Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers de la sécurité

Domaines : Défense publique - Sécurité, Droit
Novembre 2011
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Panorama du secteur

Pour intégrer la Police nationale ou la Gendarmerie, il faut passer un concours. Du diplôme national du brevet (gendarme adjoint volontaire) au master (commissaire de police), tous les niveaux d'entrée sont possibles pour s'enrôler dans une grande famille de métiers. De son côté, le marché de la sécurité privée est en pleine croissance.

Les technologies les plus performantes (investigations techniques et scientifiques pointues, maîtrise des réseaux de communication et de transmission de données, robots d'intervention, drônes, équipements de protection…) sont mises à contribution par les pouvoirs publiques et les entreprises privées dans leurs missions de sécurité des personnes et des biens qui concernent la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité, le contrôle des frontières, la prévention des risques majeurs, les enjeux sécuritaires liés aux nouvelles technologies...

Protéger, prévoir et " sanctionner "

Si policiers et gendarmes ont tous des missions de sécurité, ils interviennent dans des contextes différents et bien définis.

De la police de proximité à la sécurité intérieure, du renseignement à l'enquête criminelle, de la lutte antidrogue aux recherches balistiques, on parle communément des " 100 métiers de la Police nationale ". Cela commence par des niveaux de recrutement : gardien de la paix, lieutenant, commissaire.

Les effectifs de la Police nationale avoisinent 146 000 personnes, dont 1/4 de femmes.

Près de 90 % des policiers travaillent sur le terrain assurant, selon leur profil et leur affectation, 3 missions prioritaires : la sécurité publique, les actions de police judiciaire, le renseignement et l'information. La police emploie également 17 500 personnels administratifs, techniques et scientifiques : comptables, gestionnaires, informaticiens, techniciens de laboratoire, démineurs, toxicologues, etc.

De son côté, la Gendarmerie réunit quelque 100 000 militaires. Actuellement, leurs missions se concentrent sur la sécurité routière, le maintien de l'ordre et le contrôle du respect des dispositions administratives.

Pour intégrer la Police nationale ou la Gendarmerie, il faut passer un concours. Du diplôme national du brevet (gendarme adjoint volontaire) au master (commissaire de police), tous les niveaux d'entrée sont possibles. A chaque niveau correspondent une position hiérarchique et une famille de métiers au sein de la police ou de la Gendarmerie.

Selon le ministère de l'Intérieur, le budget 2010 de la " mission sécurité " a permis de recruter plus  de 10 500 policiers et gendarmes. Avec le non remplacement d'une partie des départs à la retraite, l'effectif global de ces 2 entités devrait toutefois baisser dans les prochaines années (moins 800 postes en 2011).

Porter secours dans l'urgence

Porter secours et sécuriser l'espace public fait aussi partie des attributions des sapeurs-pompiers. En France, 80 % des 249 300 sapeurs-pompiers sont des volontaires, 16% sont des professionnels et 5 % sont des militaires.

Les pompiers militaires exercent principalement en Ile-de-France et à Marseille.

En 2009, les sapeurs-pompiers ont réalisé plus de 4 200 000 d'interventions sur le territoire national, soit presque une intervention toutes les 7 secondes (6 % de plus qu'en 2008) !

Le secours aux victimes, les incendies et les accidents de la route sont les 3 principaux domaines d'intervention des sapeurs-pompiers. Mais ce corps dispose aussi de cellules spécialisées lui permettant d'être immédiatement opérationnel en cas d'accident chimique ou nucléaire, de tremblement de terre, de naufrage, etc.

Qu'ils soient professionnels ou militaires, les pompiers sont recrutés sur concours, avec ou sans condition de diplôme.

Le nombre de postes ouverts chaque année à l'échelle nationale avoisine quelques milliers. La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), par exemple, intègre environ 800 nouvelles recrues chaque année, dont 90 % de sapeurs pompiers et 10 % de spécialistes (infirmiers, médecins, etc.).

L'essor de la sécurité privée

Avec le développement des sociétés de sécurité privée, la sécurité devient un produit de consommation courante, facilement accessible aux particuliers et aux entreprises.

Le marché de la sécurité privée emploie actuellement 165 000 personnes (vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d’aéroports ou de grands magasins… ) dans plus de 5 000 entreprises.

Le Syndicat national des entreprises de sécurité (SNES) prévoit même la création de 100 000 emplois  d'ici 2015, principalement au sein de petites (moin sde 20 salariés) et moyennes structures (moins de 100 salariés) qui sont majoritaires.

Il s'agit néanmoins d'un secteur concentré, puisqu'une trentaine de grandes sociétés de plus de 500 salariés réalisent à elles-seules 55 % du chiffre d'affaires.

En croissance constante (+ 9 % du CA en moyenne par an) et d’effectifs (+ 9 % également) depuis une douzaine d'années, le secteur peine cependant à recruter un personnel qualifié et souffre d’un taux élevé de turn-over de ses salariés.

L'activité de surveillance arrive en tête et représente les 3/4 du CA du secteur.

Viennent ensuite, loin derrière, l'intervention, la télésurveillance et l'activité de sécurité aérienne et aéroportuaire.

Les créneaux qui connaissement actuellement le plus fort taux de développement sont la protection rapprochée, la lutte anti-terroriste et les enquête privées.

Si la sécurité privée emploie principalement du personnel peu qualifié (près de 9 salariés sur 10 occupent un poste d'agent d'exploitation), les employeurs se montrent de plus en plus exigeants. Des connaissances en vidéosurveillance, secourisme et sécurité incendie sont appréciées, de même que la maîtrise de logiciels du type Word ou Excel (indispensable pour établir des rapports).

Bon à savoir : la sécurité est devenue un métier où l'on manipule des technologies toujours plus sophistiquées faisant la part belle aux télécommunications, à l'informatique et à l'ingénierie.

D'ici une quinzaine d'année, il y aura en  France plus d’agents privés de sécurité que de policiers, de gendarmes, de policiers municipaux, de douaniers...

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