Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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domaine

Les métiers de la chimie

Domaines : Agriculture -Agroalimentaire, Industries
Avril 2014
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Les métiers de la recherche et du développement

Ingénieur chimiste, ingénieur en R&D, ingénieur plasturgiste, ingénieur en biotechnologie, pharmacien dans l'industrie... Cinq métiers clés. Sans eux, l'industrie chimique n'existerait pas.

Ingénieur chimiste / Ingénieure chimiste

L'ingénieur chimiste développe des molécules, des principes actifs ou encore des produits chimiques, destinés, par exemple, à la mise sur le marché de produits pharmaceutiques ou cosmétiques. Il peut aussi participer à l'élaboration des principes de fabrication, à la production des produits, aux contrôles qualité ou encore à leur commercialisation.

Rigueur, persévérance et attention sont les principales qualités attendues pour ce métier. Travailler sur des produits chimiques nécessite aussi une grande minutie et de la persévérance. Enfin, les manipulations de produits chimiques peuvent s'avérer très dangereuses : la moindre inattention peut être source de blessure ou d'accident !

Le niveau de recrutement est élevé puisque, pour ce poste, vous devrez impérativement justifier d'un bac + 5 en chimie.

Au préalable, vous devez décrocher un bac général scientifique, ou éventuellement un bac STL spécialisé en chimie.

A l'université, vous pouvez préparer en 3 ans une licence domaine sciences et technologies mention sciences de la matière (chimie et applications), de préférence après un bac S.
Il vous est indispensable de suivre le cursus complet en chimie qui vous conduira jusqu'à un master professionnel ou un master recherche (bac + 5), voire jusqu'au doctorat en chimie moléculaire, chimie analytique, génie des procédés ou sciences des matériaux (bac + 8).

Malgré tout, l'industrie chimique semble privilégier l'embauche de diplômés sortis des écoles d'ingénieurs (bac + 5).
De nombreuses écoles vous préparent à un diplôme d'ingénieur. Vous avez le choix parmi 3 catégories d'écoles : les grandes écoles de chimie et de génie chimique, les écoles généralistes comprenant des filières ou options spécifiques à un secteur de la chimie, les écoles spécialisées dans un domaine faisant intervenir la chimie (génie alimentaire, textile, génie pharmaceutique...).
On peut citer, par exemple, l'ENSCP de Paris (Chimie Paris Tech), l'ENSTA de Paris, l'ESCOM de Cergy-Pontoise et CEFIPA de Bagneux. Ces 2 dernières écoles vous proposent leur formation en apprentissage et s'intègrent après 2 ans de classe prépa ou un BTS ou DUT du secteur de la chimie.

Enfin l'ISIPCA, Institut supérieur international du parfum de la cosmétique et de l'aromatique alimentaire, de la CCI de Versailles, prépare un master professionnel en sciences et technologies spécialités parfumerie, cosmétique et arômes alimentaires en alternance.

L'ingénieur chimiste exerce son activité au sein d'un service de recherche et développement ou dans un laboratoire. Mais il peut aussi travailler dans un atelier s'il est chargé de superviser les activités d'une unité de production.

Les premiers recruteurs sont les entreprises en rapport direct avec la chimie, c'est-à-dire les entreprises des secteurs du pétrole, de la chimie et de la parachimie, de la pharmacie et du plastique.

Des ingénieurs chimistes sont également recrutés dans les industries mécaniques, électriques et électroniques, le nucléaire, l'environnement, l'agroalimentaire ou encore le bâtiment.

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Ingénieur recherche et développement / Ingénieure recherche et développement

L'ingénieur recherche et développement étudie les propriétés de la matière, conçoit de nouveaux produits, améliore les propriétés et les coûts de fabrication de produits et composés, réalise de nouvelles synthèses, perfectionne les procédés, explore des nouveaux domaines comme la chimie verte ou les biotechnologies.

L'ingénieur recherche et développement doit faire preuve de rigueur, de curiosité et de persévérance. Pour être performant, il doit s'intéresser à d'autres spécialités que la sienne, par exemple le marketing ou la production. Enfin il doit persévérant car il faut parfois faire de nombreuses tentatives infructueuses avant de trouver la bonne formule.

Pour devenir ingénieur en recherche et développement, vous devez miser sur un bac + 5, de préférence obtenu dans une école d'ingénieur.

