usant ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : C'est effectivement assez difficile à vivre si ça ne marche pas trop... Il faut vraiment aimer faire ça.

Question :

Macha : Pouvez-vous citer quelques sociétés de production dans la région Ile-de-France et à Paris ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Houlala, il y en a trop ! Jean-Marc Vernier : Je vous conseille de consulter l'annuaire Bellefaye qui recense l'ensemble des professionnels du cinéma. Par ailleurs, essayez de repérer dans les films qui vous intéressent le nom des sociétés de production.

Question :

Axel : A 28 ans, comment fait-on pour pousser la porte d'un studio de cinéma quand le bagage est surtout universitaire ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : C'est un peu tard. Il faut essayer de commencer par des stages sur des courts métrages et rencontrer un maximum de personnes. Anna Katia Vincent : il faut oser déjà pousser la porte et aller voir les gens qui y travaillent, demander s'ils n'ont pas besoin de quelqu'un notamment à la Régie qui est un poste ''ingrat'', mais plus facile d'accès.

Question :

Macha : Je voudrais devenir scénariste et j'écris déjà des histoires. Je ne suis pas majeure, mais je peux quand même envoyer mes scénarios à des sociétés de production ? Et comment faire ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : Le problème n'est pas d'être majeur ou pas : il faut avoir du talent. Vous pouvez envoyer vos scénarios à des sociétés de production qui vous semblent correspondre à vos projets. Vous pouvez également déposer des projets auprès du Centre National de la Cinématographie (CNC) pour avoir des aides ou concourir à des prix pour les scénarios.

Question :

Gilbert : Votre métier vous fait-il beaucoup voyager ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Je travaille beaucoup sur Paris il faut le dire, mais j'ai pu à l'occasion aller à l'étranger (Maroc, Tunisie, Belgique, Afrique...).

Question :

Eglantine : Bonjour, je voulais savoir pour le métier de script : quelles sont les différentes voies pour y parvenir et selon vous quel est le meilleur cheminement ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : Comme pour tous les métiers du cinéma, on peut se former sur le tas. Sinon, à ma connaissance, il n'y a qu'une formation, celle de la FEMIS, qui dure 24 mois après avoir obtenu le concours à bac + 2.

Question :

Rui : Quels sont les avantages et inconvénients de votre métier ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Je dirais que l'avantage est de rencontrer beaucoup de gens intéressants, vivre une expérience unique pendant trois mois. L'inconvénient, c'est la précarité et le stress.

Question :

Rui : Quels sont vos horaires lors d'un tournage ?

Réponse :

Anna Katia Vincent : Les horaires sont variables... Les journées sont normalement des journées de 8 heures, mais elles sont souvent dépassées ! J'ai pu travailler 12 heures par jours parfois, et on travaille soit la nuit, soit le jour... Tout dépend de l'histoire.

Question :

Sumya : Pour devenir producteur, dans quelles matières faut-il avoir un bon niveau ?

Réponse :

Jean-Marc Vernier : En général, il vaut mieux avoir fait une école de commerce, tout en ayant animé le cinéclub de cette école ! Le métier de producteur requiert à la fois des compétences financières, commerciales, et artistiques. Le producteur est en général le premier lecteur des scénarios. Il en évalue le potentiel tant artistique que commercial.
Page :12
Aller à la page suivante

Lettre d'info

Inscrivez-vous à la lettre d’info lesmetiers.net

titre-portlet-push chat-video

chat video les formations qui recrutent

Alerte Actualité du site!

Inscrivez-vous gratuitement à notre service d’alerte pour être prévenu par SMS des actualités du site lesmetiers.net (nouveau dossier, nouveau guide pratique…)