Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Réussir sans diplôme

Domaines : Collège, CAP / BEP ou équivalent, Formations, Seconde, Première, Bac ou équivalent, Autres formations
Dernière mise à jour : 08/07/2014

Hôtellerie, commerce-distribution, propreté, bâtiment, industrie, sécurité, défense, transport... de nombreux secteurs, notamment en tension, recrutent des jeunes sans diplôme.

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Introduction

Le service civique, les écoles de la 2e chance, les Emplois d'avenir, les contrats en alternance, et bien d'autres mesures spécifiques existent pour vous aider à entrer dans le monde du travail tout en vous formant. De nombreux secteurs recrutent du personnel non diplômé tels l'hôtellerie, le BTP, la sécurité, le commerce, la sécurité...

Un réseau à découvrir

Le réseau des missions locales accueille et accompagne dans leur parcours d'insertion les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire sans qualification. Pour trouver les coordonnées de la mission locale la plus proche de votre domicile, utilisez la fonction recherche du site orientation-pour-tous.fr

Chaque année, environ 120 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme, parfois avant 16 ans. En 2011, selon l'Education nationale, 11,9 % des Français âgés de 18 à 24 ans ont quitté leurs études initiales sans diplôme ou avec uniquement le brevet des collèges. Ce phénomène de "décrochage scolaire" affecte plus souvent les jeunes hommes (13,8 %) que les jeunes femmes (10,1 %). Il s'agit aussi d'une population très hétérogène : certains peuvent avoir échoué au CAP, au BEP, ou encore au baccalauréat, tandis que d'autres ne dépassent pas le niveau du collège ou de la première année au CAP ou au BEP.

Quoiqu'il en soit les jeunes non diplômés, même s'ils sont qualifiés, sont ceux qui rencontrent les plus grandes difficultés pour trouver un emploi. Sur le marché du travail, à compétences égales, un diplômé aura généralement plus de chances qu'un non diplômé. Ainsi, trois ans après leurs sortie de formation, 41 % des non-diplômés sont au chômage, contre 24 % des titulaires d'un CAP ou d'un BEP, et 13 % des titulaires d'un baccalauréat ou équivalent.

Les jeunes sans diplôme connaissent aussi une insertion professionnelle plus difficile.  Les postes d'ouvriers ou d'employés auxquels ils accèdent, la plupart du temps dans des petites entreprises de moins de 10 salariés, sont souvent peu durables (intérim, CDD) et touchés par les temps partiels imposés. Pour ces employés précaires, la stabilisation est longue.

Le salaire proposé dépasse rarement le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), soit 1 430,22 euros mensuel brut pour 151,67 h de travail (35 h par semaine) au 1er janvier 2013.

L'insertion des jeunes sans diplôme

Le chômage n'est pas une fatalité. Les jeunes sans diplôme peuvent rebondir à condition de développer des stratégies adaptées à leur situation et de s'informer sur les dispositifs existants.

Plus fréquemment confrontés au chômage, les jeunes sans diplôme n'y sont pas pour autant condamnés, à condition de développer des stratégies adaptées à leur situation et de s'informer sur les dispositifs existants. Les plus jeunes, tout juste sortis du collège, ont tout intérêt à se faire étroitement accompagner et à entrer dans un dispositif de formation. Les plus âgés, qui peuvent déjà avoir multiplié des expériences, pourront selon leur situation opter pour l'emploi, la formation, la validation des acquis de l'expérience ou même la création d'entreprise.

Pour tous, l'acquisition d'une qualification et sa reconnaissance sont indispensables pour aborder l'avenir.

Bon à savoir
Etre "sans diplôme" ne signifie pas pour autant être "sans qualification". Vous pouvez en effet avoir échoué au CAP ou au bac et disposer néanmoins d'un niveau de formation équivalent à celui qui a réussi cet examen.

De son côté, l'Union européenne considère qu'un diplôme de 2e cycle de l'enseignement secondaire constitue le bagage scolaire minimum. L'obtention d'un CAP améliore en effet à la fois les chances d'accéder à l'emploi, mais aussi la qualité de cet emploi.

Se faire accompagner

Le réseau d'accueil national constitué des 440 missions locales dont 76 en Ile-de-France et des 14 PAIO (permanences d'accueil, d'information et d'orientation) a pour objectif de faciliter l'insertion professionnelle et sociale des jeunes de 16 ans (dégagés de l'obligation scolaire) jusqu'à 25 ans révolus.

Plus d'un million de jeunes sont accueillis chaque année par les professionnels de ce réseau, qui les informent, les orientent et les accompagnent en construisant avec eux un parcours personnalisé vers l'emploi. Ils leur apportent également un appui dans les démarches d'accès à la formation, à la santé, au logement et aux droits.

Repère
Les chiffres du réseau d'accueil :

- 1, 37 millions de jeunes accompagnés en 2012 ;
- 524 000 jeunes accompagnés ont accédé à un emploi ou une formation, dont 350 000 à un emploi,  46 000 à un contrat en alternance et 192 000 à une formation.
Source : Conseil national des missions locales (CNML).

Selon votre besoin, cette aide peut aller de la simple information jusqu'à l'accompagnement pas à pas. Vous pouvez ainsi bénéficier sur plusieurs mois d'actions de mobilisation professionnelle (stages en entreprise, plateaux techniques de découverte des métiers en lien avec les pôles d'accès à la qualification, chantiers-écoles, remise à niveau en lien avec les ateliers de pédagogie personnalisée, etc.) afin d'élaborer votre projet professionnel.

A côté de ces actions de mobilisation, des actions de pré-qualification, comportant de la remise à niveau peuvent vous être proposées en amont d'une entrée dans les stages de formation qualifiants financés par la Région. Ces actions qualifiantes ont pour objectif de vous permettre l'acquisition d'une qualification, liée à une formation technologique ou professionnelle ou reconnue par les branches professionnelles, et destinée à faciliter votre accès au marché de l'emploi. Les actions de formations pré-qualifiantes et qualifiantes financées par la Région Ile-de-France sont répertoriées sur le site www.defi-metiers.fr.

Bon à savoir
En Ile-de-France, le dispositif Avenir Jeunes (qui est composé depuis 2011 des espaces de dynamique d’insertion et des pôles de projet professionnel) vise à favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes franciliens. Il permet à des jeunes âgés de 16 à 25 ans, pas ou peu qualifiés, de bénéficier d'un accompagnement global, afin de construire un projet professionnel visant à la reprise d'une formation ou à l'accès à l'emploi.


Par leur connaissance des dispositifs et des bassins locaux d'emploi, les conseillers professionnels en mission locale sont les interlocuteurs privilégiés des jeunes sans diplôme en recherche de formation ou d'emploi. Des ateliers d'aide à la recherche d'emploi (rédaction du CV et des lettres de motivation, simulation et entraînement aux entretiens d'embauche) sont régulièrement proposés au sein des missions locales.

Les pistes pour se former

Vous ayez échoué au CAP ou au bac... sachez que vous pouvez reprendre vos études, vous ouvrir à des formations professionnelles ou en alternance.

Retourner à l'école

Sur l'ensemble du territoire ont été mis en place des plateformes destinées à suivre et accompagner les jeunes sortis du système scolaire sans diplôme. Elles rassemblent les acteurs locaux de la formation, de l'orientation et de l'insertion des jeunes ( établissements scolaires, mission de lutte contre le décrochage scolaire, CIO, missions locales, écoles de la deuxième chance, EPIDE, Greta, etc.). Pour accéder à leur aide, vous pouvez notamment contacter les CIO ou les missions locales proches de votre domicile. Vous pourrez ainsi bénéficier d'un accompagnement personnalisé et vous voir proposer des solutions de reprise de formation auprès des membres de ce réseau.

Bon à savoir
Le site "Ma seconde chance" permet de géolocaliser la structure d'accueil et de conseil, ainsi que les établissements de formation, les plus proches de son domicile. Il permet également de visionner des témoignages et de poser anonymement des questions sur une plate-forme de chat.

Suite à entretien personnalisé visant à évaluer vos besoins, vos compétences et votre niveau scolaire, une solution de reprise d'études pourra vous être proposée, dans un cursus en alternance (dans un CFA ou un Greta) ou dans un établissement scolaire, notamment dans des structures à la pédagogie innovante, tels que les micro-lycées ou les écoles de la deuxième chance (voir ci-dessous). Dans le cadre de ce dispositif, un tuteur de l'Education nationale vous accompagnera  dans vos démarche et durant votre scolarité.

Repère
La mission de lutte contre le décrochage scolaire (nouvelle appellation de la mission générale d'insertion - MGI) est une structure de l'Education nationale spécifiquement chargée de prévenir les ruptures scolaires et d'aider les jeunes quittant prématurément l'école à réintégrer une formation. Durant l'année scolaire 2010-2011, cette mission a pris en charge plus de 35 000 élèves de collèges et lycées dans le cadre de différentes actions d'accompagnement (ateliers en français et mathématiques, stages d'immersion en milieu professionnel, préparation au diplôme, etc.).

Parmi les structures scolaires créées pour apporter des solutions de formation aux élèves "décrocheurs", on peut citer les micro-lycées. Il s'agit de structures publiques accueillant un petit nombre d'élèves, qui offrent un accompagnement renforcé pour réussir son baccalauréat et construire son projet professionnel.

De leur côté, les écoles de la 2e chance (E2C) visent à lutter contre l'exclusion en insérant par la formation et l'emploi, des jeunes de 18 à 25 ans sans diplôme ni qualification, volontaires pour reprendre leurs études (après au minimum 1 an d'interruption). Elles ont pour objectif l'intégration professionnelle et sociale durable de ce public en leur offrant une formation de 9 mois à 1 an. Il s'agit de parvenir à la maîtrise des savoirs de base (lire, écrire, compter), d'acquérir des notions d'informatique et d'une langue étrangère, mais aussi de construire un projet professionnel. Pendant cette période, les jeunes sont amenés à effectuer 2 ou 3 stages dans des entreprises locales pour découvrir le monde du travail, ses contraintes et ses possibilités. La formation est très personnalisée, c'est-à-dire que chaque jeune est suivi à l'intérieur de l'école par un référent et dans l'entreprise par un tuteur. De nombreuses grandes entreprises (Orange, Bred, GDF-Suez, MACIF, Vivendi) sont partenaires de ce dispositif. Pendant la formation, vous êtes rémunéré au titre de la formation professionnelle. A la fin de ce parcours, vous obtenez un certificat qui indique votre niveau de compétences et qui vous sert de passeport pour entrer dans la vie active.

