Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

17/12/2003 à 17h00 - Les métiers du multimédia

Secteur en ébullition, le multimédia recherche des jeunes talents astucieux et passionnés. Découvrez les métiers phares, les parcours de formation adaptés et les perspectives de carrière à travers les échanges qui ont eu lieu entre les internautes et nos deux invités.

Les invités

David Richier - Game designer

Véronique Ficara - Enseignante à l'école des Gobelins

Question :

Président : Les Gobelins préparent-ils à tous les diplômes de la création graphique ou seulement du multimédia ?

Réponse :

Véronique Ficara : Tous les diplômes de la création graphique. Les Gobelins, c'est l'école des métiers de l'image dans tous ses états ! Les filières sont : photo, multimédia, infographie 2D et 3D, animation, et vidéo.

Question :

Junior Kelly : Que faut-il faire comme études pour être game designer ?

Réponse :

David Richier : Il n'y a pas vraiment d'études spécifiques, mais il commence à y avoir des écoles comme Iseart ou Sup Infogame. Une nouvelle école doit également ouvrir prochainement à Angoulême. Il existe également quelques DESS, mais ils ne sont pas spécialisés dans le game design. Pour faire ce métier, il faut bien entendu jouer, mais surtout analyser les jeux. On ne crée pas un game comme cela, en deux secondes.

Véronique Ficara : Les Gobelins ne sont pas positionnés sur le jeu vidéo, mais parfois on a des apprentis qui ont un background " jeu vidéo ", ce qui était le cas de David. Donc, des apprentis qui arrivent à l'école avec des pré-requis dans ce domaine. Dans ce cas-là, les Gobelins offrent l'opportunité de développer des compétences dans des domaines connexes : connaissance du marché (acteurs, contraintes et valeurs), connaissance des process de conception, de production et de gestion, et la capacité à travailler en équipe, donc de développer des synergies à plusieurs. L'apprenti s'y retrouve.

Question :

Sobritish : Peut-on passer un master graphique aux Gobelins ? Quel niveau faut-il pour y rentrer ?

Réponse :

Véronique Ficara : Je connais davantage la filière multimédia... A priori, on accède à cette filière avec un bac. Je conseille néanmoins de contacter le secrétariat de la filière graphique.

Question :

Oxybis : Y a-t-il une limite d'âge pour s'inscrire aux Gobelins ?

Réponse :

Véronique Ficara : Dans la filière multimédia, les formations en apprentissage s'adressent à des jeunes qui ont moins de 26 ans.

Question :

Sobritish : Je suis actuellement graphiste free-lance. Je voudrais savoir si vous donnez des cours du soir pour des professionnels qui cherchent à se perfectionner ?

Réponse :

Véronique Ficara : Depuis un an, les Gobelins ont mis en place une plateforme de formation à distance qui devrait, à terme, intéresser des candidats comme vous, qui ont une disponibilité réduite.

Question :

Rayman : Combien coûte une formation en game design à Gobelins ?

Réponse :

Véronique Ficara : On n'a pas de formation en game design à Gobelins !

Question :

Président : Est-ce que le métier de créateur de CD-Rom recrute et quelle est la formation idéale pour y arriver ?

Réponse :

David Richier : Le marché du off line dans le milieu de l'éducatif est en stagnation. Il reste du travail pour les CD-Roms d'entreprise. Sur ce secteur, la meilleure école pour s'y préparer reste les Gobelins.

Question :

Joe la frite : Est-ce que les autodidactes ont encore leur chance sur le marché des jeux vidéo ou l'obtention d'un diplôme est-elle incontournable pour bosser ?

Réponse :

David Richier : Oui, carrément, à condition d'avoir des qualités dans un domaine spécifique : graphisme, dessin, développement (code), gestion de projet... Le problème, c'est que ces trois dernières années, beaucoup de sociétés ont coulé. Donc, quand il y a de nouvelles offres, ce sont les anciens de ces boîtes qui sont recrutés grâce à leur expérience. Le monde du jeu est une communauté qui mélange graphistes, développeurs... Ce n'est pas évident d'y entrer.

Véronique Ficara : Dans le multimédia, a contrario, le marché tend vers une professionnalisation et une spécialisation des métiers qui rend de moins en moins probable l'accès de ces métiers aux autodidactes. Le changement est lié à une mutation inéluctable du secteur, d'un mode de travail artisanal à un mode de travail industriel, sans compter d'autres facteurs économiques, qui se traduisent aujourd'hui par une perte de confiance des annonceurs dans les investissements Internet.

David Richier : Les produits sont tellement complexes aujourd'hui, qu'on ne peut plus se permettre de les confier à n'importe qui.

Question :

Minion : Les Gobelins, c'est une école privée ? Ca coûte cher de faire une formation à bac+2 chez vous ?

Réponse :

Véronique Ficara : C'est une école publique, qui appartient à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP). C'est même la seule école publique qui propose aujourd'hui des formations multimédia en apprentissage, dont le coût est essentiellement pris en charge par les entreprises qui accueillent des apprentis. Le coût d'une formation bac + 2, est d'environ 11 500 euros. Mais cette somme est payée par les entreprises partenaires du dispositif d'apprentissage.

Question :

Junior Kelly : Pour David Richier : en quoi consiste votre métier ?

Réponse :

David Richier : En fonction de la demande du client (un opérateur de téléphonie, un éditeur, un développeur), on doit créer le cahier des charges avec toutes les fonctionnalités (game play) et tous les composants du jeu. On peut même aller jusqu'aux algorithmes qui expliquent le processus de développement associé à une action du jeu. On peut aussi aller jusqu'à définir l'aspect visuel du jeu en collaboration avec le lead artist.

