Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Stéphane Guillot

Web designer free-lance, Orléans (45)
Date de l'interview : 01/09/2008

Le processus de création me permet parfois d'aller au-delà de ce que je m'estimais capable de faire.

Attiré depuis toujours par l'image et ensuite par les nouvelles technologies, Stéphane Guillot a trouvé sa voie et se réalise pleinement dans son activité indépendante de webdesigner.

Quel est votre parcours de formation ?

Après mon bac, j'ai préparé une licence de socio-anthropologie. Parallèlement, je faisais de la musique au sein d'un groupe. Ces 2 domaines ne m'offrant pas beaucoup de perspectives, je me suis beaucoup documenté pour trouver une voie de reconversion. Très vite, le choix du domaine de l'image s'est imposé à moi et j'ai suivi un DU concepteur réalisateur multimédia à Paris XIII.

Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?

J'ai toujours été attiré par l'image en général. Enfant et ado, je passais une partie de mon temps libre à dessiner, à faire des compositions graphiques à base de découpage et à peindre des maquettes.
Ensuite les débuts d'Internet m'ont rendu très curieux de ce nouveau média.

Quels ont été vos débuts dans le multimédia ?

A la fin de ma formation, j'ai trouvé du travail en quelques semaines. J'ai commencé par une expérience malheureuse de plusieurs mois dans une PME informatique. Puis, j'ai rejoint la cellule multimédia d'une multinationale. Après 1 an, j'ai intégré une agence de communication francilienne, où j'ai réellement appris mon métier.

Quand avez décidé de travailler en free-lance ?

Après 8 ans passés en agence de communication, j'ai commencé à tourner en rond. Les projets m'intéressaient de moins en moins : je n'avais la liberté de choix ni des clients, ni de mes collaborateurs. La mise en ligne de mon site web personnel www.stephaneguillot.com m'a permis de me faire connaitre dans le milieu du webdesign. Durant mes 2 dernières années d'agence, j'ai été très sollicité pour travailler sur des projets à l'extérieur et j'ai décidé de me lancer en indépendant.

Dans un secteur concurrentiel, comment décrochez-vous des contrats ?

Mes années d'agence m'ont permis de me constituer un solide portfolio (L'Oréal, SFR, Auchan, M6, Neuf Telecom, LCL...), que j'ai continué à étoffer avec de gros clients (France 2, Sony Ericsson, Orange, Ubisoft, Sciences Po, Peugeot, Neuf Cegetel...), mais aussi avec des PME ou TPE, dont les projets peuvent être tout aussi intéressants. Dans 60 % des cas, je suis prestataire de service pour une agence de communication et ne traite pas en direct avec le client. Mon site personnel s'est, par ailleurs, fait remarquer en décrochant plusieurs récompenses sur des portails de webdesign. Enfin, j'ai mis l'accent sur le référencement pour apparaître dans les 1ers résultats d'une recherche google. Ces 3 raisons cumulées m'ont donné une crédibilité et une visibilité auprès des professionnels de l'image, ce qui m'a permis de décrocher mes 1ers contrats et de fidéliser une clientèle.

Sur quels types de projets travaillez-vous ?

C'est assez varié : ça peut être de l'habillage graphique de sites de e-commerce, une animation Flash pour vanter les mérites d'un produit ou d'un service, le design d'un jeu TV, une illustration, une animation Flash proche d'un dessin animé.

Quel est le quotidien d'un webdesigner ?

Je partage un local avec 4 autres graphistes free-lance. Le matin, j'arrive vers 10 h, je lis mes mails et me tiens au courant des dernières tendances graphiques et nouveaux outils. Puis, je me (re)mets sur le projet d'un client, j'en ai souvent 2 ou 3 en cours. Quand je ne suis pas en rendez-vous avec un client (10 % de mon temps), je passe mes journées devant l'ordinateur. Je travaille avec Flash, Photoshop, Illustrator, Dreamweaver, SoundForge, et utilise principalement les langages Action script et HTML. Je finis vers 19 h.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Apprendre de nouvelles choses est mon moteur. J'aime la diversité de l'activité, la variété des projets. Le processus de création me permet parfois de me dépasser et d'aller au delà de ce je m'estimais capable de faire. Cela me procure une grande satisfaction. Le statut de free-lance me convient aussi parfaitement pour la liberté de choix.

Quelles qualités requiert-il ?

Un sens artistique et un goût prononcé pour l'image et les nouvelles technologies sont nécessaires. Il faut aussi être rigoureux et se forger une méthodologie de travail. Des qualités humaines sont appréciées surtout avec les clients pointilleux. Enfin, la curiosité et une bonne culture générale sont des atouts non négligeables.

Avez-vous des conseils pour nos jeunes internautes ?

Ce métier demande la passion de l'image sous toutes ces formes (architecture, effets spéciaux, BD, sculpture...). Il ne s'agit pas d'un métier d'artiste mais plutôt d'artisan utilisant des techniques artistiques, et qui demande de se remettre son travail en question régulièrement.