Repère
Plus de 100 sites-écoles de la 2e chance ont été créés en France métropolitaine et dans les territoires d'Outre-mer. La Région Ile-de-France compte 8 écoles de la 2e chance et 19 sites, dont 4 sont implantées en Seine-Saint-Denis (La Plaine-Saint-Denis, La Courneuve, Sevran et Rosny-sous-Bois), 3 dans les Yvelines (Trappes, Les Mureaux et Saint-Quentin), 3 en Essonne (Etampes, Ris-Orangis et Villebon-sur-Yvette),  2 à Paris (18e et 20e), 3 dans le Val d'Oise (Cergy, Argenteuil et Sarcelles), 3 en Seine-et-Marne (Montereau, Meaux et Melun), enfin 1 dans le Val de Marne à Orly (et 1 site en projet à Créteil).

En 2012, le réseau des E2C a accueilli plus de 13 000 jeunes, soit une progression de + 14 % par rapport à 2011. Près de 60 % des sorties vers l'emploi ou la qualification sont positives. Sur le site de la fondation des E2C, vous trouverez l'école la plus proche de chez vous et pourrez la contacter directement (consultez notre rubrique Liens utiles). Vous pouvez également vous adresser à la mission locale ou au CIO (centre d'information et d'orientation).

Repasser son bac ou son équivalent

Parmi les jeunes sans diplôme, certains sont allés jusqu'au bac sans l'obtenir (environ 20 % des candidats) et peuvent à un moment donné de leur parcours ressentir le souhait ou la nécessité de reprendre des études. Vous avez ainsi la possibilité de repasser votre bac en candidat libre (taux de réussite légèrement inférieur à 50 % toutes séries de bac confondues). Il est vivement conseillé de suivre une préparation : vous avez le choix entre des cours du soir ou ceux dispensés à distance par le CNED (centre national d'enseignement à distance).

Bon à savoir
Après un échec au bac général et technologique, vous pouvez vous tourner vers la préparation d'un bac professionnel à finalité plus pratique et avoir accès à une formule en alternance. De nombreuses spécialités de bacs professionnels sont ainsi préparées dans les CFA franciliens.

Enfin il est possible de préparer un équivalent du bac : le DAEU, diplôme d'accès aux études universitaires. Ce diplôme est précisément destiné aux personnes ayant interrompu leurs études sans avoir le bac et qui veulent reprendre des études supérieures (notamment à l'université) dans une perspective de promotion, de retour à l'emploi, ou de passer des concours administratifs de catégorie B (niveau bac).

Le DAEU vous propose 2 options : littéraire (A) ou scientifique (B). Pour vous inscrire, vous devez avoir au moins 20 ans (au 1er octobre de l'année de l'examen) et justifier de 2 années d'activité professionnelle ou avoir 24 ans ou plus (au 1er octobre de l'année de l'examen). La formation qui dure 1 an (4 matières réparties sur 225 h d'enseignements) est organisée par les universités. Celles-ci proposent également aux non-bacheliers des capacités en droit et en gestion. Renseignez-vous auprès des universités.

Choisir l'alternance

Les filières de formation gratuites et rémunérées en alternance (contrats d'apprentissage ou de professionnalisation) apportent une réponse adaptée aux besoins de main d'œuvre qualifiée des entreprises et répondent efficacement à la nécessité d'offrir aux jeunes sans diplôme une qualification professionnelle durable (CAP, bac pro). Des diplômes et des qualifications sont possibles en alternance dans pratiquement tous les secteurs d'activités tertiaires et industriels.

Le contrat d'apprentissage

L'apprentissage s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent apprendre un métier et obtenir une qualification sanctionnée par un diplôme (CAP, bac pro, BP, MC) ou un titre à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Tous les diplômes du second degré de l'enseignement professionnel peuvent se préparer par la voie de l'apprentissage. En septembre 2013, la France comptait 435 000 apprentis en formation. Le gouvernement a fixé l'objectif d'atteindre 500 000 apprentis à l'horizon 2017.

L'apprenti bénéficie d'un contrat de travail à durée déterminée (CDD) de 1 à 3 ans (2 ans le plus souvent) en fonction du métier et du niveau de qualification visés. Ce contrat s'effectue en alternance entre l'enseignement théorique (de 400 heures à 750 heures par an minimum selon le diplôme préparé) dispensé en centre de formation d'apprentis (CFA) et l'enseignement du métier chez l'employeur, où l'apprenti est encadré par un maître d'apprentissage expérimenté.

Repère
Durant l'année scolaire 2011-2012 en Ile-de-France, 82 800 jeunes ont fait le choix de se former en apprentissage dans plus de 800 métiers différents du secteur tertiaire (boulanger, boucher, tapissier, cuisinier, coiffeur) ou industriels (menuisier, maçon, électricien; mécanicien). Même si les apprentis préparant un diplôme de niveau V (CAP) sont encore les plus nombreux en Ile-de-France (26 % des apprentis), leurs effectifs sont en forte baisse en raison notamment de la rénovation de la voie professionnelle (mise en œuvre du bac pro en trois ans et suppression du BEP). Le poids des apprentis de niveau IV (Bac) et au delà augmente en revanche régulièrement. Pour en savoir plus, connectez-vous sur le site dédié à l'apprentissage en Ile-de-France.

L'apprenti est rémunéré à hauteur d'un pourcentage du SMIC (qui varie de 25 % à 78 % selon son âge et l'ancienneté du contrat) ou d'un minimum conventionnel. Toute entreprise relevant du secteur artisanal, commercial ou industriel, ainsi que tout employeur du secteur public peut recruter un jeune en apprentissage. Adressez-vous aux CFA, à la mission locale, au CIO, à Pôle emploi, aux chambres de commerce et d'industrie (CCI) ou aux chambres des métiers.

Le contrat de professionnalisation

Ce contrat s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans sortis du système éducatif et aux demandeurs d'emplois âgés de plus de 26 ans, qui souhaitent acquérir une qualification professionnelle (diplômes d'Etat, certificats de qualification professionnelle, titres professionnels) par une formation en alternance conciliant des enseignements généraux, technologiques et professionnels et une application en entreprise.

Cette qualification professionnelle est soit :
- enregistrée dans le répertoire nationale des certifications professionnelles (RNCP) ;
- reconnue dans les classifications d'une convention collective nationale de branche ;
- sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l'emploi (CPNE) d'une branche professionnelle.

A titre d'exemple, le secteur des services de l'automobile prévoit que le contrat de professionnalisation vise la préparation :

- d'un diplôme d'Etat utilisable dans la branche professionnelle ;
- d'un titre professionnel inscrit au RNCP annexé à la convention collective de l'automobile ;
- d'un certificat de qualification professionnelle (CQP) de la branche de l'automobile.

Il peut s'agir d'un contrat à durée déterminée (CDD) entre 6 et 12 mois, ou bien d'un contrat à durée indéterminée (CDI) avec une action de professionnalisation comprise entre 6 et 12 mois. Le jeune alterne des périodes de travail en entreprise et des périodes de formation dans un organisme externe ou interne à l'entreprise. La durée de la formation, qui ne peut être inférieure à 150 heures, est comprise entre 15 % et 25 % de la durée totale du contrat de professionnalisation à durée déterminée (ou de l'action de professionnalisation du CDI).

Repère
En 2011, près de 140 000 contrats de professionnalisation ont été signés avec des jeunes de moins de 26 ans, dont 37 000 en Ile-de-France. Si les recrutements portant sur les métiers des services restent prédominants (78 %), ceux liés aux métiers de la production industrielle progressent.

En dehors du secteur public, tous les employeurs assujettis au financement de la formation professionnelle continue peuvent recruter un jeune en contrat de professionnalisation. La formation est financée par l'OPCA (organisme paritaire collecteur agréé) auquel l'employeur verse sa contribution obligatoire. La rémunération du jeune est calculée sur la base du revenu minimum conventionnel ou, à défaut, du SMIC (de 55 % à 80 % du smic en fonction de l'âge et du niveau). Vous pouvez vous adresser à la mission locale, à Pôle emploi, aux chambres de commerce et d'industrie (CCI) ou aux chambres des métiers, aux OPCA, ainsi qu'aux fédérations professionnelles.

Pour aller plus loin
Les GEIQ regroupent plus de 4 800 entreprises qui, pour résoudre leurs problèmes de recrutement, parient sur le potentiel des personnes éloignées de l'emploi. Ils embauchent directement des jeunes sans qualification pour les mettre à disposition des entreprises adhérentes en organisant une alternance entre apprentissages théoriques et situation de travail concrètes.

Les GEIQ utilisent très majoritairement le contrat de professionnalisation comme support de leurs parcours. Ils se développent notamment au sein de branches professionnelles qui connaissent des problèmes structurels de recrutement. Dans ces métiers dits "en tension", la demande de travail, pourtant abondante, ne rencontre pas naturellement l'offre. Les parcours d'insertion et de qualification mis en œuvre par les GEIQ permettent d'y remédier.

Les secteurs de prédilection des GEIQ sont ainsi le bâtiment, la propreté, la logistique, les transports, l'agroalimentaire, l'industrie et enfin certains métiers agricoles.
Pour en savoir plus, consultez le site des GEIQ.

Opter pour une formation professionnelle

En dehors des diplômes professionnels (CAP, bac pro) de l'Education nationale, il existe des titres professionnels délivrés par le ministère de l'Emploi et des certificats de qualification professionnelle créés par les branches professionnelles qui visent l'insertion professionnelle rapide.

Les titres professionnels du ministère de l'Emploi

Certifications professionnelles délivrées par le Ministère chargé de l'emploi, ces titres qui sont environ 300, se trouvent essentiellement dans les domaines du bâtiment et des travaux publics, de l'industrie, du tertiaire administratif et des services (tourisme-loisirs, hôtellerie-restauration, commerce-distribution, transport-logistique, gestion-traitement de l'information). Ils s'adressent notamment aux jeunes sortis du système scolaire sans diplôme et peuvent être préparés dans le cadre d'un contrat de professionnalisation ou en tant que stagiaires de la formation professionnelle pour les demandeurs d'emploi.

