Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers du transport et de la logistique

Domaines : Commerce - Immobilier, Transport - Logistique
Dernière mise à jour : 06/08/2015

Très dynamique, le secteur du transport et la logistique recrute à tous les niveaux.

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Introduction

Poids lourd de notre économie, le secteur du transport et de la logistique recrute, notamment au niveau CAP. Du conducteur d'autobus au déménageur professionnel en passant par le chef d'agence, le magasinier cariste et le logisticien... les profils recherchés sont aussi variés que les employeurs potentiels !

Bon à savoir

Outre l'Education nationale, deux organismes professionnels participent activement à la formation dans le domaine du transport et de la logistique (formation professionnelle continue et formation en alternance en particulier) : l'AFTRAL et Promotrans.

Le transport et la logistique sont des opérations hautement stratégiques pour les entreprises, quelle que soit leur taille : en réduisant les coûts et les délais d'approvisionnement et de livraison, celles-ci sont en effet en mesure d'améliorer significativement leur compétitivité.

Le plus souvent sous-traitées auprès d'entreprises spécialisées, les activités de transport et de logistique se déploient dans un souci constant de réactivité et de qualité. Elles s'appuient sur une main d'oeuvre de mieux en mieux formée, même si le secteur compte toujours une majorité d'emplois peu qualifiés.

Panorama du secteur

Toutes les entreprises, commerciales ou industrielles, font appel aux professionnels du transport et de la logistique pour acheminer leurs matières premières, expédier leurs produits finis ou gérer leurs stocks.

Le secteur du transport et de la logistique regroupe principalement 3 grands pôles d’activité :

- le transport routier de marchandises, qui regroupe 51 % des effectifs salariés du secteur ;
- les auxiliaires de transport (logistique), avec 14,7 % des salariés ;
- le transport routier de voyageurs, avec 14,8 % des salariés.

Le secteur du transport et de la logistique est le 5e secteur d'activité économique en France, après l'industrie, la construction, le commerce et l'hôtellerie-restauration. Avec la mondialisation des échanges commerciaux, ce secteur ne cesse de se développer. Il compte plus de 650 000 salariés dont 330 000 en transport routier de marchandises. Les chauffeurs routiers et les opérateurs sont majoritaires.

La logistique concerne l'ensemble des techniques et des moyens utilisés pour optimiser la gestion des flux de marchandises. Les prestataires logistiques (sous-traitance et externalisation du transport et de l’entreposage) représentent 6 % des salariés du secteur.

La crise mondiale a eu des répercussions sur l'emploi dans le secteur du transport et de la logistique. En 2014, ses activités connaissent une légère baisse. On assiste à une diminution des effectifs dans les entreprises du secteur, due notamment au non-remplacement des départs à la retraite. 

Pour rester compétitives, les entreprises du secteur multiplient les rapprochements et on observe une concentration progressive vers des entreprises de plus grande taille. Au sein des établissements, les activités sont également réorganisées, avec un recours accru aux systèmes d'information et à l'automatisation de certaines tâches.

Dans le secteur, neuf salariés sur dix ont un contrat à temps complet (mais cette proportion tombe à 59 % dans le transport routier de voyageurs).
Près de 70 % des embauches sont effectuées en CDI.

Zoom sur la région Ile-de-France

Dotée de deux aéroports internationaux, de réseaux routier et ferré très denses, ainsi que de nombreuses plateformes logistiques (25 % du parc logistique national), la région Ile-de-France occupe une place de choix dans le domaine du transport et de la logistique. Selon une enquête régionale de L'OPTL (Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique), l'Ile-de-France compte un peu plus de 17 500 entreprises (dont 8 095 comptent au moins un salarié) et plus de 124 000 salariés. Cela représente près de 19 % des effectifs nationaux.

Dans la région, le secteur des transports (transports de voyageurs et de marchandises) est appelé à se développer avec la mise en oeuvre du projet Nouveau Grand Paris. Selon l'étude prospective ECECLI de la Direccte d'Ile-de-France, 14 878 nouveaux emplois (dont 11 340 emplois de conducteurs de transport de voyageurs) pourraient être créés dans le transport et la logistique en Ile-de-France à l'horizon 2019. 

Une activité hautement stratégique

Toutes les entreprises, commerciales ou industrielles, font appel aux professionnels du transport et de la logistique pour acheminer leurs matières premières, expédier leurs produits finis ou gérer leurs stocks. Pour réduire les coûts et gagner en efficacité, beaucoup sous-traitent ces opérations auprès de sociétés spécialisées.

La logistique est devenue une composante clé de la compétitivité des entreprises. L'utilisation des  technologies de l'information et de la communication (TIC) a fortement modifié les pratiques, augmentant la réactivité et la qualité du service. Les progiciels de gestion intégrée et les systèmes de géolocalisation permettent notamment la traçabilité des produits dans l’entrepôt et la gestion optimisée des stocks.

Profitant des systèmes de gestion à flux tendus et de l'explosion du commerce électronique, la messagerie rapide et l'express se développent à grand pas.

Des métiers qui verdissent

Le transport et la logistique est un secteur dans lequel les obligations environnementales sont de plus en plus nombreuses. Le transport est en effet le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France. En 2012, il représentait près de 28 % des émissions nationales, dont la majorité (92 %) est à attribuer aux transports routiers.

L'augmentation du prix des énergies fossiles, et notamment du pétrole, ajoute un enjeu économique à ces considérations environnementales. Les entreprises cherchent à réduire leur dépendance à ce carburant, dans un souci de réduction des coûts, mais aussi dans le but d'améliorer leur image auprès de leur clientèle et du grand public.

L'ensemble des activités du transport et de la logistique mettent donc progressivement en place des solutions pour répondre à ces enjeux : utilisation de véhicules utilisant des carburants alternatifs (biocarburants, gaz liquéfié, moteurs hybrides ou électriques...), recours à des transports alternatifs pour une partie des trajets (transport fluvial, ferroutage, livraisons à pied ou en vélo...). La chaîne logistique se réorganise également, en optimisant les livraisons  (regroupement des livraisons, réduction des retours à vide, livraisons de nuit en centre-ville) et en réduisant l'impact écologique de ses sites (bâtiments HQE, démarche de recyclage des emballages, traçabilité environnementale des produits, utilisation d'énergies renouvelables dans les entrepôts...).

Bon à savoir

Suite à la loi "Grenelle 2" (12/07/2010), les prestataires de transports (transport de marchandises, de personnes et déménagements) ont l'obligation de communiquer à leurs clients et usagers la quantité de dioxyde de carbone émise pour réaliser leur déplacement ou prestation de transport.

La loi "transition énergétique pour la croissance verte" prévoit par ailleurs que la grande distribution devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre liées au transport et à la logistique, de 10 % d’ici à 2020 et de 20 % d’ici à 2025. Les loueurs de voitures et les compagnies de taxis devront également renouveler leurs flottes avec 10 % de véhicules propres à l'horizon 2020.

Ces préoccupations environnementales sont génératrices d'emplois, notamment dans les activités de conseil autour de l’écomobilité. Elles débouchent également sur la création de nouveaux métiers dans les entreprises du transport et de la logistique, tels que responsable environnement ou chargé d'études environnement.

Mais le secteur est surtout affecté par un processus de "verdissement" de la plupart de ses métiers (sur l'ensemble des professions repérées comme "verdissantes", 20 % sont liées aux activités de transport). Les conducteurs (conducteurs de poids lourds, taxis, conducteurs de trains ou pilotes d'avion) doivent notamment acquérir de nouvelles compétences afin de générer des économies en carburant (écoconduite, optimisation des trajets...). Les professionnels de la logistique et du transport de marchandises sont également amenés à mettre en œuvre des processus plus respectueux de l'environnement (traçabilité des marchandises, calcul des émissions de gaz à effet de serre générés par les trajets, diminution et recyclage des emballages...).

Ces nouvelles compétences "vertes" sont désormais intégrées dans les référentiels de formation menant aux différents métiers du secteur. A titre d'exemple, les formations FIMO-FCO (formations initiales et continues obligatoires des conducteurs routiers) dispensent désormais des connaissances et savoir-faire sur la conduite rationnelle

Du manutentionnaire au cadre d'exploitation

Le secteur du transport et de la logistique compte plus d'une cinquantaine de métiers. Ils se répartissent en 3 grandes catégories selon qu'il s'agit de transporter des marchandises ou des voyageurs, d'organiser les transports ou encore de gérer les flux de produits ou d'informations.

La proportion de métiers pas ou peu qualifiés (magasinier, déménageur, préparateur de commandes, conducteur d'engin de levage, etc.) est importante, beaucoup de tâches de manutention ne pouvant être automatisées. Ces métiers, souvent durs physiquement, sont facilement accessibles aux jeunes sans diplôme et sans expérience. Mais il s'agit d'emplois précaires, parfois saisonniers, reposant largement sur les CDD et le travail intérimaire.

