Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Marie-Claude Vitorge

Responsable communication de la Société française de chimie, Paris (75)
Date de l'interview : 01/11/2008

Nous apprenons aux étudiants à traduire les expériences acquises lors des stages en quelques mots-clés caractéristiques.

Au sein de la SFC, Marie-Claude Vitorge et Nicole Leray ont mis en place et animent le Club objectif emploi Ile-de-France, un service d'accompagnement à destination de leurs membres jeunes diplômés en chimie.

Quel rôle joue la SFC ?

Comme toutes les sociétés savantes, la SFC qui vient de reprendre le nom de Société chimique de France, est un lieu de partage du savoir. Elle réunit des chimistes du monde académique, industriel et de la recherche au niveau régional et au sein de groupes de travail et de réflexion.

De quelle façon soutient-elle l'emploi ?

Nous avons mis en place un service de bourse de l'emploi destiné aux membres de la SFC (la cotisation est de 15 euros par an). Ce service permet la saisie de CV par les demandeurs d'emploi, débutants ou expérimentés ; la mise en ligne gratuite d'offres de stages et d'emplois industriels et académiques en France et à l'étranger, mais aussi de thèses et de post-docs ; la consultation de la CVthèque par les industriels et les universitaires.
Notre bourse de l'emploi s'adresse aux diplômés en chimie de bac + 2 à bac + 8 et plus. Les docteurs peuvent également consulter le site de l'association Bernard Gregory, spécialisé dans l'aide aux doctorants. Les CV sont systématiquement relus de manière à pouvoir leur apporter des améliorations, si nécessaire.

Que vise le Club objectif emploi Ile-de-France ?

Ce service propre à la région parisienne vise plus particulièrement l'accompagnement des jeunes diplômés en chimie. Nous aimerions davantage le faire connaître et le développer dans d'autres régions. Nous avons noué un partenariat avec Paris VI et intervenons à l'IUT de chimie de Créteil-Vitry (Paris XII). Nous participons également activement au forum annuel de recrutement Horizon chimie.

Quel type d'accompagnement proposez-vous ?

Conscients de la spécificité et de la diversité des métiers de la chimie, nous avons voulu mettre en place une aide ciblée, qui s'appuie sur les conseils spécialisés de recruteurs du secteur de l'industrie chimique. Tous les jeudis à partir de 14 h, nous proposons un atelier d'aide à la recherche d'emploi au siège de la SFC (250 rue Saint-Jacques Paris 5e). Tout au long de l'année, nous accueillons une vingtaine d'étudiants. Nous les aidons à optimiser leur CV et leurs lettres de motivation et nous leur proposons des simulations d'entretien d'embauche. Un spécialiste du recrutement de l'université de Cambridge les aide également à structurer leur CV en anglais.
De leur côté, les étudiants prennent activement en charge la constitution d'une base de données d'entreprises susceptibles d'employer des chimistes, mais dont le code APE ne correspond pas au secteur d'activité de la chimie, c'est le cas de L'Oréal ou des entreprises agroalimentaires pour des raisons d'image et de communication. Une plaquette de présentation du Club avec les mini-CV de ses membres est ensuite adressée à l'ensemble des PME et PMI du fichier.

Quel est votre bilan ?

Notre bilan s'avère plutôt positif, puisque seul 2 ou 3 étudiants se retrouvent sans solution au terme de cet accompagnement. Nous leur proposons alors de continuer. Chez la majorité des étudiants, nous observons une difficulté à se présenter à l'écrit comme à l'oral, quel que soit leur niveau. De plus, ils ont tendance à confondre connaissances et compétences. Nous leur apprenons à traduire les expériences acquises lors des stages en quelques mots-clés caractéristiques. Ils doivent aussi apprendre à être plus synthétiques : l'essentiel du CV doit obligatoirement tenir sur une page, les détails (publications, brevets) pouvant figurer sur une seconde page, qui sera consultée si nécessaire. Enfin nous leur apprenons à construire des CV qui tiennent compte de leurs différentes cibles (recherche, industrie...).

Propos recueillis par Annie Poullalié