Les titres professionnels les plus préparés en 2011 sont :
- les assistantes de vie ;
- les secrétaires et comptables assistants ;
- les emplois du BTP (maçons, plombiers, peintres, électriciens) ;
- les agents de propreté et d'hygiène;
- les conducteurs routiers (marchandises et voyageurs), etc.

Qu'ils soient de niveau V (CAP), IV (bac pro) ou plus, les titres professionnels sont toujours composés de certificats de compétences professionnelles (CCP).
Il existe également des certificats complémentaires de spécialisation (CCS).

Ils se préparent principalement dans les près de 190 campus de l'AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes) répartis sur tout le territoire (21 en Ile-de-France) et dans des centres agréés. Il s'agit de formations très concrètes ayant un objectif d'opérationnalité et d'adaptabilité immédiates dans l'emploi. Les titres professionnels du ministère de l'Emploi sont enregistrés de droit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Les certificats de qualification professionnelle (CQP)

Reconnus par les conventions collectives, les CQP attestent de capacités dans un emploi spécifique à une branche professionnelle. Ils sont créés et délivrés par la commission paritaire nationale pour l'emploi (CPNE) d'une branche. Les CQP sont le plus souvent mis en place lorsque les entreprises d'une branche ne parviennent pas à recruter le personnel disposant de la formation adéquate et suffisamment opérationnelle pour exercer certains de leurs métiers spécifiques ou en tension.

On dénombre plus de 600 CQP recensés dans près de 90 branches d'activités différentes, plus spécialement dans la métallurgie, l'automobile, l'alimentation et l'hôtellerie. La majorité des CQP sont uniquement reconnus, au niveau national, par les seules entreprises de la branche concernée. Ces dernières années ont cependant vu l'apparition de CQP interbranches (CQPI), assurant une reconnaissance plus large à ces certifications.

Contrairement aux titres professionnels délivrés par le ministère de l'Emploi, les CQP ne sont donc pas inscrit de droit au RNCP. Néanmoins, parce que l'enregistrement au répertoire est indispensable pour proposer une certification par la voie de la validation des acquis de l'expérience (VAE), et pour faciliter le financement des formations, les branches sont de plus en plus nombreuses à accomplir les démarches nécessaires à l'inscription de leurs certifications. En 2011, 175 CQP étaient enregistrés au RNCP.

Les CQP se préparent dans divers organismes de formation liés ou non aux branches professionnelles et dans des centres agréés. Ils peuvent être préparés dans le cadre d'un contrat de professionnalisation et s'adressent aussi aux salariés et aux demandeurs d'emploi.
Pour connaître les formations mises en place par les branches professionnelles, vous pouvez les contacter directement, ainsi que les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca) qui financent l'alternance.

Bon à savoir
Le site web de Défi métiers répertorie l'ensemble des formations financées par les pouvoirs publics (Etat, Région, Conseils généraux et Pôle emploi). destinées aux demandeurs d'emploi. Vous y trouverez des fiches descriptives des programmes. Les durées de formation sont variables et validées par des titres professionnels, des certificats de compétences professionnelles (CCP) et des certificats complémentaires de spécialisation (CCS).
Les droits à la rémunération sont appréciés en fonction de la situation de chaque demandeur d'emploi à l'entrée en stage.

Les pistes pour trouver emploi

A côté des dispositifs mis en place par l'Etat pour favoriser l'insertion professionnelle, d'autres pistes sont à explorer telles les concours de la fonction publique, l'intérim, la création d'entreprise et pourquoi pas, tenter sa chance à l'étranger.

Découvrez les nouveaux dispositifs

Conscient des difficultés d'insertion des jeunes et plus particulièrement des moins qualifiés, l'Etat se penche régulièrement sur cette question et met en place un certain nombre d'actions. Fin 2012, faisant de la jeunesse une priorité de son quinquennat, le gouvernement Hollande a mis en place les Emplois d'avenir afin de soutenir  la création de 150 000 emplois d’avenir d’ici 2014.

Les Emplois d'avenir

Les Emplois d’avenir ont pour ambition d’améliorer l’insertion professionnelle et l’accès à la qualification des jeunes peu ou pas qualifiés, confrontés à des difficultés particulières d’accès à l’emploi. Ils s'adressent aux jeunes de 16 à 25 ans (ou jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés), peu ou pas diplômés et à la recherche d’un emploi.
A titre exceptionnel, les jeunes résidant dans une zone urbaine sensible (ZUS), une zone de revitalisation régionale (ZRR) peuvent également accéder à un emploi d’avenir jusqu’au niveau bac + 3 et s’ils sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an.

Le dispositif Emplois d’avenir concerne principalement les employeurs du secteur non marchand (associations, organismes à but non lucratif, établissements publics, collectivités territoriales) dont les activités ont une utilité sociale avérée ou de défense de l’environnement et sont susceptibles d’offrir des perspectives de recrutement durables : filières vertes et numériques, secteurs social et médico-social, aide à la personne, animation socio-culturelle, tourisme… Certaines entreprises privées peuvent aussi recruter en emplois d’avenir, dans des secteurs d’activités ciblés au niveau régional et sur la base de projets innovants. Les employeurs reçoivent un aide de l’Etat pour 3 ans à hauteur de 75 % du Smic.

Les Emplois d'avenir sont des emplois à temps plein en CDI ou en CDD (de 1 à 3 ans) qui comportent un volet formation et débouchent sur la reconnaissance de compétences. L'employeur bénéficie d’un conseil au sein de la mission locale pour construire le parcours de formation du jeune et intervenir pour toute difficulté pouvant survenir au cours de l’emploi.

Ce dispositif repose sur un fort engagement des employeurs (tutorat, formation, capacité d’accompagnement, place…) et sur un accompagnement renforcé assuré essentiellement par les missions locales mais également Pôle emploi et Cap emploi (pour les travailleurs handicapés).

Pour plus d'information, les jeunes intéressés doivent s'adresser à leur mission locale ou à Pôle emploi et peuvent consulter le site officiel dédié aux Emplois d'avenir.

Dispositifs de volontariat

Le service civique et les volontariats européens et de solidarité internationale permettent d'accomplir des missions d'intérêt général et d'acquérir une expérience pouvant contribuer à favoriser une insertion socioprofessionnelle.

Créé en 2010, le service civique permet à des volontaires âgés de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme, d'effectuer une mission d'intérêt général, en France ou à l'étranger, dans une association ou une fondation à but non lucratif, un établissement public, ou une collectivité locale. Le service civique peut être effectué dans 9 grands domaines : culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation pour tous, environnement, intervention d'urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité sport. Le volontariat s'effectue sur une période de 6 à 12 mois, pour un engagement de 24h à 48h par semaine. Le service civique n'est pas cumulable avec une poursuite d'études ou un temps partiel, mais le volontaire perçoit une indemnisation, d'un montant de 573 euros net par mois en 2013 (indemnité pouvant être complétée ou cumulée avec certaines aides). La période du volontariat est également prise en compte dans le calcul des droits à la retraite.

Le site du service civique propose des informations, des actualités et des témoignages sur le dispositif de volontariat. Un moteur de recherche permet aussi de trouver une mission en fonction de différents critères.

Bon à savoir
L'Agence du service civique participe avec l'Education nationale aux actions de lutte contre le décrochage scolaire. Les jeunes de 16 à 25 ans ayant quitté le collège et le lycée sans qualification peuvent bénéficier d'un accompagnement personnalisé pendant leur mission de service civique. Dans le cadre d'une mission à temps plein, ils sont suivi par un établissement scolaire pour définir leur projet personnel et professionnel. Une seconde option, de service civique "en alternance", permet d'effectuer une mission alternée avec une formation dans un établissement scolaire. Pour en savoir plus, vous pouvez vous renseigner auprès d'une mission locale, de votre établissement scolaire ou de la mission de lutte contre le décrochage scolaire de l'Education nationale.

Le service volontaire européen (SVE) permet à des jeune âgés de 18 à 30 ans d'effectuer une mission d'intérêt général (aide aux personnes en difficulté, protection du patrimoine, animation socioculturelle, etc.) d'une durée de 2 à 12 mois dans un pays européens ou un pays partenaire. Aucun niveau de langue ou de diplôme n'est exigé pour être volontaire. Les frais de transport, de logement et de nourriture sont pris en charge, et une indemnité peut être versée. Pour postuler au SVE, il vous faut contacter une organisation participant au programme. Le site Jeunesse en action propose une carte pour trouver une organisation près de chez soi.

Le volontariat de solidarité internationale (VSI) permet d'accomplir avec une ONG ou une association internationale une mission d'intérêt général dans un pays en voie de développement. Pour être volontaire, il faut avoir plus de 18 ans (certaines associations peuvent demander d'avoir plus de 21 ans), et s'engager pour une durée de 6 à 24 mois. L'expatriation est organisée par les associations spécialisées et agréées par le ministère des Affaires étrangères. Vous serez accueilli dans des structures de tous les domaines de développement ou d'urgence humanitaire. Informez-vous auprès du comité de liaison des ONG du volontariat (Paris 10e).

Le dispositif "Défense 2e chance"

L'établissement public d'insertion de la Défense (EPIDE), qui compte une vingtaine de centres "Défense 2e chance" (avec internats) a pour mission d'assurer l'insertion sociale et professionnelle de jeunes volontaires, âgés entre 18 et 25 ans, en difficulté scolaire, sans qualification ni emploi, cumulant les difficultés sociales ou en risque de marginalisation. Dans le cadre de ce dispositif, qui accueille environ 3000 jeunes par an, un parcours pédagogique comportant une remise à niveau scolaire (initiation à l'informatique et à Internet), une formation civique et comportementale (formation aux 1ers secours et préparation au code de la route) et une orientation/formation/insertion professionnelle en lien avec de nombreuses entreprises partenaires vous sont proposés. Vous signez avec l'établissement un contrat pour une durée allant de 8 à 24 mois, et percevez une allocation de 300 euros par mois (versée au terme du volontariat).