La grande famille des conducteurs, qui regroupe chauffeurs routiers, livreurs, conducteurs de bus ou de trains, ambulanciers, ne cesse de s'agrandir. L'automatisation d'un certain nombre de lignes de métro ne devrait pas inverser la tendance. Les conducteurs routiers sont particulièrement recherchés.

Les recrutements de cadres devraient en revanche continuer à baisserLes cadres commerciaux et  des services techniques (acheteurs, logisticiens, cadres de maintenance) sont les plus recherchés.

Et les femmes ? 

En Ile-de-France, elles représentent moins de 20 % des effectifs. C'est dans les secteurs des prestataires logistiques (plus de 40 % des emplois) et du transport sanitaire (plus de 35 % des emplois) qu'elles sont les plus nombreuses.

En 2013, l’OPCA Transports et Services a réalisé, en partenariat avec la délégation régionale aux droits des femmes d’Ile-de-Franceun film sur 8 femmes exerçant des métiers réputés "masculins".
L’organisme entend travailler sur les freins psychologiques par la promotion de métiers qui ne sont pas forcément connus. Il agit également en proposant des formations individuelles et collectives entièrement dédiées aux femmes, afin de favoriser leur accès aux métiers du secteur et d’accompagner leur évolution professionnelle.

Les manutentionnaires

Indispensables au déplacement des produits et des charges dans les entrepôts et à l'extérieur, les manutentionnaires voient leurs tâches évoluer avec la modernisation des espaces de stockage : utilisation de détecteurs RFID (Radio fréquence identification) pour identifier les produits, automatisation des entrepôts, etc.

Magasinier cariste / Magasinière cariste

Le magasinier a pour mission de gérer l'approvisionnement d'une entreprise en marchandises. Pièces détachées, outillage, produits alimentaires, matières premières, etc. Il prend en charge leur réception, leur stockage puis l'expédition de ces produits en fonction des commandes.

Dernièrement, le développement de nouvelles technologies (logiciels, étiquette RFID) entraine une montée en compétences du métier de magasinier, tout comme la mise en place d'outils et de procédures visant à mieux préserver l'environnement (utilisation de chariots élévateurs à hydrogène, recyclage et valorisation par le tri des emballages...).

Travaillant debout dans des entrepôts ou en plein air sur un quai de déchargement, ce professionnel doit faire preuve d'endurance, même s'il utilise souvent un chariot élévateur.

Un diplôme tel que le CAP opérateur / opératrice logistique, CAP employé de vente spécialisé option A produits alimentaires ou CAP vendeur-magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles, etc. vous permet d’acquérir les compétences de base pour exercer la profession de magasinier.

Mais de plus en plus, les recrutements se font au niveau du bac pro logistique, qui se prépare en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP, soit dans un lycée professionnel ou en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.

Pour utiliser un chariot élévateur, vous devez obtenir obligatoirement le certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (CACES), conditionné à l’aptitude médicale (à renouveler périodiquement). Les centres de formation d'apprentis de l'AFTRAL et de Promotrans le proposent.

Les grossistes et les grandes surfaces recrutent en permanence car elles ont du mal à trouver et à conserver leurs magasiniers.

Avec de l'expérience, il est possible d'évoluer vers un poste de chef magasinier, chargé de superviser toutes les opérations d'un entrepôt.

Pour aller plus loin

Les caristes sont tenus de décrocher le certificat d'aptitude à la conduite d'engins en sécurité (CACES) pour pouvoir exercer. Devenu indispensable, ce certificat les initie aux règles relatives aux pratiques de conduite, à la connaissance technique des chariots élévateurs et aux conditions générales de sécurité dans l'entrepôt. Ce certificat, qui n'est ni un diplôme ni un titre, s'obtient au cours d'un stage d'une semaine. Sa préparation est assurée par des organismes professionnels (AFTRAL, Promotrans) et par l’Education nationale dans le cadre de certains diplômes. Les demandeurs d'emploi peuvent bénéficier de cette formation.

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Déménageur / Déménageuse

Vider des appartements ou des bureaux de tout leur mobilier et de leurs accessoires, charger et décharger le camion, puis, éventuellement, réinstaller les éléments ailleurs : tel est le travail quotidien du déménageur. Le métier a beaucoup évolué les valises-vaisselle, qui permettent de transporter les objets fragiles, ou le monte-charge, qui sert à déplacer les objets encombrants, facilitent la tâche. De plus en plus d'entreprises de déménagement adoptent également une démarche de développement durable (obligation d'affichage des émissions de CO2, utilisation d'emballages réutilisables, écoconduite, flotte de véhicules propres...).

Le travail est dur physiquement et nécessite d'être robuste. Les problèmes de dos sont fréquents ! Généralement, un déménageur n'exerce pas ce métier plus de 10 ans. Il se doit aussi d'être adroit, soigneux et discret.

Le seul diplôme spécifique à la profession (non obligatoire mais qui inclut l’obtention du permis de conduire BE) est le CAP déménageur sur véhicule utilitaire léger. Vous pouvez le préparer en 2 ans après la 3dans un des deux CFA franciliens de l'AFTRAL (Rungis -94 et Tremblay-sur-Mauldre – 78).

Pour conduire un camion de déménagement, vous devrez passer avec succès le permis C (transports de marchandises ou de matériels) et suivre la formation initiale minimale obligatoire (FIMO).

Un certificat d'aptitude à la conduite en sécurité, par exemple le CACES « monte-meuble », conditionné à l’aptitude médicale (à renouveler périodiquement) peut également vous être demandé.

Les sociétés de transports en commun proposent aussi des formations en vue des titres professionnels de conducteur du transport routier de marchandises sur tous véhicules (CTRMV) ou sur porteur (CTRMP), tous deux délivrés par le ministère chargé de l’emploi.

Pour vous installer à votre compte, vous devez vous inscrire au registre du commerce et obtenir, après examen, l'attestation de capacité à exercer la profession de transporteur.

85 % des entreprises de déménagement sont familiales et comptent moins de 10 salariés. Généralement, elles embauchent les apprentis qui viennent suivre des stages chez elles.

Avec de l'expérience, vous pouvez devenir chef d'équipe, chargé de l'organisation et de la supervision d'un chantier (du devis à sa réalisation).

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Préparateur de commandes / Préparatrice de commandes

Appelé aussi agent de logistique en magasinage, le préparateur de commandes assure la mise en cartons de produits commandés par un client. Il réalise ensuite l'étiquetage en vue de l'expédition. Son métier requiert de plus en plus de compétences liées à l'informatique et aux nouvelles technologies : logiciel de gestion des stocks en temps réels, scan, commande vocale...

Travaillant debout dans des entrepôts, ce professionnel doit faire preuve d'endurance. Il doit aussi être organisé et rigoureux lorsqu'il prépare chaque commande. Sinon, le client risque d'avoir de mauvaises surprises en ouvrant son colis !

Le CAP opérateur / opératrice logistique constitue le diplôme de base pour exercer la profession de préparateur de commandes.

En 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP, le bac pro logistique vous permet d’évoluer plus rapidement au sein de l'entreprise.

Pour utiliser un chariot élévateur, vous devrez obligatoirement obtenir le certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (CACES), conditionné à l’aptitude médicale (à renouveler périodiquement).

Les entreprises industrielles ou commerciales emploient des préparateurs de commandes au sein de leur service logistique.

Les plateformes logistiques embauchent également des préparateurs de commandes.

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Les conducteurs de marchandises et de voyageurs

Du scooter au TGV, du transport de marchandises au transport de voyageurs, les conducteurs exercent une dizaine de métiers différents.

Conducteur d'autobus / Conductrice d'autobus

Ce conducteur conduit des autobus, parfois des tramways, pour transporter des passagers vers des destinations locales, selon un itinéraire établi. Il peut également mener des enfants à l'école ou en sorties scolaires, il a alors le titre de conducteur d'autobus scolaire.

De plus en plus, ce professionel est amené à utiliser des véhicules dotés de matériel informatique embarqué (interfaces d'exploitation, afin d'améliorer la gestion et la régularité des bus). L'objectif de diminution des émissions de gaz à effet de serre amène également les compagnies à renouveler leur flotte avec des véhicules hybrides, électriques ou au gaz et à former leurs conducteurs à l'écoconduite.

Ce métier riche en contacts est aussi source de stress en raison des conditions de circulation difficiles en ville aux heures de pointe. Il nécessite d'être courtois avec la clientèle, attentif à sa sécurité et responsable.

