Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers des mathématiques

Domaines : Commerce - Immobilier, Economie – Gestion - Finance, Enseignement - Recherche, Industries, Informatique - Télécoms - Internet
Janvier 2011
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Les débouchés dans le secteur de la santé

Enquêtes épidémiologiques, essais cliniques... dans le secteur médical, la collaboration étroite entre biologistes, médecins, pharmaciens, chercheurs et mathématiciens est indispensable pour faire progresser les connaissances.

Biostatisticien / Biostatisticienne

Le biostatisticien réalise les analyses statistiques d'essais cliniques en vue de la mise sur le marché de nouveaux médicaments. Il travaille en collaboration avec les chercheurs (médecins, biologistes...), les responsables d'études cliniques et intervient dans toutes les phases des essais (de la mise en place du protocole à l'analyse des résultats). Il définit les méthodologies statistiques et développe des programmes de calcul, des applications informatiques de gestion des données cliniques. Il rédige la partie statistique des dossiers cliniques, indispensables aux demandes d'autorisation de mise sur le marché de nouveaux médicaments auprès des instances officielles. Enfin, en tant qu'expert en statistiques, il assiste et conseille les cliniciens en matière de biostatistiques.

Cette activité exige non seulement de la rigueur, de l'organisation et la capacité à travailler en équipe, mais aussi des compétences en informatique et la maîtrise de l'anglais. Une bonne connaissance en statistique et analyse de données et la maîtrise des logiciels statistiques (SAS) sont, en outre, indispensables.

Vous devez être titulaire de préférence d'un bac + 5 en statistique. Les formations adaptées à la biostatistique sont encore peu nombreuses.

A bac + 2, le DUT statistiques et traitement informatique des données (STID) vous permet uniquement d'accéder à des postes de chargé d'études dans des organismes comme les caisses primaires d'assurances, les caisses de retraite... Il vous est donc conseillé de poursuivre vos études vers l'une des 4 licences professionnelles en biostatistique (notamment la licence pro sciences et technologies santé spécialité statistique et informatique décisionnelles de Paris V Descartes), qui correspondent aux besoins des laboratoires en matière de gestion et de traitement des données.

A bac + 5, vous pouvez envisager le diplôme de l'ENSAI, Ecole nationale de la statistique et de l'analyse de l'information, qui est le plus côté, ou un master professionnel (par exemple le master pro sciences, technologies, santé mention bio informatique et biostatistiques de Paris Sud XI).

Tous les laboratoires pharmaceutiques ont constitué des équipes de biostatisticiens. Mais avec le développement des médicaments génériques, le marché a tendance à stagner. Les laboratoires continuent néanmoins d'investir dans la recherche, sans laquelle ils ne pourraient survivre.

En région parisienne, il existe aussi de nombreuses sociétés de recherche sous contrat qui sous-traitent les essais cliniques des laboratoires et emploient des biostatisticiens.

Epidémiologiste

L'épidémiologiste joue un rôle indispensable dans le domaine de la santé publique. Il effectue des recherches visant à mieux comprendre et maîtriser les mécanismes de propagation des maladies contagieuses et les facteurs qui influencent leur fréquence, leur distribution dans une population donnée et leur évolution jusqu'à l'état d'épidémie. Les résultats de ses recherches, qui s'appuient largement sur des méthodologies statistiques, permettent de mettre au point des mesures sanitaires afin de prévenir l'apparition de ces maladies, d'en contrôler les facteurs de contagion et d'enrayer les épidémies. L'épidémiologiste participe également à la planification et à la mise en oeuvre de programmes internationaux de vaccination, ainsi qu'à l'élaboration de campagnes de prévention.

Pour exercer ce métier, vous devez être titulaire d'un diplôme spécialisé de niveau bac + 5 (université ou écoles).

L'Ecole de la santé publique ESP-Paris Sud (Paris XI en partenariat avec Paris V) propose une formation très adaptée. Il s'agit d'un master de santé publique recherche (5 spécialités : biostatistique, recherche clinique, épidémiologie, génétique statistique et économie de la santé) ou professionnel (3 spécialités : méthodologie et statistique en recherche biomédicale, promotion de la santé, services sanitaires et sociaux, et surveillance épidémiologique des maladies humaines et animales).

On peut citer également plusieurs masters : le master sciences et technologies mention santé publique et management de la santé spécialité épidémiologie (UPMC Paris VI), le master pro statistique appliquée aux sciences sociales et à l'épidémiologie (Paris V Descartes), le master surveillance épidémiologique des maladies humaines et animales (ENV Maisons-Alfort en partenariat avec Paris XI et Paris XII).

Les épisodes récents (maladie de la vache folle, listériose...) ont incité les autorités sanitaires à développer les études d'évaluation des risques sanitaires dans le domaine de l'épidémiologie humaine et animale. De nombreux organismes, en particulier l'INSERM et l'Institut Pasteur, ont créé depuis longtemps des unités de recherche en épidémiologie dans lesquels de nombreux statisticiens spécialisés travaillent.

L'enseignement supérieur et la recherche (universités, CNRS, INRA...), les organismes de santé publique nationaux ou internationaux (OMS...), l'industrie pharmaceutique, l'industrie agro-alimentaire, les établissements de santé et l'administration de la santé utilisent les compétences des épidémiologistes.

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