Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers de la métallurgie et de la plasturgie

Domaine : Industries
Avril 2013
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Les métiers de la métallurgie

Les métiers de la métallurgie se trouvent dans les secteurs de la structure métallique, de la productique (travail sur des machines outils), de la mécanique industrielle, de l'électrotechnique (électricité) et de l'électronique.

Les métallurgistes fabriquent des pièces usinées en métal ou en acier, ainsi que des composants pour appareils, machines et structures. Ils utilisent des machines à souder, des appareils pour les opérations de réglage, des machines à commande numérique. Les techniques de formage du métal déterminent les grands secteurs d'emplois de la métallurgie : la fonderie, la forge et la chaudronnerie.

Pour donner une forme au métal, les professionnels de la fonderie (mouleurs-noyauteurs, de l'ouvrier qualifié au technicien supérieur) le chauffent, le fondent et le coulent dans un moule reproduisant la pièce voulue.
A l'inverse, chaudronniers, tôliers et métalliers travaillent le métal à froid : ils donnent une forme à une feuille de métal ou à une barre en la tapant, la pliant ou la coupant.
Quant aux soudeurs, ils sont chargés d'assembler les pièces réalisées par les autres spécialistes en s'appuyant sur des documents techniques.

Mais la métallurgie ne concerne pas que la chaudronnerie et la sidérurgie, mais aussi l'électronique, l'électrotechnique ou l'informatique industrielle.

Les débouchés se trouvent majoritairement dans des grandes entreprises : l'automobile, le ferroviaire, l'aéronautique, les ascenseurs, mais aussi dans les petites entreprises qui fabriquent des machines, des robots et qui font de la maintenance.

Tous les niveaux scolaires sont requis du CAP à l'ingénieur en passant par les bacs pro, les bacs STI2D et les BTS.

Se former en alternance

L
'AFORP (Association pour la formation et le perfectionnement du personnel des entreprises industrielles de la région Parisienne) a été créée  par le GIM (Groupe des industries métallurgiques de la région parisienne) pour répondre aux besoins de formation des entreprises industrielles d’Ile-de-France.
Le CFAI (centre de formation d'apprentis industriel) de l'AFORP est implanté à  la fois à : Asnières, Drancy, Mantes, et Issy-les-Moulineaux) : il prépare en alternance à différents métiers de la métallurgie du CAP au BTS. Le centre d'Issy-les-Moulineaux prépare lui jusqu'à la licence pro et jusqu'au diplôme d'ingénieur en partenariat avec des écoles d'ingénieurs.

Grâce notamment à la formation continue, il est possible de progresser d'opérateur sur presse à monteur régleur, puis à chef d'équipe et même responsable d'atelier.

Zoom sur les métiers en tension

- productique, mécanique, usinage : technicien méthode, technicien d’atelier d’usinage, opérateur de production en usinage, opérateur – régleur tournage/fraisage, rectifieur ;
- chaudronnerie, soudage : chaudronnier industriel, chaudronnier aéronautique, soudeur, ajusteur–monteur, opérateur composite, fonderie, forge, mouleur–noyauteur, opérateur fusion, opérateur parachèvement, opérateur – régleur ;
- maintenance : technicien de maintenance, mécanicien de maintenance, hydraulicien, ascensoriste ;
- électronique : ingénieur électronicien, technicien électronicien, ingénieur produit, ingénieur de tests et qualification.

(Source : Observatoire de la métallurgie)

Mouleur-noyauteur / Mouleuse-noyauteuse

Toutes les usines utilisent des moules pour fabriquer des pièces en série. Le mouleur-noyauteur réalise ces moules ou ces empreintes, ainsi que les parties pleines à l'intérieur du moule qui s'appellent les noyaux.

Le mouleur-noyauteur est en relation constante avec d'autres ouvriers, dont des sableurs et des conducteurs d'engins : il doit savoir travailler en équipe. Même si les nouvelles techniques lui rendent la vie plus facile, il doit être résistant car il continue à travailler debout et à manipuler des charges assez lourdes. Il doit aussi être précis, la pièce fabriquée servant pour en réaliser des milliers d'autres : aucune imperfection n'est autorisée !