Pour exercer ce métier, vous devez être titulaire du permis de conduire D (conduite de véhicules transport en commun de plus de 8 places) et pouvoir justifier de l’acquisition d’une formation initiale minimale obligatoire (FIMO).

Le CAP agent d'accueil et de conduite routière, transport de voyageurs constitue aussi une bonne clé pour vous lancer dans la profession. Ce diplôme vous dispense de la FIMO.

Les formations offertes par les sociétés de transports en commun et qui visent un titre professionnel de conducteur du transport routier interurbain de voyageurs (CTRIV) ou d'agent commercial et de conduite du transport routier urbain de voyageurs (ACCTRUV), tous deux délivrés par le ministère chargé de l’emploi, vous exemptent également de la FIMO.

Afin de passer l’examen du permis D (transport de plus de 8 personnes) vous devez être âgé d’au moins 24 ans et titulaire du permis B. Pour les candidats en formation professionnelle de conducteur (CAP, bac pro, titre professionnel, FIMO), ces conditions d’âge sont ramenées à 21 ans. 

Les sociétés de transports en commun, comme la RATP (Régie autonome des transports parisiens), sont les premières à recruter des conducteurs d'autobus.

Les collectivités locales sont également demandeuses, notamment les villes pour les conducteurs d'autobus scolaires.

Pour aller plus loin

Pour le transport de voyageurs : le permis D (transport de plus de 8 personnes) existe pour les plus de 24 ans déjà titulaires du permis B. Le permis D1, accessible aux personnes d'au moins 21 ans et titulaires du permis B, permet de conduire des véhicules de transport de voyageurs dont la longueur n'excède pas 8 mètres. La possession du seul permis de conduire poids lourd ne suffit plus, la FIMO (formation initiale minimale obligatoire) marchandises ou voyageurs est obligatoire pour tous les futurs conducteurs (non titulaires d'un CAP, BEP ou TP dans la conduite routière) ;

Pour le transport de marchandises : il existe 2 permis pour les plus de 18 ans, limités à
7,5 tonnes jusqu'à l'âge de 21 ans (âge ramené à 18 ans pour les candidats ayant suivi une formation de conducteur de transport de marchandises). Il s'agit du permis C1 (poids lourd) et du permis C (super lourd), accessibles aux titulaires du permis B (véhicules légers) ;

Pour la conduite des chariots élévateurs : l'obtention du certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (CACES) est obligatoire.

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Conducteur de métro / Conductrice de métro

Le conducteur de métro transporte les usagers dans des conditions de confort et de sécurité optimales. Il conduit le métro, mais assure aussi le service voyageur, c'est-à-dire l'ouverture et la fermeture des portes.

Claustrophobes, s'abstenir ! La cabine de conduite n'est pas spacieuse et certains voyages sur une ligne durent jusqu'à 2 h d'affilée sous terre. Conduire une rame de métro demande également beaucoup de concentration, notamment vis à vis de la signalétique, présente tous les 50 m. Lors des vérifications des dispositifs de sécurité et du bon fonctionnement général de la rame de métro, le conducteur doit se montrer rigoureux afin de ne pas passer à côté d'une anomalie. Enfin, une bonne condition physique et psychologique est nécessaire pour exercer cette profession solitaire.

A noter : les grandes régies de transports sont engagées dans des politiques de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre et d'économie d'énergie, qui se traduisent notamment  par la mise en place de nouvelles rames de métro, plus performantes et de plus en plus automatisées.

C'est la RATP (Régie autonome des transports parisiens) qui forme ses conducteurs.

Aucun diplôme n'est exigé pour ce métier, qui peut être exercé à partir de 21 ans, mais il est conseillé d'obtenir au minimum un CAP du domaine de la mécanique ou de l'électricité. Pour augmenter vos chances de recrutement, être titulaire d’un bac pro (accessible en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP) dans les mêmes secteurs, du bac techno STI2D  ou de la MC agent transport exploitation ferroviaire (niveau bac - hors Ile-de-France) peut s’avérer nécessaire.

Une fois remis le dossier de candidature, vous devez passer une visite médicale et des tests psychotechniques. A l’issue de ces épreuves d’embauche, vous suivrez une formation en alternance rémunérée de 10 semaines pour obtenir, après réussite de l’examen final, la qualification au métier et le permis de conduire le métro.

Les agents de la RATP passent directement par un concours interne. Une bonne connaissance de la RATP et des cours sanctionnés par un test final permettent l'accès au métier de conducteur.

Une mise à niveau, notamment sur la réglementation, a lieu au moins une fois par mois durant toute la carrière du conducteur.

A Paris, la RATP (Régie autonome des transports parisiens) gère les métros de la capitale.

En province, Tisséo-SMTC (Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération toulousaine) et Kéolis (ex société lyonnaise des transports en commun) recrutent également des conducteurs de métro. A Marseille et à Lille, les rames de métro sont complètement automatisées.

Pour aller plus loin

Via un concours interne et une formation complémentaire, le conducteur de métro peut devenir agent de maîtrise de ligne, chargé de gérer le personnel d'une station, ou agent de maîtrise de terminus, ayant responsabilité du personnel d'un terminus et des problèmes liés au garage des rames.

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Conducteur de train / Conductrice de train

S'il n'a pas à se préoccuper de la direction à suivre, le conducteur de train en contrôle la vitesse en permanence. Objectif : assurer le maximum de sécurité, ménager le confort des passagers et surtout, respecter les horaires ! C'est aussi à lui de vérifier le bon fonctionnement du train avant le départ. Enfin, il est fortement impliqué dans le chantier engagé par la SNCF pour développer les économies d'énergie : réduction des consommations (éclairage, climatisation) des trains au stationnement, déploiement d'un système d'aide à l'écoconduite et installation, à terme, de systèmes embarqués de comptage de l'électricité de traction sur l'ensemble des trains.

Travail de nuit, les jours fériés et les week-ends... Ce métier exige une grande disponibilité. Seul aux commandes, le conducteur doit être réactif et avoir le sens des responsabilités : la sécurité de centaines de passagers dépend de lui.

La SNCF assure le recrutement et la formation de ses salariés.

Pour être embauché à la SNCF, vous devez être titulaire d’un CAP ou BEP mais un bac pro ou techno dans les domaines électrique, électrotechnique, électronique ou mécanique, un bac général (S, ES, L) ou un diplôme homologué par l’Éducation Nationale de niveau IV ou V dans les spécialités précitées est également bienvenu.

Le recrutement se fait sur CV et dossier, visite médicale, tests de connaissances et psychotechniques ainsi qu’un entretien de motivation.

Une formation rémunérée en alternance (théorie et pratique), d’une durée de 4 à 5 mois pour le conducteur de manœuvre / lignes locales et de 9 à 11 mois pour le conducteur de ligne, est assurée dans un centre de formation en interne. Vous devez réussir cette formation (contrôle continu et examen final) afin de devenir conducteur.

Au cours de votre carrière, la préparation aux différents examens destinés à gravir les échelons vous sera également assurée par la SNCF.

L’aptitude à conduire des TGV (trains à grande vitesse) requiert obligatoirement que vous obteniez le titre de conducteur principal. Seuls les conducteurs très expérimentés y parviennent (après examen).

La SNCF (Société nationale des chemins de fer) est, pour le moment, la seule autorisée à exploiter les lignes ferroviaires pour le transport de passagers : c'est donc l'unique débouché possible pour les conducteurs de train.

Le marché européen s'ouvre en France, notamment pour le transport de marchandises, et laisse entrevoir des possibilités de recrutement de la part des compagnies étrangères.

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Conducteur routier / Conductrice routière

Le conducteur routier a la responsabilité de mener à bon port la marchandise embarquée dans son camion. Selon la taille de son véhicule et les clients à livrer, ses déplacements sont plus ou moins longs : au niveau régional, à travers la France entière, à l'étranger.

L'augmentation des prix du carburant et les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre font évoluer le métier de conducteur routier. Ainsi, la formation à l'écoconduite se généralise et des efforts sont menés, grâce à des solutions d'informatique embarquée, afin d'adapter les parcours pour réduire les distances inutiles.

Le transport de marchandises, qui a lieu à toute heure, souvent la nuit et par tous les temps, demande beaucoup de concentration et de résistance physique, même si le temps de travail est très réglementé. Ce métier nécessite une grande vigilance. Enfin, il faut supporter de vivre loin de sa famille.

Le CAP conducteur routier marchandises (qui se prépare en 2 ans après la 3e), le bac pro conducteur transport routier marchandises (en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP) ou un des autres titres professionnels de conducteur du transport routier de marchandises vous permet d’exercer le métier de conducteur routier.

Des formations proposées par la société de transport Promotrans sont également susceptibles de pouvoir vous conduire au titre professionnel (TP) de conducteur du transport routier de marchandises sur tous véhicules (CTRMV), délivré par le Ministère chargé de l'emploi.

