Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Venceslas Biri

Directeur de l'école d'ingénieurs IMAC, Marne-la-Vallée (77)
Date de l'interview : 01/09/2008

L'IMAC est une exception car elle s'appuie à la fois sur des scientifiques et sur des artistes numériques.

Le nouveau directeur de l'IMAC, Venceslas Biri, nous présente les spécificités de cette école d'ingénieur publique dédiée au multimédia.

Comment se situe l'IMAC dans le paysage des écoles d'ingénieurs ?

Notre école d'ingénieur IMAC, pour Image, Multimédia, Audiovisuel et Communication, s'attache à former des ingénieurs ayant une solide affinité artistique. Cette pluridisciplinarité, que nous offrons à nos étudiants, leur permet de collaborer avec tous les acteurs du monde de la communication. Dans le panel des écoles d'ingénieurs publiques, l'IMAC est une exception car, intégrée dans un département littéraire, elle s'appuie à la fois sur des scientifiques et sur des artistes numériques. Elle est donc unique en France.

Quel type de sélection pratiquez-vous à l'entrée ?

Nous tenons à avoir un recrutement hétérogène. Cela implique d'évaluer, sur dossier, les candidatures. Certains dossiers nécessitent un entretien personnalisé avec un jury.
Nous jugeons les dossiers de préférence sur des critères d'excellence et non sur des cursus prédéterminés. Il nous est ainsi arrivé de sélectionner des diplômés de BTS audiovisuel et même de licence langue orientale. L'excellence des notes et un dossier pluridisciplinaire font toute la différence. Les candidats de cursus scientifique (classe prépas, DUT informatique) doivent montrer des affinités avec le monde de l'art (pratique de la musique, photos, création de sites internet...), tandis que les candidats issus de cursus littéraires ou artistiques (khâgne, école d'arts appliqués ou d'audiovisuel) doivent nous prouver qu'ils ont croisé les sciences durant leur parcours : avoir obtenu, par exemple, un bac scientifique avec de bonnes notes peut suffire.

Combien de candidats se présentent au concours d'entrée ?

Cette année, nous devrions atteindre les 200 dossiers pour les admissions en 1re année. Nous sélectionnons environ 20 % des dossiers. Nous organisons également un recrutement pour l'entrée en 2de année. A ce niveau, nous sélectionnons des étudiants de master 1e année ou encore d'excellents diplômés de licence.

Quel est le cursus proposé sur 3 ans ?

L'école a un cursus classique d'école d'ingénieurs sur 3 ans. En 3e année, les étudiants choisissent une des 3 options : programmation web et multimédia ; programmation audiovisuel ; management web et audiovisuel. Ces options leur permettent de se spécialiser avant leur entrée dans le monde professionnel.
Les étudiants effectuent 2 périodes de stages obligatoires : en fin de 2e année pour une durée de 2 à 4 mois et en fin de 3e année pour une durée de 4 à 6 mois. Ce dernier stage est sanctionné par une note prépondérante pour la 3e année.

L'école a-t-elle développé des partenariats avec des universités étrangères ?

Les étudiants de 3e année ont la possibilité de faire 1 ou 2 semestres de leur dernière année à l'étranger. Nous bénéficions des relations internationales développées par l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, à laquelle l'IMAC est rattaché (par exemple avec l'université de Montréal au Canada).

Quelles sont ses relations avec le monde professionnel ?

Les entreprises du monde de la communication (web, nouvelles technologies, jeux vidéo, art numérique...) font partie intégrante du conseil des études de l'IMAC, ce qui nous permet d'être au fait des attentes du marché. L'école s'appuie également sur 2 laboratoires de recherche, un littéraire et artistique, l'autre scientifique, qui ont de profondes relations avec le monde de l'entreprise.

Quelle est la qualité de l'insertion professionnelle des jeunes diplômés ?

Les entreprises apprécient grandement l'ouverture d'esprit de nos ingénieurs. Nos étudiants n'ont aucun mal à trouver des emplois en France comme à l'étranger : 97 % de nos étudiants trouvent un emploi dans les 6 mois après leur sortie de l'école, les 3 % restant poursuivent leurs études. Les jeunes diplômés occupent des emplois de consultant internet, chef de projet dans les secteurs des sciences et technologies de l'information et de la communication (et du multimédia), ingénieur recherche et développement en effets spéciaux, développeur et chef de projet dans les jeux vidéos, ingénieur artiste, etc.

Quels conseils pourriez-vous donner à nos internautes attirés par une école d'ingénieur de ce type ?

Je leur conseillerais d'être profondément intéressés par l'aspect pluridisciplinaire. Ce n'est pas un vain mot. Cela requiert une curiosité, une ouverture d'esprit et une faculté d'adaptation aux domaines très différents de l'art et des sciences. Et, quelle que soit la filière choisie, pour intégrer l'IMAC, ils doivent avoir les meilleures notes possibles.

Propos recueillis par Annie Poullalié