Le dispositif "Cadets de la République"

Ce dispositif s'adresse aux jeunes entre 18 et moins de 30 ans, de nationalité française et jouissant de leurs droits civiques, désireux de travailler dans la Police nationale ou la sécurité publique. Pendant 1 an, vous suivez une formation qualifiante d'adjoint de sécurité et préparez le concours de gardien de la paix. L'indemnité mensuelle est de 492 euros net en 2013

Le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS)

Conclu pour une durée d'1 an renouvelable avec la mission locale ou la PAIO, le CIVIS vise l'accompagnement vers un emploi durable. Il s'adresse à la fois aux jeunes de 16 à 25 ans ayant un niveau de qualification inférieur ou équivalent au bac et aux jeunes demandeurs d'emploi (depuis au moins 12 mois au cours des 18 derniers mois). Ce dispositif vous propose toute une palette d'actions personnalisées en vue de la réalisation d'un projet d'insertion durable. Il prend fin après la signature d'un CDI ou d'un CDD d'au moins 6 mois. Le CIVIS vous permet de bénéficier d'un accompagnement personnalisé, du statut de stagiaire de la formation professionnelle, d'une couverture sociale et pour les titulaires âgés d'au moins 18 ans d'une allocation de l'Etat (jusqu'à 450 euros par mois). Les jeunes sans qualification bénéficient d'un CIVIS renforcé, c'est-à- dire d'un suivi beaucoup plus étroit (hebdomadaire) par la mission locale ou la PAIO.

Repère
En 2012, près de 170 000 jeunes (dont 22 000 en Ile-de-France) ont souscrit un contrat d'insertion à la vie sociale (CIVIS), qui a pour objet d'assurer un accompagnement vers l'emploi durable durant une année. A la sortie de ce dispositif, 40 % des jeunes occupaient un emploi (24 % occupaient un emploi durable) et 9 % étaient entrés en formation.

Le dispositif "Garantie jeune"

Lancé en octobre 2013, le dispositif "garantie jeune" a été institué a titre expérimental sur 10 territoires, jusqu'au 31 décembre 2015, avant un éventuel déploiement à l'ensemble de la France.

En Ile-de-France, le dispositif sera expérimenté en Seine-Saint-Denis (missions locales de Bobigny, Drancy, Le Blanc-Mesnil, Bondy, Montreuil et Pantin).

Le dispositif "garantie jeune" prévoit un accompagnement individuel et collectif par les missions locales des jeunes éloignés de l'emploi et en grande précarité, assorti d'une garantie de ressource. Il s'adresse à des personnes âgées de 18 à 25 ans, ni étudiantes, ni en formation, ni en emploi, et aux ressources limitées (il est prévu certaines  exceptions pour les jeunes âgés de moins de 18 ans et les étudiants).

Le bénéficiaire de la garantie jeune doit signer un contrat avec la mission locale, où sont fixés leurs engagements réciproques en vue de son insertion sociale et professionnelle. Conclu pour une durée d'un an au maximum, il ouvre droit au versement  d'une allocation mensuelle dont le montant maximal est équivalent à celui du RSA.

Créez votre entreprise

Même si le diplôme a une grande importance en France pour l'accès à l'emploi, réussir sans diplôme reste néanmoins possible. En 2010, 11,9 % des créateurs d'entreprises étaient sans diplômes, et 68,9 % étaient titulaires d'un diplôme inférieur ou égal au baccalauréat. Pour compenser le" handicap" du manque de diplôme, les autodidactes font preuve d'une grande faculté d'adaptation et ont une approche plus pragmatique des situations. Réactifs, motivés et volontaires, ils témoignent d'un esprit d'initiative. D'ici une dizaine d'années, plus de 500 000 chefs d'entreprises prendront leur retraite et chercheront des repreneurs.

Pour vous informer sur la création ou la reprise d'entreprise, vous pouvez prendre contact avec l'APCE (Agence pour la création d'entreprises). En Ile-de-France, le site creersaboite.fr donne toutes les informations et les adresses utiles pour réaliser son projet. Bénéficier d'un accompagnement lors de sa création ou reprise d'entreprise vous permettra de poser des bases solides à votre projet et d'envisager une formation, si nécessaire (pour la comptabilité, par exemple).

Faites reconnaître votre expérience

L'expérience acquise sur le terrain est aujourd'hui reconnue grâce à la validation des acquis de l'expérience (VAE). Ce dispositif permet à toute personne de faire reconnaître son parcours professionnel, ses compétences et son expérience (salariée ou bénévole), afin d'obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle.

Toute personne engagée dans la vie active, depuis au moins 3 ans, en continu ou en discontinu, peut donc obtenir tout ou partie d'un diplôme en faisant reconnaître une expérience professionnelle et des compétences en rapport avec le contenu du diplôme ou de la certification envisagé. Pour en savoir plus sur ce dispositif, reportez-vous au site portail national de la VAE, qui vous indiquera les liens et adresses utiles à la validation de vos acquis. Un pôle régional d'information conseil en VAE est également à votre disposition en Ile-de-France.

Misez sur les secteurs en tension

En matière d'emploi des jeunes, la France connait une situation paradoxale : elle cumule à la fois un chômage massif des jeunes et des difficultés de recrutement dans certains métiers dits "en tension".

Repère
En 2012, près de 660 000 jeunes de moins de 25 ans sont à la recherche d'un emploi. Chez les 15 - 24 ans, le taux de chômage s'élève à 23,9 %.

Le vieillissement de la population active et les nombreux départs à la retraite qu'il annonce ne manqueront pas d'accroître les difficultés existantes. Dans certains secteurs, il existe déjà plus d'offres d'emploi que de demandeurs. Il est donc stratégiquement logique de vous tourner vers ces métiers, d'autant plus que certains d'entre eux sont accessibles sans diplôme, notamment dans les secteurs de l'hôtellerie-restauration, des métiers de bouche, du bâtiment et des travaux publics, de la mécanique, des transports et de la logistique, de la distribution et de la vente, des services à la personne, de la manutention, de l'hygiène, de l'entretien et de la propreté.

Bon à savoir
Les métiers d'avenir

Réalisé par le Centre d'analyse stratégique et et la Dares, la note "Les métiers en 2020" prévoit le nombre de postes à pourvoir entre 2010 et 2020 par famille professionnelle.
Les métiers peu ou pas qualifiés arrivent en tête :
- agents d'entretien : 370 000 postes à pourvoir ;
- aides à domicile : environ 300 000 postes ;
- conducteurs de véhicule : environ 200 000 postes ;
- vendeurs : 200 000 postes ;
- fonction publique, catégorie C : 182 000 postes ;
- ouvriers qualifiés du second œuvre du bâtiment : environ 150 000 postes ;
- assistantes maternelles : environ 150 000 postes.

Selon l'enquête annuelle de Pôle emploi et du Crédoc sur les besoins en main d'œuvre (BMO), les métiers peu ou pas qualifiés non saisonniers rassemblant le plus grand nombre de projets de recrutement en 2013 sont :

- les agents d'entretien ;
- les animateurs socioculturels de sport et de loisirs ;
- les aides à domiciles et les aides ménagères ;
- les employés de libre-service.

Les métiers de la restauration, de l'hôtellerie et de la vente rassemblent également un nombre important d'intentions d'embauche.

Intégrez la fonction publique

Les emplois de catégorie C de la fonction publique (adjoint administratif, agent d'entretien, agent de recouvrement du trésor, surveillant de l'administration pénitentiaire, militaire, gardien de police municipale...) sont ouverts aux non-diplômés. Parfois le brevet des collèges, le CAP ou le BEP, peuvent être néanmoins requis.

La fonction publique d'Etat recrute sans concours pour l'accès aux premiers grades des emplois de catégorie C (adjoints administratifs, chargés d'accueil, secrétaires, chargés de travaux ouvriers ou techniques, conducteurs de véhicules, etc.). La sélection s'effectue après examen du dossier (lettre de motivation et CV) et entretien du candidat.

Le concours externe est maintenu pour l'accès au second grade. Vous serez en concurrence avec des personnes diplômées, mais des préparations existent pour la plupart des concours de la fonction publique.

Repère
Environ 3200 postes sont proposés chaque année aux concours externe de catégorie C dans la fonction publique.
En 2010, 1464 postes d'adjoints administratif 2ème classe (hors éducation nationale) ont été ouverts sur concours, ainsi que 1467 postes de surveillants de l'administration pénitentiaire. Pour plus d’information, reportez-vous au portail de la fonction publique.

A noter également : le dispositif PACTE (parcours d'accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et de l'Etat) permet aux jeunes demandeurs d'emploi français ou européens de 16 à 25 ans, sortis du système éducatif sans qualification professionnelle ou titulaires d'un diplôme inférieur au bac, d'être titularisés à un poste de catégorie C (agent technique ou administratif, ouvrier professionnel, auxiliaire de vie sociale, etc.) après une année de formation leur permettant d'acquérir une qualification, un titre à finalité professionnelle ou un diplôme.

Pendant toute la durée du contrat de droit public Pacte (de 1 à 2 ans), vous bénéficiez d'une rémunération et alternez une activité au sein de l'administration et d'une formation au sein d'un organisme (AFPA, GRETA, CFA). Le Pacte correspond à un recrutement sans concours pour la catégorie C des emplois publics.

Pour aller plus loin
Sans qualification à niveau bac : devenez militaire du rang

Les militaires du rang sont avant tout des soldats et des techniciens. A ce titre, ces soldats professionnels sont prêts à intervenir en France comme à l'étranger dans le cadre des missions qui leurs sont confiées. Si vous avez entre 17 ans et demi et 29 ans, vous pouvez notamment devenir engagé volontaire de l'armée de terre (EVAT). Contactez le centre d'information et de recrutement des forces armées (CIRFA) le plus proche de chez vous.

Postulez dans une PME

Les petites entreprises et les PME, notamment dans le secteur industriel, jouent un rôle important dans l'insertion des jeunes sur le marché du travail, en particulier pour les non-diplômés, à qui elles peuvent offrir la possibilité d'acquérir une expérience. Si les CDI sont rares au début de la vie professionnelle, nombreux sont les jeunes qui parviennent ensuite à stabiliser leur situation.

Un chef d'entreprise aura plus tendance à fidéliser un jeune non diplômé à qui il aura donné sa chance et formé à ses besoins spécifiques, plutôt qu'à un jeune diplômé, qui après avoir acquis une première expérience pourra vouloir diversifier son parcours ou se tourner vers une grande entreprise lui offrant plus d'avantages.

Tentez l'intérim

L'intérim est également propice aux autodidactes : elle leur permet d'acquérir des compétences, de se former à un métier, et parfois même d'obtenir un contrat à l'issue d'une mission. Sans diplôme, des missions de préparateur de commande, d'employé de libre-service, d'agent de production, d'ouvrier agricole, de conseiller clientèle réception d'appels, de chauffeur, etc. peuvent vous être proposées.