En l’absence de tous ces diplômes ou titres, vous devrez posséder le permis de conduire C ou C1 et suivre la formation initiale minimale obligatoire (FIMO) de conducteur routier transport de marchandises . La FIMO, d’une durée de 140 heures, s'adresse à tout titulaire du permis C ou C1.

Malgré la baisse conjoncturelle des recrutements, les débouchés dans les entreprises de transport sont globalement en hausse.

Avec de l'expérience, il est possible de passer aux longues distances (transport national ou international) ou de devenir conducteur routier spécialisé (conduite de camion-citerne, transport de matières dangereuses...).

Vous pouvez également vous installer à votre compte. Dans ce cas, vous devez être titulaire d'une attestation de capacité professionnelle, obtenue après un examen organisé par le ministère des Transports.

Pour aller plus loin

La formation initiale minimale obligatoire (FIMO) a pour objectif de permettre aux conducteurs d'exercer leur métier dans le respect de la sécurité et de la réglementation professionnelle en assurant un service de qualité.
Il s'agit d'une attestation obligatoire, en France, pour les personnes conduisant pour la 1ère fois un véhicule de plus de 3,5 tonnes de poids total autorisé en charge (PTAC). En sont exemptés les titulaires d'un CAP de conduite routière, d'un BEP conduite et services dans les transports routiers ou d'un titre professionnel de conducteur routier de marchandises.
La FIMO est qualifiante et reconnue par les branches professionnelles et le ministère des Transports.

La FIMO doit être validée tous les 5 ans par une formation continue obligatoire (FCO) transport de voyageurs ou marchandises, anciennement formation continue obligatoire à la sécurité (FCOS).

Les formations FIMO et FCO se déroulent dans des centres agréés par le préfet de région (AFTRAL, Promotrans, etc.).

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Chauffeur de taxi

Le chauffeur de taxi assure des courses, c'est-à-dire qu'il conduit ses clients d'un endroit à un autre en assurant un trajet agréable et le plus rapide possible. Par ailleurs, il doit entretenir sa voiture pour garantir la sécurité et le confort de ses passagers. De plus en plus, il doit également être attentif, pour des raisons économiques et écologiques, à optimiser sa conduite (écoconduite) afin de réduire sa consommation en carburant.

Ce métier exige beaucoup de patience et de calme, la circulation dans les villes étant de plus en plus dense. Il impose aussi d'être disponible, toujours au service de la clientèle : le jour, la nuit, le dimanche, les vacances et les jours fériés. En contact permanent avec une clientèle très diverse, le chauffeur doit se montrer courtois en toutes circonstances. Enfin, il doit rester vigilant car les agressions existent, surtout la nuit.

Pour exercer ce métier, vous devez décrocher le certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi (CCPCT) délivré par la préfecture, être titulaire du permis de conduire B depuis au moins 3 ans, pouvoir justifier d’un niveau CAP au minimum ainsi que d’une attestation « prévention et secours civiques de niveau 1 » (PSC1) et avoir été reconnu apte à la visite médicale.

Une fois le dossier retenu par la préfecture, vous pourrez préparer l’examen en 2 ou 3 mois, avec ou sans l'aide d'un organisme comme par exemple l'Institut francilien de formation du taxi (Levallois Perret).

Les sociétés de taxis recrutent des chauffeurs de taxis débutants ou confirmés. Le chauffeur peut être salarié, ou simplement locataire (dans ce cas, il loue une voiture équipée à une entreprise avec laquelle il signe un contrat commercial).

Le statut indépendant d'artisan taxi est le plus convoité mais il impose des frais mensuels très importants : remboursement de l'emprunt pour l'achat de la voiture et de la licence obligatoire et paiement d'une assurance professionnelle.

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Convoyeur de fonds / Convoyeuse de fonds

Le convoyeur de fonds est chargé de sécuriser les transports d'argent ou d'objets confiés par un de ses clients, des banques par exemple. Il peut exercer trois fonctions : garde, conducteur ou messager.

Une grande attention et, plus encore, une totale intégrité, sont indispensables pour être convoyeur de fonds. Ce métier exige aussi d'être patient car il faut parfois attendre de très longues minutes avant de charger ou de décharger les sacs contenant des fonds.

Le convoyeur de fonds doit obligatoirement être titulaire d'une carte professionnelle, délivrée par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Celle-ci est délivrée sous condition de ne pas avoir commis d'actes répréhensibles et incompatibles avec la profession et d'avoir suivi une formation professionnelle reconnue.

Le secteur du transport de fonds et de valeurs a mis en place un certificat de qualification professionnelle (CQP) pour le métier de convoyeur de fonds : le CQP métiers de convoyage de fonds et de valeurs et activités assimilées.

Le CAP agent de sécurité (ou agent de prévention et de médiation) vous assure également, en 2 ans après la 3e, le niveau minimum de connaissances souhaitées pour exercer ce métier.

En 2 ans après le CAP ou en 3 ans après la 3e, le bac pro métiers de la  sécurité vous permet d'acquérir des compétences dans le domaine de la sécurité.

Par ailleurs, les entreprises de sécurité proposent leurs propres formations et un entraînement au tir. Pour vous y présenter, vous devez être âgé d'au moins 21 ans et avoir un casier judiciaire vierge. Pour les conducteurs de véhicules blindés, le permis poids lourd est parfois exigé.

Les entreprises de transport de fonds sont celles qui recrutent majoritairement les convoyeurs de fonds.

Quelques entreprises publiques disposent d'un service interne spécialisé en transport de fonds, notamment la Banque de France. Le convoyeur de fonds est alors fonctionnaire.

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Livreur / Livreuse

Le livreur assure l'acheminement de marchandises d'un endroit à un autre, à l'aide d'un véhicule léger (2 roues ou 4 roues de moins de 3,5 tonnes).

Afin de limiter leur consommation d'énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre, les sociétés de livraison font évoluer leurs modèles d'organisation, notamment pour les livraisons effectuées lors du "dernier kilomètre" en zone urbaine. Les innovations sont multiples et font évoluer le métier de livreur : écoconduite, livraisons à vélo, optimisation des trajets, livraisons de nuit pour éviter les embouteillages, flottes de véhicules électriques ou hybrides, etc.

Le métier de livreur exige de la rapidité, les délais de livraison étant souvent très restreints. Il nécessite aussi une grande attention pour éviter les accidents. Embouteillages, clients pressés ou mécontents, il faut aussi savoir garder son calme en toutes circonstances.

Le permis de conduire B vous sera demandé pour être recruté en tant que livreur.

Bien que beaucoup de sociétés n’exigent aucun diplôme, vous pouvez préparer un CAP conducteur livreur de marchandises, en 2 ans après la 3e (à Saint-Ouen l’Aumône - 95) ou un CAP conducteur routier marchandises.

Le niveau minimum requis à l'embauche progressant au fil des ans, le bac pro conducteur transport routier marchandises, en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP, est de plus en plus apprécié par les employeurs.

Les sociétés spécialisées dans la livraison, qu'il s'agisse de sociétés de transport de marchandises ou de sociétés de coursiers, sont les principales sources de travail pour le livreur.
Ces entreprises exigent souvent que le livreur travaille avec son propre véhicule.

Les moyennes et les grandes surfaces de produits de consommation recrutent leurs propres chauffeurs livreurs.

Les hôpitaux publics recrutent des livreurs expérimentés, notamment pour transporter des organes !

La profession de livreur n'offre pas de réelles possibilités d'évolution et il est rare de continuer après 40 ans.

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Ambulancier / Ambulancière

En urgence ou sur rendez-vous pour des soins réguliers, l'ambulancier transporte des blessés, des personnes malades, âgées ou handicapées vers les hôpitaux, les maisons de retraite ou les centres de rééducation. Il conduit des véhicules sanitaires légers pour les transports en position assise ou de véritables ambulances si le malade doit rester allongé.

Tous les passagers d'une ambulance doivent être traités avec dévouement et gentillesse. Le sens du service est essentiel dans cette profession. Les interventions sont parfois longues et pénibles, aussi bien physiquement que nerveusement. Pour réussir dans ce métier, il faut être résistant. L'ambulancier est souvent amené à conduire vite en cas d'urgence : maîtrise du véhicule et vigilance sont de mise !

Pour devenir ambulancier, vous devez décrocher le diplôme d’Etat d’ambulancier. Ce diplôme se prépare dans un centre de formation privé ou public, en 18 semaines à temps plein ou en apprentissage.

Accessible sans condition de diplôme, la formation est conditionnée à des épreuves d'entrée, niveau brevet des collèges. Vous devez être au minimum titulaire du permis de conduire B (véhicule de tourisme) depuis plus de 3 ans (ou 2 ans si vous avez suivi la conduite accompagnée) et avoir obtenu la mention ambulance, délivrée par la Commission médicale des permis de conduire de chaque préfecture. Un certificat médical de vaccination et de non contre-indication à la profession d'ambulancier est également nécessaire.