Dans les ateliers, de nouvelles machines à commandes numériques nécessitent une bonne maîtrise des logiciels informatiques.

La réalisation des moules et des noyaux en fonderie fait appel à des tâches simples ou complexes qui demandent différents niveaux de formation.

La modernisation des chaînes de fabrication mobilise cependant des mouleurs noyauteurs de plus en plus qualifiés. 

Vous pouvez démarrer par la préparation d'un CAP outillages en moules métalliques ou un CAP mouleur-noyauteur cuivre et bronze (non préparés en Ile-de-France).

Mais même si le CAP qui constitue le diplôme de base peut convenir pour intégrer un petit atelier, le bac professionnel vous garantit une meilleure insertion.

Le bac pro fonderie (hors Ile-de-France) et le bac pro technicien modeleur sont des diplômes très appréciés par les professionnels. Ces bacs pro se préparent en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du secteur.

A bac + 2, vous pouvez préparer le BTS fonderie (hors Ile-de-France) qui permet d'envisager rapidement un poste d'encadrement, tel que chef de production dans un atelier. Ce diplôme est accessible après un bac pro du secteur ou un bac techno STI2D.

L'industrie de la métallurgie est le principal employeur d'ouvriers de plus en plus qualifiés, capables d'intervenir sur des procédés de fabrication automatisés.

Les secteurs de la plasturgie, de l'automobile, de l'aéronautique, de l'agroalimentaire ou encore de la pétrochimie utilisent également les services de mouleurs-noyauteurs.

Pour aller plus loin 

La métallurgie désigne l'industrie de la fabrication des métaux ferreux et non ferreux (zinc, cuivre, aluminium, or, argent etc.) et des alliages (fonte et acier à partir du fer et du carbone, etc.). L'acier, recyclable à l'infini, a de très nombreuses applications dans l'industrie.

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Opérateur d'usinage sur machine à commande numérique / Opératrice d'usinage sur machine à commande numérique

L'opérateur d'usinage fabrique des pièces métalliques destinées à être utilisées dans la construction d'automobiles, d'avions, d'équipements industriels ou d'appareils ménagers, par exemple. Autrefois appelé tourneur-fraiseur, l'opérateur d'usinage travaille de moins en moins la matière à la main, mais pilote des machines-outils automatisées.

Précision, habileté et application sont de rigueur lorsqu'on exerce ce métier. Il faut aussi avoir une bonne représentation spatiale des volumes et savoir effectuer des calculs.

Ce métier est accessible avant tout avec un bac professionnel. Les formations spécialisées en mécanique, électricité, électronique, structures métalliques sont appréciées des entreprises.

Vous pouvez préparer le bac pro technicien d'usinage, le bac pro technicien outilleur, le bac pro productique mécanique, option décolletage, le bac pro pilote de ligne de production ou encore le bac pro pilotage des systèmes de production automatisée, en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du secteur.

Après un bac S, STI2D ou éventuellement un des bacs pros précités (avec un très bon dossier), le BTS industrialisation des produits mécaniques vous permet de prendre en charge de très petites séries, voire d'effectuer du travail à façon, ce qui représente une forte plus-value. Après le bac, vous pouvez également envisager en 2 ans un DUT génie mécanique et productique.

Vous pourrez ensuite complèter votre formation en 1 an avec une licence pro : Automatique et informatique industrielle spécialité conduite et supervision des systèmes automatisés ou Production industrielle spécialité techniques d'usinage avancées et ingénierie des équipements associés...

Les industries mécaniques recrutent des opérateurs d'usinage de plus en plus qualifiés, capables d'occuper différents postes de travail sur une ligne de fabrication.

Les techniques d'usinage sont recherchées dans les secteurs de l'automobile, de l'aviation, de la construction navale et d'engins de chantier, de la fabrication de machines-outils ou d'équipements industriels, etc.

