Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers de l'horticulture et du paysage

Domaines : Agriculture -Agroalimentaire, Environnement - Aménagement - Propreté
Janvier 2011
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Panorama du secteur

Les métiers du végétal s'apprennent largement sur le terrain et plébiscitent fortement les formations en alternance. Une fois en poste, les possibilités d'évolution sont nombreuses.

De la serre au "consommateur"

Le secteur de l'horticulture et de la pépinière comprend la culture de fleurs et de plants, la production de plantes en pots, de fleurs coupées, de bulbes et d'oignons, ainsi que la production de semences. Il regroupe 10 000 entreprises et emploie 35 000 personnes.

Les petites entreprises familiales et polyvalentes y côtoient les sociétés de type industriel. Le besoin en main d'oeuvre est important : l'horticulture emploie 5 fois plus de personnes à l'hectare que le reste de l'agriculture !

Côté distribution et commercialisation, l'emploi est également très atomisé. On dénombre 600 grossistes et 25 000 commerces de détail (jardineries, fleuristes, etc.).

Avec le développement des biotechnologies et des traitements phytosanitaires, pour lutter contre les parasites et les maladies des plantes, le secteur se modernise et recherche, par conséquent, du personnel de plus en plus qualifié.

Les diplômés en horticulture peuvent travailler dans la production (pépinières, etc.) et dans la distribution (jardineries, services commerciaux des sociétés horticoles, etc.). Très active, la recherche horticole emploie essentiellement des techniciens et des ingénieurs. Le secteur du paysage et des espaces verts offre également des débouchés aux spécialistes de l'horticulture quel que soit leur niveau de qualification.

Le paysage sur un nuage

Selon l'Union nationale des entreprises du paysage, on dénombrait en 2008 plus de 20 000 entreprises du paysage en France, principalement des entreprises généralistes.

Les plus petites entreprises s'adressent essentiellement aux particuliers. Les plus grandes sont en mesure de répondre aux appels d'offres, notamment des marchés publics. Elles travaillent donc régulièrement pour des collectivités territoriales, par exemple des villes, ou des promoteurs immobiliers qui leur assurent la majeure partie de leur chiffre d'affaires.

De la conception à la réalisation de jardins en passant par l'entretien, l'élagage ou le reboisement, le secteur du paysage, qui emploie 80 000 personnes, a recruté 16 000 personnes en 2008, malgré la conjoncture peu porteuse.

Les embauches concernent tous les niveaux de qualification : des postes d'ouvriers qualifiés (jardinier des espaces verts) à ceux d'encadrement (chef d'équipe, conducteur de travaux, ingénieur paysagiste). Les jardins particuliers, le paysagisme d'intérieur et l'entretien des espaces verts sont des marchés créateurs d'emplois, notamment pour des postes d'ouvriers et de techniciens polyvalents.

Des difficultés de recrutement

Malgré les attraits du secteur, les entreprises de l'horticulture et du paysage rencontrent des difficultés pour recruter, aussi bien des ouvriers spécialisés que du personnel encadrant.

Les conditions de travail, il est vrai, ne sont pas toujours idylliques. Soumis au cycle des saisons et aux intempéries, les métiers du paysage demandent de la disponibilité et une bonne condition physique. Loin de l'image du " jardinier cancre ", ils exigent la maîtrise d'un savoir-faire non seulement technique, mais aussi artistique.

Les métiers du végétal s'apprennent largement sur le terrain et plébiscitent fortement les formations en alternance. Le secteur est parmi ceux qui comptent le plus d'apprentis et de jeunes en contrat de professionnalisation.

La qualification des jeunes est l'un des grands défis que doit relever le secteur dans les prochaines années. Dans le domaine du paysage par exemple, les salariés sans diplôme représentent un quart des effectifs. Et seuls 14 % des professionnels sont titulaires d'un diplôme bac + 2 ou plus.

A noter, une fois en poste, les possibilités d'évolution sont nombreuses. Il est courant, par exemple, de passer d'ouvrier-paysagiste à chef d'équipe ou chef de chantier, puis à conducteur de travaux.

Repère

Le taux de féminisation du secteur varie désormais de 15 à 20 % selon les entreprises. Grâce à l'évolution des techniques (à l'exception de l'élagage et de la maçonnerie qui restent durs physiquement), les femmes trouvent, en effet, de plus en plus leur place dans les métiers du paysage

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