Pour exercer le métier d'ambulancier, une attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU), préparée pendant la formation d'ambulancier, est également exigée.

En vue de l'épreuve orale d'admission, vous devrez réaliser un stage d'orientation professionnelle dans un service hospitalier en charge du transport sanitaire.

La formation conduisant au « DE ambulancier » (dont le coût situe, en général, entre 1 500 et 5 000 euros, selon les écoles publiques ou privées) comporte des enseignements théoriques et pratiques.

Enfin, les titulaires du bac (ou équivalent), d'un titre ou diplôme du secteur sanitaire ou social de niveau V (CAP/BEP), ou les personnes admises en formation d'auxiliaires médicaux sont dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité. De même, certains diplômés (aide-soignant, auxiliaire de puériculture, etc.) peuvent être exemptés de suivre une partie de la formation.

Ce sont les entreprises privées qui offrent le plus d'emplois. Il s'agit de PME familiales de 10 salariés au maximum. Les recrutements se sont encore accrus depuis la mise en place des 35 heures. 

Certains organismes, comme la Croix Rouge, emploient également des ambulanciers. Enfin, le secteur public, représenté par les hôpitaux ou le SAMU (Service d'aide médicale urgente), recrute sur concours.

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Les agents d'exploitation et d'accompagnement

Les uns travaillent dans des bureaux, les autres dans des ateliers de maintenance ou directement sur les lieux de transport. Tous participent, à leur niveau, au bon déroulement de l'activité de transport et au respect des réglementations en vigueur.

Agent de transit / Agente de transit

Salarié d'une entreprise de transport, l'agent de transit organise l'acheminement des marchandises de l'entrepôt jusqu'au destinataire. Il choisit les moyens de transport les plus appropriés en fonction des contraintes de délais, de coût, mais aussi de plus en plus d'impact écologique, qui lui sont spécifiées. Il se charge aussi de régler les problèmes en cas de perte, de détérioration ou de réclamations. Il partage son temps entre son bureau et les déplacements sur le terrain pour contrôler le départ ou la réception des marchandises.

Une bonne organisation est indispensable. Ce métier exige aussi une grande réactivité : en cas de contretemps (grève, intempéries, etc.), l'agent de transit doit trouver une solution rapidement. Le moindre retard de livraison peut avoir des conséquences coûteuses. Rigoureux, l'agent de transit ne laisse rien au hasard. Douanes, assurances, droit international, la réglementation du transport de marchandises est dense et très stricte.

La maîtrise de l'anglais est indispensable, notamment lors des négociations avec les sociétés de transport situées un peu partout dans le monde.

Avec le bac pro logistique ou un bac pro transport (l’un ou l’autre se prépare en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du secteur) vous pouvez accéder au métier d'agent de transit.

Justifier d'un niveau bac + 2, par exemple d’un BTS transport et prestations logistiques ou d’un DUT gestion logistique et transport (en 2 ans après un bac général ou technologique ou, plus rarement, après le bac professionnel), vous permettrait d’évoluer dans le secteur.

La possibilité vous est également offerte de préparer à l'université une licence pro (bac + 3) en logistique, qui offre plusieurs options ou spécialités. Il existe également quelques masters professionnels (bac + 5) dans ce domaine.

Certaines écoles comme celles de l’AFTRAL et du groupe Promotrans vous proposent aussi des formations professionnelles continues.

L'agent de transit est un professionnel très recherché dans les entreprises de transport. Il travaille dans les services de transit import et export. Ces sociétés sont spécialisées ou non dans un mode de transport : avion, bateau, train, poids lourd.

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Déclarant en douane / Déclarante en douane

Véritable intermédiaire entre le client et la douane, le déclarant assure le passage des marchandises aux frontières pour le compte d'une entreprise. Spécialiste de la réglementation qui régit les importations et les exportations, il fournit aux douaniers les documents nécessaires au transport entre les différents pays.

Ce métier exige de la disponibilité, l'intervention du déclarant dépendant de l'arrivage des marchandises et des horaires d'ouverture de l'administration des douanes. Il exige aussi d'être diplomate avec les douaniers, qui se montrent parfois pointilleux. Enfin, la rigueur est de mise : en cas d'erreur dans les déclarations, les douanes peuvent infliger des pénalités coûteuses...

Si vous êtes titulaire du bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) ou du bac pro transport, vous pouvez accéder au métier d'aide déclarant en douane en suivant une formation complémentaire d'initiative locale d'aide déclarant en douane de Tremblay-en-France (93). Elle se prépare en 1 an et permet d'assister le déclarant en douane.

Pour devenir directement déclarant, un bac + 2 en gestion et droit est conseillé. Les BTS transport et prestations logistiques, BTS commerce international et DUT gestion logistique et transport vous autorisent à devenir déclarant en douane.

Il vous est possible également de poursuivre par une licence puis un master en droit du transport : économie appliquée spécialité transports internationaux (Panthéon-Sorbonne) ; spécialité transports et mobilité (Paris Est Marne-la-Vallée).

Par ailleurs, l'AFTRAL propose une formation professionnelle déclarant en douane et conseil en 1 an en alternance aux titulaires d’un bac + 2 minimum. L'Institut national des transports internationaux et des ports (ITIP) du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) propose également un titre professionnel opérateur de transports multimodaux et internationaux. La formation, accessible aux titulaires du baccalauréat, dure 2 ans.

Les services transit ou douane des entreprises de transports travaillant sur des marchés extérieurs à l'Union européenne recrutent des déclarants en douane.

Les commissionnaires et auxiliaires de transport agréés par le service des douanes sont également à la recherche de déclarants.

Avec de l'expérience, vous pouvez accéder au poste de chef de service transit, chargé de superviser tous les agents chargés de l'optimisation du transport.

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Agent de contrôle de la RATP / Agente de contrôle de la RATP

Sur le réseau de la RATP, l'opérateur de contrôle qualifié à la RATP contrôle les billets, établit des procès verbaux d'infraction aux contrevenants et perçoit les amendes. Il fait aussi de la relation client en informant et aidant les voyageurs.

Disponible, le contrôleur doit s'adapter à des contraintes horaires et des changements de rythme de travail : il est susceptible de travailler le jour, la nuit, le dimanche, les jours fériés. Participant à la réduction de la fraude, il doit être particulièrement respectueux des lois. Enfin, en contact permanent avec une clientèle diverse, il sait rester courtois en toutes circonstances !

En théorie, aucun diplôme n’est exigé pour postuler, mais être titulaire d'un bac voire même d'un bac + 2 augmente les chances de passer les sélections. Pour travailler en tant qu'agent de contrôle de la RATP, il vous faut être âgé d’au moins 18 ans, posséder le permis de conduire B et avoir un casier judiciaire vierge. 

Une fois réussies les épreuves de sélection, vous suivrez une formation rémunérée de 6 semaines avec intégration progressive dans une équipe expérimentée, afin de bien acquérir la qualification au métier, et devrez ensuite satisfaire aux épreuves de contrôle continu et à l'examen final.

En Ile-de-France, la RATP embauche quelques dizaines d'opérateurs de contrôle qualifiés par an

La SNCF propose des postes similaires tout comme de nombreuses sociétés privées de bus urbain en Ile-de-France.

Après 5 à 10 années passées sur le terrain, vous pouvez sur concours interne ou nomination devenir agent d'encadrement et prendre la tête d'une équipe de contrôleurs.

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Technicien poids lourd / Technicienne poids lourd

Egalement appelé mécanicien maintenance véhicule industriel, le technicien poids lourd prend en charge les opérations de maintenance préventive et/ou corrective après avoir analysé l'état d'un véhicule poids lourd (cars, camions...).

Le durcissement des normes anti-pollution a contraint les constructeurs à développer des solutions technologiques pour améliorer la motorisation des véhicules de transport de marchandises. Ces évolutions techniques ont fortement fait évoluer le métier du technicien poids lourds, qui doit aujourd'hui maîtriser des connaissances poussées à la fois en mécanique et en électronique.

Entre la maintenance, la prévention, l'accueil des clients, le quotidien de ce mécanicien est diversifié, mais stressant du fait des délais souvent courts accordés pour les réparations. Ce professionnel doit se montrer rigoureux et organisé, la maintenance d'un camion ou sa réparation ne tolérant aucune approximation.

Le CAP maintenance des véhicules option véhicules de transport routier vous permet d'entrer dans la profession pour effectuer des opérations d'entretien courant.