De nombreuses écoles vous préparent à un diplôme d'ingénieur. Vous avez le choix parmi 3 catégories d'écoles : les grandes écoles de chimie et de génie chimique, les écoles généralistes comprenant des filières ou options spécifiques à un secteur de la chimie, les écoles spécialisées dans un domaine faisant intervenir la chimie (génie alimentaire, textile, génie pharmaceutique...).
On peut citer, par exemple, l'ENSCP de Paris (Chimie Paris Tech), l'ENSTA de Paris, l'ESCOM de Cergy-Pontoise et CEFIPA de Bagneux. Ces 2 dernières écoles vous proposent leur formation en apprentissage et s'intègrent après 2 ans de classe prépa ou un BTS ou DUT du secteur de la chimie.

Certains grands groupes font également appel à des chimistes titulaires d'un master recherche (bac + 5) ou d'un doctorat (bac + 8).

Les jeunes ingénieurs en recherche et développement sont particulièrement prisés par les grands groupes de l'industrie chimique qui misent sur l'innovation pour contrer une rude concurrence internationale, en provenance notamment des pays émergents.

Ingénieur plasturgiste / Ingénieure plasturgiste

L'ingénieur plasturgiste participe à la conception de produits en plastique servant à la fabrication d'éléments de carrosserie de voitures, d'appareils électroménagers, d'emballages, d'équipements intérieurs d'avions, de lunettes de vue, etc.

Ce métier exige d'être à la fois curieux, polyvalent et ouvert. Les matériaux plastiques évoluant en permanence, tout comme les procédés de fabrication, mieux vaut avoir de bonnes capacités d'adaptation. Avec son équipe, face à des clients ou des fournisseurs, il faut avoir une certaine aptitude à communication.

Robotique, hydraulique, électricité ou chimie, l'ingénieur plasturgiste doit être à l'aise dans de nombreuses disciplines.

L'obtention d'un bac S est une étape incontournable pour se lancer dans un parcours d'études en vue de devenir ingénieur en plasturgie. Dans une moindre mesure, un bac STI2D peut aussi y mener.

Un niveau bac + 5 est nécessaire pour accéder au métier d'ingénieur.

Les écoles d'ingénieurs (bac + 5) sont accessibles sur concours directement après le bac, la formation dure alors 5 ans. D'autres écoles recrutent après une classe prépa ou un bac + 2 (DUT, BTS, L2 de licence), la formation dure 3 ans.

Dans le domaine de la plasturgie, on peut citer l'Ecole européenne de chimie polymères et matériaux (Strasbourg), l'Institut national des sciences appliquées (Lyon et Strasbourg), l’Institut textile et chimique (Lyon), l'Institut supérieur de la plasturgie d'Alençon qui proposent un diplôme d'ingénieur dans cette spécialité.

Plus généralement, les écoles d'ingénieurs proposant des filières en chimie et génie des procédés, gestion de production, matériaux industriels permettent également un accès à ce métier.

Toujours à bac + 5, il est possible de préparer des masters universitaires spécialisés dans les matériaux comme par exemple le master pro polymères fonctionnels (Evry-Val-d’Essonne) ou le master spécialité énergies et matériaux avancés (Cergy-Pontoise).
On y accède après une licence de chimie ou de physique.

Les entreprises de l'industrie de transformation des matières plastiques constituent le premier débouché pour l'ingénieur plasturgiste débutant.

Les jeunes diplômés peuvent aussi se tourner vers des entreprises industrielles ayant recours aux matières plastiques, telles les entreprises de l'automobile, l'aéronautique, l'électroménager, les cosmétiques ou encore l'agroalimentaire.

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Pharmacien dans l'industrie / Pharmacienne dans l'industrie

Dans l'industrie, le pharmacien peut s'orienter vers une mission de recherche en participant activement à la découverte de nouveaux médicaments. Mais il peut aussi choisir de devenir responsable d'une production supervisant l'ensemble des phases de fabrication.

L'exercice de ce métier demande à la fois de la patience et de la ténacité. Chaque test n'aboutit pas à un médicament et le délai de commercialisation d'un nouveau traitement se compte en années ! La recherche est aussi parfois source de grandes déceptions, lorsqu'un produit ne voit pas le jour ou qu'un protocole ne donne pas les résultats espérés.

Côté compétences, vous devez faire preuve de beaucoup de polyvalence et avoir suivi un double cursus d'études. Recherche, santé publique, connaissance des processus de production industrielle, gestion d'équipe, marketing, contrôle qualité... le pharmacien dans l'industrie est en effet beaucoup plus qu'un simple scientifique.

Si vous souhaitez exercer en officine ou dans l'industrie, les études de pharmacie durent 6 ans, avec une spécialisation en 3 ans supplémentaires. En Ile-de-France, ce cursus est proposé par 2 universités : Paris Descartes et Paris-Sud (Chatenay-Malabry).

