Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Raphaël Richard

Directeur de Neodia Webmarketing, Paris (75)
Date de l'interview : 01/09/2008

Dans le webmarketing, il faut être opportuniste et prêt à beaucoup travailler au début pour faire ses preuves.

Spécialiste du e-marketing, à la fois consultant et formateur, Raphaël Richard a créé, en 2006, Neodia, sa 4e agence dans le domaine du webmarketing.

Qu'est-ce que le webmarketing et comment se positionne Neodia dans le secteur ?

Le webmarketing regroupe des disciplines très variées liées à la promotion d'un site et à l'amélioration de ses performances commerciales.
Nous misons sur notre capacité à inventer de nouveaux concepts de sites web et de campagnes de promotion, afin de n'être pas une xième boîte à idées internet. Nous avons ainsi créé 60 sites expérimentaux sur des sujets très divers (écologie, location de voiture, thalasso...). Cela nous permet d'observer les comportements des internautes de façon prospective.

Quels sont les services offerts par cette nouvelle agence ?

Nous intervenons tout d'abord au niveau de la stratégie webmarketing des sites et aidons nos clients à déterminer le plus court chemin en terme de concept de site ou de mix webmarketing pour atteindre un objectif de chiffre d'affaires, par exemple. Parfois, on vient nous voir simplement pour que nous réalisions les tableaux du business plan d'un site en préparation qui cherche à "lever" de l'argent.
Nous répondons basiquement à des besoins tels qu'améliorer son image de marque sur le web, augmenter le trafic vers son site web ou augmenter le nombre de nouveaux clients, fidéliser les visiteurs ou les clients, etc. Cela se traduit par des campagnes de référencement ou de liens sponsorisés, des programmes d'affiliation, de buzz marketing, de marketing viral ou de relations publiques.
Pour nous démarquer des autres agences, nous explorons de nouvelles méthodes de promotion et les évaluons. Par exemple, une grosse partie de notre travail aujourd'hui est d'expliquer que le Web 2.0 ne correspond pas à proprement parler à un nouvel internet, mais à une évolution lente des comportements des internautes qui impacte modérément les stratégies commerciales actuelles. Nous vendons de véritables campagnes de promotion qui se fixent des objectifs chiffrés en terme d'augmentation du nombre de visiteurs ou de développement de chiffre d'affaires. Enfin, nous disposons d'une riche base de données en webmarketing qui nous permet de savoir rapidement quel est le levier prioritaire de trafic ou de CA à activer. Nous mesurons en permanence l'impact de nos actions, afin de recadrer les choix initiaux et d'optimiser le retour sur investissement au final.

Quelles sont les qualités et les compétences requises pour réussir dans le webmarketing ?

La passion du marketing, la capacité à écouter le client annonceur et à le convaincre sont indispensables. Le webmarketeur peut faire ses premières armes en agence et se faire engager chez l'annonceur après quelques années. Avec plus de polyvalence, il peut évoluer vers la prise de responsabilité en agence ou chez l'annonceur. Enfin, il peut décider de créer sa propre société pour exploiter une idée de site qu'il a eu en se forgeant de l'expérience auprès des clients.

Comment voyez-vous l'avenir du webmarketing ?

Les fondamentaux du web n'ont pas changé depuis 1999. Je pense qu'Internet va continuer au même rythme : des innovations permanentes, des acteurs qui apparaissent rapidement, d'autres qui disparaissent tout aussi rapidement, une forte tentation de céder aux effets de mode, etc. Mais seuls ceux qui comprennent bien le fonctionnement intime du Web parviennent à tirer leur épingle du jeu. Le principal défi au niveau stratégie de webmarketing consiste à bien sentir l'évolution des comportements et la façon dont les internautes utilisent Internet. Le mouvement Web 2.0 n'est pas lié à l'apparition de technologies révolutionnaires, comme on nous l'a annoncé, mais à une évolution des comportements de 5 % à 10 % des internautes qui préfigurent ce que sera l'internaute de demain. Au niveau technique, c'est probablement dans l'optimisation de l'ergonomie des sites et du merchandising online, ou dans le domaine de la fidélisation des clients, que l'on verra les plus fortes évolutions dans les 2 ou 3 années qui viennent.

Quels conseils pourriez-vous donner à nos jeunes internautes intéressés par ce secteur ?

Je crois qu'il s'agit des mêmes conseils que l'on pourrait donner pour tout autre secteur d'activité : il faut savoir acquérir des savoir-faire par soi-même et en permanence, savoir trouver l'information, la comprendre, la digérer et la faire évoluer, et enfin savoir s'adapter aux mutations professionnelles.
Le complément indispensable est d'apprendre à écrire sans faute d'orthographe. Il faut aussi être prêt à beaucoup travailler au début pour faire ses preuves, être opportuniste dans la mesure où le secteur bouge rapidement, et ne pas pour autant griller les étapes.


Propos recueillis par Annie Poullalié