Titulaire de ce diplôme vous pouvez envisager une spécialisation en préparant une MC maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements ou une MC maintenance des systèmes embarqués de l'automobile en 1 an (faculté des métiers de l'Essonne à Evry).

Pour obtenir le niveau bac et augmenter ses chances d’embauche, il vous est possible également de préparer un bac pro maintenance des véhicules option véhicules de transport routier, en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP.

Les ateliers de constructeurs et les concessions, le plus souvent de grandes dimensions, sont les 2 principaux employeurs des techniciens poids lourd.

Après plusieurs années d'expérience, il est possible de devenir chef d'atelier et de prendre la tête d'une équipe de techniciens ou réceptionnaire, chargé de la gestion de la clientèle.

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Hôtesse de l'air / Steward

Regroupés sous le terme général de personnel navigant commercial (PNC), les hôtesses de l'air et les stewards assurent le confort des passagers pendant un vol. Ils travaillent auprès d'une clientèle très diversifiée et sont chargés d'assurer la sécurité à bord et les prestations pour fidéliser la clientèle : services des collations et plateaux repas, écoute, renseignements... Le port de l'uniforme est de rigueur.

Malgré la tension et la fatigue, l'hôtesse de l'air et le steward doivent toujours être souriants et avoir une présentation irréprochable. En cas d'incident, c'est à eux de prodiguer les premiers soins. Ils doivent savoir garder leur sang-froid, d'autant qu'à bord d'un avion, la panique se propage très vite. Ces professionnels travaillent en horaires décalés et irréguliers, cumulant de longues journées de travail suivies de plusieurs jours de repos : ce métier exige beaucoup de résistance et de disponibilité.

Pour envisager une carrière d’hôtesse de l’air ou de steward, vous devez de préférence être titulaire un bac +2 et faire preuve d’une certaine expérience dans une activité commerciale, hôtelière ou à l’étranger.

 Une bonne maîtrise de l’anglais (niveau 720 au TOEIC) et d’autres langues vivantes, suivant les pays desservis, vous sera également demandée ainsi que le titre « CCA »  - cabine crew attestation – (qui remplace depuis 2013 le CFS - certificat de formation à la sécurité -) et une attestation d’aptitude médicale délivrée par un centre d’expertise médicale du personnel navigant.

La formation CCA, d’une durée d’environ 140 heures, est payante (de 1500 à 2000 €) et aboutit à un examen d’Etat (épreuves écrites et pratiques) organisé par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

Crise économique et concurrence féroce ont fortement restreint les embauches dans les compagnies aériennes ces dernières années. Celles-ci ont de plus en plus tendance à recruter des saisonniers ou à proposer des contrats à durée déterminée.

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Les cadres du transport et de la logistique

Pour encadrer et optimiser leurs activités de transport et de logistique, les entreprises recherchent surtout des cadres expérimentés et opérationnels. La priorité est donnée aux profils techniques et commerciaux.

Logisticien / Logisticienne

Le logisticien orchestre le transport de marchandises. Il est au coeur de toutes les opérations nécessaires à l'arrivée d'un produit en rayon ou à l'approvisionnement des industries en matières premières pour la production. Son objectif : trouver les moyens les plus efficaces et les plus économiques pour le transit et le stockage.

Pour le logisticien, les enjeux environnementaux complètent aussi désormais les enjeux économiques. Plus que jamais, il doit veiller à la performance de la "supply chain" (chaîne logistique) et à la diminution des erreurs, qui peuvent entraîner  la perte de biens ou le besoin de les réexpédier. Il met également en place des solutions pour maximiser le remplissage des véhicules et développe des solutions de transport multimodales (fret ferroviaire, fluvial...).

Soumis aux exigences de rentabilité de l'entreprise, le logisticien doit savoir résister au stress. C'est un négociateur plus qu'un grand décideur. La logistique est un métier technique, qui exige d'être précis et concret. Une erreur à l'un ou l'autre stade du transport ou du stockage peut coûter cher à l'entreprise.

Après obtention d'un bac général, bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) ou même bac pro (bac pro logistique notamment), vous pouvez envisager plusieurs choix d'études.

Le BTS transport et prestations logistiques et le DUT gestion logistique et transport sont les diplômes de base pour accéder à la profession. Vous pouvez préparer l’un ou l’autre en 2 ans après le bac et suivre ensuite une licence professionnelle (bac + 3) comme la licence pro responsable d’exploitation (Paris Est Créteil Val de Marne), licence pro management de la chaîne logistique (Cergy Pontoise, Evry Val d’Essonne), etc.

Toutefois, un niveau bac + 5 est souvent demandé pour un poste d'encadrement.

A l'université, il vous est possible de préparer, en 2 ans après une licence, un master de la filière logistique : master pro spécialité logistique (Panthéon Sorbonne), master pro gestion de l'environnement, parcours e-logistique et supply chain durable (Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), master pro logistique et achats internationaux (Paris Est Créteil Val de Marne), etc. ouvrant la voie à des fonctions de responsable logistique.

Les diplômés d'écoles de commerce et d’écoles d'ingénieurs sont de même les bienvenus.

Enfin, des écoles spécialisées comme celles des groupes AFTRAL et Promotrans proposent aussi des formations (gérées par les organismes professionnels du secteur).

Les entreprises de logistique et de transports recrutent des logisticiens débutants.

Dans les grandes entreprises, les débouchés sont à la hausse. Ils se situent principalement dans les secteurs du transport et du commerce, mais aussi dans l'électronique, la construction mécanique et électrique, l'agroalimentaire, la chimie et la pharmacie.

Avec de l'expérience, il est possible de devenir responsable de la logistique, en charge de superviser tous les flux de marchandises, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'entreprise.

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Acheteur / Acheteuse

Souvent spécialisé dans un domaine, l'acheteur recherche et achète des produits pour le compte d'entreprises industrielles, de services ou pour la grande distribution, afin qu'ils soient distribués dans l'ensemble des succursales de sa société. Il doit négocier auprès de ses fournisseurs les meilleurs tarifs, en prenant soin de ne pas sacrifier la qualité de la marchandise. L'acheteur est aussi impliqué dans les démarches de développement durable de son entreprise. De plus en plus, il doit savoir mener une politique d'achat de produits et de matériaux respectueux de l'environnement et de la santé des Hommes.

La réussite de sa mission repose sur ses capacités à négocier au plus juste prix. Dans le cadre de ces négociations il est amené à se déplacer fréquemment, notamment à l'étranger. Diplomate, l'acheteur doit mettre toutes les chances de son côté durant les négociations. Il doit faire preuve à la fois de fermeté, de souplesse et d'une bonne résistance au stress.

La maîtrise de l'anglais est indispensable pour effectuer toutes les transactions auprès des fournisseurs étrangers.

Vous pouvez occuper un poste d’assistant acheteur avec un diplôme de niveau bac + 3.

Après un bac + 2 (BTS ou DUT notamment) en commerce et en gestion vous avez accès à plusieurs licences professionnelles, en 1 an, comme la licence pro gestion des achats et des approvisionnements (Paris Est Marne-la-Vallée) par exemple.

Pour les postes d'acheteur, les diplômés de niveau bac + 5 (université et écoles de commerce) s’avèrent les plus recherchés.

En 2 ans après une licence, il vous est possible de préparer à l'université un des nombreux masters professionnels ou de recherche spécialisés en achats industriels ou internationaux (bac + 5), comme le master pro spécialité achat à l’international (Paris Sud), master pro spécialité management global des achats et de la chaîne logistique (Evry-Val-d’Essonne), etc.

Niveau bac + 5, les diplômes des écoles supérieures de commerce (HEC, ESCP Europe, ESSEC business school, EDHEC, etc.) permettent d’exercer ce métier, de préférence avec une spécialisation en achats. L’entrée vous est ouverte sur concours après le bac ou, la plupart du temps, après une classe préparatoire ou encore en admission parallèle (concours après un bac + 2, + 3, + 4).

De même, les diplômes des écoles d'ingénieurs, avec une spécialisation commerciale, peuvent conduire à la fonction achat.

A bac + 6, une autre alternative consiste à préparer un  mastère spécialisé, qui s’obtient en 1 an après un bac + 5, comme le mastère spécialisé gestion achats internationaux de l'ESSEC business school, le mastère spécialisé management stratégique des achats et de la supply chain de l'ESCP Europe, etc.

Dans les secteurs de l'industrie et des entreprises de services, les acheteurs doivent aussi participer à la logistique de l'entreprise.

La grande distribution recrute également des acheteurs, qui travaillent pour une centrale d'achat ou pour un magasin en particulier.

Une grande centrale d'achat dépendant des services publics, l'UGAP (Union des groupements d'achats publics), recrute des acheteurs.

