Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Marie-Claude Millot

Responsable du master 2 analyse et assurance qualité en chimie-biochimie de Paris-Est Créteil, Créteil (94)
Date de l'interview : 01/11/2008

Toute entreprise de la chimie fine possède un laboratoire d'analyse. Le marché est donc favorable, ce qui explique la qualité de l'insertion de nos étudiants.

Ingénieur chimiste, diplômée de l'Ecole nationale supérieure de chimie de Paris (ENSCP), Marie-Claude Millot nous présente le master professionnel dont elle a la responsabilité.

Quel est l'objectif de ce master professionnel ?

Ce master vise à former des cadres de niveau bac + 5 doté d'une double compétence : à la fois dans le domaine des techniques d'analyse et dans celui de la qualité. Il offre des débouchés dans des secteurs très variés menant une politique qualité au sein de leur structure : chimie fine, agroalimentaire, pharmacie, produits cosmétiques, analyse environnementale, etc. Les jeunes diplômés peuvent occuper des postes de cadre en développement analytique, de responsable d'un service d'analyse, ou d'assistant qualité, etc.

Qui sont vos étudiants et comment sont-ils sélectionnés ?

Ce master compte entre 12 et 16 étudiants chaque année. Tous ne sont pas issus du master 1 mention molécules et matériaux de Paris-Est Créteil (ex Paris XII). Si le pourcentage d'étudiants extérieurs est variable selon les années, un nombre croissant d'étudiants intègrent néanmoins le master molécules et matériaux dès la 1re année, afin de suivre ensuite cette spécialité. Une 1re sélection a lieu sur dossier, puis nous organisons un entretien avec un jury de recrutement.

Les principaux critères de sélection retenus sont les suivants : l'adéquation entre la formation antérieure avec les pré-requis du master ; la motivation pour le domaine de la qualité ; les résultats obtenus dans les disciplines en relation avec la thématique "analyse" du master 2 ; et enfin un niveau d'anglais suffisant.

Quel est le programme de cette formation ?

Il concerne l'apprentissage de méthodes d'analyse spectroscopiques (c'est-à-dire l'étude de la répartition d'une onde ou d'un faisceau de particules en fonction de la fréquence ou de l'énergie) et séparatives (qui vise à séparer, identifier et quantifier les constituants d'un mélange plus ou moins complexe). Il porte aussi sur des techniques de préparation de l'échantillon, des outils et des référentiels de la qualité utilisés dans les différents secteurs, des outils statistiques, des normes, etc.
Au cours de leur année de formation, les étudiants développent une véritable double compétence qui leur permet tout la fois de savoir mettre en place une stratégie d'analyse adaptée au problème posé (depuis la préparation de l'échantillon jusqu'au résultat final) et un système qualité et de l'améliorer.

Quelle est la place de l'entreprise dans ce master ?

De nombreux intervenants sont issus des milieux professionnels concernés par le master. Et nous recevons de nombreuses propositions de stages en entreprise. Les étudiants, qui ont souvent plusieurs possibilités de stage, effectuent un stage obligatoire en entreprise d'une durée de 6 mois minimum, à partir du mois de février. Ce stage qui correspond à 30 ECTS (soit un semestre) compte dans la validation finale du master : le comportement en entreprise, le rapport de stage et la soutenance orale sont ainsi évalués.

Quelle est l'insertion professionnelle des diplômés ?

A côté des offres de stage, nous recevons également des offres d'emplois de la part des entreprises. Le secteur de la qualité est un secteur porteur, désormais devenu incontournable. Toute entreprise dans le secteur de la chimie fine possède de plus un laboratoire d'analyse. Le marché est donc favorable, ce qui explique la qualité de l'insertion professionnelle de nos étudiants. A titre d'exemple, pour la promotion sortante (stages soutenus fin septembre 2008) qui comptait 12 étudiants : 2 étudiants sont en CDI, 5 en CDD et 2 en attente d'une réponse !

Propos recueillis par Annie Poullalié