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Technicien de forge / Technicienne de forge

Le technicien de forge fabrique des pièces métalliques qui seront ensuite utilisées et assemblées dans la construction mécanique : automobile, ferroviaire ou aéronautique. Il forge des rails, des portières de voiture, des pièces d'avion, etc.

Ce métier demande une bonne résistance physique en raison du bruit, de la chaleur et des positions de travail. Le technicien qui encadre une équipe doit être vigilant dans le respect des normes de sécurité et organisé dans sa gestion de la production de atelier : la productivité de l'équipe et la qualité des produits dépendent de lui ! Enfin, un bon technicien doit régulièrement remettre ses connaissances à niveau, notamment en informatique.

Pour devenir technicien de forge, le bac pro technicien outilleur est la première étape à franchir. Vous préparer ce diplôme en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP.

Après un bac STI2D ou un bac pro, vous pouvez préparer en 2 ans un BTS mise en forme des matériaux par forgeage (à Nogent-sur-Oise uniquement, dans le département 60) ou un BTS étude et réalisation d'outillages de mise en forme des matériaux.

Après ce BTS, les licences pro Production industrielle option ingénierie des matériaux nouveauxIndustrialisation de nouveaux produits, ou Matériaux et ingénierie vous apportent une qualification supplémentaire appréciée également des entreprises.

Avec un bon dossier, vous pouvez envisager une admission parallèle en école d'ingénieurs spécialisée (par exemple l'Ecole supérieure de fonderie et de forge de Sèvres).

Il existe une centaine d'entreprises de forge en France. La majorité d'entre-elles travaillent pour le secteur automobile.

Les grandes industries mécaniques (industrie ferroviaire, aéronautique, aérospatiale) et les équipementiers industriels font également appel aux compétences des techniciens de forge.

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Chaudronnier / Chaudronnière

Le chaudronnier réalise des pièces destinées principalement aux industries automobile, aéronautique ou aérospatiale. Il travaille des plaques ou des tubes de métal, qu'il s'agisse de tôle, d'acier, de cuivre ou encore d'aluminium.

Ce métier exige une bonne condition physique car la plupart des tâches s'effectuent debout. La réalisation des pièces implique aussi un travail d'une grande minutie et beaucoup d'attention. Enfin, il faut en permanence respecter les règles de sécurité qui régissent la vie de l'atelier.

Le CAP réalisation en chaudronnerie industrielle, qui se prépare en 2 ans après la classe de 3e, est le 1er niveau de diplôme menant au métier de chaudronnier.

Vous pouvez ensuite vous spécialiser en préparant en 1 an une MC (mention complémentaire) soudage. Vous pouvez également préparer un bac pro.

Accessible en 3 ans après la classe de 3e, ou en 2 ans après le CAP, le bac pro technicien en chaudronnerie industrielle forme des spécialistes de la fabrication d'ensembles chaudronnés, mais aussi d'ensembles de tôlerie, de tuyauterie industrielle et d'ossatures en structures métalliques. Le bac pro technicien outilleur est une autre voie possible.

En 2 ans après le bac, vous pouvez préparer un BTS du domaine de la chaudronnerie, qui vous permettra d'encadrer une équipe et d'accéder à des postes à responsabilité. Deux BTS sont particulièrement adaptés : conception et réalisation en chaudronnerie industrielle et étude et réalisation d’outillages de mise en forme des matériaux.

Des écoles d'ingénieurs spécialisées vous sont accessibles en admission parallèle à partir d'un bac + 2. On peut citer le diplôme d'ingénieur de l'Ecole polytechnique universitaire de Montpellier de l'université Montpellier II spécialité mécanique en partenariat avec le syndicat de la chaudronnerie tôlerie et tuyauterie (FQSC).

Les premiers recruteurs de jeunes chaudronniers sont les entreprises spécialisées en chaudronnerie.

Les entreprises de l'industrie mécanique, de l'aéronautique et de la construction navale offrent aussi des opportunités pour un premier emploi.