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Chef d'agence dans le transport

Les entreprises de tous secteurs font appel au chef d'agence lorsqu'elles souhaitent transporter des marchandises en camion. Le chef d'agence dans le transport dirige une agence locale ou régionale de transports. Il doit mener de front les fonctions de prospection commerciale, de gestionnaire administratif, technique, financier et humain.

Il doit également mettre en œuvre des solutions pour répondre à l'augmentation des coûts du carburant et à l'entrée en vigueur de nouvelles réglementations environnementales. Il doit par exemple faire en sorte d'optimiser les trajets des véhicules et leur remplissage, former ses salariés à l'écoconduite ou encore mettre en œuvre l'obligation de l'information CO2 pour les prestations de transport. 

Réactif, le chef d'agence est capable de faire face sans délai à une panne de camion. Persuasif, il sait faire preuve d'autorité pour négocier le transport de marchandises au meilleur prix. Dans la mesure où il dirige une succursale, il sait agir en toute indépendance.

Après un bac général, bac techno STMG ou bac pro transport, un diplôme bac + 2 comme le BTS transport et prestations logistiques ou le DUT gestion logistique et transport est susceptible de vous assurer des débouchés dans le secteur.

A bac + 3, vous pouvez préparer à l’université une licence professionnelle (bac + 3), par exemple la licence pro transport de marchandises spécialité management des transports et de la distribution (Cergy-Pontoise).

La possibilité vous est également offerte de suivre une formation spécialisée (de niveau bac + 3) des écoles des groupes AFTRAL et Promotrans dans le domaine du transport

Cependant, les professionnels préfèrent recruter des candidats à bac + 5.

Les diplômés d’école de gestion ou de commerce ou les titulaires d’un master, par exemple, le master pro transports, logistique, territoires, environnement (Paris 4 Sorbonne, Cergy-Pontoise) sont également appréciés par les recruteurs.

Les entreprises de transports de marchandises de toutes tailles assurent le transport de marchandises. Elles ont donc besoin de chefs d'agence pour diriger leurs succursales.

Le poste de responsable d'exploitation, chargé de superviser la partie exploitation d'une agence régionale de transport est un bon tremplin vers celui de chef d'agence.

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Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne

Plus souvent appelé aiguilleur du ciel, l'ingénieur contrôle la feuille de route des avions, des horaires de décollage à leur atterrissage, en passant par leur itinéraire. En cas de difficulté technique ou de météo capricieuse, il sert également de guide aux pilotes. Son objectif : assurer la sécurité des passagers et le trafic continu des avions.

Cette mission de sécurité est désormais complétée par une autre, qui prend de l'importance, dictée par des impératifs économiques et de développement durable : minimiser la consommation de carburant des avions et leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, l'ingénieur du contrôle de la navigation aérienne doit faire en sorte de calculer les itinéraires de vols les plus directs possibles, de réduire les temps d'attente au décollage et à l'atterrissage, etc.

Ce métier exige une grande résistance au stress, de la rigueur et de la disponibilité. Responsable de la vie des passagers, le contrôleur doit en effet respecter de très nombreuses procédures et il est susceptible de travailler le dimanche, les vacances ou jours fériés. La moindre erreur ou imprécision peut avoir des conséquences dramatiques !

Un bac + 2 scientifique vous sera nécessaire pour passer le concours d'entrée de l’ENAC (Ecole nationale de l'aviation civile) à Toulouse.

Parmi les candidats reçus, plus de 95 % sont issus de 2e année de classe préparatoire aux concours des grandes écoles scientifiques. Les titulaires (âgés de 26 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours) d’un bac + 2 (L2, DUT ou BTS scientifiques entre autres) peuvent également candidater. Un très bon niveau d'anglais est requis en vue des épreuves de langues.

Si vous faites partie des admis à ce concours, vos études (d’une durée de 3 ans) seront gratuites. Après un examen médical (afin de satisfaire aux conditions d'aptitude du métier), vous passez votre brevet de pilote privé d'avion et vous réalisez deux stages en pays anglophone.

Fonctionnaire rémunéré pendant votre scolarité, vous travaillerez ensuite pendant 7 ans pour l'Etat.

Les tours de contrôle des grands aéroports emploient près de la moitié des aiguilleurs du ciel.

Les 5 grands centres régionaux de contrôle de France comptent 40 % des ingénieurs de contrôle de la navigation aérienne. Ils se trouvent à Athis-Mons, près de Paris, à Aix-en-Provence, à Bordeaux, à Brest et à Reims.

La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) est un recruteur potentiel. Environ 20 % des aiguilleurs y occupent des postes d'études ou d'encadrement.

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Pilote de ligne

Appelé aussi navigant technique, le pilote de ligne prépare dans un premier temps le dossier technique de vol (météo, routes, données techniques de l'avion...). Dans un second temps, il assure le pilotage de l'avion en veillant à l'aspect commercial de la compagnie et à la gestion de l'équipage. Afin de diminuer l'impact économique et environnemental de la consommation de carburant de son avion, au sol et en vol, le pilote doit également désormais respecter diverses procédures d'écopilotage : roulage avec un seul moteur, optimisation des plans de vols, des phases de montées et des altitudes, recours privilégié à l'énergie électrique plutôt que thermique pour l'alimentation de l'avion et sa climatisation, etc.

Une très bonne condition physique est exigée, non seulement pour le pilotage de l'avion, mais aussi parce que le pilote doit supporter les déplacements fréquents, les nuits blanches, les changements de climat et les décalages horaires inhérents à son métier. Naturellement, piloter un avion exige beaucoup de sang-froid. En matière d'aviation, il en va de la vie des passagers, d'autant que sur de longues distances, les vols sont soumis à des conditions météo changeantes et à des turbulences. Deux fois par an, les pilotes sont contrôlés sur leur maîtrise des manoeuvres d'urgence et sur leur temps de réaction.

Plusieurs filières préparent au difficile métier de pilote : celle de l'Etat, les écoles privées et la voie militaire.

Pour la filière d'Etat, la plus prestigieuse et sélective, qui se déroule à l'Ecole nationale de l'aviation civile (ENAC), l'accès se fait par concours.

Le concours EPL/S, pour les candidats n'ayant aucune connaissance préalable en aéronautique, est ouvert aux élèves de maths sup ou préparant un BTS, un DUT, ou une licence scientifiques
Le cursus (gratuit) couple enseignements théoriques et pratiques durant 24 mois.

La licence de pilote professionnel avion, diplôme qui peut se préparer dans les aéroclubs ou écoles privées, permet d’exercer le métier de pilote privé. Il s'agit d'une voie d'accès longue et coûteuse (près de 24 000 euros).

Quant à l'armée de l'air, elle recrute ses pilotes (transport, chasse) sur concours, à condition qu’ils s'engagent pour 10 ans. Si vous êtes admis, à la fin de votre carrière, il vous sera possible (avec un complément de formation) de rejoindre l'aviation civile

Le recrutement des pilotes de ligne dépend beaucoup du contexte économique. Si les pilotes issus de l'ENAC trouvent facilement un emploi dans les compagnies aériennes, ceux issus de formations privées rencontrent davantage de difficultés d'insertion.

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Contacts utiles

AFTRAL

46 avenue de Villiers
75847 Paris Cedex 17
Tel : 01.42.12.50.50

http://www.aftral.com
AFT Ile-de-France, délégation régionale

11 place d'Aquitaine
94516 Rungis Cedex
Tel :

http://www.aft-dev.com/les-regions/ile-de-france
AFTRAL Ile-de-France, Antenne régionale

127-131 avenue Ledru Rollin
75011 Paris

Tel : 0825.825.669.

http://www.aftral.com/les-regions/iledefrance
Groupe Promotrans

12 rue Cabanis
75014 Paris
Tel : 01.53.34.33.33

http://www.promotrans.fr/
TLF, Union des entreprises de transport et de logistique de France

Immeuble Diapason
218 avenue Jean Jaurès
75019 Paris

Tel : 01.53.68.40.40

http://www.e-tlf.com
UFT, Union des fédérations de transport

68 rue Cardinet
75017 Paris
Tel : 01.47.66.49.68

ASLOG, Association française de la supply chain et de la logistique

140 bis rue de Rennes
75006 Paris

Tel : 01.70.38.23.34.

http://www.aslog.org
FNTR, Fédération nationale des transporteurs routiers

6 rue Ampère
75017 Paris
Tel : 01.44 29.04.29

http://www.fntr.fr/
UNOSTRA Idf, Union nationale des organisations syndicales de transporteurs routiers

50 C rue de Perpignan
FRUILEG 400
94632 Rungis cedex
Tel : 01.56.30.04.01

http://www.unostra.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=57&Itemid=62
FNTV, Fédération nationale des transports de voyageurs

106 rue d'Amsterdam
75009 Paris

Tel : 01.40.82.62.72.