Bon à savoir
Le contrat d'insertion professionnelle intérimaire (CIPI)

Ce contrat spécifique au travail temporaire s'adresse notamment aux jeunes sortant du système éducatif sans expérience de l'entreprise. Il leur permet d'acquérir un 1er niveau de compétences pour débuter dans un métier. Il s'agit d'un contrat de travail de type particulier dont la durée est comprise entre 210 et 420 heures. Il propose une alternance entre des périodes de formation externe et pratique, et des missions en entreprise. Pendant la formation, la rémunération de l'intérimaire est au moins égale au SMIC, tandis que pendant les périodes de mission, la rémunération de l'intérimaire est égale au salaire de référence de l'entreprise utilisatrice.

Tentez votre chance à l'étranger

Dans d'autres pays, notamment anglo-saxons, la personnalité et l'expérience priment sur le diplôme. Il peut donc être plus facile de s'y faire une place. Le site de l'Espace emploi international vous informe sur la situation de l'emploi dans chacun des pays de l'Union européenne : les secteurs porteurs et les besoins en personnel.

A titre d'exemple, en Allemagne, la majorité des offres s'adressent à des ouvriers sans qualification particulière, à des employés de commerce et de bureau ainsi qu'à des professionnels du travail social et de la santé. Pratiquer une ou plusieurs langues étrangères sans être diplômé peut constituer un bon tremplin. Pour les métiers de la vente, de l'accueil et de l'hôtellerie-restauration, une excellente présentation et le sens du contact sont parmi les qualités les plus recherchées.

Quels métiers sans diplôme ?

Vendeur, manutentionnaire, gardien d'immeuble, standardiste, conducteur de bus, convoyeur de fonds, facteur, caissier, employé de libre-service, téléconseiller, serveur, manager dans la restauration rapide, aide à domicile - autant de métiers qui peuvent être accessibles sans diplôme.

En France, en 2010, les emplois non qualifiés d'ouvriers ou d'employés représentent un emploi sur cinq. Mais ils ne sont pas uniquement occupés par des salariés sans diplômes ou certifications : plus de la moitié sont titulaires d'un CAP ou plus, et un sur cinq a au moins le baccalauréat.

En 20 ans, même si leur proportion a baissé, les emplois non qualifiés se sont beaucoup dégradés, faisant place à une plus grande précarité, qui affecte en premier lieu les personnes sans diplômes. Les salariés non-qualifiés sont ainsi davantage confrontés à l'instabilité de l'emploi : 22 % d'entre eux occupent un emploi sous CDD ou sont intérimaires ou apprentis. Ceux -ci travaillent aussi plus souvent à temps partiel

Si la population des emplois non qualifiés était auparavant majoritairement ouvrière, masculine et industrielle, aujourd'hui elle est en grande partie employée, féminine et tertiaire : 79 % des employés non qualifiés sont des femmes (mais elles ne représentent que 32 % des ouvriers non qualifiés). Si le nombre d'emplois non qualifiés semble important, il n'en demeure pas moins que près de 20 % des non-qualifiés sont au chômage, en période de crise les employeurs ayant davantage le choix et pouvant leur préférer des candidats diplômés.

Il existe actuellement une forte concentration de l'emploi non qualifié dans les secteurs de l'hôtellerie-restauration du commerce, et des services personnels et domestiques.

Selon l'INSEE, "Les professions exercées en grande proportion par des personnes possédant un diplôme de la même spécialité que leur profession sont considérées comme des professions qualifiées. Les autres sont des professions non qualifiées". Celles-ci incluent les ouvriers non qualifiés de type artisanal ou industriel dont les manoeuvres et les ouvriers agricoles et les employés.

Parmi les professions d'employés non qualifiés, on distingue principalement les :

- agents d'entretien ;

- employés et agents de maîtrise de l'hôtellerie et de la restauration ;

- agents de gardiennage et de sécurité ;

- assistantes maternelles ;

- caissiers, employés de libre-service ;

- aides à domicile et aides ménagères ;

- employés et opérateurs de l'informatique.

Parmi les professions d'ouvriers non qualifiés, les :

- manutentionnaires ;

- ouvriers non qualifiés du bâtiment et des travaux publics (gros œuvre et second œuvre) ;

- ouvriers non qualifiés de la mécanique ;

- artisans et ouvriers artisanaux ;

- ouvriers non qualifiés des industries de process, de l'électricité et de l'électronique, du textile, du métal et du bois.

En 2013 selon l'enquête Besoins en main d'œuvre (BMO) de Pôle emploi, les métiers les plus recherchés concernent majoritairement des emplois peu ou pas qualifiés. Les profils les plus demandés sont les agents d'entretiens, suivis des aides à domiciles et des aides ménagères. De même les employés de la restauration (aides, employés polyvalents de cuisine, serveurs), les aides soignants (auxiliaires de  puériculture, assistants médicaux), les agents de sécurité, les employés de l'hôtellerie, les employés de libre-service, font partie des métiers recherchés par les entreprises et pour lesquels des difficultés de recrutement existent.

L'hôtellerie-restauration

Dans le secteur de l'hôtellerie et plus encore de la restauration, il est possible de décrocher un emploi sans diplôme. Dans les cafés-restaurants, le niveau de qualification est souvent bas, tandis que dans l'hôtellerie, le niveau de qualification a tendance à s'élever avec le prestige de l'établissement.

L'essor de la restauration, notamment rapide, a fortement bénéficié aux emplois de serveurs, aides cuisiniers ou plongeurs, dont les effectifs ont augmenté de plus d'un quart. L'allongement des distances entre domicile et lieu de travail et la hausse de l'activité féminine ont en effet multiplié le nombre de repas pris en dehors du domicile.

Repère
L'hôtellerie-restauration en Ile-de-France

Selon l'enquête Besoins en main d'œuvre (BMO) de Pôle emploi, le secteur de l'hôtellerie-restauration prévoit de réaliser plus de 25 000 recrutements en Ile-de-France en 2013, dont 13,5 % d'emplois saisonniers. Première destination du tourisme de loisirs et d'affaires avec Paris et la petite couronne, la région abrite un grand nombre d'infrastructures d'hébergement et de restauration.

Les projets de recrutements s'y concentrent autour de quelques métiers, en premier lieu dans la restauration : aides apprentis et employés de cuisine (10 651 projets de recrutement), serveurs de cafés, de restaurants et commis (6742 projets de recrutement), cuisiniers (3650 projets de recrutement), employés de l'hôtellerie (2233 projets de recrutement).

Afin de professionnaliser ses métiers et de sécuriser ses recrutements, la commission paritaire nationale de l'emploi de l'industrie hôtelière (CPNE/IH) a mis en place un nombre important de certificats de qualification professionnelle (CQP). On en compte pas moins de 32, dont 19 sont enregistrés au RNCP (par exemple les CQP Employé(e) d'étage, Gouvernant(e) d'hôtel, Agent de restauration, Serveur en restauration, ou Pizzaiolo).

Les jeunes non diplômés peuvent notamment envisager les métiers de commis de cuisine, cuisinier, de garçon de café, d'employé de restaurant, d'employé polyvalent de restauration rapide, employé de restauration collective, de barman, de réceptionniste, de bagagiste, ou de femme de chambre. Des perspectives d'évolution existent ensuite vers les métiers de chef de rang, maître d'hôtel, de manager dans la restauration rapide, de gouvernante ou de chef d'étage. Les grandes enseignes de restauration rapide recrutent régulièrement, en raison il est vrai, d'un taux de turn-over élevé.

Les métiers de l'hôtellerie-restauration demandent d'avoir une bonne présentation, du dynamisme, de la disponibilité (travail en soirée et le week-end) et une certaine résistance physique (vous passerez de longues heures debout). L'esprit d'équipe est essentiel dans ce secteur. L'anglais est souhaité pour les postes où il existe une relation avec la clientèle.

Pour une meilleure connaissance des nombreux métiers du secteur de l'hôtellerie-restauration, nous vous invitons également à vous reporter sur notre site aux fiches métiers et au dossier concernés ainsi qu'à la rubrique "liens utiles" de ce dossier.

Le commerce

Le commerce de proximité rassemble 2 millions de travailleurs. En 10 ans, il a crée plus de 230 000 emplois. Cette croissance est principalement due à l'essor de la grande distribution, un secteur d'activité qui fait appel à un grand nombre de métiers non qualifiés. Un nombre important de projets de recrutement concernent régulièrement ces fonctions commerciales.

En 2013, selon Pôle emploi, les entreprises françaises prévoient par exemple de recruter plus de 27 000 employés de libre-service, plus de 20 000 caissiers et plus de 30 000 vendeurs en habillement, accessoires et articles de luxe, sport, loisirs et culture.

Bon à savoir
Parmi les employés de libre-service et les caissiers, on trouve une très grande majorité de femmes (plus de 90 %) et 25 % de jeunes. Dans la grande distribution, une formation interne est généralement dispensée aux nouveaux employés pour leur transmettre les méthodes de la chaîne de magasins.

Etant au contact permanent de la clientèle, ces métiers nécessitent d'être aimable et souriant en toute circonstance. La rapidité, la concentration et savoir compter sont par ailleurs des qualités indispensables à tout caissier. Ce travail nécessite une bonne résistance physique et nerveuse. Il faut en effet travailler dans le bruit et la répétition des mêmes gestes et de la manipulation de certains articles lourds peuvent sur le long terme engendrer des maux de dos et des tendinites aux bras.
Dans la vente, il est nécessaire d'avoir un bon relationnel, le sens de l'accueil et de la négociation et de bien connaître les produits proposés à la clientèle.

Sur notre site, vous pouvez consulter les fiches métiers suivantes : hôte de caisse, vendeur en magasin, vendeur en animalerie.

La propreté et l'hygiène

Dynamique et créateur d'emploi, le secteur de la propreté et de l'hygiène compte en 2010 62,7 % de salariés sans diplôme. Les effectifs des employés de nettoyage de bureaux ou de locaux industriels ont considérablement augmenté en 20 ans.

Ce secteur emploie majoritairement des agents de service qui représentent 90 % des effectifs salariés.

Dans le nettoyage classique, il est possible de se faire embaucher sans qualification en justifiant de qualités de présentation (tenue et coiffure irréprochables), d'organisation (savoir dans quel ordre réaliser les tâches), de ponctualité et d'autonomie.