Question :

Junior Kelly : Pour David Richier : vous avez participé à la conception de quel  jeu ?

Réponse :

David Richier : Je travaille essentiellement sur les jeux pour téléphones portables. J'ai travaillé sur des jeux qui figurent dans les galeries Orange et SFR ou sur des jeux événementiels comme Halloween.

Question :

Xris : Quelles seront les applications ou les jeux de demain sur nos téléphones portables ?

Réponse :

David Richier : Des investissements énormes sont faits pour les jeux sur téléphones portables (Nokia N gage), même si pour moi, ce concept arrive un peu tôt, les utilisateurs commençant à peine à maîtriser le portable. Sinon, on peut imaginer le développement de jeux en réseau grâce à Bluetooth. Au niveau des applications, la vidéo (streaming) commence à arriver. Il existe déjà pas mal de services (programmes télés, localisation...). Je pense qu'on s'orientera vers des applications qui permettront de favoriser les échanges entre les différents utilisateurs et terminaux.

Véronique Ficara : A priori, tous les services disponibles aujourd'hui sur le web peuvent être disponibles à partir de tout appareil (mobile, PDA), qui disposent d'informatique embarquée. Ce sont globalement tous les services de type accès à des bases de données météo, cinéma, informations boursières, résultats sportifs, etc., jusqu'à des services individualisés, personnalisés, généralement proposés par des annonceurs qui souhaitent communiquer à de jeunes consommateurs. Comme le dit David, le problème majeur reste la question des usages. Aujourd'hui, la technologie est disponible, prête pour le développement de tous ces services et contenus.

David Richier : Pour revenir au jeu, avant de voir demain, il y a pas mal de choses à faire aujourd'hui.

Question :

Cédric : Quelle est l'échelle des salaires d'embauche à la sortie des Gobelins ?

Réponse :

David Richier : A ma sortie, il y a un an, je gagnais plus de 1 500 euros pour un poste de responsable design en application pour téléphonie mobile.

Véronique Ficara : Cela dépend des métiers. La fourchette varie d'un métier à l'autre. Grosso modo, entre 12 et 15 000 francs par mois pour un web designer, un chef de projet et un développeur. Des variations sont visibles d'une entreprise à une autre et dépendent de la taille de l'entreprise, et de l'importance accordée au mutlimédia dans le secteur. Certaines entreprises ont adopté un modèle de développement de type "click and mortar" qui favorise le recours à des partenaires extérieurs, souvent free lance.

Question :

Cédric : David, pourquoi avez-vous préféré passer en freelance ?

Réponse :

David Richier : Pour faire ce qui me plait véritablement, pour que ce soit plus gratifiant et pour des raisons financières, autrement dit, gagner davantage.

Question :

Smoog : David, tu gagnes combien avec ton activité ?

Réponse :

David Richier : Ca dépend des mois. Un très bon mois, je peux gagner plusieurs milliers d'euros. En revanche, pendant les périodes de vacances, les contrats sont plus rares.

Question :

Président : Véronique, que pensez-vous du travail en free-lance ?

Réponse :

Véronique Ficara : J'ai été free-lance aussi, avant d'enseigner à Gobelins. Mes motivations à l'époque étaient les suivantes : être mon propre patron, choisir les équipes avec lesquelles je travaillais sur le projet, avoir l'opportunité de me positionner sur toutes les étapes du projet, a contrario des entreprises qui, on l'a vu, par nécessité, spécialisent. Par ailleurs, ce choix est lourd de conséquences, tant dans l'organisation de sa vie privée (beaucoup d'heures supplémentaires) que dans celle de son entreprise que l'on doit gérer de A à Z (le freelance fait la comptabilité de son activité professionnelle).

Question :

Junior Kelly : Véronique, qu'enseignez-vous exactement ?

Réponse :

Véronique Ficara : J'enseigne la conception multimédia, la gestion de projet, le droit du multimédia et le management projet.

Question :

Naf : Vous avez fait quel genre d'études Véronique ?

Réponse :

Véronique Ficara : Pluridisciplinaires : DEUG de psycho, licence d'info-com, une formation de concepteur  réalisateur à Gobelins, et beaucoup d'expériences professionnelles dont la plus marquante a été celle de directrice de production d'une société multimédia.

Question :

Mino : Vous avez combien d'élèves dans votre promo ?

Réponse :

Véronique Ficara : Seize apprentis qui ont été sélectionnés à l'oral et à l'écrit sur environ 300 candidats !

Question :

CouetCouet : Qu'est-ce qui vous plait le plus dans vos métiers ?

Réponse :

David Richier : C'est un métier varié, et surtout, on est amené à créer des environnements, des concepts et des décors différents. Les produits sur lesquels je travaille touchent plus la culture populaire, ils s'adressent à tout le monde. Bref, c'est un métier fun.

Véronique Ficara : C'est un métier pluridisciplinaire, qui associe à la fois une dimension créative, artistique, fonctionnelle, et technique, c'est à dire que l'on contribue à concevoir un produit, un service, qui prend forme. Nos métiers nous permettent d'appréhender la globalité d'un produit, de sa conception à sa réalisation, et cela dans des champs professionnels très variés : culturel, éducatif, commercial, ludique... Une autre dimension passionnante, c'est que c'est un travail d'équipe.

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