http://www.fntv.fr/
UTP, Union des transports publics et ferroviaires

17 rue d'Anjou
75008 Paris

Tel : 01.48.74.63.51

http://www.utp.fr

Liens utiles

Métiers et secteurs
Les métiers de la RATP

Sur l'espace candidat de la RATP, une sélection de fiches métiers et de vidéos pour mieux connaître la diversité des métiers exercés par les 58 000 collaborateurs de la Régie autonome des transports parisiens (RATP).

http://www.ratp.fr/recrutement/
Les métiers de la SNCF

A travers l'espace recrutement de la SNCF, découvrez l'ensemble des métiers et des carrières proposés par le groupe.

https://www.emploi.sncf.com/acces/eRecrutement_WebApplication-SNAPSHOT/
Les métiers du transport et de la logistique

Des fiches métiers en ligne pour découvrir le domaine du transport et de la logistique. Elles sont proposées par Promotrans, l'un des plus gros organismes de formation en transport, logistique et maintenance, notamment en alternance.

http://www.promotrans.fr/metier/responsable-des-achats/
Les métiers du transport sanitaire

Découvrez les différents métiers du secteur du transport sanitaire : ambulancier, conducteur VSL, régulateur...

http://www.fnts.org/les-metiers/
OPCA transports

L'OPCA (organisme paritaire collecteur agréé) transports est une association gérée par les organisations professionnelles et syndicales représentatives des employeurs et des salariés des branches du transport (plus de 43 000 entreprises). Son rôle est de collecter les fonds au titre de la formation continue, de financer les formations des salariés des entreprises adhérentes, d'informer, conseiller et assister les entreprises.

http://www.opca-transports.com/
Ministère de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie

Pour tout savoir sur la politique française de développement durable, et les métiers de l'environnement (formations, emplois et concours) dans la fonction publique. Dans la rubrique "métiers et concours", vous trouverez des informations sur les métiers et les parcours d'accès.

http://www.developpement-durable.gouv.fr
Le transport combiné

Cette plateforme web dédiée aux transports combinés est destinée à faire connaître les enjeux et opportunités propres à ce mode de transport associant route, réseau férré, voie fluviale, etc.

http://www.viacombi.eu
Faq-logistique.com

L'objectif de ce portail est de créer une communauté logistique qui partage des savoirs, des expériences, etc.
Vous y trouverez des fiches métiers et formations, des offres d'emploi, des actualités et un agenda des évènements du secteur.

http://www.faq-logistique.com/Metiers.htm
Chat lesmetiers.net " Les métiers du transport et de la logistique "

Retrouvez tous les échanges de notre chat du 22 janvier 2014 "Les métiers du transport et de la logistique" qui réunissaient les 2 invités suivants :

- Jean-Marc Paris, Délégué régional AFT Ile-de-France

Délégué régional à l'AFT (Association pour le développement de la formation dans les transports), Jean-Marc Paris gère les relations avec l'Education Nationale et  Pôle emploi et s'occupe de la Taxe d'apprentissage. Il joue également le rôle de conseiller emploi auprès du Président délégué général de l'AFT. 

- Gabriel Schumacher, Directeur Logistique France de BSH
Responsable de la distribution des appareils des marques Bosch, Siemens, Neff et Gaggenau pour toute la France, Gabriel Schumacher dirige un entrepôt national de 60 000m². Trilingue, il intervient aussi à l’étranger pour des missions temporaires au profit de la logistique du Groupe. Il est expert logistique pour les entrepôts et la distribution au sein du groupe BSH, et du Conseil d’administration de l’ASLOG (Association française pour la logistique).

http://www.lesmetiers.net/orientation/p2_411661/les-metiers-du-transport-et-de-la-logistique
Choix de formations - orientation
Choisis ton avenir

Découvrez ce site de l'AFT (Association pour le développement de la formation professionnelle dans les transports), destiné à l’information des jeunes sur le secteur du transport  et de la logistique : fiches métiers, parcours de formation, actualités et témoignages

http://www.choisis-ton-avenir.com/
Airemploi, espace orientation

Crée à l’initiative d'Air France, de la FNAM, et du GIFAS en partenariat avec l’Armée de l’Air et ADP, Airemploi Espace orientation est un espace d'information et d'orientation vers les métiers de l'aérien, destiné aux scolaires, étudiants, demandeurs d'emploi, salariés, prescripteurs, etc. Il informe sur les métiers et formations du transport aérien et de l'industrie aéronautique.

http://www.airemploi.org/
Ecoles - organismes de formation
AFTRAL

L'AFTRAL (Apprendre et se former en transport et logistique, ex-AFT-Iftim) est l'organisme de formation du secteur des transports et de la logistique et du tourisme. Son site vous offre notamment la possibilité de découvrir les métiers du transport et de la logistique, ainsi que les formations du secteur, du CAP à bac + 6. 

http://www.aftral.com/
ISTELI, Institut supérieur du transport et de la logistique internationale

Découvrez la filière d'enseignement supérieur de l'AFTRAL dédiée au transport multimodal (terrestre, aérien, maritime) et à la logistique internationale des marchandises. Elle est constituée d'un réseau national de 17 écoles.

http://www.aftral.com/ecoles/isteli
PROMOTRANS, organisme de formation en transport et logistique

Promotrans est l'un des plus gros organismes de formation en transport, logistique et maintenance, notamment en alternance. Il dispose de plus de 28 centres de formation répartis sur toute la France. Les formations proposées vont du CAP au mastère spécialisé (bac + 6). Sur le site du groupe, une présentation de tous les métiers du secteur est à votre disposition. 

http://www.promotrans.fr/
Site national des IUT GLT

Ce site dédié à la filière Gestion logistique et Transport (GLT) des IUT présente le DUT GLT, ainsi que les poursuites d'études possibles et l'insertion professionnelle à l'issue de l'obtention de ce diplôme. On y trouve également des fiches métiers et des témoignages.

http://www.iut-glt.fr/
Emploi et recrutement
AETL, association des anciens élèves des écoles du transport et de la logistique

Cette association, qui possède des antennes régionales, rassemble les nouveaux et anciens élèves des écoles du transport et de la logistique autour de plusieurs orientations : contacts, aide au placement, bourse à l'emploi, informations et échanges professionnels, etc.

http://www.aetl.net
Supply-chain.fr

Pour consulter les offres d'emploi dans le domaine de la logistique.

http://www.supply-chain.fr/
Jobtransport.com

Site d'offres d'emploi dans le domaine des transports, de la logistique et de la distribution.

http://www.jobtransport.com
Chambre syndicale du déménagement

Sur son site, la chambre syndicale du déménagement propose des offres d'emploi ainsi que des informations sur les métiers et les formations de son secteur d'activités.

http://www.csdemenagement.fr
Actualités spécialisées
Wk-transport-logistique.fr

Portail dédié au transport et à la logistique : actualités, ouvrages, informations juridiques et outils métiers. Vous pouvez y consultez les revues suivantes : L'Officiel des Transporteurs, Logistiques Magazine, et Le Journal de la Marine Marchande.

http://www.wk-transport-logistique.fr/
Logistique.com

Revue électronique des professionnels de la logistique et du supply chain management, informations sur les méthodes, les formations et l'actualité du domaine.

http://www.logistique.com/
Supplychainmagazine.fr

Pour approfondir ses connaissances dans le domaine de la chaîne logistique globale.

http://www.supplychainmagazine.fr
Etudes et statistiques
Les chiffres clés du transport - Edition 2015

Vous trouverez dans cette publication les principales données statistiques sur le transport en France.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Chiffres-cles-du-transport-Edition,42718.html
Rapport 2014 de l'OPTL - Région Ile-de-France

Dans ce rapport de l'Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique (OPTL) vous pouvez retrouver l'ensemble des chiffres franciliens du secteur des transports et de la logistique en 2014 : établissements, effectifs, marché du travail, insertion professionnelle...

http://www.optl.fr/parution/tbr/TBE-IDF-RAPPORT-ANNUEL-2014.pdf
L'impact de la transition écologique sur les métiers de la filière du transport terrestre et de la logistique

Cette étude du Commissariat général au développement durable analyse les évolutions des métiers des transports et de la logistique sous l'effet de la transition écologique.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Onemev_-_Fiche_transports.pdf
Contrat d'étude prospective ECECLI

Le contrat d'étude prospective "Evolution des compétences emploi climat Ile-de-France" (ECECLI), étudie l’impact en termes d’emplois et de compétences des politiques régionales d’adaptation et d’atténuation du changement climatique. Cinq filières sectorielles ont été retenues pour le périmètre de cette étude : le transport, l'automobile, l'énergie, l'eau et le BTP.

http://www.idf.direccte.gouv.fr/IMG/pdf/ECECLI_RapportFinal.pdf