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Tuyauteur /Tuyauteuse

A partir de métaux et d'alliages (acier, cuivre, etc.), le tuyauteur réalise les réseaux de tuyauteries (conduites d'alimentation, pipelines, canalisations) des sites industriels (raffineries de pétrole, centrales électriques...). Ces tuyaux permettent ensuite de véhiculer liquides et gaz à des températures et pressions différentes.

Ce métier nécessite le strict respect de consignes de sécurité. Il demande des aptitudes physiques pour travailler parfois en hauteur et atteindre des endroits difficiles d'accès. Il exige également une habilité gestuelle et la capacité à se représenter des volumes dans l'espace. Enfin, il nécessite de savoir travailler en équipe !

Pour exercer ce métier, vous devez connaître le langage informatique appliqué à la commande numérique.

Les industriels recrutant à tous les niveaux, vous pouvez - selon votre profil scolaire - envisager des études courtes ou longues pour accéder à un poste d'opérateur (CAP  réalisation en chaudronnerie industrielle), de technicien (bac pro technicien en chaudronnerie industrielle, bac pro technicien outilleur, bac STI2D, MC soudage), de technicien supérieur (BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle, BTS Etude et réalisation d'outillages de mise en forme des matériaux), ou d'ingénieur (diplôme d'ingénieur de l'Ecole polytechnique universitaire de Montpellier de l'université Montpellier II spécialité mécanique en partenariat avec le syndicat de la chaudronnerie tôlerie et tuyauterie).

Ce métier en expansion offre des carrières intéressantes à des professionnels qualifiés dans les secteurs suivants : construction aéronautique, automobile, navale, énergie nucléaire, travaux publics, biens d'équipement industriels.

Avec de l'expérience, le tuyauteur peut accéder à un poste de maîtrise et de conduite des travaux sur site. Il peut aussi évoluer vers un poste en bureau d'études, ou des méthodes ou vers le contrôle qualité en fabrication.

Tôlier / Tôlière

Le tôlier déforme ou découpe du métal après traçage et effectue des assemblages selon divers procédés. Il travaille aussi bien à la fabrication de pièces pour voiture que de silos à grains ou d'armoires métalliques.

Poussière, bruit, chaleur, tôles grasses et parfois tranchantes à manipuler... l'environnement de travail du tôlier est souvent "hostile", une bonne résistance physique est donc de rigueur. Les feuilles de métal à porter représentent aussi de lourdes charges, même si les palans et les chariots élévateurs facilitent le travail. Enfin, le métier de tôlier nécessite le sens de la précision et de l'organisation.

Les métiers de la tôlerie sont accessibles dès le CAP réalisation en chaudronnerie industrielle.. Mais une mention complémentaire (MC) facilitera votre insertion sur le marché de l'emploi.

La MC soudage se prépare en 1 an par la voie de l'apprentissage (à Bondouble, 91) après le CAP, voire le bac.

En 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du secteur, vous pouvez préparer un bac pro technicien en chaudronnerie industrielle ou un bac pro technicien outilleur ou modeleur.

Vous pouvez ensuite envisager un BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle.

Bâtiment, automobile, industrie agroalimentaire, secteur agricole : les possibilités d'emploi sont extrêmement variées pour un tôlier qualifié.

Les plus gros recruteurs de tôliers sont les industries mécaniques : constructeurs automobiles, ferroviaires, navals, etc.

Le bâtiment embauche également de nombreux tôliers sur les chantiers ou en atelier, pour façonner des tôles d'habillage et de décoration, des profils en acier ou en aluminium pour les fenêtres et châssis, par exemple.

L'industrie alimentaire recrute des tôliers, notamment pour les conserveries et la fabrication d'ustensiles : râpes, plaques de cuisson, moules à tarte, etc.

Enfin, les fabricants de mobilier et d'équipements font appel aux tôliers pour produire du mobilier de bureau, des lampadaires et des bancs publics.

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Métallier / Métallière

Le métallier façonne toutes les sortes de métaux, comme le fer, le bronze, l'étain, le cuivre ou encore l'aluminium. Il crée des objets décoratifs ou des éléments d'aménagement pour le bâtiment. Il fabrique aussi bien des parties de charpente métallique que des clés !

