Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers des mathématiques

Domaines : Commerce - Immobilier, Economie – Gestion - Finance, Enseignement - Recherche, Industries, Informatique - Télécoms - Internet
Octobre 2012
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Les débouchés dans l'environnement

Comprendre l'influence du climat et de ses changements sur notre environnement, prévoir les catastrophes naturelles, gérer les ressources poissonneuses des océans... ces défis scientifiques et bien d'autres s'appuient sur le développement de modèles mathématiques.

Géophysicien / Géophysicienne

Le géophysicien est un spécialiste des sciences de la Terre. En géologie fondamentale, il mesure la forme et les dimensions de sa zone d'études, dont il établit les cartes et étudie la sismologie, c'est-à-dire les séismes. En géologie appliquée, il s'attelle à l'étude de la qualité des terrains et recherche les ressources naturelles du sous-sol, en particulier l'eau, le pétrole, le minerai ou le charbon.

Le géophysicien effectue des recherches dans un laboratoire et parcourt le monde pour y effectuer des prélèvements. En fonction de sa spécialité, il peut donc exercer sur des gisements pétroliers, en haute mer ou en plein désert, dans des conditions souvent difficiles.

Après une licence mention sciences de la vie et de la terre, vous pouvez préparer un master recherche ou professionnel en sciences de la terre avec une spécialisation en géophysique appliquée (bac + 5). On peut citer le master pro spécialité géophysique de surface et de subsurface (Paris Diderot) ; spécialité hydrologie, hydrogéologie et sols (Paris Sud) ; spécialité géophysique (Paris Diderot), etc.

Polytech Paris UPMC forme, en 3 ans, des titulaires d’un bac + 2 au métier d'ingénieur en sciences de la terre.

L'ENSPM (Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs) délivre également des diplômes d'ingénieur. La poursuite d’études vers un mastère spécialisé est envisageable en 1 an après un bac + 5, par exemple, le mastère spé exploration production.

Côté débouchés, vous pourrez vous rapprocher des instituts de recherche, de l'industrie pétrolière et d'exploitation et des bureaux d'études, qui emploient tous des géophysiciens dans le cadre d'études ou en tant que consultants.

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Météorologue

Spécialiste du climat, ce scientifique étudie, analyse et interprète les phénomènes atmosphériques (vents, nuages, dépressions, précipitations, température, l'humidité de l'air, anticyclone...) à partir de relevés effectués à la surface de la Terre, mais aussi dans l'atmosphère grâce aux satellites météorologiques et aux stations météo automatiques. L'ingénieur peut avoir la responsabilité d'une station météo et participer à des programmes de recherche.

Informant la population des risques climatiques (inondations, pics de pollutions...), il assure aussi une mission de prévention et de sécurité des personnes.

Ce métier nécessite d'avoir un goût prononcé pour l'observation, la mesure et l'interprétation des résultats. Le météorologue s'appuie sur des modèles mathématiques pour analyser et prévoir le temps ou le climat. Il fait aussi appel à la la simulation numérique et utilise de puissants ordinateurs.

Le météorologue doit maîtriser l'anglais, langue internationale de la météo, et supporter de travailler isolé géographiquement.

La formation de météorologue est dispensée par l'Ecole nationale de météorologie (ENM), basée à Toulouse. Le recrutement se fait à partir de différents concours. La formation dure 2 ans pour les techniciens supérieurs (après un bac S, 15 places en 2009) ou STI génie électronique (6 places) et pour les ingénieurs de la météorologie (après prépas math sup/spé MP, PC et PSI, 3 places dont 2 sous statut de fonctionnaire), 2 ou 3 ans pour les ingénieurs des Ponts et Chaussées (recrutement externe en sortie de Polytechnique, des Ecoles Normales Supérieures ou de Agro ParisTech, 1 place). Les stagiaires fonctionnaires sont rémunérés.

Les ingénieurs peuvent prolonger leurs études par une formation à la recherche spécialisée en climatologie, étude de l'atmosphère et de l'océan. L'ENM propose notamment un master en partenariat avec l'université de Toulouse.

En France, les météorologues sont des fonctionnaires de l'établissement public Météo France. Ils peuvent être affectés dans une station en métropole, outre-mer, haute-montagne ..., dans une autre administration (l'armée), ou encore dans un centre de recherche (CNRS, INRA, CNET...).

Le secteur aéronautique recrute également des météorologistes aériens.

Océanologue

Ce scientifique effectue des recherches sur tout ce qui touche, de près ou de loin, à l'océan. Il en étudie les ressources, les sols et sous-sols, la population animale et végétale. Ses objectifs sont variés : recherche de l'origine de la vie, prévention des tremblements de terre, mise au point de traitements médicaux, etc. L'océanographe utilise des méthodes de traitement des données océanographiques et de calcul scientifique.

Les océans appartiennent à tous les Etats : l'océanologue doit avoir de solides connaissances en droit international et en économie pour mener à bien ses missions en mer. Les outils de laboratoire et de recherche étant délicats et fragiles, ce travail nécessite aussi une certaine adresse. Enfin, la maîtrise de l'anglais est très importante pour suivre l'avancement des recherches au niveau mondial et pouvoir assister aux conférences internationales.

Pour vous former à ce métier, vous devez de préférence obtenir un master (bac + 5) en océanographie, en 2 ans après une licence (bac + 3) chimie, biologie, physique, sciences de la terre et de la nature ou sciences de la terre et de la mer.

Ce master, proposé principalement par les universités à vocation maritime (Brest, Nantes, Aix Marseille, etc.) et l’UPMC (Paris), permet une spécialisation. On peut citer le master spécialité océanographie et environnements marins (UPMC) ; spécialisation océan, atmosphère, climat et observations spatiales (UPMC et ENSTA) ; spécialisation mécanique, océanographie physique, signal, télédétection (université du Sud Toulon), etc.

Certaines grandes écoles scientifiques offrent, en fin de cycle, des enseignements spécialisés en océanographie, par exemple l'ENSTA ParisTech.

De même, il est conseillé aux jeunes ingénieurs de compléter leur formation par un mastère spécialisé, en 1 an, ou un master recherche (bac + 5) suivi ou non d'un doctorat (bac + 8).

C'est la recherche fondamentale qui propose le plus d'emplois aux océanologues, notamment l'IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Dans le même secteur, d'autres organismes, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), le Museum national d'histoire naturelle et le Collège de France, embauchent des océanologues.

La recherche appliquée est le 2e grand domaine d'embauche pour l'océanologue. Les organismes disposant de laboratoires sont : l'IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), l'IRD (Institut de recherche pour le développement), le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), le SHOM (Service hydrographique et océanographique de la marine), dépendant du ministère de la Défense, l'INRA (Institut national de la recherche agronomique), Météo France et le CNEVA (Centre national d'études vétérinaires et alimentaires).

Les secteurs de l'industrie et de l'exploitation de la mer recrutent également. Il s'agit, à titre d'exemple, de l'ostréiculture, de la pisciculture, des industries de transformation ou de construction navale, de la pêche, de la plaisance ou encore des sociétés pétrolières.

La recherche dans le secteur privé propose des postes aux ingénieurs, qui travaillent alors principalement sur les systèmes informatiques.

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