Le premier cycle d’études de pharmacie (PCEP) se déroule sur 2 ans. 99 % des étudiants admis à ce concours sont titulaires d'un bac S. Le numérus clausus est de 3 095 places pour 2013.

Vous débuterez votre cursus par la PACES, première année commune aux études de santé (médecine, odontologie, sage-femme et pharmacie) ou « L1 santé ».

Cette PACES est sanctionnée par un concours très sélectif qui se déroule en 2 temps : une fois terminé le premier semestre (épreuves communes), et à la fin du deuxième semestre (épreuves communes et épreuves spécifiques).

Le deuxième cycle d'études de pharmacie (DCEP) dure ensuite 2 ans.

Le troisième cycle est constitué par l’année hospitalo-universitaire (5e année) suivie de 1 ou de 4 années d’études (cycle court ou internat). Vous choisissez votre orientation au cours du 2e cycle.

Pour le cycle court, les étudiants, après soutenance de la thèse, obtiennent le diplôme d'Etat de docteur en pharmacie (bac + 6), indispensable pour exercer en officine ou dans l'industrie.
Seul un docteur en pharmacie peut être propriétaire d'une pharmacie.

L'internat, ou troisième cycle long permet d'obtenir le diplôme d'Etat de docteur en pharmacie complété d'un diplôme d'études spécialisées (DES à bac + 9) : DES de biologie médicale, DES de pharmacie option hospitalière ou option pharmacie industrielle et biomédicale, DES d’innovation pharmaceutique et recherche.

Titulaires du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie, vous pouvez ensuite vous spécialiser en préparant un master orienté vers la gestion ou le contrôle qualité dans l’industrie pharmaceutique, en 1 an. Il est possible également de préparer un mastère ou MBA, par exemple dans le management médical, la cosmétologie, le marketing. 

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Ingénieur en biotechnologie / Ingénieure en biotechnologie

L'ingénieur en biotechnologie utilise de façon industrielle les micro-organismes pour réaliser des transformations organiques. Il crée ainsi de nouvelles matières, de nouvelles énergies ou de nouvelles bactéries, qui serviront aux industries chimiques, pharmaceutiques ou encore agroalimentaires.

Souplesse, patience et polyvalence. sont des qualités requises dans l'exercice de ce métier. Les biotechnologies évoluant en permanence, tout comme les procédés de fabrication, il faut aussi avoir de bonnes capacités d'adaptation.

Pour accéder à une carrière en biotechnologies, vous devez idéalement commencer par décrocher un bac S (plus rarement le bac STL ou STAV).

Un diplôme à bac + 2 permet d'envisager des emplois de technicien en biotechnologie : BTSA analyses agricoles, biologiques et biotechnologiques (hors Ile-de-France), BTS biotechnologie, DUT génie biologique, DEUST biotechnologies (Paris Sud), etc.

Après le bac + 2, il est possible de préparer une licence pro. On peut citer la licence pro biotechnologie (Paris Descartes) ; biotechnologies appliquées aux industries des agro ressources (Evry) ; biologie moléculaire et cellulaire bio production (Cergy Pontoise).

Les masters (bac + 5) sont prisées, par exemple, le master biotechnologie pharmaceutique et thérapies innovantes (Paris Sud et Paris 7) ; pharmacologie (Paris Descartes) ; bio-ingénierie industrielle - B2I -(Paris Descartes), de même pour les masters spécialisées en microbiologie (Paris Diderot, Grenoble 1…).

Des diplômes d’ingénieur en gestion de production, génie des procédés, chimie, biologie ou pharmacie industrielle sont également reconnus par les professionnels. A noter : l'Ecole supérieure de biotechnologie de Strasbourg (ESBS) délivre un diplôme d'ingénieur spécialisé en biotechnologie (bac + 5).

Par ailleurs, ce métier est aussi accessible aux diplômés d’Etat de docteur en pharmacie et docteur vétérinaire.

Les organismes de recherche (CNRS, INSERM, INRA…) ouvrent leurs laboratoires à des étudiants de doctorat (bac + 8), après réussite d'un bac + 5 (master recherche ou diplôme d'ingénieur).

La biotechnologie est en plein essor et ses domaines d'activité sont très variés : agroalimentaire, pharmacie ou chimie, par exemple.

Les laboratoires pharmaceutiques représentent notamment une grande part du marché de la biotechnologie. Les embauches y sont nombreuses.

Les organismes de recherche publics, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l'INRA (Institut national de la recherche agroalimentaire) ou l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), ne recrutent quant à eux qu'un petit nombre de biotechnologues.

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