Ce métier nécessite une bonne résistance physique car les pièces à porter sont souvent lourdes. Une fragilité du dos (douleurs lombaires, etc.) peut donc être un barrage à l'exercice de cette profession. Créatif et habile, le métallier dessine les pièces qu'il réalise et manipule beaucoup d'outils coupants ou chauffants : il doit être méticuleux et faire preuve d'adresse.

Le CAP serrurier-métallier, le CAP réalisation en chaudronnerie industrielle et le CAP outillage en outils à découper et à emboutir sont les 3 diplômes de base donnant accès à la profession.

Pour réaliser des objets en fer forgé ou des serrureries décoratives, les titulaires de ces diplômes peuvent se perfectionner en préparant une MC (mention complémentaire) soudage en 1 an, ou un BP (brevet professionnel) serrurerie-métallerie en 2 ans.

Accessibles en 3 ans après la classe de 3e, ou en 2 ans après un CAP du secteur, plusieurs bacs pro préparent à exercer les fonctions de métallier : le bac pro ouvrage du bâtiment : métallerie ; le bac pro ouvrage du bâtiment : métal, aluminium, verre, matériaux de synthèse ; le bac pro technicien en chaudronnerie industrielle ou encore le bac pro technicien outilleur.

Etre titulaire du baccalauréat permet d’évoluer et donne accès au BTS constructions métalliques, diplôme avec lequel vous pouvez devenir chef d’équipe très rapidement. Deux années après le bac sont nécessaires pour l'obtenir.

Les petites entreprises du bâtiment sont celles qui ont le plus besoin des services des métalliers.

La ferronnerie d'art et la décoration recherchent des métalliers pour la réalisation de pièces uniques et décoratives.

L'industrie automobile reste un débouché possible pour les métalliers, même si les tôles de voiture sont peu à peu remplacées par des fibres plastiques.

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Soudeur / Soudeuse

Le soudeur assemble des pièces métalliques de toutes sortes pour construire des baignoires, des chariots de supermarché, des pièces automobiles, navales ou aéronautiques, des tuyauteries industrielles, des rails, etc.

Le métier de soudeur nécessite une bonne résistance physique car les conditions de travail sont éprouvantes : chaleur, bruit, parfois intempéries, station debout prolongée, maniement de matériaux ou d'outils lourds. Il demande aussi une grande précision, qu'il s'agisse de manipuler des pièces de grande taille comme dans l'automobile, ou de réaliser des petites soudures pour la serrurerie. Enfin, ce métier ne laisse pas de place à la négligence : un pilier de bâtiment ou un châssis de voiture mal soudé peut causer un accident grave !

L'automatisation des machines demande de plus en plus de qualification et une capacité d'adaptation aux nouvelles technologies.

La soudure est, en général, une qualification acquise après une formation centrée sur le travail des métaux (chaudronnerie, structures métalliques).

Le diplôme de base le mieux adapté est la MC (mention complémentaire) soudage. Elle se prépare en un an (à Bondoufle, 91) après un CAP réalisation en chaudronnerie industrielle ou un CAP serrurier métallier.

En 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du secteur, vous pouvez préparer un bac pro technicien en chaudronnerie industrielle qui permet d’acquérir des connaissances approfondies sur les procédés d’assemblage des métaux. Le bac pro technicien outilleur est un autre parcours possible.

Niveau bac toujours, vous trouvez également un BP serrurerie métallerie. Ce diplôme permet une spécialisation en 2 ans après un CAP, à condition d’avoir un très bon dossier scolaire.

La soudure est souvent une qualification acquise après une formation centrée sur le travail des métaux (chaudronnerie, structures métalliques, etc.).

Les soudeurs sont très demandés dans les grandes industries traditionnelles de métallurgie, chimie, pétrochimie, automobile, aéronautique, mais également dans des secteurs de pointe comme le nucléaire ou l'aérospatiale.

Le secteur du BTP (bâtiment et travaux publics) recrute également des soudeurs pour ses chantiers.