Pour les missions les plus spécialisées, une formation préalable (CAP, bac pro) dans le secteur de la propreté est en revanche préférable. Les entreprises du secteur qui ont un fort besoin de main d'œuvre peuvent aussi choisir de recruter sans diplôme et de former leur personnel.

Face à ses difficultés de recrutement actuelles et à venir (44 % des salariés du secteur ont actuellement plus de 45 ans), la branche professionnelle met en place une politique de formation structurée, notamment en direction des jeunes.

Pour aller plus loin
La FEP (Fédération des entreprises de propreté), indique que le secteur de la propreté a accueilli dans ses 7 CFA plus de 1240 apprentis en 2011 (33 % préparant un CAP). La même année, près de 1000 jeunes ont été recruté par la branche en contrat de professionnalisation.

Au niveau V (CAP), il est possible de préparer un CAP maintenance et hygiène des locaux. L'INHNI, organisme de formation de la branche propreté, s'implique par ailleurs fortement dans le développement de CQP (certificat de qualification professionnelle).

Sur notre site un dossier complet a été consacré aux métiers de l'hygiène et de la propreté, nous vous proposons de vous y reporter ainsi qu'aux fiches métiers correspondantes.

La sécurité

Le secteur de la sécurité privée est véritablement en tension avec de forts besoins en personnel, notamment d'agents de gardiennage, de sécurité et de surveillance. Ce secteur compte actuellement 150 000 salariés, et la prospective prévoit plus de 27 000 créations nettes d'emploi d'ici 2020!

De nombreuses embauches sont encore prévues pour soutenir la croissance des entreprises de sécurité privée et faire face à l'émergence de nouveaux besoins. A l'avenir, des délégations de plus en plus importantes de missions de sécurité, de prévention et de surveillance devraient en effet être confiées au secteur privé.

Mais en raison de conditions de travail jugés difficiles (station debout, horaires décalés) et d'une majorité de postes de nuit souvent isolés, le secteur souffre d'une mauvaise image. Il a ainsi du mal à recruter et à fidéliser son personnel.

Les métiers de la sécurité privée sont des métiers d'avenir, dans lesquels il est possible de trouver un emploi en CDI. Ils sont accessibles aux jeunes non diplômés, à condition d'être rigoureux, d'avoir un casier judiciaire vierge, d'être en bonne condition physique et sportive. Chez un agent de sécurité, les qualités recherchées sont l'honnêteté sans faille et une totale intégrité. Il doit aussi être très vigilant et savoir garder son sang-froid en cas de vol, incendie ou attaque.

Le niveau actuel moyen de qualification du secteur est faible (les 2/3 des salariés n'ont pas le baccalauréat). Depuis le 1er janvier 2008 pour exercer, les salariés doivent obligatoirement justifier d'une aptitude professionnelle préalable à l'emploi d'agent de prévention et sécurité (APS). Pour répondre à ce besoin accru de formation, notamment des nouveaux entrants, la branche professionnelle a créé un certificat de qualification professionnelle (CQP) d'APS. Il s'agit d'une formation de 70 h minimum réalisée dans un organisme agréé par la branche professionnelle. Il est également possible de préparer le CAP agent de prévention et de sécurité, la mention complémentaire (MC) sûreté des espaces ouverts au public, ou le titre professionnel agent de sûreté et de sécurité privée.

Enfin en raison d'importants besoins en encadrement intermédiaire (chef de poste, responsable de site ou chef d'équipe de sécurité), le secteur laisse entrevoir aux débutants motivés des perspectives d'évolution et de progression de carrière car la sécurité, c'est d'abord de la présence humaine à gérer 24 h sur 24.

Pour approfondir votre connaissance des métiers de ce secteur, n'hésitez pas à vous reporter à notre dossier consacré aux métiers de la sécurité.

Les services à la personne

Depuis une vingtaine d'années, le secteur des services à la personne est en plein essor. En 2011, il employait près de 1,4 million de salariés (dont 1 millions de salariés employés par des particuliers), parmi lesquels une très grande majorité de femmes. L'allongement de la durée de la vie, le vieillissement de la population mais aussi des modes de vie qui évoluent (se libérer des contraintes matérielles...), la mise en place de chèques emploi service universel, contribuent au développement de ces activités, qui se professionnalisent et sortent de la sphère du "travail au noir".

L'explosion des métiers de services s'est accompagnée d'un développement important de postes de bas niveau de qualification.

Si l'on s'en réfère aux données des organismes du secteur, les activités représentant les plus d'heures salariées concernent l'assistance aux personnes âgées, le ménage / repassage et la garde d'enfants; ainsi que, dans un moindre mesure, le soutien scolaire, l'assistance aux personnes handicapées et le petit jardinage.

Repère
Pour répondre à la demande croissante des mères qui travaillent, le nombre d'assistantes maternelles et de gardiennes d'enfants s'est multiplié par 3 en 20 ans !

Ces activités sont accessibles lorsque l'on est pas ou peu qualifié. Leurs professions ont pour point commun de nécessiter le sens du service. Concernant les publics plus spécifiques (enfants, personnes âgées ou handicapées), des qualités humaines, de la patience, du dynamisme et de la disponibilité sont requises.

Pour en savoir plus, reportez-vous sur notre site au dossier sur les métiers des services à la personne.

Le transport et la logistique

Manutentionnaire, magasinier, ouvrier du tri, de l'emballage, de l'expédition, livreur, préparateur de commande, déménageur... Autant de métiers qui peuvent s'exercer sans diplôme.

Dans le domaine de la logistique, le nombre d'ouvriers manutentionnaires, d'empaqueteurs, d'étiqueteurs ou de préparateurs de commandes a augmenté d'un tiers en moins de 20 ans et cette croissance se poursuit avec l'essor du e-commerce.

En 2013, selon Pôle emploi, les professionnels du secteurs prévoient de recruter plus de 26 000 ouvriers non qualifiés de l'emballage et manutentionnaires et plus de 15 000 ouvriers qualifiés du magasinage et de la manutention (caristes, préparateurs de commande, magasiniers, etc.).

Depuis une dizaine d'années, les caristes sont tenus de décrocher le certificat d'aptitude à la conduite d'engins en sécurité (CACES) pour pouvoir exercer. Devenu indispensable, ce certificat les initie aux règles relatives aux pratiques de conduite, à la connaissance technique des chariots élévateurs et aux conditions générales de sécurité dans l'entrepôt. Le CACES s'obtient au cours d'un stage d'une semaine. Sa préparation est assurée par des organismes spécialisés (AFT-IFTIM, Promotrans) ou par l'AFPA. Les demandeurs d'emploi peuvent bénéficier de cette formation.

Les conducteurs routiers sont également des professionnels très recherchés (10 000 recrutements prévus en 2013, dont 52 % jugés difficiles).

Ces métiers nécessitent d'avoir une bonne résistance physique et de l'attention. Pour en savoir plus, reportez-vous sur notre site au dossier consacré aux métiers du transport et de la logistique.

Le BTP

Dans le secteur du BTP, des difficultés de recrutement sont constantes pour une grand part des professions, notamment celles de maçon, de peintre, de plombier, de couvreur, etc.

Les 2/3 des ouvriers faiblement qualifiés du bâtiment travaillent dans le gros œuvre (la maçonnerie) et un tiers dans les travaux publics. La mécanisation croissante dans le BTP a cependant fortement diminué ces besoins en personnel non qualifié. Les équipements de manutention mécanisée dans le bâtiment, de même que les équipements mécaniques dans les travaux publics ont ainsi largement supplantés les "manœuvres" d'autrefois.

Par ailleurs le secteur du BTP mise sur l'alternance pour répondre à ses importants besoins en personnel qualifié. Vous avez donc tout intérêt à vous former afin de bénéficier des perspectives d'évolution existantes dans le BTP.

Au niveau V (CAP, CQP, titres professionnels), les profils les plus recherchés concernent notamment les ouvriers qualifiés du gros œuvre, de la finition, de la couverture, des installations sanitaires, du génie climatique et de l'électricité.

De nombreuses opportunités de carrière sont donc à saisir dans le secteur du bâtiment qui commence tout juste à se féminiser, les femmes représentant à peine 11 % des effectifs.

Plus de la moitié des salariés faiblement qualifiés sont embauchés dans des petites structures. Le travail se fait en extérieur, sur les chantiers. Il demande une bonne condition et résistance physique.

N'hésitez pas à prendre contact avec la Fédération française du bâtiment qui se décline au niveau régional.

Sur notre site, vous avez la possibilité de découvrir la diversité des métiers du bâtiment au travers de nombreuses fiches descriptives, de témoignages vidéo de professionnels et d'un dossier thématique.

Contacts utiles

Conseil national des missions locales

Les Borromées 2
1 avenue du Stade de France
93210 Saint-Denis Tel : 01.44.38.34.96

http://www.cnml.gouv.fr/annuaire/
N° Azur : 0810 18 18 18

Ce service téléphonique mis en place par la Région Ile-de-France permet de s'informer sur les dispositifs de formation professionnelle. Tel : 0810 18 18 18

Liens utiles

Métiers et secteurs
Métiers du commerce

Un site pour découvrir tous les nombreux métiers du commerce de proximité, et les formations pour y accéder. Au menu également, des tests, des vidéos, des offres d'emplois, etc.

http://www.metiersducommerce.fr/
Répertoire interministériel des métiers de l'Etat

Pour chaque métier de la fonction publique, retrouvez une fiche synthétique avec les activités, les conditions d'exercice et les tendances d'évolution des missions.

http://rime.fonction-publique.gouv.fr/
Métiers de l'hôtellerie-restauration : cap sur la réussite !

