Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Geneviève Blondy-Mauchand

Directrice de la section Traduction de l'ESIT, Paris (75)
Date de l'interview : 01/03/2009

A l'ère de la mondialisation des échanges, les métiers de la traduction et des relations interculturelles sont promis à un bel avenir.

A la tête de la section Traduction de l'ESIT, Geneviève Blondy-Mauchand, elle-même traductrice et experte auprès de la Cour d'Appel de Paris, nous présente le master professionnel traduction éditoriale, économique et technique.

Quel est le profil des étudiants de ce master ?

Nos étudiants sont titulaires d'une licence, ou tout autre diplôme équivalent, français ou étranger, quel qu'en soit le domaine. Nous apprécions particulièrement des études de droit, d'économie ou de sciences. D'une manière générale, nos étudiants viennent d'horizons très différents. Les étudiants non francophones constituent même la moitié de nos effectifs. Nous avons de nombreux candidats, mais n'en retenons qu'une centaine, compte tenu des capacités d'absorption du marché.

Comment se déroule la sélection ? Quels sont les critères retenus ?

Notre formation faisant appel à des compétences spécifiques, nous procédons à une validation des aptitudes. Notre examen d'entrée se compose de 2 parties : ''l'admissibilité'' qui porte uniquement sur l'esprit de synthèse, d'analyse et la maîtrise du français et "l'admission", proprement dite, qui vérifie la compréhension des langues de travail.
Les langues B et C (1re et 2e langues de travail) doivent être maîtrisées avec aisance. De son côté, la langue A, ou langue maternelle, doit être de niveau cultivé. Les critères retenus portent d'une part sur le fond : pertinence et articulation logique de la réponse, et d'autre part sur la forme : qualité de la langue maternelle et correction syntaxique et lexicale de l'expression en langue B.

Comment se déroule le cursus ?

Le cursus comporte des cours magistraux (en économie et en droit notamment), une réflexion sur la méthodologie, des cours de traduction générale et spécialisée, une méthodologie de la recherche documentaire, une formation aux outils d'aide à la traduction et des stages proposés par l'ESIT.

Les diplômés en traduction s'insèrent-ils facilement ?

Du fait de nos exigences, nos diplômés s'insèrent sur le marché de manière à la fois satisfaisante et diversifiée : statut libéral (industrie et commerce) ou de fonctionnaire (organisations internationales, fonction publique).

Quelles sont les qualités requises pour réussir dans le métier de traducteur ?

Ce métier requiert une excellente maîtrise de sa langue A, une aptitude à l'analyse, une bonne connaissance de ses langues B et C, un esprit de rigueur et de la curiosité. En cours de formation, les étudiants pourront identifier les spécialisations qui leur conviennent le mieux. Notre objectif est avant tout de former des traducteurs généralistes, capables de s'adapter à tous les contextes professionnels.

Comment voyez-vous l'avenir de ce métier ?

A l'ère de la mondialisation des échanges, les métiers de la traduction et de relations interculturelles, à un niveau d'excellence comme celui recherché par l'ESIT, sont promis à un bel avenir.

Propos recueillis par Annie Poullalié