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Ingénieur en fonderie / Ingénieure en fonderie

L'ingénieur en fonderie a la responsabilité de la conception et de la réalisation des ensembles mécaniques comportant des structures coulées (production de pièces métalliques moulées).

Créatif et rigoureux, cet ingénieur doit exercer une veille technologique permanente. Il est capable de manager une équipe et parle l'anglais couramment.

Un diplôme d'une grande école d'ingénieurs (bac + 5), comme les Mines, les Ponts et Chaussées, Centrale, l'ENSAM, constitue un niveau minimum pour accéder à ce métier.
Ces écoles recrutent sur concours, principalement après 2 ans de classes prépa, les études durant ensuite 3 ans.

A l'issue de ce cursus, il vous est conseillé de suivre une spécialisation dans le domaine de la fonderie.

A noter, l'Ecole supérieure de fonderie et de forge (ESFF) est la seule école d'ingénieurs formant spécifiquement au métier de la fonderie et de la forge.
Elle délivre un diplôme d'ingénieur, après une formation en 3 ans incluant de nombreuses périodes en apprentissage en entreprise.

La fonderie est présente sur tous les grands marchés : aéronautique, aérospatiale, automobile, énergie, chimie, défense, télécommunication, construction, ferroviaire, mécanique.

Ingénieur chaudronnier-métallier / Ingénieure chaudronnière-métallière

En relation avec le client ou le bureau d'études, l'ingénieur chaudronnier-métallier conçoit, réalise et met au point des ensembles chaudronnés et mécano-soudés.

Pour réussir à ce poste, vous devez être curieux, créatif et avoir un goût prononcé pour l'innovation. Au quotidien, vous devez faire preuve d'une rigueur constante et être à l'aise avec le management d'équipe.

Pour accéder à ce métier, vous devez connaître les propriétés des matériaux mis en oeuvre et maîtriser l'ensemble des techniques de traçage (outils logiciels), de mise en forme, d'assemblage et de contrôle de soudure.

Vous pouvez acquérir ces connaissances au sein d'une grande école d'ingénieurs (bac + 5) comme les Mines, les Ponts et Chaussées, Centrale, l'ENSAM.
Ces écoles recrutent sur concours, principalement après 2 ans de classes prépa, les études durant ensuite 3 ans.

Vous pouvez aussi vous former dans une école d'ingénieurs spécialisée, par exemple dans les matériaux. On peut citer le On peut citer le diplôme d'ingénieur de l'Ecole polytechnique universitaire de Montpellier de l'université Montpellier II spécialité mécanique en partenariat avec le syndicat de la chaudronnerie tôlerie et tuyauterie (FQSC) et le diplôme d'ingénieur spécialité matériaux de l'école polytechnique universitaire de Grenoble I.

Là aussi, comptez 5 ans d'études supérieures après un bac scientifique (S ou STI2D), dont le plus souvent 2 années de classes prépa.

Les entreprises de chaudronnerie recrutent des ingénieurs chaudronniers-metalliers.

Ingénieur de production en métallurgie / Ingénieure de production en métallurgie

L'ingénieur de production en métallurgie détermine des objectifs précis de production à atteindre : quantité, qualité, délais et coûts. En fonction de ces objectifs, il organise, met en oeuvre et suit la fabrication.

L'exercice de ce métier exige une grande rigueur et un bon esprit de synthèse. L'aptitude à manager une équipe est également indispensable.

Côté formation, vous devez viser une école d'ingénieurs (grande école ou école spécialisée), voire un master sciences des matériaux, pour envisager ce type de carrière dans l'industrie métallurgique. Les études durent 5 ans.

On peut citer le diplôme d'ingénieur spécialité génie mécanique et automatique de l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Rennes ; et à l'université, le master pro sciences et technologies, santé mention sciences physique et matériaux spécialité sciences et ingénierie des matériaux et de la métallurgie.

La maîtrise de l'anglais et de logiciels de gestion de la production assistée par ordinateur (GPAO) et de la productique (automatisme, régulation, contrôle de processus) est aussi exigée.

Les grands groupes de l'industrie métallurgique recrutent des ingénieurs pour encadrer la production.

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