Site institutionnel (ministère de l'Economie, de l'industrie et de l'emploi) destiné aux jeunes qui souhaitent s'informer sur les métiers du secteur. Au menu, des fiches métiers, des vidéos, un blog, etc.

http://www.metiers-hotel-resto.fr
FCD, Fédération des entreprises du commerce et de la distribution

La FCD, Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, réunit plus de 80 enseignes de grande distribution à prédominance alimentaire et de distribution spécialisée. Sur son site, vous trouverez une présentation détaillée du secteur de la distribution, complétée par un guide illustré des métiers et des filières de formation ainsi que par un blog.

http://www.fcd.asso.fr
FEP, Fédération des entreprises de propreté et services associés

Le site de la fédération des entreprises de propreté et services associés apporte une information sur l'actualité du secteur et des chiffres clés.

http://www.proprete-services-associes.com
Itinéraire propreté

Site d'information et d'orientation sur les métiers de la propreté et des services associés, créé par la fédération des métiers de la propreté et services associés en partenariat avec le ministère de l'Education nationale. Itinéraire propreté donne l'occasion de découvrir les métiers du secteur, des témoignages, et présente des formations et des établissements.

http://www.itineraire-proprete.com
Syndicat national des entreprises de sécurité

Informations réglementaires et présentation des différentes facettes du métier d'agent de sécurité.

http://www.e-snes.org
Fédération de l'emploi des services à la personne

Présentation des missions et de l'actualité du secteur sur ce site regroupant le syndicat et la fédération de l'emploi des services à la personne.

http://www.sesp.asso.fr
Fédération nationale des particuliers employeurs

Présentation de la FEPEM mais aussi des démarches pour devenir particulier employeur.

http://www.fepem.fr
Fédération française du bâtiment Grand Paris

Des chiffres sur le bâtiment en Ile-de-France, des informations et des adresses utiles mais aussi une rubrique métiers et formation exhaustive (les fonctions, les métiers, choisir une formation, l'alternance, où se former en Ile-de-France). Avec un carnet d'adresses complet destiné aux jeunes (structures d'accueil et d'information, bourses à l'emploi, adresses des CFA, etc.) et aux professionnels de la région Ile-de-France.

http://www.grandparis.ffbatiment.fr/
CNFPT, centre national de la fonction publique territoriale

Site officiel entièrement consacré à la fonction publique territoriale. Les concours et les résultats, des dossiers thématiques ou encore le répertoire des métiers territoriaux sont quelques-unes des rubriques à consulter. Le site donne accès aux dates de concours,

http://www.cnfpt.fr
Les professionnels de la sécurité

Site de la CPNEFP (Commission paritaire nationale pour l’emploi et la formation professionnelle) de la branche de la prévention-sécurité. Il offre un panorama des différents métiers du secteur et décrit en détail le Certificat de qualification professionnelle agent de Prévention et de Sécurité (CQP APS).

http://www.profession-securite.org
Choix de formations - orientation
Ma seconde chance

Le site "Ma seconde chance" permet de géolocaliser les structures d'accueils et de conseil, ainsi que les solutions de formation, pour les jeunes sortis du système scolaire sans diplômes. On y trouve également des témoignages, et une plateforme de chat permettant de poser des questions en conservant son anonymat.

http://masecondechance.onisep.fr
Choisis ton avenir : formation transport/ logistique

Développé par l'AFT-IFTIM, le site "choisis ton avenir" permet de découvrir les différents métiers des transports et de la logistique et les formations permettant d'y accéder. On peut également y faire un test d'orientation et visualiser des témoignages.

http://www.choisis-ton-avenir.com/
Travailler, se former en Ile-de-France

Présentation des aides, dispositifs et programmes pour l'accès à la formation et à l'emploi soutenus par le Conseil régional d'Ile-de-France.

http://www.iledefrance.fr/action-quotidienne/travailler-se-former
DAEU, Diplôme d'accès aux études universitaires

Pour tout savoir sur le DAEU, équivalent bac et diplôme d'accès aux études universitaires.

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid21053/le-d.a.e.u.html
CNML, Conseil national des missions locales

Le site du Conseil national des missions locales (CNML) met à disposition du public un annuaire des 417 missions locales et des 72 PAIO (permanences d'accueil, d'information et d'orientation) qui accueillent les 16-25 ans, partout en France, et les accompagnent dans leur parcours d'insertion.

http://www.emploi.gouv.fr/cnml/
Défi metiers, le Carif-oref francilien

Depuis 1996, Défi métiers accompagne le processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques régionales de formation et d’emploi. A ce titre, il porte notamment la coordination de la mission Animation régionale qui accompagne l'action de l'Etat et du Conseil régional auprès du réseau des missions locales.

Sur le site du de Défi métiers, découvrez les informations, aides et conseils dont vous avez besoin. Trouvez la formation correspondant à votre projet à l'aide du moteur de recherche formation. En ligne également, un annuaire pour trouver les coordonnées de tous les acteurs de l’emploi en Ile-de-France : missions locales, maisons de l’emploi, maisons de l’information sur la formation et l’emploi, etc.

http://www.defi-metiers.fr
Apprentissage en Ile-de-France

Véritable outil pour trouver son apprentissage en Ile-de-France, ce site répertorie les formations accessibles dans la région. Les CFA peuvent également faire savoir lorsqu'ils disposent de places disponibles, et indiquer les dates de leurs journées portes ouvertes.

http://formation-en-cfa.iledefrance.fr/
Titres professionnels du ministère chargé de l'Emploi

Recherchez un titre professionnels du ministère chargé de l'Emploi par intitulé ou par domaine professionnel.

https://www.banque.di.afpa.fr/EspaceEmployeursCandidatsActeurs/EGPRecherche.aspx
CNCP, commission nationale de la certification professionnelle

La Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) a pour mission de répertorier l'offre de certifications professionnelles (répertoire national des certifications professionnelles), de veiller à l'adaptation des diplômes et titres à l'environnement professionnel, d'émettre des recommandations à l'attention des institutions délivrant des certifications professionnelles ou des certificats de qualification.

http://www.cncp.gouv.fr/commission
RNCP, répertoire national des certifications professionnelles

Le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) est la base de données des certifications à finalité professionnelle (titres, diplômes, CQP) reconnues par l'Etat et les partenaires sociaux, classées par domaine d'activité et/ou par niveau.

http://www.cncp.gouv.fr/
Vae.gouv.fr

Le portail national de la validation des acquis de l'expérience (VAE) vous informe sur tout ce qui concerne le dispositif de la VAE qui permet l'obtention d'une certification (diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle) sur la base d'une expérience professionnelle salariée, non salariée, bénévole ou volontaire. Cette expérience, en lien avec la certification visée, est validée par un jury.

http://www.vae.gouv.fr
VAE

Le site infovae-idf.com peut vous aider à comprendre le principe de « Validation des acquis de l’expérience » et trouver les coordonnées de l’antenne VAE la plus proche de votre domicile.

http://www.infovae-idf.com
Fondation des écoles de la 2e chance

La Fondation pour les écoles de la 2e chance est financée par de grandes entreprises et gérée par la Fondation de France. A côté du réseau des écoles de la 2e chance, la fondation a pour objectif de permettre aux jeunes de mieux connaître leur environnement (stages à l'étranger, voyages de groupe, formation sportives ou culturelles : théâtre, musique, etc.), de mieux comprendre les institutions, d'apprendre à se déplacer, à comprendre le contexte institutionnel et sociale, etc.

http://www.fondatione2c.org/srt/e2c/home
Carte des écoles de la 2e chance

Pour obtenir les coordonnées de l'école de la 2e chance, la plus proche de chez vous.

http://www.fondatione2c.org/srt/e2c/SchoolList?location.id:=1335
Remédiation du décrochage scolaire

Présentation des actions de prévention et de lutte contre le décrochage scolaire déployées par l'Education nationale.

http://eduscol.education.fr/pid23269/prevention-decrochage-scolaire.html
Annuaire de la MGI

L'annuaire de la mission générale d'insertion vous indiquera à qui et vous adresser dans chaque académie.

http://eduscol.education.fr/D0105/carteannuaire.htm
Ecoles - organismes de formation
AFT-IFTIM, Association pour le développement de la formation dans le transport et la logistique

Le groupe AFT-IFTIM est l'organisme de formation du secteur des transports et de la logistique et du tourisme. Son site vous offre notamment la possibilité de découvrir les métiers du transport et de la logistique, les formations du CAP à bac + 6. L'enquête logistique réalisée annuellement, accessible en ligne, apporte un éclairage précieux sur les besoins en formation et en recrutement des entreprises de la filière.

http://www.aft-iftim.com
INHNI, Institut National Hygiène Nettoyage Industrie

L'Institut National Hygiène Nettoyage Industrie (INHNI) est un organisme de formation créé par de la fédération professionnelle de propreté (FEP). Il propose de nombreuses formations en alternance du CAP à bac + 5. Ces formations dans les domaines de l'hygiène, la propreté et l'environnement sont présentées de manière détaillée sur le site. En Ile-de-France, l'INHNI possède 2 centres de formation (CFA propreté) à Villejuif (94) et Gennevilliers (92).

http://www.inhni.com
PROMOTRANS, organisme de formation en transport et logistique

Promotrans est l'un des plus gros organismes de formation en transport, logistique et maintenance, notamment en alternance. Il dispose de plus de 30 centres formations répartis sur toute la France. Les formations proposées vont du CAP au mastère spécialisé (bac + 6) et au MBA. Une présentation de tous les métiers du secteur est à votre disposition tout comme une présentation exhaustive des formations.

http://www.promotrans.fr/
AFPA, Association nationale pour la formation professionnelle des adultes

L’Afpa forme à plus de 300 métiers dans le BTP, l'industrie, le tertiaire administratif et les services. Sa base d'offres d'emploi en alternance en Ile-de-France est consultable en ligne.

http://www.idf.afpa.fr
GRETA, Groupement d'établissements publics locaux d'enseignement

Les GRETA sont les structures de l'éducation nationale qui organisent des formations notamment en direction des jeunes et des demandeurs d'emploi, à partir du CAP. En Ile-de-France, 370 établissements permettent de suivre des modules qualifiants pour la plupart des métiers, cumulables pour l'obtention d'un diplôme ou d'un titre inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

http://www.greta-iledefrance.fr/
CNED, Centre national d'enseignement à distance

Le Centre national d'enseignement à distance (CNED) dispense de la formation initiale et continue, ainsi que des formations à destination des demandeurs d'emploi et des préparations aux concours de la fonction publique. Le site présente les formations dispensées à distance ainsi que le campus électronique du CNED.

http://www.cned.fr
FFP, Fédération de la formation professionnelle

320 organismes de formation dans toute la France faciliter votre insertion dans la vie professionnelle dans le secteur de votre choix et mettre en place un contrat de professionnalisation.

http://www.ffp.org
Fédération française du bâtiment

Présentation des métiers et des formations (CAP, CQP, titres professionnels).

http://www.ffbatiment.fr/information-batiment/3-Les-metiers-les-formations.htm
Emploi et recrutement
Pôle emploi : les offres d'emplois jeunes

Dans l'espace dédié aux jeunes, vous pourrez notamment consulter les offres d'emploi en alternance.

