Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Jean-Marc Paris

Délégué régional AFT-IFTIM Ile-de-France, Rungis (94)
Date de l'interview : 01/01/2009

Le transport et la logistique s'appuient de plus en plus sur des technologies d'information et de communication sophistiquées.

Spécialiste de la formation dans le secteur du transport et de la logistique, Jean-Marc Paris nous présente les activités de cet organisme de formation de la branche professionnelle transport-logistique.

Quelles sont les missions de l'AFT-IFTIM ?

L'AFT-IFTIM (Association pour le développement de la formation professionnelle dans les transports et Institut de formation aux techniques d'implantation et de manutention) est un organisme de formation très actif de la branche professionnelle transport-logistique. Doté de 75 centres sur toute la France, le groupe prépare à tous les métiers du secteur des transports et de la logistique, du CAP à bac + 6 (150 formations initiales) et propose également des actions de perfectionnement pour les salariés du secteur. Il a ainsi formé plus de 200 000 professionnels en 2007, dont 23 000 jeunes, notamment en alternance.

Quel est le rôle de la délégation régionale ?

La présence forte en région (22 délégations) de l'AFT-IFTIM permet de jouer un rôle de développeur de la formation au niveau régional avec le souci constant de l'employabilité des diplômés. A l'écoute de l'évolution des besoins des professionnels du secteur, nous participons à la mise en place et à la réforme des diplômes de l'Education nationale et des titres professionnels certifiés. Enfin nous jouons un rôle essentiel d'information, d'orientation et de conseil auprès de tout public au travers d'un site dédié (www.tracetonchemin.com) et des SEFI TL (Service emploi formation information transport logistique) implantés dans chaque délégation.

Pouvez-vous évoquer les évolutions du secteur ?

Le secteur va vers une plus grande concentration. Les PME travaillent le plus souvent comme sous-traitants, même si le recours à l'intérim reste important. Les activités du transport et de la logistique s'appuient de plus en plus sur des technologies d'information et de communication les plus sophistiquées.
Le métier de livreur ou de trieur n'est plus seulement manuel : il faut maîtriser un PSM (poste de saisie mobile), scan permettant de saisir les données afin d'assurer une traçabilité des marchandises.

Quels sont les besoins actuels des entreprises du secteur transport-logistique ?

La majorité des entreprises nous font remonter leurs besoins accrus de personnels formés à la fois aux techniques des métiers mais aussi à l'encadrement des équipes. Les effectifs du secteur ayant régulièrement augmentés, des besoins nouveaux en ''middle management'' ont vu le jour. Les entreprises recherchent des professionnels capables d'évoluer de chef d'équipe à chef d'agence de transport ou d'entrepôt ou à responsable d'exploitation. Les nombreuses licences professionnelles dans le domaine du transport, soutenues par l'AFT et avec le concours des universités apportent ces compétences managériales aux diplômés de bac + 2 transport et logistique. Le groupe développe également dans ses propres centres des formations post-bac + 2.

Le secteur est-il ouvert aux moins qualifiés ?

Le secteur recherche en permanence des responsables d'exploitation, des magasiniers, des chauffeurs-livreurs, des agents d'exploitation, des organisateurs de transport, etc. L'AFT s'engage à former soit par le biais de ses propres établissements, soit par la voie de l'apprentissage, de la professionnalisation ou de la formation initiale des jeunes à partir d'un niveau 3e qui visent un titre professionnel. Reconnus par la branche, ces titres professionnels certifiés leur permettent d'être opérationnels en entreprise dès la fin de leur formation.

Offre-t-il des perspectives d'évolution ?

Si le diplôme est un plus, notamment pour évoluer plus rapidement, le secteur continue d'offrir des perspectives d'évolution aux opérateurs et aux conducteurs, grâce une politique de formation continue très développée. Un conducteur routier pourra ainsi évoluer vers un poste de responsable d'exploitation, un manutentionnaire vers un poste de responsable d'équipe, de site puis d'agence.

Des conseils à donner aux jeunes ?

Le secteur, jusqu'ici porteur en terme d'emplois, est ouvert aux jeunes quelque soit leur niveau, car il ne pratique aucune ségrégation par le diplôme. C'est une véritable école de la 2e chance. Avec l'expérience et la formation continue, ils pourront accéder à des postes à responsabilités.