http://www.pole-emploi.fr/candidat/espace-jeunes-@/index.jspz?id=279
GEIQ, groupement des employeurs pour l'insertion et la qualification

Les GEIQ (groupement des employeurs pour l'insertion et la qualification) regroupent des entreprises, qui parient sur le potentiel des personnes éloignées de l'emploi pour résoudre leurs problèmes structurels de recrutement.

http://www.geiq.net
EPIDE, Etablissement public d'insertion de la Défense

La mission de l'EPIDE est d'assurer l'insertion sociale et professionnelle de jeunes entre 18 et 25 ans, en difficulté scolaire, sans qualification ni emploi, cumulant les difficultés sociales ou en risque de marginalisation.

http://www.epide.fr
Site officiel du recrutement de l'Armée de Terre

Pour tout savoir du recrutement sans ou avec qualification dans l'armée de terre.

http://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr
APCE

Sur son site, l’ACPE, Agence pour la création d'entreprises, propose des informations régulièrement mises à jour à l’intention de ceux qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise. Elle met aussi à votre disposition les coordonnées de l’ensemble des lieux d’accueil et d’information où vous pouvez vous faire aider.

http://www.apce.com
Creersaboite.fr

Informations pratiques sur la création et reprise d'entreprise en Ile-de-France.

http://www.creersaboite.fr
Emplois d'avenir

Pour tout savoir sur les Emplois d’avenir, découvrez le site officiel qui leur est entièrement dédié, avec des informations pratiques à la fois pour les  jeunes et les employeurs et de nombreux témoignages.

http://travail-emploi.gouv.fr/emplois-d-avenir,2189/
Direct Etudiant

Découvrez ce site dédié à l'alternance. Il vous donne des conseils pour votre recherche d'une entreprise en alternance et vous propose de nombreuses offres d'emplois dans les secteurs de l’informatique, le commerce, la banque, la grande distribution, l’environnement…

http://www.directetudiant.com/theme/offres-emploi-alternance.html
Pole-emploi-international.fr

Le site de l'espace emploi international de Pôle emploi vous informe sur la situation de l'emploi (secteurs porteurs et places vacantes) à l'étranger, et permet de consulter des offres d'emploi.

http://www.emploi-international.org/
Emploi.gouv.fr

Le portail des politiques publiques de l'emploi et de la formation professionnelle.

http://www.emploi.gouv.fr/profils/jeunes
Chat lesmetiers.net "Réussir sans diplôme"

Retrouvez tous les échanges du chat du 16 octobre 2013 "Réussir sans diplôme" avec pour invités :

- Christophe Raimbault, chargé de projet Association AVEC-Mission locale de Cergy-Pontoise (95) ;

Economiste de formation, Christophe Raimbault est passionné par les questions d'emploi et l'accompagnement des personnes. Il est aujourd'hui responsable d'une action de parrainage au sein de la ML de Cergy-Pontoise et également formateur indépendant.

- Chantal Lebernady, responsable relations écoles/entreprises - Ecole de la deuxième chance de Paris.

Après un parcours d'accompagnement de jeunes qualifiés au sein du groupe IGS et du CFA Ducretet, Chantal Lebernady a souhaité s’investir auprès de jeunes sans qualification qui souhaitent rebondir.

http://www.lesmetiers.net/orientation/p1_408506/reussir-sans-diplome
Emplois d'avenir - Uniformation

Ce site de l'OPCA Uniformation dédié aux Emplois d'Avenir dans l'économie sociale et solidaire a été créé avec le soutien du Ministère du travail, de l’emploi et du dialogue social ainsi qu’avec le soutien du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels. Très pratique, l'espace dédié aux jeunes leur offre un accompagnement aux Emplois d'Avenir dans l'ESS et leur propose de nombreuses fiches métiers et vidéos.

http://www.emploisdavenir-uniformation.fr/
Vie étudiante et périscolaire
CIVI, Centre d'information sur le volontariat international

Organisme de conseil et d'orientation, le centre d'information sur le volontariat international (CIVI) a pour objectifs de promouvoir le volontariat international auprès des jeunes, permettre aux candidats de s'inscrire, mettre en contact l'offre et la demande.

http://www.civiweb.com/
VSI, Volontariat de solidarité internationale

Informations sur le volontariat de solidarité internationale.

http://www.clong-volontariat.org
SVE, Service volontaire européen

Informations sur le service volontaire européen et sur les autres dispositifs du programme européen "Jeunesse en action", s'adressant aux 18 - 30 ans.

http://www.jeunesseenaction.fr/
Service-civique.gouv.fr

Pour tout savoir sur le service civique.

http://www.service-civique.gouv.fr
Etudes et statistiques
Enquête BMO

L'enquête besoins en main-d'œuvre (BMO) est une initiative de Pôle emploi réalisée avec le concours du CREDOC (centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie).

http://bmo.pole-emploi.org/
"Les métiers en 2015", (Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique / CAS-DARES, janvier 2007)

Ce rapport du groupe "prospective des métiers et qualifications", constitué par la DARES et le CAS (Centre d'analyse stratégique), met en lumière les métiers de demain et leur besoin en personnel.

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PIPS_-_50.1_les_Metiers_horizon_2015.pdf
"L'insertion des jeunes sans diplôme", rapport du CERC 2008

Le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) a publié en 2008 un rapport sur "l'insertion des jeunes sans diplôme". Dressant à la fois état des lieux de la situation des jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme et un panorama des dispositifs destinés à leur venir en aide, ce rapport tente également d'apporter des pistes pour améliorer l'insertion de ces non-diplômés.

http://www.cerc.gouv.fr/rapports/rapport9/rapport9cerc.pdf
L'insertion des jeunes et des apprentis (OREF Ile-de-France)

L'observatoire régional de l'emploi et de la formation (OREF Ile-de-France) rassemble sur son site plusieurs publications relatives à l'insertion des jeunes franciliens et des apprentis.

http://www.oref-idf.org/?page=etudes&motsclefs=insertion_des_jeunes
Bilan d'activités 2011 des Missions locales

Ce rapport donne les chiffres nationaux d'activités des missions locales durant l'année 2011. On peut y lire notamment les caractéristiques des jeunes accueillis par le réseau et les types d'actions mises en places pour les accompagner.

http://www.emploi.gouv.fr/files/files/Acteurs/CNML/publications/Chiffres%202011%20activit%C3%A9%20ML%20vf.pdf
Les employés et ouvriers non qualifiés, Insee Première N°1250 , Juillet 2009

En 2007, un salarié sur cinq est employé ou ouvrier non qualifié, soit 5,5 millions de salariés. Des ouvriers non qualifiés de l’industrie aux aides à domicile, l’éventail des métiers exercés par ces salariés est large. Mais les employés et les ouvriers non qualifiés ont en commun le fait d’être plus fréquemment en contrat court, à temps partiel ou en situation de sous-emploi que les autres salariés.

http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1250/ip1250.pdf
"Métiers non qualifiés en Ile-de-France : un accès plus difficile pour les peu diplômés", Insee Ile-de-France à la page, N°375 -Octobre 2011

Cette étude, réalisé par l'Insee Ile-de-France en partenariat avec l'Oref Ile-de-France, montre que les non-diplômés franciliens subissent de plus en plus la concurrence des diplômés pour accéder aux métiers non qualifiés.

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/idf/themes/alapage/alap375/alap375.pdf
Fiche thématique, Qualité des emplois, Emploi et salaires, Insee Références, Edition 2013

Cette fiche thématique, tirée du panorama réalisé par l'Insee et la Dares sur l'emploi et les salaires en France, comprend une présentation de l'emploi non qualifié en 2010.

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/EMPSAL13i_FTLo3quali.pdf
Chiffres clés, Direccte Ile-de-France, Edition 2013

Parution annuelle du Service études, statistiques et évaluation (SESE) de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) , ces chiffres clés regroupent pour la région Ile-de-France les chiffres et statistiques relatifs à la Population et à l'emploi, à la Politique du travail, au Marché du travail, à la Politique de l’emploi, et à l'Activité économique.

http://www.idf.direccte.gouv.fr/IMG/pdf/Chiffres_Cles_2013.pdf
Le diplôme : un atout gagnant pour les jeunes face à la crise, Bref du Céreq, N°283, 2011

Le Céreq a interrogé trois ans après la fin de leur scolarité, les jeunes ayant quitté l'école en 2007. Cette enquête montre que pour cette génération le diplôme reste le meilleur atout pour accéder à l’emploi dans de bonnes conditions.

http://www.cereq.fr/index.php/content/download/1797/21709/file/b283.pdf
Les métiers en 2020, Dares Analyses, N°022, Mars 2012

Cet exercice de prospective des métiers et des qualifications, mené conjointement par le Centre d’analyse stratégique (CAS) et la Dares, présente des projections de postes à pourvoir par métiers à l’horizon 2020, en fonction des départs en fin de carrière attendus dans les dix ans mais aussi du nombre possible de créations d’emploi à cet horizon.

http://www.strategie.gouv.fr/system/files/lesmetiers2020.pdf
Sortants sans diplôme et sortants précoces, Note d'information MEN, N° 12.15, Septembre 2012

À la fin des années 2000, en moyenne 122 000 jeunes quittent chaque année la formation initiale sans avoir obtenu de diplôme ou avec uniquement le brevet des collèges : 65 000 sans diplôme et 57 000 avec le brevet des collèges. Ils représentent 17 % des sortants du système éducatif.

http://cache.media.education.gouv.fr/file/2012/20/5/DEPP-NI-2012-15-sortants-non-diplomes-faible-niveau_227205.pdf
Diplômes et insertion professionnelle, Béatrice Le Rhun, Pascale Pollet, Insee Références, Novembre 2011

Issu de l'édition 2011 de "France, portrait social", ouvrage de référence de l'Insee, ce document révèle que les conditions d'accès à l'emploi des jeunes qui entrent sur le marché du travail varient beaucoup selon le niveau de diplôme.

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/FPORSOC11e_VE23Educ.pdf
L'insertion des jeunes sur le marché du travail, Note d'information MEN, N° 12.09 , Mai 2012

Avoir un diplôme, ne serait-ce que le diplôme national du brevet, permet une meilleure insertion professionnelle et continue de protéger du chômage. L'intégration des jeunes sur le marché du travail dépend également fortement de leur niveau de diplôme.

http://cache.media.education.gouv.fr/file/2012/58/2/DEPP-NI-2012-09-insertion-jeunes-marche-travail_214582.pdf